Don Giovanni

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Don Juan

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Don Giovanni
Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni
Image décrite ci-après
Portrait du chanteur Francisco d'Andrade (1856-1921) en don Giovanni (n°11) par Max Slevogt (1902), Staatsgalerie Stuttgart

Genre Opéra (dramma giocoso)
Nbre d'actes 2
Musique Wolfgang Amadeus Mozart
Livret Lorenzo da Ponte
Langue
originale
Italien
Durée
approximative
150 minutes
Dates de
composition
juillet-octobre 1787
Partition
autographe
Bibliothèque nationale de France, Paris
Création
théâtre des États de Prague
Création
française

Opéra de Paris
Versions successives
  • 29 octobre 1787 : Prague
  • 7 mai 1788 : Vienne
Personnages
  • Don Giovanni, gentilhomme (basse)
  • Leporello, son valet (basse)
  • Le Commandeur (basse)
  • Donna Anna, sa fille (soprano)
  • Don Ottavio, fiancé de donna Anna (ténor)
  • Donna Elvira, jeune femme délaissée par don Giovanni (soprano)
  • Zerlina, jeune paysanne (soprano)
  • Masetto, paysan, fiancé de Zerlina (basse)
  • Paysans, paysannes, serviteurs, démons (chœur)
Airs
  • Aria « Madamina, il catalogo è questo » (« Air du Catalogue ») - Leporello
  • Duettino « Là ci darem la mano » - Don Giovanni, Zerlina
  • Aria « Finch'han del vino » (air dit « du champagne ») - Don Giovanni
  • Trio « Protegga il giusto cielo » (« Trio des masques ») - Donna Anna, donna Elvira, don Ottavio

Don Giovanni[1], K. 527 (Don Juan en français[2]), est un opéra en deux actes et en langue italienne du genre « dramma giocoso » (« drame joyeux »)[3] de Wolfgang Amadeus Mozart, créé à Prague le , sur un livret de Lorenzo da Ponte inspiré du mythe de « don Juan ».

Don Giovanni est, avec La Flûte enchantée, l'opéra qui eut le plus d'influence sur les compositeurs romantiques, par son mélange d'éléments comiques (buffa) et tragiques (seria). L'ouvrage est aujourd'hui considéré comme un des opéras majeurs de Mozart avec Les Noces de Figaro et La Flûte enchantée, mais aussi de tout l'art lyrique. Richard Wagner le qualifiait d'« opéra des opéras[4] ».

Genèse[modifier | modifier le code]

Deuxième collaboration entre Mozart et da Ponte après Les Noces de Figaro, le sujet est proposé par le librettiste (selon ses Mémoires[5]) au compositeur à la fin du printemps 1787, pour répondre à une commande du Théâtre national de Prague passée en janvier 1787, après le succès de leur ouvrage précédent (une avance de cent ducats ayant été versée).

L'histoire de « don Juan », popularisée par Tirso de Molina au travers de sa pièce El Burlador de Sevilla (1630), venait de faire l'objet d'un opéra composé par Giuseppe Gazzaniga, sur un livret de Giovanni Bertati (it), créé avec succès en 1786 à Venise : Don Giovanni Tenorio. Da Ponte se permettra de fait quelques emprunts au livret de son rival. en juin 1787.

Mozart travaille à la composition du mois de juillet à la veille de la création (sa célèbre ouverture aurait été ainsi écrite durant la nuit précédant la répétition générale[6]), le au théâtre Nostitz de Prague, par la troupe qui y avait repris Les Noces de Figaro et sous la direction du compositeur. Selon certaines sources, Giacomo Casanova, présent dans la salle, aurait servi pour partie de modèle, voire aurait apporté une contribution au livret[réf. nécessaire].

