Histoire du téléphone

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Acteur jouant le rôle d'Alexander Graham Bell dans un film silencieux en 1926. Le design forçait l'utilisateur a d'abord écouter dans le trou, puis de parler dans le même.

L'histoire du téléphone chronique le développement du téléphone dit électrique et inclut un bref résumé de ses prédécesseurs.

Préhistoire du téléphone[modifier | modifier le code]

Téléphone mécanique[modifier | modifier le code]

Un téléphone "tin-can", dit boite de conserve, ou téléphone de l'amant, datant du 19e siècle.

Avant l'invention du téléphone électromagnétique, des objets mécaniques et acoustiques patientent afin d'envoyer la voix et de la musique à de bien plus grandes distances que celles que la voix ordinaire pouvait accomplir. Les premiers téléphones mécaniques étaient basés sur la transmission du son à travers des tuyaux ou d'autres objets physiques creux et longs.

Parmi les premières expériences, figurent celles entreprises par le physicien anglais Robert Hooke de 1664 à 1685[1]. Un brevet de téléphone acoustique à câble tendu lui a été attribué en 1665, la version avec une corde tendue lui étant attribuée dès 1667[2].

Pendant une courte période de temps, les téléphones acoustiques furent commercialisés comme une alternative au téléphone électrique d'Alexander Graham Bell, comme ils ne tombaient pas sous la protection de son brevet. Cependant dès que ledit brevet de Bell expira, l'industrie et le commerce du téléphone électrique montèrent en flèche, laissant son prédécesseur tomber dans l'oubli et poussant à la faillite un grand nombre de commerçants vendant ces appareils.

La portée de ces téléphones mécaniques était très limitée au départ, mais des centaines d'inventions (on estime leur nombre à 300) les améliorèrent, augmentant leur portée jusqu'à plus de 800 m sous de bonnes conditions[3]. La société "Pulsion Telephone Supply Company", créée par Lemuel Mellett dans le Massachusetts aurait même fabriqué une première version d'un téléphone en 1888 dont on annonçait une portée de 3 km et le déploya immédiatement dans le domaine ferroviaire[4].

Parallèlement, les tubes acoustiques ont longtemps été utilisés à bord des navires et bâtiments et on en retrouve encore aujourd'hui dans le monde militaire.

Le très similaire "téléphone de l'amant", aussi appelé "boite de conserve" (tin-can en anglais), est également connu depuis des siècles. Il permet de relier deux diaphragmes avec du fil, en coton, en fer, etc., en utilisant les vibrations mécaniques afin de transmettre les ondes sonores d'un bout du fil à l'autre. L'exemple classique est le jouet pour enfants constitué de deux verres en plastique percés reliés par un fil[1]. Au cours du XXe siècle, de nombreuses écoles maternelles et primaires se servent de ces téléphones pour éveiller les enfants aux rudiments de la vibration sonore.

Téléphone optique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Photophone (téléphonie).

En 1880, Graham Bell met au point un photophone, transmettant le signal par ondes lumineuses, sur une distance d'environ 200 m.

Téléphone électrique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Chronologie du téléphone.
Timbre émis pour le centenaire du téléphone filaire

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b McVeigh, Daniel P. (en) An Early History of the Telephone: 1664–1866: Robert Hooke's Acoustic Experiments and Acoustic Inventions, site internet de l'Université Columbia. Consulté le 15 janvier 2013. Ce travail cite à son tour :
    • Richard Waller, édité par R.T. Gunther. (en) The Postthumous Works of Robert Hooke, M.D., S.R.S. 1705. Réimprimé dans (en) "Early Science In Oxford", R.T. Gunther, Vol. 6, p. 185, 25
  2. Arthur Giles (éditeur). (en)County Directory of Scotland (for 1901-1904): Twelfth Issue: Telephone (Scottish Post Office Directories), Édimbourg, R. Grant & Son, 1902, p. 28.
  3. (en)Mechanical or acoustic telephones
  4. (en)"The Pulsion Telephone", Nouvelle-Zélande, Hawke's Bay Herald, Vol. XXV, Iss. 8583, 30 janvier 1890, p. 3.