Augustin Mouchot

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Augustin Mouchot
Le concentrateur parabolique d'énergie solaire de Mouchot à l'Exposition universelle de 1878

Augustin Mouchot, né le 7 avril 1825[1] à Semur-en-Auxois et mort le 4 octobre 1912 à Paris, est un enseignant français connu pour ses travaux sur l'énergie solaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'abord instituteur, il enseigna dans des écoles primaires du Morvan, puis à Dijon, avant d'être diplômé en mathématiques et licencié es sciences physiques en 1853. Devenu professeur, il enseigna les mathématiques dans des établissements secondaires à Alençon, Rennes, puis au lycée de Tours (1864–1871).

Il commence à s'intéresser à l'énergie solaire en 1860 en construisant un cuiseur solaire, prolongeant ainsi les travaux de Horace-Bénédict de Saussure et de Claude Pouillet. Son idée directrice était de trouver une source d'énergie alternative au charbon dont il prévoyait l'épuisement des mines.

En 1866 il invente le premier moteur solaire avec un réflecteur parabolique et une chaudière cylindrique en verre alimentant une petite machine à vapeur. Cette machine est présentée à Napoléon III, puis exposée, jusqu'au siège de Paris au cours duquel elle disparait.

En 1871, une subvention du Conseil général de Tours lui permet de travailler à plein temps pour construire un four solaire d'une surface de 4 m² qu'il présente à l'Académie des sciences en octobre 1875. En 1877, une subvention du Conseil général d'Alger lui permet de construire sur le même principe un « grand appareil de 20 m² » qui reçoit une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1878.

En août 1882, lors de la fête de l'Union française de la jeunesse, Abel Pifre utilise un récepteur solaire d'Auguste Mouchot pour actionner une machine à vapeur lui permettant de tirer un journal. La France avait alors une production de charbon insuffisante pour les besoins de l'industrie, ce qui justifiait la démarche de Mouchot. Le traité de commerce franco-anglais de 1860 ainsi que l'amélioration du réseau ferré ont facilité l'approvisionnement en charbon et accéléré le développement industriel. Cela a conduit le gouvernement français à estimer que finalement l'énergie solaire n'était pas rentable et à cesser de financer les recherches de Mouchot.

Mouchot est donc retourné dans l'enseignement, mais il n'est pas complètement oublié car il a reçu le prix de l'Institut de France en 1891 et en 1892. Il meurt en 1912 à Paris dans la misère.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • La Chaleur solaire et ses applications industrielles, Paris, Gauthier-Villars, 1869 ; 1879 ; A. Blanchard, Paris, 1980[2].

Référence[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1825 selon le registre d'état civil. En 1823 selon la notice de l'Académie de Dijon. En 1821 selonl'article « Augustin Mouchot » du dictionnaire biographique Cosmovisions.
  2. (notice BnF no FRBNF346623773). Voir aussi « La Chaleur solaire et ses Applications industrielles », sur Éditions Blanchard (consulté le 3 août 2009)