L'œuvre rencontre un immense succès, contrairement à la création viennoise, le au Burgtheater, qui se heurte au goût conservateur du public local (« La musique de Mozart est beaucoup trop difficile pour le chant » écrit le 16 mai le comte Orsini-Rosenberg, intendant du Théâtre impérial[réf. nécessaire]), malgré les modifications effectuées par Mozart : des airs supplémentaires pour le ténor Francesco Morella, interprète de don Ottavio (« Dalla sua pace », K.540a, composé le 24 avril 1788) et la soprano Catarina Cavalieri (« In quali eccessi … Mi tradì quell'alma ingrata », K.540c, composé le 30 avril) ainsi qu'un duo entre Zerlina et Leporello (« Per queste tue manine », composé le 30 avril), et la suppression de la scène finale qui voit revenir tous les protagonistes après la mort de don Giovanni. Il y eut néanmoins quatorze représentations.

Redécouverte au milieu du XIXe siècle, son succès ne s'est plus jamais démenti. Le philosophe danois Søren Kierkegaard lui consacra un long passage dans son livre Ou bien... ou bien (1843)[7], parlant d'« une œuvre sans défaut, d'une perfection ininterrompue[8] ». Le Finale dans lequel don Giovanni refuse de se repentir de nombreux philosophes et artistes dont George Bernard Shaw qui le parodie dans sa pièce Homme et surhomme (1903).

Présentation de Don Juan lors de l'ouverture de l'Opéra de Vienne le 25 mai 1869.

Lors du centenaire , l'œuvre sera jouée 532 fois à Prague, 491 fois à Berlin et 472 à Vienne[pas clair][9]. Au répertoire de la plupart des maisons d'opéras à travers le monde, il était neuvième dans le classement des opéras les plus joués en Amérique du Nord en 2009-2010 selon l'association Opera America, totalisant 269 productions différentes entre 1991 et 2014[10].

Le manuscrit original a pour sa part une histoire étonnante puisqu'il est aujourd'hui propriété de l’État français : Constance Mozart le céda en 1800 à l'éditeur de son mari, Johann André. En 1854, le gendre d'André, Streicher, un facteur de pianos, essaya de le vendre en vain à différents musées avant d'entrer en relation avec Pauline Viardot par l'intermédiaire du pianiste Ernst Pauer. La célèbre cantatrice, qui avait chanté le rôle de Zerline à Saint-Pétersbourg, acquit ainsi le précieux manuscrit pour la somme - considérable pour l'époque - de 150 livres. Elle fit confectionner un coffret en bois de thuya et le conserva plus de 50 ans avant de le léguer en 1903 au Conservatoire de musique de Paris. Suite au transfert des collections au département de la musique de la Bibliothèque nationale de France en 1942, la partition constitue à ce jour un des trésors de cette dernière[11].

Argument[modifier | modifier le code]

L'action se déroule à Séville en Espagne au XVIIe siècle. Le livret reprend le mythe du séducteur puni, mythe né dans le contexte du Baroque espagnol. Comme l'explique le musicologue Jean-Victor Hocquard, « si l'époque était mûre, dans les régions de culture germanique, pour l'accueillir avec chaleur, c'est parce qu'il correspondait au romantisme naissant »[réf. souhaitée]. La particularité de Don Giovanni est en effet de se situer à la charnière entre l'Ancien Régime et le romantisme anti-rationaliste.

Ouverture (1e page) du Don Giovanni de Mozart.

Ouverture[modifier | modifier le code]

Un grave et solennel Andante correspondant à la scène finale de l'opéra (mais sans les trombones) est suivi par un vif allegro dont le caractère fougueux et puissant symbolise excellemment le personnage impulsif de don Giovanni dont la seule obsession est la recherche à tout prix du plaisir. Sans aucune pause, Mozart enchaîne la coda de l'ouverture avec la première scène.

Acte I[modifier | modifier le code]

Le jardin de la maison de donna Anna, la nuit

Leporello monte la garde devant la maison dans laquelle don Giovanni s'est introduit afin de séduire donna Anna, la fiancée d'Ottavio (introduction « Notte e giorno faticar »). Soudain, donna Anna apparaît avec don Giovanni. Elle veut savoir qui il est et appelle à l'aide ; lorsque le Commandeur survient, il provoque l'agresseur en duel. Il est frappé à mort par don Giovanni (« Ah ! Soccorso ! »), qui prend la fuite sans avoir été reconnu. Donna Anna est choquée, et don Ottavio jure vengeance (récitatif « Ma qual mai » et duo « Fuggi, crudele, fuggi ! »).

