Bassin de Rennes

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Carte géologique du massif armoricain, on repère facilement le bassin de Rennes en jaune.

Le bassin de Rennes est un territoire situé au centre de l’Ille-et-Vilaine, en Bretagne. Selon le contexte, l’expression peut désigner différents territoires ; il s’agit généralement du bassin sédimentaire, mais aussi parfois le bassin versant de la Vilaine, le bassin de vie[1] ou le bassin d'emploi autour de Rennes[2]. Ces bassins ont des étendues très différentes. Le bassin de vie s’étend sur 26 communes[1] et la bassin d’emploi sur 267[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bassin de Rennes se trouve dans le Massif armoricain dont il est très différent tant par le relief que par la géologie. Celui-ci est moins élevé à la suite d'un affaissement et est composé de sédiments (alors que le Massif armoricain est à dominante granitique). Le bassin est en effet un demi-graben s’évasant vers le Nord-Ouest, compartimenté, à fond incliné vers l’Est, et dans lequel s’installe une sédimentation subsidente[3].

La région située au Nord-Ouest de la Vilaine offre une grande variété de sols liée à la présence d’épandages sableux pliocènes, à des limons lœssiques et à de vastes étendues d’altérites. Les schistes et grès du Briovérien donnent des sols bruns à hydromorphie variable, plus ou moins profonds. Les roches du Paléozoïque donnent des sols lessivés profonds à forte hydromorphie sur les quartzites et des sols bruns faiblement hydromorphes sur les schistes[4].

L'habitat rural traditionnel[modifier | modifier le code]

Le pays de Rennes était traditionnellement une région de maisons rurales en terre, les murs étant construits « par tranches de terre d'argile mêlée à de la paille, de l'ajonc ou du foin, de la filasse, selon la technique de la banchée, c'est-à-dire d'un coffrage de planches ; elle est torchis par sa composition, pisé par son travail de construction. Les ouvertures sont formées par des linteaux de bois (...). La charpente est posée sur des "sablières", c'est-à-dire sur des poutres de bois, bien assemblées aux angles, destinées à supporter la charpente et à la rendre rigide. Le toit est "à coyaux"[5], c'est-à-dire que la toiture semble près du mur gouttereau avoir une pente moins forte et vient ainsi en pente douce le dépasser par un avant-toit, en s'appuyant sur des chevrons qui dépassent l'aplomb du mur. (...) Les crépis varient du blanc jaune à l'ocre rouge, en passant par toute une palette de jaunes reprenant la gamme des argiles ; portes et fenêtres se peignaient en couleur sombre, surtout du brun rouge (...). La maison est presque toujours orientée vers le sud, le mur nord étant aveugle. Une gerbière[6] permet d'accéder au grenier. (...) Ce mode de construction dépasse de beaucoup le bassin de Rennes, s'étendant vers l'ouest jusqu'à Merdrignac et vers le nord jusqu'aux approches de Dinan »[7].

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bassin de vie 2012 de Rennes (35238), sur le site de l’Institut national de la statistique et des études économiques
  2. a et b Zone d'emploi 2010 de Rennes (5312), sur le site de l’Institut national de la statistique et des études économiques
  3. Bernard Hallégouët, Yannick Lageat, Dominique Sellier, « La Bretagne armoricaine (France) revisitée. Nouveaux regards sur l'évolution des formes dans un massif ancien classique », Bulletin de l'Association de géographes français, vol. 85, no 2,‎ , p. 222.
  4. F. Trautmann, F. Paris, A. Carn, Rennes - 1/50 000, BRGM Editions, , p. 6.
  5. Chevron rapporté à la base d'un versant pour adoucir la pente
  6. Ouverture dans le mur d'un grenier ou d'une grange pour passer les gerbes ou le foin
  7. Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Editions Ouest-France, , 380 p. (ISBN 978-2-737-31932-7, OCLC 34611255)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]