Charles Dutoit

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Charles Dutoit

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Charles Dutoit en 1984

Naissance 7 octobre 1936 (78 ans)
Lausanne (Drapeau de la Suisse Suisse)
Activité principale Chef d'orchestre
Lieux d'activité Göteborg (Montréal)
Années d'activité 1976-
Collaborations Orchestre symphonique de Montréal
Formation Conservatoires de Lausanne et de Genève
Récompenses Voir section Prix
Distinctions honorifiques Voir section Honneurs

Charles Dutoit, né à Lausanne le 7 octobre 1936, est un chef d'orchestre suisse. Il a occupé le poste de directeur musical de l'Orchestre symphonique de Montréal de 1977 à 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Charles Dutoit travaille le violon, l’alto, le piano, la percussion, la composition, l’instrumentation, la théorie et la direction aux conservatoires de Lausanne et de Genève. Ernest Ansermet lui permet d'assister aux répétitions de l'Orchestre de la Suisse romande. Dutoit dit de lui : « Bien que n'étant pas mon professeur, il était mon mentor. »[réf. nécessaire] Par la suite Charles Dutoit complète sa formation musicale à Sienne avec Alceo Galliera et à Tanglewood (Massachusetts) avec Charles Münch. Il est également influencé par Herbert von Karajan au Festival de Lucerne.

Carrière[modifier | modifier le code]

Après son prix de direction au conservatoire de Genève en 1958, il dirige régulièrement plusieurs orchestres en Suisse. En 1964, il est invité à Vienne par Karajan afin de diriger au Staatsoper la première représentation du ballet El sombrero de tres picos de Manuel de Falla. Sa carrière est lancée. Cette même année, il est nommé chef adjoint, et en 1967, il succède à Paul Klecki comme directeur musical de l’orchestre symphonique de Berne qu’il dirige jusqu’en 1977. Parallèlement il assume le poste de directeur de l'orchestre symphonique de Radio Zürich. Dès 1967 il est également le chef de l'orchestre de la Tonhalle de Zurich (aux côtés de Rudolf Kempe). De 1973 à 1975, il dirige l’orchestre national du Mexique et de 1975 à 1978, celui de Göteborg.

Orchestre symphonique de Montréal[modifier | modifier le code]

En 1977, il est nommé chef de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), poste qu’il occupe jusqu’en 2002. Avec l’OSM, Dutoit fait de nombreuses tournées à l’étranger ainsi que des enregistrements sur disques dont beaucoup ont eu des prix internationaux[réf. nécessaire]. Il signe dès le début[Quand ?] un contrat d'enregistrement avec la firme Decca London. Pour ce faire, il faut trouver un lieu d'enregistrement dont l'acoustique est meilleure que la salle Wilfrid-Pelletier (où se produit l'orchestre). Il opte pour une petite église de Saint-Eustache, au nord de Montréal. Parmi les enregistrements qu'il fait avec cet orchestre, une cinquantaine reçoit des prix et reconnaissances internationaux[réf. nécessaire] ; parmi ceux-ci, les enregistrements de Daphnis et Chloé ainsi que le célèbre Boléro de Maurice Ravel (Disque platine).

Son association avec l'Orchestre symphonique de Montréal se cependant terminée abruptement et dans la controverse en 2002, alors que les musiciens de l'OSM contestent le climat de travail créé par Dutoit. En effet, au moment de son départ, il est menacé d'une poursuite en Cour supérieure par la Guilde des musiciens[1]. Charles Dutoit attribue en partie son départ fracassant de l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) à un contrat de travail « antiartistique » qui limitait les répétitions[2],[3],[4],[5].

Charles Dutoit fera son retour avec l'OSM le temps de deux concerts en 2016 dans le cadre de Montréal en lumière. Ken Nagano salue le retour de « son très vieux et grand ami » en affirmant « nous avons souhaité le retour de Maestro Dutoit depuis très longtemps et sommes très heureux de voir ce projet réalisé. Les musiciens et moi-même disons merci à Monsieur Simard et bienvenue à Charles Dutoit[6]. »

Autres collaborations[modifier | modifier le code]

De 1983 à 1986, Charles Dutoit est le premier chef invité du Minnesota Orchestra. En 1984, il débute au Royal Opera House à Londres et en 1987, au Metropolitan Opera à New York. En 1990, il est nommé Directeur Musical de l'Orchestre National de France de 1991 à 2001. En 1996, il est nommé chef et en 1998, directeur musical de l'orchestre symphonique de la NHK (Tokyo) avec lequel il a fait des tournées en Europe, aux États-Unis, en Chine et en Asie du Sud-est. En février 2007, Charles Dutoit est nommé à la tête de l'Orchestre de Philadelphie pour un contrat de quatre ans débutant en 2008. En 2012, on lui octroie le titre de « Chef Lauréat » de ce même orchestre.