Une rue près d'une auberge à l'aube

Don Giovanni et Leporello arrivent (récitatif « Orsù, spicciati presto »). Donna Elvira, qu'il a séduite puis abandonnée, apparaît. Don Giovanni ne la reconnaît pas et essaie de lier connaissance (trio « Ah, chi mi dice mai » et récitatif « Stelle ! che vedo ? »). Lorsque don Giovanni la reconnaît, il s'esquive, la laissant avec Leporello, qui essaie de la consoler en lui présentant la liste des conquêtes de son maître (air « Madamina, il catalogo è questo »). Elvira fait vœu de vengeance (récitatif et air « In questa forma »).

La campagne, le matin

Une procession de villageois qui préparent le mariage de Masetto et Zerlina apparaît (Duo et chœur « Giovinette che fate all'amore »). Don Giovanni remarque Zerlina, qui lui plaît, et se débarrasse du fiancé jaloux, Masetto (récitatif « La Zerlina senza me non può star » et air « Ho capito »). Dès que don Giovanni est seul avec Zerlina, il commence à la séduire (récitatif « Alfin siam liberati » et duo « Là ci darem la mano »).

Donna Elvira les rejoint et emmène Zerlina juste avant qu'elle ne cède (air « Ah, fuggi il traditor »). Don Giovanni rencontre alors Anna et Ottavio. Donna Elvira, de retour, les met en garde contre celui qui l'a abandonnée (quatuor « Non ti fidar »). Don Giovanni répond à ses reproches en essayant de la faire passer pour folle, sans arriver à convaincre ses interlocuteurs. Après son départ, Anna pense avoir reconnu en Don Giovanni le meurtrier de son père, et raconte l'agression à Ottavio qui décide de la venger (récitatif « Don Ottavio, son morta ! » et air « Or sai chi l'onore »). Leporello informe don Giovanni que les invités pour le mariage sont arrivés, qu'il a réussi à occuper Masetto, mais que le retour de Zerlina a tout gâché. Il a réussi à se débarrasser d'Elvira. Don Giovanni est extrêmement insouciant et joyeux (air « Finch' han dal vino »). Il retourne au palais.

Le jardin de la maison de don Giovanni

Zerlina suit Masetto et essaie d'apaiser sa jalousie (récitatif et air « Batti, batti, o bel Masetto »). Don Giovanni les invite tous les deux au bal. Leporello invite aussi Elvira, Ottavio et Anna, masqués (Septuor « Bisogna aver coraggio »).

Une salle de bal chez don Giovanni

Trois airs de danse se succèdent : menuet, contre-danse, et danse allemande. Don Giovanni entraîne Zerlina à l'extérieur, tandis que Leporello attire l'attention de Masetto. Lorsque Zerlina crie à l'aide, don Giovanni joue la comédie en poussant Leporello de son épée, et l'accuse d'avoir voulu séduire Zerlina. Personne ne le croit, et la foule l'encercle, mais il réussit à s'enfuir.

Acte II[modifier | modifier le code]

Luigi Bassi dans le rôle de don Giovanni en 1787 (n° 16, canzonetta : Deh, vieni alla finestra, o mio tesoro ![12])
Une rue, la nuit

Leporello veut quitter son maître, mais don Giovanni le convainc de rester et échange ses vêtements avec lui (Duo : « Va, che sei matto »). Elvira apparaît à son balcon (Trio « Ah taci, ingiusto core ! ») et Leporello, déguisé, lui chante une déclaration d'amour. Elle le prend pour don Giovanni et part avec lui. Don Giovanni chante alors une sérénade à la camériste d'Elvira (air « Deh vieni alla finestra »).

