Mario Borghezio

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Mario Borghezio

Mario Borghezio (Turin, ) est un avocat et un homme politique italien. Il est actuellement député européen de la Ligue du Nord.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant de rejoindre la Ligue du Nord, ses expériences politiques furent celles de la mouvance monarchiste et des milieux d'extrême droite extra-parlementaire. Il a affirmé avoir milité dès sa jeunesse dans le mouvement Jeune Europe (mouvement international d'inspiration national-révolutionnaire fondé par Jean Thiriart)[1],[2]

Diplômé en droit, il affirme dans le livre Derrière les lignes du Front. Immersions et reportages en terre d'extrême droite[3] avoir travaillé comme juriste aux côtés des grands dirigeants du Zaïre du Maréchal Mobutu. Il affirme également avoir rencontré Mobutu personnellement, à plusieurs reprises, entre 1971 et 1973.

En 1993, il a été condamné à payer une amende de 750 000 lires pour violence sur un jeune clandestin marocain âgé de 12 ans qu'il avait livré à la police[4].

Devenu responsable de la Ligue du Nord, Mario Borghezio a été conseiller municipal de Turin, député à la Chambre de 1992 à 2001, sous-secrétaire à la justice en 1994 pendant le premier gouvernement Berlusconi.

De 1999 à 2004, il a été également président du « gouvernement de Padanie » auto-proclamé.

Il est actuellement député au Parlement européen, dont il est membre depuis 2001, et où il a été réélu en 2004 sur la liste de la Ligue du Nord dans la circonscription Nord-Ouest, recevant 35 000 voix de préférence. Il est réélu lors des élections européennes de 2009 avec 48.290 voix préférentielles.

Inscrit à l'origine, comme les autres membres de la Ligue, dans le groupe eurosceptique nationaliste Indépendance et Démocratie, il est passé le 27 avril 2006 parmi les non-inscrits. En mars 2006, « Indépendance et démocratie » avait en effet temporairement expulsé les parlementaires de la Ligue pour des désaccords sur la gestion du groupe et à la suite des provocations de Roberto Calderoli après la publication des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten qui ont conduit à la démission de ce dernier du gouvernement. Par la suite il s'est inscrit à l'Eurogroupe Union pour l'Europe des nations.

Borghezio est membre de la Commission pour les libertés civiles, la justice et les affaires intérieures, de la Commission pour les pétitions ; de la Commission pour le marché intérieur et la protection des consommateurs ; de la Commission pour l'industrie, la recherche et l'énergie ; de la Délégation à la commission parlementaire mixte UE-Roumanie ; de la délégation à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.

En août 2009, il déclare sur Radio Padania Libera qu'il aurait demandé « au siège européen que tous les États membres levassent le secret dans lequel sont tenues les observations d'OVNI. Je veillerai, a-t-il ajouté, à ce que ceux qui nous représentent au Conseil de l'Europe fassent aussi la même chose[5]. »

Après l'acceptation par la Suisse de l'Initiative populaire « Contre la construction de minarets », il a déclaré qu'il s'agissait d'une date historique pour ceux qui croient à la résistance à l'islamisation[6].

Le 11 novembre 2010, Mario Boghezio est l'invité d'honneur de la journée annuelle de Synthèse nationale à Paris qui regroupe les différentes formations de la droite nationaliste et identitaire française.

En mai 2011, Borghezio a fait des remarques incendiaires après l'arrestation de Ratko Mladić, chef militaire serbe inculpé de crimes de guerre à La Haye, dont le génocide de 8 000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica. Borghezio aurait affirmé que «Mladic est un patriote» et que «Les Serbes auraient pu stopper l'avance de l'islam en Europe, mais ils n'étaient pas autorisés à le faire»[7].

Le 30 juillet 2011, il a été suspendu pour trois mois par son parti pour avoir glorifié plusieurs idées du manifeste d'Anders Behring Breivik, l'homme qui est accusé d'avoir perpétré les attaques meurtrières de 2011 en Norvège[8].

Mario Borghezio se réclame du théoricien fasciste Julius Evola[3].

Le 3 novembre 2012, à Orange (Vaucluse), Borghezio qui était invité à la convention célébrant les dix ans du mouvement d'extrême droite français Bloc identitaire, a déclaré à la tribune : "Vive les Blancs de l'Europe, vive notre identité, notre ethnie, notre race !" Le député européen s'en est pris également aux Musulmans et a rendu hommage à la fin de son discours à Robert Brasillach par cette phrase: "Pour nous enthousiasmer, il nous faudrait des poètes comme Brasillach"[9].

En 2013, Mario Borghezio a tenu des propos jugés racistes à l'endroit de Cécile Kyenge, Ministre de l'intégration du Gouvernement Letta et originaire de la République démocratique du Congo, considérant qu'"elle était sans doute une bonne femme au foyer mais pas une ministre"[10]. Il démissionne le 22 mai 2013 du groupe Europe libertés démocratie dont il risquait d'être exclu en raison de propos jugés racistes à l'encontre de Cécile Kyenge.

Interviews[modifier | modifier le code]

  • Interview vidéo le 8 avril 2010 (56')
  • Meeting politique durant lequel Mario Borghezio conseille aux militants français de s'afficher comme une nouvelle mouvance régionale ou catholique, pour n’être pas immédiatement classés comme "fascistes nostalgiques", tout en précisant : "et dessous nous sommes toujours les mêmes, non?"

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Intervista a Borghezio
  2. [1], de Roncone Fabrizio, archives historiques du Corriere della Sera (lien vérifié le 4 mars 2008)
  3. a et b Derrière les lignes du Front. Immersions et reportages en terre d'extrême droite, Jean-Baptiste Malet, 2011, Golias, (ISBN 978-2354721374).
  4. "‘Leghista violento su minore’" (in Italian). Archiviostorico.corriere.it. 1993-06-23. Retrieved 2011-07-30.
  5. Mario Borghezio: "I governi occidentali ci stanno nascondendo l'esistenza degli extraterrestri"
  6. Le Temps, La Ligue du Nord applaudit, par Eric Jozsef, 1er décembre 2009, p. 6
  7. "Mladic, "Può essere trasferito all'Aja". Borghezio (Lega): "E' un patriota"" (in Italian). Repubblica.it. 2011-05-27. Retrieved 2011-07-30.
  8. "‘Io, Borghezio, un obiettivo vivente’" (in Italian). Corriere.it. 2006-02-07. Retrieved 2011-07-30.
  9. Site internet du magazine Le Point, 3 novembre 2012
  10. http://www.atlasinfo.fr/Cecile-Kyenge-premiere-femme-noire-ministre-en-Italie-replique-aux-insultes-racistes_a42090.html

Référence de traduction[modifier | modifier le code]