Aymon de Savoie

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Aymon de Savoie
Titre
Comte de Savoie
4 novembre 132922 juin 1343
(13 ans, 7 mois et 18 jours)
Prédécesseur Édouard Ier
Successeur Amédée VI
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Nom de naissance Aymon de Savoie
Date de naissance 15 décembre 1291
Lieu de naissance Chambéry, (Savoie)
Date de décès 22 juin 1343 (à 51 ans)
Lieu de décès Montmélian, (Savoie)
Père Amédée V de Savoie
Mère Sibylle de Baugé
Conjoint Yolande de Montferrat
Enfant(s) Amédée VI de Savoie
Blanche de Savoie
Jean de Savoie
Catherine de Savoie
Louis de Savoie
Héritier Amédée de Savoie (1329-1343)

Aymon de Savoie
Comtes de Savoie

Aymon de Savoie, dit le Pacifique, né à Chambéry le 15 décembre 1291 et mort à Montmélian le 22 juin 1343, est comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1329 à 1343.

Titres[modifier | modifier le code]

Comte de Savoie, de Maurienne et d'Asti, duc de Chablais et d'Aoste, seigneur d'Ivrée, Verceil et de Bresse, marquis de Suze et d'Italie, prince de Piémont et du Saint-Empire [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils cadet d'Amédée V et de Sibylle de Bâgé, il reçoit une formation ecclésiastique et exerce la charge de chanoine du chapitre de Lyon sans être prêtre. Il se trouve à Avignon, auprès du pape Jean XXII, lorsqu'il apprend sa nouvelle destinée.

Il passe les premières années de son règne à combattre le dauphin Guigues VIII. Après la mort de ce dernier en 1333, il conclut avec le nouveau dauphin Humbert II le traité de Chapareillan de 1334, dans lequel il reconnaît le Rhône comme frontière entre la Savoie et le Dauphiné septentrional. Ce traité apporte une période de paix qui vaut à Aymon le surnom de Pacifique.

Durant la guerre de Cent Ans, il aide Philippe VI de Valois, roi de France, à combattre Édouard III, roi d'Angleterre et participe notamment à la guerre des Flandres.

Il crée les Assises générales de Savoie, qu'il préside lui-même et qui ont lieu en mai chaque année. Il crée une chancellerie et établit à Chambéry une cour permanente de justice qui décharge le Conseil suprême, lequel suivait les déplacements du comte. Il installe définitivement au château de Chambéry la chambre des comptes, où les châtelains viennent rendre leur comptabilité. Il agrandit les bâtiments du château et y fait construire une chapelle.

Il épouse à Casal, le 1er mai 1330, Yolande de Montferrat (13181342), fille de Théodore Ier Paléologue, marquis de Montferrat, et d'Argentina Spinola, desquels il a cinq enfants :

Il est inhumé dans la chapelle des Princes de l'abbaye d'Hautecombe, chapelle qu'il a lui-même fait construire pour y rassembler les restes de ses aïeux qui reposaient jusqu'alors dans le cloître de l'Abbaye.

Hors mariage, Aymon eut un certain nombre (estimé à sept ou huit) d'enfants illégitimes qui furent tous élevés à la cour. L'un d'eux, Humbert Ier, surnommé le bâtard de Savoie, fut seigneur d'Arvillard et des Molettes et s'unit à la famille Chevron Villette.

Références[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. Histoire généalogique de la royale maison de Savoie Tome I Par Samuel Guichenon page 385
  2. Claudius Blanchard (Académie de Savoie), Histoire de l'abbaye d'Hautecombe en Savoie avec pièces justificatives inédites, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, Tome 11 (1867), 744 pages ; pages 212 à 218.
  3. Cabaret, « AYMON «le pacifique» », sur http://cabaret.over-blog.org/, Savoie médiévale,‎ 28 janvier 2005 (consulté le 18 octobre 2012).
  4. Guy Gamen & Gisèle Thibault, « Amédée V le Grand 1249-1323 », sur http://cabaret.over-blog.org/, Commune des Marches,‎ Juillet 2011 (consulté le 18 octobre 2012).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]