Petite-Île

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Petite Île.
Petite-Île
L'îlot de Petite Île
L'îlot de Petite Île
Blason de Petite-Île
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région La Réunion
Département La Réunion
Arrondissement Saint-Pierre
Canton Canton de Petite-Île
Intercommunalité CIVIS
Maire
Mandat
Guito Ramoune
2008-2014
Code postal 97429
Code commune 97405
Démographie
Population
municipale
11 573 hab. (2011)
Densité 341 hab./km2
Géographie
Coordonnées 21° 20′ S 55° 34′ E / -21.34, 55.57 ()21° 20′ Sud 55° 34′ Est / -21.34, 55.57 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 1 581 m
Superficie 33,93 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

Voir la carte administrative de La Réunion
City locator 14.svg
Petite-Île

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

Voir la carte topographique de La Réunion
City locator 14.svg
Petite-Île

Petite-Île est une commune française de l'île de La Réunion.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de Saint-Joseph, à l'est, et de Saint-Pierre, à l'ouest.

L'îlot de Petite Île.

Elle tire son nom de l'îlot de Petite Île qui se trouve au large du littoral, le seul de la Réunion Les autres rochers émergents de la Réunion n'ont pas de végétation terrestre et ne peuvent pas être qualifiés d'îlots. Sa devise souligne sa vocation rurale : « Une ville à la campagne ».

Histoire[modifier | modifier le code]

[1]

L'attribution des premières concessions du Sud par le gouverneur Antoine Boucher date de fin 1727 ; bien que les réels propriétaires de ces terres résident à Saint Paul, ils confient leur gestion à une dizaine de concessionnaires créoles, chargés d'y cultiver café, fruits et légumes : Hoarau, Rivière, Nativel, Bellon, Folio... Certains autres habitants sont des pirates rangés : Edouard Robert et Thomas Elgar, et des fils de pirates (Noël et Folio).

en 1735 35 foyers existent à Petite Île, étalés entre la Ravine de l'Anse et la Ravine du Pont. ;
en 1816 on recense 110 habitants. ;
en 1854 le petit port de Manapany est très actif et crée un circuit de transport de marchandises lourdes (sucre, coraux) depuis Grand Bois. La Petite Île compte des cultivateurs, charpentiers, menuisiers et un cordonnier de bonne réputation. ;
en 1883 les premières routes en macadam relient la Petite Île à la gare de Saint Pierre, permettant aux carrioles de bœufs de transporter les voyageurs. ;
la paroisse de la Petite Île naît en 1857. ;

La commune a été créée en 1935 et les premiers maires sont le Dr Arnaud puis son adjoint Antonin Folio. Le développement de la commune va alors s'axer sur l'essor agricole, notamment la production d'ail, qui fait sa notoriété dans l'île entière. En 1958, la distillerie How-Choong ouvre ses portes et la culture du vétiver dans la commune durera jusqu'à sa fermeture, en 1993.

L'électricité apparaît dans la commune en 1954, et avec elle le téléphone puis la première station d'essence avec l'importateur Shell.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 573 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
7 302 7 951 7 961 7 834 8 852 10 151 11 282 11 573
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[2] puis population municipale à partir de 2006[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Petite-Île est une commune multipolarisée. C'est la seule de l'île avec Bras-Panon et Trois-Bassins.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

On trouve sur le territoire communal un collège public, le collège Joseph Suacot. Il n'y a pas de lycée.

Il y a un musée qui retrace l'histoire de la Petite Île à travers une collection d'objets historiques, le musée Varlop Galèr, créé par Serge Hoarau[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Champs de canne à sucre sur les pentes de Petite-Île (vus depuis le piton Montvert).

Hormis un peu d'activités de service (enseignement, administration, petits commerces) et d'artisanat, la commune n'accueille pas d'industries, à l'exception d'une cimenterie, ni de grands commerces. L'activité du territoire est essentiellement agricole, comptant une part de production cannière, mais aussi une grande variété de cultures maraîchères ou fruitières : choux, ail, carottes, fraises, agrumes, thym, etc. La commune organise ainsi chaque année en octobre une fête de l'ail.

Sur le plan touristique, le site côtier de Grande Anse attire de nombreux visiteurs et pique-niqueurs, réunionnais ou extérieurs. Un hôtel de luxe bénéficiant d'un panorama exceptionnel domine le site. Dans l'intérieur rural, il existe plusieurs gîtes touristiques.

Une partie de la population est simplement résidentielle, attachée au bassin d'emploi de Saint-Pierre, et dans une moindre mesure de Saint-Joseph.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Christophe Payet a été maire de la commune du 14 mars 1983 au 16 mars 2008, soit pendant quatre mandats successifs. C'est le socialiste Guito Ramoune, également conseiller général du canton de Petite-Île qui l'a remplacé depuis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Enis Omar Rockel, 1935-2010, 75 ans d'histoire, Petite Île / IMAZCOM, 2010
  2. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Le site du musée Varlop-Galèr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :