Arlit

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18° 45′ 46″ N 7° 19′ 29″ E / 18.762663, 7.324791

Arlit (85 000 hab.) est une ville de l'Aïr, dans le désert du Sahara au Nord du Niger à 200 km de la frontière algérienne. Arlit a été créée à la suite de la découverte et de la mise en exploitation en 1969 de riches gisements d'uranium par les autorités nucléaires françaises.

Sommaire

[modifier] Exploitation de l'uranium

Deux mines d'uranium, Arlit et Akouta, sont exploitées, l'une par carrières à ciel ouvert et l'autre par travaux souterrains par des filiales de la société française Areva NC (du groupe Areva). Elles ont pendant longtemps fourni l'essentiel de l'uranium utilisé en France comme combustible dans les centrales de production d'électricité et pour les armes nucléaires.

En 2001, près de 80 000 tonnes d'uranium avaient été extraites de la mine d'uranium d'Arlit et exportées vers la France par le port de Cotonou (Bénin). Dans les années 1980, 40 % de la production mondiale en provenait et l'uranium représentait 90 % du montant des exportations du Niger.

De nos jours, la mine souffre de la baisse des cours de l'uranium et n'emploie plus que 700 employés. Les impacts sanitaires et environnementaux de l’exploitation ont été dénoncés par des militants et diverses ONG. Areva NC a notamment été critiquée pour les conditions d'exploitation du gisement et ses conséquences sanitaires et écologiques[1].

Un rapport des services secrets italiens dénonçant la fourniture d'uranium d'Arlit à l'Irak, depuis lors démenti, a été utilisé par les autorités américaines pour accuser Saddam Hussein de développer des armes de destruction massive et justifier la deuxième guerre du Golfe.

Photo de la mine à ciel ouvert

[modifier] Histoire récente

Ancien eldorado qui attirait de nombreux immigrés de la région, Arlit est devenu aujourd'hui un lieu de transit important pour les clandestins en partance pour l'Algérie puis l'Europe.

Dans la nuit du 16 septembre 2010, vers trois heures du matin, ont été capturés sept otages par le groupe AQMI. Parmi les sept otages, un Togolais, un Malgache et cinq Français. La plupart des otages travaillaient pour le groupe nucléaire Areva.

[modifier] Film

Un cinéaste béninois, Idrissou Mora-Kpaï, a consacré un film à Arlit : Arlit, deuxième Paris (France / Bénin, 2005, 35 mm).

[modifier] Notes et références

  1. Le dossier sur la mine d'Arlit de la CRIIRAD

[modifier] Liens externes

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