Surpris par Masetto et ses amis, le faux Leporello envoie les paysans à la recherche de don Giovanni, puis bat Masetto avant de se sauver (récitatif et air « Metà di voi qua vadano »). Zerlina trouve le charmant Masetto et le console (air « Vedrai, carino, se sei buonino »).

Devant la maison de donna Anna

Elvira et Leporello sont rejoints par Ottavio, Anna, Masetto et Zerlina, qui veulent tuer le pseudo-don Giovanni (sextuor « Sola, Sola in buio loco »). Elvira implore leur pitié, et Leporello se démasque. Il demande pitié (air « Ah, pietà ! »), et réussit finalement à s'enfuir. Ottavio voit dans ces événements la preuve que don Giovanni est bien l'assassin du Commandeur, et promet de le venger (air « Il mio tesoro intanto »). Restée seule, Elvira admet qu'elle aime encore don Giovanni et renonce à la vengeance (air « In quali eccessi »).

Un cimetière, la nuit

Leporello raconte les récents évènements à don Giovanni, qui rit aux éclats. Une voix provenant d'une statue lui demande de laisser les morts en paix. Sur ordre de don Giovanni, Leporello lit l'inscription à la base de la statue : « Envers le meurtrier impie, j'attends ici la vengeance ». Le valet tremble de peur, mais son maître le force à inviter la statue à dîner (duo « O statua gentillissima »). La statue hoche la tête et répond « Oui ».

La chambre sombre de donna Anna

Donna Anna demande à don Ottavio de repousser leur mariage, ce qui l'afflige profondément (air « Crudele »). Peu à peu, elle s'apaise et lui confirme son amour.

Une salle à manger, chez don Giovanni

Don Giovanni commence son repas, pendant que les musiciens interprètent des airs d'opéra (finale « Già la mensa »). Elvira entre, et essaie de convaincre don Giovanni de se repentir (« L'ultima prova »). Mais ce dernier se rit d'elle (« Vivan le femmine »). En partant, Elvira pousse un cri de terreur. Leporello va voir ce qui se passe et hurle à son tour, car il a vu la statue du Commandeur qui s'approche, et frappe à la porte. Comme son valet refuse d'ouvrir, don Giovanni s'en charge. Le Commandeur entre (« Don Giovanni, a cenar teco »), mais refuse de s'asseoir à table. Il invite don Giovanni à dîner, et ce dernier accepte et lui serre la main. La statue lui demande alors de se repentir, mais don Giovanni refuse. Le Commandeur se retire et don Giovanni est englouti par les flammes de l'enfer.

Tous les autres personnages entrent, et Leporello leur apprend ce qui vient de se passer. Anna consent à épouser Ottavio après le deuil de son père. Elvira décide de se retirer dans un couvent. Zerlina et Masetto vont se marier, tandis que Leporello veut trouver un meilleur maître (finale « Questo è il fin »).

Distribution[modifier | modifier le code]

Rôle Typologie vocale[13] Première : Prague,
29 octobre 1787
(dirigée par Mozart)
Reprise : Vienne,
7 mai 1788
(dirigée par Mozart)
Don Giovanni, gentilhomme Basse[14] Luigi Bassi Francesco Albertarelli
Leporello, son valet Basse[15] Felice Ponziani Francesco Benucci
Donna Anna, fille du Commandeur, fiancée de don Ottavio Soprano Teresa Saporiti Aloysia Weber
Don Ottavio, fiancé de donna Anna Ténor Antonio Baglioni Francesco Morella
Le Commandeur, père de donna Anna Basse Giuseppe Lolli Francesco Bussani
Donna Elvira, épouse délaissée de don Giovanni Soprano Caterina Micelli Caterina Cavalieri
Zerlina, jeune paysanne Soprano[16] Teresa Bondini Luisa Mombelli
Masetto, paysan, fiancé de Zerlina Basse Giuseppe Lolli Francesco Bussani
Paysans, paysannes, serviteurs, démons Chœur

Numéros musicaux[modifier | modifier le code]

Ouverture de Don Giovanni.
Batti, batti, o bel Masetto par Adelina Patti

Ouverture

Acte I

  • no 1. Introduction « Notte e giorno faticar » - Leporello puis donna Anna, don Giovanni puis le Commandeur
  • no 2. Récitatif accompagné et duo « Fuggi, crudele, fuggi » - Donna Anna, don Ottavio
  • no 3. Aria « Ah! Chi mi dice mai ! » - Donna Elvira
  • no 4. Aria « Madamina, il catalogo è questo » (« Air du Catalogue ») - Leporello
  • no 5. Chœur « Giovinette che fate all’amore », Zerlina, Masetto, Paysans et Paysannes (chœur mixte)
  • no 6. Aria « Ho capito, signor si » - Masetto
  • no 7. Duettino « Là ci darem la mano » - Don Giovanni, Zerlina
  • no 8. Aria « Ah fuggi il traditor » - Donna Elvira
  • no 9. Quatuor « Non ti fidar » - Don Giovanni, donna Elvira, donna Anna, don Ottavio
  • no 10. Récitatif accompagné et aria « Or sai chi l'onore » - Donna Anna
  • no 10a. Aria « Dalla sua pace » - Don Ottavio (composé pour la reprise viennoise, en remplacement de Il mio tesoro n° 21, coupé)
  • no 11. Aria « Finch'han del vino » (air dit « du champagne ») - Don Giovanni
  • no 12. Aria « Batti, batti, o bel Masetto » - Zerlina
  • no 13. Finale « Presto, presto » (incluant le « Trio des masques » - Donna Anna, donna Elvira, don Ottavio) - Tous moins le Commandeur, Serviteurs (chœur d'hommes)


Acte II

  • no 14. Duo « Eh via buffone » - Don Giovanni, Leporello
  • no 15. Trio « Ah tacci ingiusto cor » - Donna Elvira, don Giovanni, Leporello
  • no 16. Canzonetta[17] « Deh vieni alla finestra » - Don Giovanni
  • no 17. Aria « Meta di voi qua vadano » - Don Giovanni
  • no 18. Aria « Vedrai, carino» - Zerlina
  • no 19. Sextuor « Sola, sola in buio loco » - Tous moins don Giovanni et le Commandeur
  • no 20. Aria « Ah pietà, signori miei » - Leporello (coupé à Vienne)
  • no 21. Aria « Il mio tesoro intanto » - Don Ottavio (coupé à Vienne)
  • no 21a. Duo « Per queste tue manine » - Zerlina, Leporello (composé pour Vienne, en remplacement de n°21)
  • no 21b. Récitatif accompagné et aria « Mi tradi quell’alma ingrata » - Donna Elvira (composé pour Vienne, en remplacement de n°21)
  • no 22. Duo[18] « O statua gentilissima » - Leporello, don Giovanni, le Commandeur
  • no 23. Récitatif accompagné et aria « Non mi dir, bel'idol mio » - Donna Anna
  • no 24. Finale - Don Giovanni, Leporello puis donna Elvira puis le Commandeur, Démons (chœur de basses)
  • no 24 (suite) Scène finale. Tous moins don Giovanni et le Commandeur (coupé à Vienne)

Orchestration[modifier | modifier le code]

Instrumentation de Don Giovanni
Cordes
premiers violons, seconds violons,
altos, violoncelles, contrebasses
mandoline (no 16)
Bois
2 flûtes, 2 hautbois
2 clarinettes, 2 bassons,
Cuivres
2 cors, 2 trompettes, 3 trombones
Percussions
timbales
Sur la scène
2 hautbois, 2 cors, quintette à cordes (no 13)
2 trombones (récit. no 22)
2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons,
2 cors, violoncelle (no 24)


Principales représentations dans le monde[modifier | modifier le code]

« Le trio des masques » à la fin du 1er acte. Opéra de Stara Zagora, Bulgarie, juin 2009.

