Montre (horlogerie)

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Montre commune se portant au poignet.

Une montre est une horloge portative.

Sommaire

[modifier] Caractéristiques

Les montres de poche sont portées dans une poche de gilet, veste ou veston (le gousset), ou bien encore attachées à l'extrémité un ruban ou une chaînette fixé en haut de la culotte ou du pantalon. Au XXIe siècle, la montre se porte généralement au poignet.

Une horloge ne peut fonctionner que dans la position verticale, au contraire de la montre qui fonctionne dans toutes les positions. De ce fait, deux éléments techniques sont indispensables :

  • le ressort moteur, alors qu'une horloge peut fonctionner avec des poids dont la descente actionne le rouage ;
  • le coq, qui est le point de pivotement supérieur du balancier, alors que l'horloge peut fonctionner avec un pendule.

Une montre particulière s'identifie en combinant ses caractéristiques, par exemple : affichage analogique à aiguille, régulation à quartz, mécanique ou alimentation par pile, portée au poignet ou au gousset.

[modifier] L'affichage

  • Analogique :
    • le temps est indiqué par des aiguilles
    • le temps est indiqué par des cristaux liquides, sous la forme de traits simulant les aiguilles.
  • Numérique :
    • le temps est indiqué par des chiffres
      • roues mécaniques (par exemple : les jours du mois)
    • les chiffres sont représentés par 7 segments
      • diode électroluminescente, pour lesquelles il est nécessaire de presser un bouton afin d'avoir l'heure à cause de la forte consommation de l'affichage
      • cristaux liquides (LCD)
  • Analogique et numérique
    • par exemple, des aiguilles pour les heures et des affichages numériques pour les jours du mois.

On trouve sur certaines montres, des aiguilles et un écran à cristaux liquides.

[modifier] Le mécanisme de régulation

Il existe divers types d'organe régulateur.

  • Oscillateur mécanique (ressort spiral) : dans ce cas, un balancier, muni d'un ressort en forme de spirale, est animé par un mouvement oscillatoire régulier. Pour régler la marche du mouvement, il suffit d'agir sur le spiral : on augmente sa longueur si la montre avance, à cause d'oscillations trop rapides, on la diminue si la montre retarde, à cause d'oscillations trop lentes. Autre moyen d'agir sur la marche : on modifie l'inertie du balancier (par exemple : vis radialement disposées).
  • Oscillateur mécanique à fréquence sonique (par exemple, le diapason du procédé Accutron™, utilisé par la marque Bulova).
  • Oscillateur à quartz associé à un circuit électronique affichant l'heure sous forme numérique, ou actionnant un moteur pas-à-pas faisant tourner des aiguilles. La fréquence la plus courante pour l'oscillateur est 32 768 Hz.

[modifier] La source d'énergie

Une montre peut tirer son énergie d'un ressort, qui est soit remonté par l'utilisateur, soit remonté par les mouvements du corps que celui-ci transmet à une masselotte circulaire appelée "rotor" (c'est alors un remontage automatique).

Une pile peut également fournir l'énergie, mais il faut alors la remplacer par une nouvelle lorsqu'elle est épuisée (au bout d'un délai de 12 à 30 mois en général pour les piles à l'oxyde d'argent, de 7 à 10 ans pour les piles au lithium). La source d'énergie électrique peut également être rechargée, sans remplacement, par les mouvements du corps (montre électronique automatique ; procédés Kinetic™ ou Mecaquartz™). Ces mouvements du corps, comme dans le cas de la montre mécanique à remontage automatique, actionnent un rotor, lequel recharge, par un dispositif comparable à une dynamo, un condensateur qui stocke l'énergie ainsi générée. La recharge de la réserve d'électricité peut enfin se faire par l'intermédiaire d'une cellule photo-voltaïque, ou "solaire", qui génère un courant, plus ou moins important, quand le cadran de la montre est exposé à une lumière artificielle ou naturelle.

[modifier] La fixation au corps

Les montres de poche (ou de gousset), le gousset étant le nom de ladite poche, sont généralement attachées au gilet par une chaîne. Elles sont souvent pourvues d'un couvercle. Le remontoir et la molette de réglage de l'heure se trouvent au-dessus du chiffre 12, dans l'anneau.

