Fort de Vincennes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fort de Vincennes
Image illustrative de l'article Fort de Vincennes
Description
Type d'ouvrage
Dates de construction 1841-1844
Ceinture fortifiée Paris
Utilisation défense de Paris
Utilisation actuelle caserne
Propriété actuelle Défense nationale
Garnison
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial
Programme 1900
Dates de restructuration
Tourelles
Casemate de Bourges
Observatoire
Garnison
Programme complémentaire 1908
Coordonnées 48° 50′ 31″ N 2° 26′ 32″ E / 48.841944, 2.44222248° 50′ 31″ Nord 2° 26′ 32″ Est / 48.841944, 2.442222  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort de Vincennes

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Fort de Vincennes

Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne

(Voir situation sur carte : Val-de-Marne)
Fort de Vincennes

Géolocalisation sur la carte : bois de Vincennes

(Voir situation sur carte : bois de Vincennes)
Fort de Vincennes

Le Fort de Vincennes maintenant réduit au Fort Neuf de Vincennes est un bâtiment militaire situé à Paris dans le 12e arrondissement dans la partie nord du Bois de Vincennes.

Le Fort de Vincennes n’englobe aujourd'hui plus le château de Vincennes (également appelé autrefois Vieux Fort de Vincennes), dont il est séparé par le cours des Maréchaux. Le Fort Neuf de Vincennes (à l’est) et le cours des Maréchaux sont situés dans le 12e arrondissement de Paris (Île-de-France), tandis que le château de Vincennes (à l’ouest) est situé sur la commune de Vincennes (Val-de-Marne, Île-de-France).

Historique[modifier | modifier le code]

Construit entre 1841 et 1844, le Fort Neuf est l’un des seize forts détachés de l’enceinte de Thiers chargée de la défense de la capitale.

La guerre franco-prussienne de 1870[modifier | modifier le code]

Au moment de la guerre franco-prussienne de 1870, le fort est informé de l’approche de l’ennemi sur Paris le 17 septembre 1870. Pendant le siège de Paris, le fort de Vincennes abrite le commandant supérieur de la place de Vincennes, le général Ribourt. Le commandant du fort en est alors le colonel de Sillegur, le commandant de l’artillerie est le colonel Morel, le commandant du génie est le lieutenant-colonel Darrodes, et le service de santé est commandé par le médecin principal de la marine Pellegrin.

En septembre 1870, le fort est ainsi composé :

  • L’état-major compte 10 officiers et 22 soldats.
  • L’infanterie du fort est composée du 7e bataillon de chasseurs (317 hommes et 5 officiers), du 15e bataillon de chasseurs (1297 hommes et 8 officiers), du 18e bataillon de chasseurs (1400 hommes et 9 officiers), des compagnies de dépôt des 38e, 66e, 82e, 86e et 100e de Ligne (1000 hommes et 10 officiers), et du 11e bataillon de mobiles de la Seine qui sera dirigé sur Saint-Denis le 21 septembre (984 hommes et 24 officiers).
  • L’artillerie est composée du 4e d'artillerie (700 hommes et 10 officiers), du 11e d'artillerie (1060 hommes et 13 officiers), de la 6e compagnie d'ouvriers d'artillerie (159 hommes et 2 officiers), et de la 9e compagnie d'ouvriers d'artillerie (240 hommes et 3 officiers).
  • L’armement est composé dans le Vieux Fort de 75 canons et dans le Fort Neuf de 52 canons. Chaque pièce possède alors 60 obus. Le fort détient également 43 t de poudre à fusil, 5 700 000 cartouches modèle 1866, 10 t de poudre à canon en barils, 423 000 cartouches pour armes à tabatière et 500 000 cartouches pour armes à percussion.
  • Le génie est composé des 2e et 3e génie (450 hommes et 10 officiers)
  • L’administration est composée de la 1re section d’ouvriers d’administration (316 hommes) et une section de commis aux écritures (221 hommes).

Vingtième siècle[modifier | modifier le code]

En 1931, le Fort Neuf est dissocié du Château à la suite du percement du cours des Maréchaux.

En 1976, c’est dans la salle de cinéma du Fort de Vincennes et dans le Fort qu’est tourné le procès dans le film de Pierre Schœndœrffer, Le Crabe-tambour. Les figurants « soldats » du film, étaient des appelés du 76e régiment d'infanterie de ligne, qui avait à l’époque ses quartiers au Fort de Vincennes. Cette salle de cinéma avait auparavant été le théâtre, en 1962-1963, des vrais procès de la Cour militaire de justice ayant à juger des affaires de l’OAS (Organisation armée secrète) et du putsch des généraux. En particulier, du 28 janvier au 4 mars 1963, la Cour militaire de justice, présidée par le général Roger Gardet, juge les membres responsables de l’attentat du Petit-Clamart, dont le principal instigateur le lieutenant-colonel Bastien-Thiry sera condamné à mort et fusillé au fort d’Ivry.

En 1990, Le Fort neuf abrite le Centre de Sélection no 1, où les appelés du contingent viennent faire les « 3 jours », ainsi que le 24e Régiment d'Infanterie.

Vingt-et-unième siècle[modifier | modifier le code]

En 2007, il est l’un des lieux de tournage du film Secret Défense sorti en 2008[1].

Fonction actuelle[modifier | modifier le code]

Il appartient au ministère de la Défense et en accueille divers organismes. L’accès y est strictement restreint et réservé, notamment aux personnels civils et militaires y travaillant et aux jeunes y effectuant leur journée d’appel de préparation à la défense (JAPD) ou bien des stages professionnel (baccalauréat professionnel Sécurité et Prévention).

Le Fort Neuf de Vincennes est un des sites de la 2e Base de Soutien au Commandement (dont il accueille l’état-major) aux côtés du Vieux Fort de Vincennes, de la caserne de Reuilly, du Fort de l’Est.

Il abrite notamment la direction centrale du Service de santé des armées, le 1er Régiment du Train, et la délégation militaire départementale du Val-de-Marne. Jusqu’en 1999, le Centre de sélection n°1 y accueillait les jeunes qui venaient y effectuer leurs « trois jours » avant le service national.

Il accueille également une partie du détachement Vigipirate sur l’Île-de-France.

Lien[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Spyworld Actu, La DGSE fait son cinéma
  • Jean Chapelot, Le château de Vincennes aux XIXe-XXe siècles.