Adaptations et reprises[modifier | modifier le code]

En musique[modifier | modifier le code]

  • Muzio Clementi : Variations sur « Batti Batti »
  • Ludwig van Beethoven : Variations sur « Là ci darem la mano » pour deux hautbois et cor anglais en ut majeur, WoO 28 (c.1795)
  • Frédéric Chopin : Variations sur « Là ci darem la mano » pour piano et orchestre, 1828
  • Niccolo Paganini : « Là ci darem la mano », Ghiribizzi M43
  • Franz Liszt. Réminiscences de Don Juan (S/G418). Fantaisie sur des thèmes de Don Giovanni. La version originale date de 1841. Liszt en publia une version pour 2 pianos en 1877 (S/G656). Thèmes utilisés : apparition du Commandeur (« Di rider finirai pria dell aurora! » ; duo don Giovanni/Zerlina (« Là ci darem la mano ») suivi de deux variations ; fantaisie virtuose sur l'« air du champagne » (« Fin ch'han dal vino ») ; retour final sur la musique du Commandeur
  • Mauro Giuliani : Grand Pot-pourri, op. 53
  • Jacques Offenbach : La Vie Parisienne, le mélodrame [N°22 bis] cite l'entrée des masques du Finale de l'acte I [N°15], 1866 (première version)
  • Jacques Offenbach : Les Contes d'Hoffmann, le Prologue se déroule pendant une représentation de Don Giovanni, 1881
  • Nino Rota : Fantasia soppra 12-note del Don Giovanni per piano e orchestra, 1960)
  • À la fin de l'acte II, Mozart lui-même cite la musique de l'aria de Figaro, « Non piú andrai » des Noces de Figaro, créées dans le même théâtre l'année précédente, à côté de la musique de deux musiciens contemporains : Vicente Martin y Soler et Giuseppe Sarti. L' air est joué par une troupe de musiciens, placés sur la scène, qui divertissent don Giovanni, lors du dîner interrompu par la statue du Commandeur.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Légende : DG = don Giovanni, L = Leporello, DE = donna Elvira, DA = donna Anna, DO = don Ottavio, Z = Zerlina, M = Masetto, C = Commandeur

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Sources : Operadis-opera-discography.org.uk

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les opéras de Mozart[modifier | modifier le code]

Sur Mozart[modifier | modifier le code]

  • Alfred Einstein, Mozart, l’homme et l’œuvre, (1945), Paris, Gallimard, 1991, trad. Jacques Delalande.
  • Jean-Victor Hocquard, La pensée de Mozart, (1958), Paris, Le Seuil, 1991.
  • Jean-Victor Hocquard, Mozart, l'amour, la mort, Paris, Librairie Séguier-Archimbaud, 1988.
  • Jean Massin et Brigitte Massin, Wolgang Amadeus Mozart, (1959), Paris, Fayard, 1970.
  • Charles Rosen, Le Style classique, Paris, Gallimard, 1978, trad. M. Vignal. Analyse du sextuor.
  • Rémy Stricker, Mozart et ses opéras : fiction et vérité. Paris, Gallimard, 1980.
  • Téodor de Wyzewa, W.A. Mozart, sa vie musicale et son œuvre, (1936), Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1986, 2 vol., (vol.2, pp. 432-516).

Sur le mythe de Don Juan[modifier | modifier le code]

