Timia

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Devant le village de Timia

18° 06′ 51″ N 8° 46′ 51″ E / 18.11417, 8.78083 () Timia, village du Niger établi au cœur de l’Aïr à 200 km d’Agadez, est aussi une superbe oasis. Dans ses nombreux jardins, la population touareg cultive des légumes (oignons, tomates) et des céréales et produit des agrumes (oranges,pamplemousses), et des dattes.

Organisation du village.[modifier | modifier le code]

Jeune femme de Timia
Touareg de Timia enveloppé dans son chèche noir en 2003. Le bijou d'argent contient, enroulé, un feuillet portant quelques versets du Coran. Photographie J. L. Gonterre

Ce village est en fait constitué de huit hameaux et campements regroupant 15 000 habitants et de plusieurs puits pastoraux rassemblant 5 000 nomades. Timia en est la commune principale et compte 6 000 habitants. On y trouve une école primaire de six classes, un dispensaire avec deux infirmiers, une maternité équipée avec sage-femme, un college de 5 classes, deux ambulances, deux camions de transport des produits maraichers(un non operationnel), une épicerie, un camping, un fort, une banque céréalière, une piste d’aérodrome de 600 m ainsi que cinq puits alimentant les huit quartiers du village.

Les hameaux et campements dépendants de Timia sont, par taille décroissante :

  • Abarakan - Krip-Krip (4 000 habitants) - Une école de six classes, un dispensaire non équipé et sans infirmier, une banque céréalière, deux épiceries, trois puits et une piste d’aérodrome de 800 m de long.
  • Oufen (1 300 habitants) - Une école de trois classes, une banque céréalière, une épicerie mais pas de puits commun, on utilise les puits creusés dans les jardins.
  • Tefarawt : (1 200 habitants). Une école de deux classes seulement, une épicerie, un puits et une banque céréalière.
  • Tassalwat (1 000 habitants) - Une école de six classes, un dispensaire non équipé et sans infirmier, une épicerie, un puits et une banque céréalière.
  • Tewat (600 habitants) - Village très peu équipé, on y trouve seulement une classe dans une paillote et un puits.
  • Idawden (500 habitants) - Une école de deux classes, une épicerie et un puits.
  • Ajirou (400 habitants) - Village le moins développé : le puits est inachevé. La grande partie de la population de ce village est d'une même famille,la famille de feu Tawou. Les habitants pratiquent majoritairement du nomadisme. Il reste au village pendant l'été et le printemps et vont habiter dans l’Oued pendant l'automne et l'hiver.


Activité économique[modifier | modifier le code]

L’économie de Timia repose sur l’élevage de chèvres, de bœufs et de chameaux. Les habitants tirent aussi profit de leur culture maraîchère. L’artisanat est aussi développé : les artisans regroupés dans la « Maison de l’Artisanat » proposent des objets de leur fabrication.

Moyen de communication[modifier | modifier le code]

Le village ne dispose que d’un système radio installé au dispensaire et le reliant aux autres dispensaires de la région. Le centre postal ne fonctionne plus depuis 1992 à la suite d'un mouvement de rébellion. Toutefois le village dispose d’une radio locale tenant la population au courant des nouvelles locales et nationales. Depuis 2012,un premier opérateur mobile Orange Niger a ouvert un station de base à Timia. Vu que c est un nouveau site, la qualité du réseau laisse à désirer

Un réseau de pistes rurales relie les villages, hameaux et campements mais ce réseau ainsi que la piste reliant Timia à Agadez, le chef-lieu régional, sont à refaire après chaque saison des pluies.

Pour ce qui est de l’organisation administrative du village, une mairie rassemble le maire et son conseil municipal. Toutefois, le traditionnel chef de village est toujours présent et aucune décision n’est prise sans qu’il soit consulté.

Santé publique[modifier | modifier le code]

Guelta de Timia

La population est confrontée à d'importants problèmes de santé avec entre autres, la présence de la bilharziose, maladie parasitaire dont les souches sont présentes dans les eaux stagnantes et qui s’infiltrent dans l’organisme. À court terme, cette maladie entraîne la présence de sang dans les urines. A long terme, elle peut amener une forme de cécité, et par suite de complications, calculs rénaux, cancers de la vessie…

Un autre fléau touche aussi cette population : la malnutrition. Pour pallier ce problème, des mères de famille ont mis en place un système d’aide : les enfants considérés comme malnutris viennent chercher une fois par jour une portion de bouillie de mil. Lorsqu’ils ont atteint un poids raisonnable, leur propre mère peut de nouveau les alimenter.

Education Un paradoxe existe dans cette commune. Même si celle-ci est située en plein désert, elle connait un taux d'alphabétisation considérable par rapport aux communes environnantes. Il y a en moyenne une trentaine d’élèves qui réussissent chaque année leur BEPC et une dizaine à passer leur bac. Et une trentaine d étudiants tous niveaux confondus font leurs études supérieures à Niamey ou à l'étranger. Les filles commencent aussi à avoir la possibilité d'aller à l'école et faire des études relativement longues, à l'instar des garçons. Mais comme partout en Afrique les fournitures scolaires et le manque des moyens des parents limitent leurs chances de pouvoir faire de longues études.