Parallèlement il dirige environ 150 orchestres en Amérique et en Europe. En 2003, Dutoit commence à diriger un cycle d’opéra de Wagner au Teatro Colón à Buenos Aires (Le Vaisseau fantôme, L'Anneau du Nibelung). En 2005, il retrouve le Saratoga Performing Arts Center où il dirige le Philadelphia Orchestra avec lequel il signe un contrat jusqu’en 2008.

Comme Charles Dutoit aime particulièrement la collaboration avec des orchestres d’étudiants en musique, il travaille souvent avec l’Orchestra of Curtis Institute à Philadelphia, le Juilliard Orchestra à New York, le Civic Orchestra à Chicago et l’Orchestre de l’UBS Verbier Festival en Suisse. Pendant trois ans, il est le directeur du Sapporo Pacific Music Festival au Japon. Actuellement,[Quand ?] Charles Dutoit tient également le poste de chef et directeur au Miyazaki International Music Festival au Japon et à la Canton International Summer Music Academy (CISMA) en Chine.

Charles Dutoit a aussi fait 10 films documentaires pour NHK-Television. C’est une série qui, sous le titre Cities of Music, présente 10 centres musicaux du monde.

En 2008, il est nommé directeur musical du Verbier Festival Orchestra[7].

Il est aujourd'hui « Music Director » et « Principal Conductor » du Royal Philharmonic Orchestre de Londres, en plus de se consacrer à des invitations du Boston, Chicago, San Francisco Symphony, New York et Los Angeles Philharmonic, Orchestre de La Suisse Romande et le Tonhalle de Zurich, le Staatskapelle de Dresden, l'Opéra de Rome et plusieurs orchestres d'Asie dont le Beijing, Guangzhou et Shanghai orchestras, Seoul Philharmonic ainsi que les orchestres de Sydney et Melbourne en Australie.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Charles Dutoit a été marié à la pianiste Martha Argerich entre 1969 à 1973.

Musique[modifier | modifier le code]

Charles Dutoit, par Erling Mandelmann, 1984

Les spécialités de Dutoit sont la musique française ainsi que la musique classique du XXe siècle. Il a toujours essayé d’attirer un large public par des abonnements et des programmes qui sortent des sentiers battus.[réf. nécessaire] C’est ainsi qu’il a fait jouer L’Histoire du soldat dans des parcs et sur des places de Montréal[réf. nécessaire], la neuvième de Beethoven dans une halle de hockey sur glace[réf. nécessaire] et qu’il a initié un festival dans l’église Notre-Dame qui est connu sous le nom de Mozart plus.[réf. nécessaire]

Prix[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs Juno Awards (Canada)
  • Grand Prix du Président de la République (France)
  • 1981 Prix mondial du disque de Montreux (Suisse) pour Daphnis et Cloé de Maurice Ravel
  • High Fidelity International Record Critics' Award
  • Amsterdam Edison Award
  • Japan Record Academy Award
  • Deutscher Schallplattenpreis pour Pelléas et Mélisande de Claude Debussy (1991)
  • 1996 Grammy Award pour Les Troyens de Berlioz (1994)
  • 2000 Grammy Award pour Prokofiev: Piano Concertos Nos. 1 & 3/Bartók: Piano Concerto No. 3
  • 2014 Lifetime Achievement Award du International Classical Music Awards

Honneurs[modifier | modifier le code]

Références et bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. Alain de Repentigny, « Tourner la page », La Presse,‎ 24 février 2015 (lire en ligne).
  2. Lawrence Van Gelder, « Montreal Conductor Asked To Reconsider Resignation », The New York Times,‎ 2002-04-13 (lire en ligne).
  3. Wah Keung Chan, « The Dutoit Affair: Cause and Solution », La Scena Musicale Online,‎ 2002-04-16 (consulté le 2012-12-05).
  4. Clifford Krauss, « Dissonance In Montreal; Dealing With the Aftermath Of a Rare Orchestral Uprising », The New York Times,‎ 2002-04-18 (lire en ligne).
  5. Anthony Tommasini, « Is Tyranny A Thing Of the Past? », New York Times,‎ 2002-04-28 (lire en ligne).
  6. Christophe Huss, « Les joviales conversions de Charles Dutoit », Le Devoir,‎ 24 février 2015 (lire en ligne).
  7. Site du festival consulté le 14 octobre 2008.
  • Georges Nicholson : Charles Dutoit, le maître de l’orchestre. – Lausanne, 1986 (avec discographie)

Liens externes[modifier | modifier le code]