Bernard Bajolet

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Bernard Bajolet
Bernard Bajolet par Claude Truong-Ngoc septembre 2015.jpg

Bernard Bajolet en septembre 2015.

Fonctions
Directeur général de la Sécurité extérieure (d)
-
Ambassadeur de France en Afghanistan
-
Ambassadeur de France en Algérie
-
Xavier Driencourt (d)
Ambassadeur de France en Irak
-
Ambassadeur de France en Bosnie-Herzégovine
-
Ambassadeur de France en Jordanie
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinctions

Bernard Bajolet, né le à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle), est un diplomate français, spécialiste du renseignement, expert du monde arabo-musulman et ancien directeur général de la Sécurité extérieure (DGSE).

Formation[modifier | modifier le code]

Bernard Bajolet suivit ses études secondaires au lycée Henri-Poincaré de Nancy. Il est un ancien élève de Sciences Po Paris de 1968 à 1971, puis effectue son service militaire essentiellement en Allemagne (11e régiment du génie à Rastatt). Admis à l'ENA, il en sort en 1975 (promotion Léon Blum)[1] avec Martine Aubry, Pascal Lamy et Alain Minc.

Carrière diplomatique[modifier | modifier le code]

Apprentissage des fonctions diplomatiques[modifier | modifier le code]

Bernard Bajolet a effectué la plus grande partie de sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères[2].

Il a d'abord occupé le poste de premier secrétaire à l'ambassade de France en Algérie de 1975 à 1978. C'est à cette occasion qu'il rencontre François Hollande qui fait un stage à l'ambassade, durant huit mois en 1978[3].

En 1978, il est nommé à l'administration centrale du Quai d'Orsay à Paris auprès du porte-parole Louis Delamare, ambassadeur de France assassiné au Liban en 1981. Bernard Bajolet est chargé des dossiers européens. Puis le secrétaire d’État aux affaires européennes, Pierre Bernard-Reymond, l’appelle à son cabinet pour assurer quelques mois les contacts avec le Parlement européen, nouvellement élu au suffrage universel. Il est nommé premier secrétaire à Luxembourg en 1979.

Nommé deuxième conseiller à Rome en 1981, auprès de l'ambassadeur Gilles Martinet, il suit particulièrement les questions militaires. En 1985-1986, il prend une année sabbatique à l’université Harvard de Cambridge (Massachusetts) à l’issue de laquelle il rédige un rapport sur « les États-Unis et la défense de l’Europe ».

Expert du monde arabo-musulman[modifier | modifier le code]

En 1986, il est nommé premier conseiller à Damas, auprès de l’ambassadeur Alain Grenier. Il perfectionne sa connaissance de l'arabe.

En 1991, il occupe le poste de directeur-adjoint Afrique du Nord et Moyen-Orient (ANMO) au Quai d’Orsay.

Familier du monde arabe et habitué aux missions difficiles, il exerce ensuite comme ambassadeur de France en Jordanie (1994-1998), en Bosnie-Herzégovine (1999-2003), en Irak (2004-2006), puis en Algérie (2006-2008).

Il occupe enfin les fonctions d'ambassadeur de France en Afghanistan de février 2011 à avril 2013, poste dans lequel il a contribué à la libération, annoncée le 8 avril 2013, de Charles Ballard[4]. Il est élevé à la dignité d'ambassadeur de France le 3 mai 2013[5].

Services de renseignement[modifier | modifier le code]

Il se voit confier le 23 juillet 2008 les fonctions nouvellement créées de coordonnateur national du renseignement auprès du président de la République, Nicolas Sarkozy[6]. Il reste en fonction jusqu'en février 2011.

Le 10 avril 2013, il est nommé directeur général de la Sécurité extérieure (DGSE)[7] en conseil des ministres, par le président de la République, François Hollande. En mai 2016, en dépit de la limite d'âge prévue par la loi, il est maintenu en poste grâce à un amendement sur mesure[8]. D'après le journaliste René Backmann, il est alors le « seul arabisant et familier du terrain » de l’Afrique ou du Moyen-Orient parmi les participants « aux conseils de défense où sont prises les décisions politico-militaires les plus importantes »[9].

Il quitte la DGSE le 20 mai 2017 et est remplacé, par intérim, par le général de corps d'armée Jean-Pierre Palasset[10].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]