Les montres-bracelets que l'on fixe au poignet à l'aide d'un bracelet en cuir ou en tissu muni d'un fermoir ou d'une boucle, ont été inventées par les « poilus » de la Première Guerre mondiale, à partir de montres de gousset adaptées, par soudure d'anses à 12h00 et à 6h00, ou par fixation du boîtier sur un « berceau » métallique fabriqué spécialement. Cette transformation permettait à l'utilisateur de consulter son garde-temps d'une manière plus rapide et plus pratique, tout en le rendant moins vulnérable aux chocs ou aux chutes. Le remontoir et la molette de réglage sont placés latéralement à côté du chiffre 3. La montre-bracelet est inventée par Louis Cartier et Hans Wilsdorf en 1904.

La montre-pendentif, de taille plus réduite, et s'adressant au public féminin, est suspendue au cou à l'aide d'une chaîne ou d'un ruban. C'est plus un bijou qu'un objet fonctionnel: il est en effet peu commode pour celle qui la porte d'y lire l'heure.

[modifier] Qualités attendues

Pour bien remplir son rôle, une montre doit présenter certaines qualités. Parmi les plus courantes :

[modifier] Les fonctions supplémentaires

Ces fonctions supplémentaires, c'est-à-dire autres que la simple indication de l'écoulement du temps, sont dénommées complications au sein de la communauté horlogère. Les experts sont divisés quant à la question de savoir si les fonctions chronographiques, l'enregistrement de l'écoulement du temps pour une période limitée, font partie ou non des complications.

De plus, des modèles très spécialisées comprennent parfois:

[modifier] Les composants d'une montre classique

La montre à affichage analogique est composée de sept parties : Le mouvement, le cadran, les aiguilles, le boîtier, la couronne (avec éventuellement les poussoirs), le bracelet et le fermoir.

[modifier] Les montres pour aveugles

Il existe, à l'usage des personnes atteintes de cécité, des montres analogiques dont la vitre se soulève pour leur permettre de toucher les aiguilles afin de connaître l'heure. Il existe maintenant d'autres systèmes, qui par exemple énoncent l'heure vocalement.

[modifier] Historique

Cette section présente l'évolution des mécanismes qui ont permis à la montre de devenir ce qu'elle est aujourd'hui.

