Saint-Benoît (La Réunion)

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Saint-Benoît
Vue de l'hôtel de ville de Saint-Benoît.
Vue de l'hôtel de ville de Saint-Benoît.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région La Réunion
Département La Réunion (sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Benoît (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de 2 cantons :
canton de Saint-Benoît-1
canton de Saint-Benoît-2
Intercommunalité CIREST
Maire
Mandat
Jean-Claude Fruteau
2014-2020
Code postal 97470
Code commune 97410
Démographie
Population
municipale
36 025 hab. (2012)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 21° 02′ 02″ S 55° 42′ 46″ E / -21.0339, 55.712821° 02′ 02″ Sud 55° 42′ 46″ Est / -21.0339, 55.7128  
Altitude Min. 0 m – Max. 2 478 m
Superficie 229,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

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Saint-Benoît

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Saint-Benoît
Liens
Site web http://www.saint-benoit.re/

Saint-Benoît est une commune française située dans le département en région de La Réunion.

Ses habitants sont appelés les Bénédictins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Benoît se situe à environ 40 kilomètres au sud-est de Saint-Denis, le chef-lieu. C'est la seconde plus grande commune de La Réunion par sa superficie et elle s'étend du battant des lames au sommet des montagnes pour culminer à la caverne Dufour.

Son territoire communal est délimité par la Rivière des Roches au nord, l'océan Indien à l'est, la Rivière de l'Est au sud. Ceux de Bras-Panon, de Cilaos, de L'Entre-Deux, de La Plaine-des-Palmistes, de Sainte-Rose, de Salazie et du Tampon lui sont limitrophes.

Il est traversé d'ouest en est par la Rivière des Marsouins, dont le versant nord est couvert par la forêt de Villeneuve et la forêt du Piton Papangue. Au sud de la rivière se trouve la forêt du Cratère.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est tropical mais très influencé par les alizés. La pluie (100 jours par an) et le vent (90 jours par an) sont présents pratiquement toute l'année et les températures sont chaudes toute l'année.

Les températures moyennes sont :

janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre
minimales (°C) 23 23 23 22 20 18 18 17 18 19 20 22
maximales (°C) 29 29 29 28 26 25 24 24 24 26 27 28

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de Saint-Benoît commence dans la première moitié du XVIIIe siècle, lorsque les colons de Bourbon, à l’étroit entre Saint-Paul et Saint-Denis cherchent de nouvelles terres pour la culture du café.

Les premières concessions furent attribuées entre 1720 et 1730. Les concessionnaires devaient s'engager à « cultiver le vrai café Moka » et à payer chaque année à la Compagnie « 200 livres de riz blanc et 24 poules ».

C'est également à cette époque que la zone fut érigée au rang de paroisse par les autorités ecclésiastiques et le gouverneur général. Elle tire son nom de celui de ce dernier, Pierre Benoît Dumas.

La commune en elle-même a été créée le 8 septembre 1733. Gratifiée d’un climat ensoleillé et fréquemment arrosé, elle devient vite un paradis pour les cultures les plus diverses : c’est là que Joseph Hubert acclimate les épices rapportées par Pierre Poivre, que prospèrent le manguier d’Inde, le litchi de Chine et plus tard la vanille du Mexique.

Le 25 août 1809, la garde nationale de la commune parvient à repousser les Britanniques débarqués le 16 août à Sainte-Rose.

Le 11 février 1882, une ligne de chemin de fer liant la ville à Saint-Denis est livrée. La même année, Bras-Panon se sépare de Saint-Benoît pour devenir une commune à part entière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La ville est chef-lieu de deux cantons :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008   Jean-Claude Fruteau PS  
2001 2008 Bertho Audifax UMP  
1999 2001 Philippe Le Constant    
1983 1999 Jean-Claude Fruteau PS  
1977 1983 David Moreau    
1971 1977 André Duchemann    
1956 1971 David Moreau    
1947 1956 Jean Champierre de Villeneuve    
1946 1947 Léopold Ycare    
1938 1946 Alexis de Villeneuve MPR  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 36 025 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2012
16 783 19 492 21 658 23 541 26 187 31 560 33 187 35 733 36 025
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[1] puis population municipale à partir de 2006[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée d'enseignement général et technologique Amiral Pierre Bouvet.

On trouve sur le territoire communal cinq collèges :

Cinq écoles élémentaires :

  • L'école élémentaire André-Hoareau.
  • L'école élémentaire Bras-Fusil.
  • L'école élémentaire Les Girofles.
  • L'école élémentaire Odile-Élie.
  • L'école élémentaire Petit Saint-Pierre.

Treize écoles primaires :

  • L'école primaire Alexis de Villeneuve à l'Abondance les Hauts.
  • L'école primaire André Duchemann à la Confiance.
  • L'école primaire Beaulieu.
  • L'école primaire Denise-Salaï.
  • L'école primaire Edmond Albius à Cambourg.
  • L'école primaire Émilie-Moreau à la Rivière des Roches.
  • L'école primaire Julie-Huet.
  • L'école primaire Lucie-Prudent au Cratère.
  • L'école primaire Maxime-Fontaine au Chemin de Ceinture.
  • L'école primaire privée Saint-Joseph à Bras-Canot.
  • L'école primaire privée Sainte-Marguerite.
  • L'école primaire Reine-Pitou à l'Abondance.
  • L'école primaire Raphaël-Élie à Sainte-Anne.

Sept écoles maternelles :

  • L'école maternelle André-Hoareau.
  • L'école maternelle Bois-Joli.
  • L'école maternelle La Poussinière.
  • L'école maternelle Les Bougainvilliers.
  • L'école maternelle Les Girofles.
  • L'école maternelle Les Hibiscus.
  • L'école maternelle Les Orangers.

On y trouve par ailleurs quatre lycées publics :

  • Le lycée d'enseignement général et technologique Amiral Bouvet, qui comptait 1 160 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée d'enseignement polyvalent de Bras-Fusil, qui comptait 910 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée professionnel Patu de Rosemont, qui comptait 1 236 élèves à la rentrée 2005.
  • Le lycée Marie Curie ou lycée Saint Benoit IV

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église de Sainte-Anne : le monument, de style baroque, très inspirée des cathédrales européennes avec ses moulures, fleurs, statues et gargouilles en ciment. Elle a été édifiée entre 1921 et 1946, c’est l’œuvre du curé de la paroisse, le père Daubenberger : il mobilisa les enfants du catéchisme pour sculpter, au couteau, ces décors sur des plaques de ciment. Ce bâtiment a servi de cadre à la scène du mariage de La Sirène du Mississippi de François Truffaut.
  • Gendarmerie de Saint-Benoît  Inscrit MH (2011)
  • Le Grand Étang, le plus grand plan d'eau de La Réunion.
  • La vallée de Takamaka qui abrite une centrale hydroélectrique.
vue du port du butor depuis le sentier du littoral

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les personnages suivants sont nés à Saint-Benoît :

L'église de Sainte-Anne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2012