  • « Don Juan », numéro spécial de la revue Obliques, 1978.
  • Don Juan : analyses et synthèses sur un thème littéraire, sous la direction de José-Manuel Losada-Goya et Pierre Brunel. Bruxelles, Klincksieck, 1993.
  • Dictionnaire de Don Juan sous la direction de Pierre Brunel, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1999.
  • Jean-Philippe Guye, « De Don Juan à Don Giovanni : mythe et transgression » in Analyse musicale n°40, septembre 2001, pp.19-32.
  • Jean Starobinski, « Quali eccessi » in Nouvelle Revue de psychanalyse n°43, Paris, Gallimard, 1991. Repris in L’Avant-scène Opéra n°172, pp. 134-140.
  • Frédérick Tristan, Don Juan le révolté, essai sur le mythe du Tenorio à Nietzsche. Paris, L'Archipel, coll. « Écritures », 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le titre complet est Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, litt. « Le dévoyé puni ou le Don Juan ».
  2. L'expression « Don Juan » est passée dans l'usage dans de nombreuses langues pour désigner un personnage séducteur. La traduction littérale qui serait en français « Seigneur Jean » n'est jamais utilisée. Le Don Giovanni de Mozart, bien que chanté en italien, est ainsi parfois titré en France Don Juan (la pièce de théâtre de Molière, écrite et jouée en français, porte quant à elle le titre Dom Juan ou le Festin de pierre : voir l'explication donnée dans l'article Don). On rencontre aussi l'expression « Don Juan de Mozart » comme dans Réminiscences de Don Juan de Mozart (S.418), œuvre pour piano de Franz Liszt ou Le Don Juan de Mozart, livre de Charles Gounod (1890)
  3. Sur son catalogue personnel, Mozart indique opera buffa ; sur le livret de Da Ponte, on trouve « dramma giocoso », et sur l'affiche de la création à Vienne, « singspiel ». J. et B. Massin, Wolfgang Amadeus Mozart, Fayard, p. 1048.
  4. L’Avant-scène Opéra, n° 24, p. 3.
  5. Mémoires et Livrets, sous la direction de Jean-François Labie, Livre de Poche, coll. Pluriel, 1980.
  6. Plusieurs anecdotes circulent à ce sujet : Mozart recevait des amis lorsque l'un d'eux, à minuit lui rappelle qu'il n'a toujours pas écrit l'ouverture de l'opéra qui devait se jouer le lendemain. Mozart feint l'anxiété et se retire immédiatement dans sa chambre où, aidé par sa femme qui lui raconte des histoires pour l'empêcher de s'endormir, il termine l'ouverture en trois heures. Cf. Kobbé, Tout l'opéra, Paris, Robert Laffont, 2000, p. 549.
    L'orchestre aurait ainsi déchiffré le morceau à vue lors de la générale, sur des copies dont l'encre était à peine sèche[réf. nécessaire].
  7. (en) David Naugle, « Søren Kierkegaard's Interpretation of Mozart's Opera Don Giovanni: An Appraisal and Theological Response » [PDF] (consulté en 2007-10-30), p. 2
  8. Cité par Charles Gounod dans son Don Giovanni de Mozart (1890).
  9. Dictionnaire chronologique de l'opéra, éd. Ramsey, 1977.
  10. « Opera America: Schedule of Performances »
  11. Bertrand Dermoncourt, « Trésors de la BNF : Le Don de Mozart », lexpress.fr, 11 juillet 2005, consulté le 21 août 2013
  12. « De grâce, viens à ta fenêtre, ô ma bien-aimée ! »
  13. Telles qu'indiquées sur la partition. En références, les autres typologies possibles.
  14. Écrit pour une « basse chantante », le rôle peut être interprété également par un baryton ou un baryton-basse.
  15. Ou baryton-basse
  16. Ou mezzo-soprano
  17. Litt. « chansonnette », il s'agit en fait d'une sérénade.
  18. Le Commandeur n'a qu'une réplique d'où l'appellation de « duo ».
  19. Même après deux siècles, le théâtre des États a gardé l'assemblage de la scène d'origine de Don Giovanni en place, que l'on peut aussi admirer en une magnifique miniature dans ledit théâtre.
  20. Lors de la première, les chanteurs furent applaudis mais la mise en scène et les décors furent sifflés par le public. Le lendemain, la presse se faisait l'écho de cet accueil du public de la première ; cf.Piotr Kaminski, Mille et Un Opéras, Fayard.
  21. Reportage sur France 3 Culturebox.
  22. « Mozart, Don Giovanni », Opus Arte, 2009, Royaume-Uni (consulté le 2 octobre 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]