Thomas Willis

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Thomas Willis

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Gravure par George Vertue

Naissance 27 janvier 1621
Great Bedwyn, Wiltshire (Angleterre)
Décès 11 novembre 1675 (à 54 ans)
Londres (Angleterre)
Nationalité Drapeau d'Angleterre Anglais
Champs médecine
neurologie
Institutions Royal Society
Renommé pour neuroanatomie
neuropathologie
polygone de Willis

Thomas Willis, FRS né le 27 janvier 1621 à Great Bedwyn, Wiltshire et mort le 11 novembre 1675 à Londres, est un médecin anglais qui a joué un rôle important dans l'histoire de l'anatomie et a été un cofondateur de la Royal Society (1662). Sa carrière médicale se déroula à Westminster, Londres, et de 1660 à sa mort à Oxford où il fut titulaire de la Chaire de Philosophie naturelle. Il fut l'un des pionniers de la recherche neuroanatomique et le précurseur de la neuropathologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Thomas Willis et de Rachel Howell. Il obtient son Master of Arts à Christ Church à l'université d'Oxford en 1642, son Bachelor of Medicine en 1646 et son Medical Doctorate en 1660. Il se marie avec Maryt Fell le 7 avril 1657.

Travaux[modifier | modifier le code]

Pathologiae Cerebri et Nervosi Generis Specimen

Il est le créateur du terme « neurologie ». Auteur de maintes découvertes en neuroanatomie et neuropathologie (vingt autopsies sont analysées dans ses livres). Il décrivit les méfaits du paludisme en Angleterre. Il décrivit aussi le premier la névrite diabétique et probablement la myasthénie sous l'appellation de « paralysia spuria non habitualis » (1672). Il aurait fait la première description du syndrome des jambes sans repos[1].

C'est à lui que l'on doit la découverte du "polygone de Willis" (circulus arteriosus), une partie du système vasculaire du cerveau. La description du cerveau et des nerfs qu'il donne dans son traité Cerebri anatomi de 1664 est si minutieuse et élaborée et si riche en informations nouvelles qu'il représente un contraste saisissant avec les vagues et maigres contributions de ses prédécesseurs. Son travail n'était d'ailleurs pas le fruit de ses seules recherches individuelles : il fut aidé par Sir Christopher Wren et Thomas Millington, ainsi que par son élève Richard Lower et reconnut sa dette envers eux. Wren était l'auteur des magnifiques illustrations du livre. Willis fut aussi le premier philosophe de la nature à utiliser le terme acte réflexe pour décrire les activités élémentaires du système nerveux.

Il a été le premier à numéroter les nerfs crâniens dans l'ordre dans lequel les anatomistes les énumèrent habituellement.


Préoccupé par la recherche du lien entre cerveau et esprit, Willis étendit les concepts proposés par Galien, selon lesquels le cerveau était l'organe responsable de l'excrétion des « esprits animaux » que l'on supposait avoir pour origine la lame criblée de l'ethmoïde, un os de la base du crâne recouvrant les fosses nasales. Willis fit aussi des plexus choroïdes le siège de l'absorption du liquide céphalorachidien[2]. Les incursions étonnamment perspicaces de Willis dans l'anatomie et la physiologie du cerveau eurent une énorme influence. Sa marque fut indélébile et représente une ligne de partage dans le développement des neurosciences.

Publications[modifier | modifier le code]

  • (la)Cerebri anatomi (1664) dans lequel il révèle pour la première fois la description détaillée du cerveau et des nerfs.
  • (la)Pathologiae Cerebri et Nervosi Generis Specimen (1667)
  • (la)De Anima Brutorum (1672). Dans cet ouvrage intitulé « Discours sur l'âme des brutes », (où il soutient la thèse selon laquelle le striatum recevrait toutes les informations sensitives, tandis que le corps calleux serait associé à l'imagination et le cortex cérébral à la mémoire ).
  • Œuvres complètes en ligne, [Johann] Heinrich Wettstein éd., Amsterdam, 1682.
Traduction en français
  • Dissertation sur les urines ([Reprod.]), [tirée des ouvrages de Willis, très célèbre médecin d'Angleterre], chez Laurent d'Houry (Paris), 1683, disponible sur Gallica

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Willis T. The London practice of physick. London UK: Basset & Cooke 1685, cité par Winkelmann J Acta Neurol Scand 2002; 105: 349-50
  2. On sait maintenant que les plexus choroïdes sont responsables de la sécrétion et non de la réabsorption du LCR, ce rôle étant dévolu aux granulations de Pacchioni].

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) Prononciation du titre dans sa version originale [[Media:{{{1}}}|Écouter]] Andrew Williams : « Thomas Willis’ Practice of Paediatric Neurology and Neurodisability. », in: Pulse Project Podcast (23 July 2009, Oxford), Conférence en ligne.