Charles-Emmanuel IV de Sardaigne

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Charles-Emmanuel IV de Savoie
Image illustrative de l'article Charles-Emmanuel IV de Sardaigne
Titre
Roi de Sardaigne
Prince de Piémont et Duc de Savoie
14 octobre 17964 juin 1802
5 ans, 7 mois et 21 jours
Prédécesseur Victor-Amédée III
Successeur Victor-Emmanuel Ier
Biographie
Titre complet Roi de Sardaigne
Prince de Piémont
Duc de Savoie
Dynastie Maison de Savoie
Nom de naissance Charles Emmanuel Ferdinand Marie de Savoie
Date de naissance 24 mai 1751
Lieu de naissance Turin (Sardaigne)
Date de décès 6 octobre 1819 (à 68 ans)
Lieu de décès Rome (États pontificaux)
Sépulture Église Saint-André du Quirinal
Père Victor-Amédée III de Sardaigne
Mère Marie Antoinette d'Espagne
Conjoint Clotilde de France
Héritier Victor-Emmanuel

Charles-Emmanuel IV de Sardaigne
Rois de Sardaigne

Charles-Emmanuel IV de Savoie, né le 24 mai 1751 à Turin et décédé le 6 octobre 1819 à Saint-André-du-Quirinal (Rome), fut roi de Sardaigne, prince de Piémont et duc de Savoie de 1796 à 1802. Abdiquant en 1802 en faveur de son frère il entre comme simple religieux dans la Compagnie de Jésus en 1815.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Charles-Emmanuel était l'aîné de ses frères, issu du mariage de Victor-Amédée de Savoie et Marie Antoinette d'Espagne (fille de Philippe V d'Espagne et d'Élisabeth Farnèse), célébré le 31 mai 1751 à Oulx. Parmi ses frères et sœurs l'on compte Marie-Joséphine, épouse de Louis XVIII (alors comte de Provence); Marie-Thérèse, épouse de Charles X (alors comte d'Artois); Caroline, épouse d'Antoine Ier de Saxe (alors héritier); Victor-Emmanuel, lui succédant; et Charles-Félix, dernier descendant en ligne directe de la branche aînée de la Maison de Savoie.

Il a épousé à Chambéry le 6 septembre 1775 Clotilde de France (1759 † 1802), fille du dauphin Louis-Ferdinand de France et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe, et sœur de Louis XVI. Ils n'ont pas eu d'enfants.

Roi de Sardaigne, de Chypre et de Jérusalem[modifier | modifier le code]

En 1773, à la suite du décès de son grand-père, Charles-Emmanuel III de Sardaigne, il devint prince héritier du royaume de Sardaigne et eut le titre de prince de Piémont. Il succéda à son père en 1796 auquel la France venait d'enlever la plus grande partie de ses États. Il multiplia les protestations d'amitié pour la première République française. Associé aux infortunes de la famille des Bourbons, à laquelle il était allié (il avait épousé une petite-fille de Louis XV), Charles-Emmanuel IV fit d'infructueux efforts pour comprimer dans son royaume les menées des agents révolutionnaires venus de France. Cela n'empêcha pas le général Joubert, aidé par des agents français sur place, d'envahir et d'occuper les États de Savoie continentaux (la Savoie, le comté de Nice et le Piémont) sur l'ordre du Directoire en 1798. Ce dernier évènement l'obligeant en décembre 1798, ainsi que la reine sa femme, ses frères, sa belle-sœur, Marie-Thérèse, son demi-oncle et beau-frère, Benoît, et sa nièce, Marie-Béatrice, à partir vers Parme. De Parme, la famille ducale et royale joignit Florence où elle bénéficia de l'hospitalité du grand-duc Ferdinand III de Toscane, qui mit à la disposition du souverain de Savoie et de ses proches la Villa di Poggio Imperiale.

À peine quelques mois plus tard, le roi embarqua avec la cour pour la Sardaigne sur le vaisseau amiral de la flotte militaire des États de Savoie venu le chercher, face à l'avancée des troupes françaises partout dans ses États continentaux, troupes françaises qui d'ailleurs ne tardèrent pas à envahir puis à occuper la Toscane à son tour, en y destituant le grand-duc.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Dès 1800, le roi Charles-Emmanuel sollicite du pape, par l’intermédiaire de l’archevêque de Cagliari, que la Compagnie de Jésus soit autorisée dans son royaume de Sardaigne, et que les jésuites puissent y vivre en communautés sans autre signe extérieur que ceux des prêtres diocésains. La demande reste sans suite.

En 1802, après la mort de la reine, sa femme, il abdique en faveur de son frère Victor-Emmanuel Ier. Il reste attaché à la Compagnie de Jésus, en particulier par l’amitié qui le lie à Joseph Pignatelli, guide et animateur d’anciens jésuites alors en exil en Sardaigne.

Lorsqu'en 1814 la Compagnie de Jésus est restaurée universellement par Pie VII, l'ancien souverain demande à y être admis. Il devient jésuite le 11 février 1815 et vit dès lors comme simple religieux au noviciat de Saint-André du Quirinal, à Rome. Comme il le souhaitait, il est enterré après sa mort, survenue le 6 octobre 1819, habillé d’une soutane noire.

Charles-Emmanuel IV est inhumé à l’église Saint-André du Quirinal à Rome où il repose toujours, derrière une simple croix de Savoie blanche sur fond rouge gravée dans le marbre, surmontant son nom (dépouillé de tous ses anciens titres) et avec la seule mention Charles Emmanuel de Savoie, Fils de la Sainte Église Catholique Apostolique et Romaine.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]