József Mindszenty

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Dans le nom hongrois Mindszenty József, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français József Mindszenty où le prénom précède le nom.
József Mindszenty
Image illustrative de l'article József Mindszenty
Biographie
Naissance
à Csehimindszent (Hongrie)
Ordination sacerdotale par
Mgr Neil McNeil
Décès (à 83 ans)
Vienne (Autriche)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Pie XII
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de Saint-Étienne-le-Rond
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Jusztinián Serédi
Archevêque d'Esztergom (Hongrie)
18 février 1946 – 2 février 1974
Précédent Jusztinián Serédi László Lékai Suivant
Évêque de Veszprém (Hongrie)
3 mars 1944 – 18 février 1946

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

József Mindszenty ([ˈjoːʒɛf ˈmindsɛnti]), né József Pehm ([ˈjoːʒɛf pɛhm]) le à Csehimindszent et décédé le à Vienne, était un évêque hongrois, cardinal, opposant farouche du communisme et du régime hongrois en particulier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il nait à Csehimindszent en Autriche-Hongrie sous le nom de József Pehm. Il est ordonné prêtre catholique le . Il s'oppose à la République des conseils de Hongrie de Béla Kun, ce qui lui vaut d'être arrêté en 1919 puis libéré à la chute du régime la même année. En 1941, il change son nom en Mindszenty, reprenant en partie le nom de sa ville natale.

Évêque[modifier | modifier le code]

Le 3 mars 1944, il est nommé évêque de Veszprém. Il est consacré quelques jours plus tard, le 25 mars. Il est à nouveau emprisonné en 1944-45 en raison de son opposition au régime fasciste hongrois du parti des Croix fléchées, et accusé de trahison. Il est libéré en avril 1945.

Le 2 octobre 1945, il est nommé archevêque métropolitain d’Esztergom et primat de Hongrie, ce qui correspond au poste le plus élevé dans la hiérarchie de l'Église catholique hongroise. Lors du consistoire du , le pape Pie XII le créé cardinal avec le titre de cardinal-prêtre de Saint-Étienne-le-Rond. En 1948, le nouveau régime communiste dissout l'ensemble des ordres religieux.

Procès[modifier | modifier le code]

Le 26 décembre 1948, le cardinal Mindszenty est arrêté et inculpé de trahison, conspiration et non-respect des lois du régime. Peu avant son arrestation, il avait écrit une note dans laquelle il affirmait n'avoir été impliqué dans aucune conspiration, afin de prouver que tout aveu qu'il pourrait faire par la suite aurait été obtenu par la contrainte.

En 1949, il est condamné à la prison à vie pour trahison envers l'État hongrois. Pendant le procès, il déclare la note qu'il avait écrite auparavant nulle et non avenue. Peu après le verdict, le Pape Pie XII prononce l'excommunication de toutes les personnes impliquées dans son procès et sa condamnation.

Libéré lors de l'insurrection de 1956, il se rend à Budapest. Il loue les insurgés, intervenant à la radio pour se déclarer favorable aux développements anti-communistes de l'insurrection. Le régime de János Kádár utilisera par la suite ce discours, affirmant qu'il démontrait la nature intrinsèquement « contre-révolutionnaire » des événements de 1956.

Quand les troupes soviétiques interviennent en Hongrie, Mindszenty obtient sur les conseils d'Imre Nagy l'asile politique à l'ambassade des États-Unis en Hongrie. Il ne va plus quitter l'ambassade pendant 15 ans[1]. Un compromis est finalement trouvé en 1971 lorsque le pape Paul VI le déclare « victime de l'Histoire » (plutôt que du communisme) et lève l'excommunication de 1949. Mindszenty peut alors quitter la Hongrie.

Exil et fin de vie[modifier | modifier le code]

Il s'installe rapidement à Vienne plutôt qu'à Rome, n'ayant pas apprécié la proposition du Vatican de renoncer à sa charge de primat de l'Église de Hongrie en échange d'un soutien à la publication non censurée de ses mémoires. Contrairement à l'usage qui veut que les évêques prennent leur retraite à 75 ans, il refuse obstinément de se retirer. Rome finit par lui retirer ses titres, mais le pape se refuse à nommer un nouveau primat de Hongrie tant que Mindszenty est vivant. Ce n'est qu'en 1976 que le titre est à nouveau attribué à l'évêque László Lékai, plutôt conciliant à l'égard du régime communiste.

József Mindszenty décède le 6 mai 1975 à Vienne. En 1991, sa dépouille est rapatriée à Esztergom à la demande du gouvernement nouvellement élu démocratiquement. Il est inhumé dans sa cathédrale.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Mémoires, la Table ronde, Paris, 1974.
  • La Mère, miroir de Dieu, Mame, Paris, 1953 ; Mame, Paris, 1976, Deuxième édition, réalisée à la demande de l'Association Présence du cardinal J. Mindszenty, Strasbourg ; troisième édition, Éditions Saint-Rémi, 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "József Mindszenty, cardinal hongrois, est ainsi resté 15 ans bloqué à l'ambassade des États-Unis à Budapest, de 1956 à 1971" extrait d'un article sur Julian Assange publié le 19/06/2013 sur le site du Point