  • Au Moyen Âge, l'horloge de beffroi
  • Le ressort moteur
  • Le foliot est utilisé comme régulateur
  • En prêchant contre la fabrication de croix et de calices, Jean Calvin (1509-1564) a incité les orfèvres genevois à se tourner vers l'horlogerie, conversion en "cabinotiers" à l'origine de l'horlogerie de luxe genevoise.
  • 1650 : le pendule est utilisé comme régulateur
    • En 1657, la première horloge à pendule est construite par l'horloger Salomon Coster, à La Haye, d'après les instructions du savant hollandais Christian Huygens (1629-1695).
  • En 1675
    • le ressort-spiral est utilisé comme régulateur
    • montre à spiral par Isaac Thuret, maître-horloger.
    • invention du cadran à 2 aiguilles (heure et minute)
    • L'horloger londonien Daniel Quare (1649-1724) crée le cadran actuel, qui sera modifié plus tard par l’ajout de l’aiguille des secondes
  • 1680 : naissance de l'horlogerie anglaise
  • 1685 :
  • 1735: John Harrison présente H1, le premier chronomètre de marine ayant la précision nécessaire à l'établissement de la longitude, puis répondant aux critiques successives, H2, H3 et enfin:
  • 1773:
    • John Harrison se voit attribuer une partie du prix du Longitude Act à la remise de H4, son 4e chronomètre de marine à cardan, sur intervention personnelle du roi.
    • Implantation de système de « l'établissage », l'organisation divisée du travail dans le Jura, par l'orfèvre Daniel Jeanrichard (1665-1741)
  • 1777 : l'horloger suisse Abraham Louis Perrelet crée la « montre à secousses » dite perpétuelle, souvent considérée comme la première montre automatique[1].
  • 1778 : l'horloger liégeois Hubert Sarton dépose un document décrivant une « montre automatique à rotor », auprès de l'Académie des sciences de Paris.
  • 1842 : Adrien Philippe invente la montre avec remontoir
  • 1850 : lre manufacture industrielle au monde Waltham Watch Company, fondée par Aaron Lufkin Dennison:
  • 1867 : Georges-Frédéric Roskopf crée la montre pour les pauvres : la Prolétaire: 57 pièces constitutives au lieu des 200 et plus pour les autres montres
  • 1876: Exposition universelle de 1876, Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis.
    • lre machine entièrement automatique à fabriquer des vis exposée par Waltham Watch Company
    • lre chaîne de montage horlogère exposée par Waltham Watch Company
    • lre médaille d'Or d'un compétition de précision horlogère mondiale attribuée à Waltham Watch Company pour 4 montres prélevées au hasard de la production.
  • 1876-1877 : Rapport de Jacques David, Longines, sur son voyage à Philadelphie et ses visites auprès de Waltham Watch Company et Elgin Watch Company : "MM. les Horlogers Suisses: Réveillez-vous!"
  • 1904 : la montre-bracelet est inventée par Louis Cartier et Hans Wilsdorf
  • 1926 :
    • 1re montre-bracelet automatique effectivement industrialisée. C'était une réalisation de John Harwood. (En 1922, Léon Leroy avait déjà réalisé un prototype de montre de ce genre.)
    • 1re montre en plastique (l'Astrolon de Tissot).
  • 1952 : premières montres-bracelets électriques (Lip)
  • 1967 : 1re montre-bracelet à quartz du monde, la Beta 21 (Centre électronique horloger de Neuchâtel).
  • 1969 :
    • 1re montre à quartz commercialisée (Seiko 35SQ ) et
    • 1re montre à "LED" (Hamilton), gros succès de ce type d'affichage, malgré le fait que l'on doive presser sur un bouton pour voir l'heure.
    • 1re montre à cristaux liquides (Longines)
    • 1re montre sur la Lune, portée par Buzz Aldrin: une Omega Speedmaster
  • 1975 : 1re montre-bracelet à quartz LCD (affichage analogique par cristaux liquides) (Suncrux).
  • 1978 : la montre la plus plate du monde La Delirium, développée et fabriquée par ETA Manufacture Horlogère pour 4 marques horlogères exclusivement: le fond sert de platine, supportant toutes les parties du mouvement mécanique. Montre de luxe, elle n'a été réalisée qu'en or. Elle a été commercialisée depuis 1979.
  • 1981 : 1re montre à quartz sans pile électrique : un générateur thermoélectrique convertit le flux thermique qui traverse la montre en énergie électrique qui est stocké dans un accumulateur électrique (Bulova, CEH).
  • 1983 : Lancement de la Swatch par Ernst Thomke et son équipe à ETA SA. Il s'agissait au départ d'une montre en plastique où, à l'instar de la Delirium, les rouages sont implantés directement dans le fond du boîtier. Elle devient une marque horlogère qui relance l'industrie horlogère suisse, et développe continuellement de nouveaux produits. Le dernier en date (2009), une montre chronographe à remontage automatique.
  • 1990 : 1re montre-bracelet radioélectrique, montre radiopilotée (Junghans) reçoit les signaux radio d'un émetteur radio qui émet continuellement l'heure.
  • 1996 : 1re montre à quartz sans pile électrique utilisant un convertisseur électrodynamique : un rotor actionne un générateur de courant stocké dans un condensateur (Seiko).
  • 1999 : Omega introduit l'échappement co-axial, inventé par l'horloger britannique George Daniels.

[modifier] Les marques horlogères

Article détaillé : Liste des marques horlogères.

[modifier] Montres de légende

[réf. nécessaire]

[modifier] Notes et références

  1. Ce fait est souvent cité mais manque de sources, voir Abraham Louis Perrelet.

[modifier] Voir aussi

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur les montres.

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Voir « montre » sur le Wiktionnaire.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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