Partis politiques italiens

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Politique en Italie
Image illustrative de l'article Partis politiques italiens

Les partis politiques italiens étaient organisés en deux coalitions politiques dominantes de centre-gauche et de centre-droite. Nombreux sont les partis actuellement actifs dans la vie politique italienne. Un certain nombre de petits partis déclarent ne faire partie d'aucune coalition, le seul ayant une représentation parlementaire significative est le Mouvement 5 étoiles, qui a obtenu le 25,55 % des voix aux élections générales italiennes de 2013. Depuis ces élections une autre coalition, Avec Monti pour l'Italie, a obtenu plus de 10 % des voix et une représentation parlementaire plutôt consistante. Depuis 2008, la gauche historique (comme le Parti de la refondation communiste et les Verts) n'avait plus aucune représentation au Parlement, toutefois Gauche, écologie et liberté a fait son retour au Parlement en 2013. Lors des élections générales italiennes de 2013, le bipolarisme a disparu pour aboutir à un parlement minoritaire sans majorité de gouvernement.

Histoire des partis en Italie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

En Italie, on peut parler de partis politiques modernes à partir de 1892 quand est fondé le Parti socialiste italien. Avant cette période, les principaux rassemblements politiques du pays, la Droite historique et la Gauche historique, n'étaient pas des rassemblements politiques pouvant être classés comme des partis mais comme simples cartels de notables, chacun avec un fief électoral propre qui se réunissaient en groupes selon leurs idées.

En revanche, le Parti socialiste italien se préfigure depuis ses débuts comme parti de masse, la forme de parti qui sera prédominante pour tout le XXe siècle, et est suivi quelques années après par les mouvements politiques catholiques, d'abord la Démocratie chrétienne de Romolo Murri, ensuite avec le Parti populaire italien fondé par Luigi Sturzo en 1919. Ce n'est pas par hasard que ces deux partis obtinrent de notables succès électoraux jusqu'à l'avènement du fascisme, contribuant de façon déterminante à la chute de l'ancienne classe dirigeante libérale qui n'avait pas été capable de se constituer dans une forme de parti capable d'affronter les nouveaux défis de la société.

La « Première République » (1945-1994)[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, le parti de masse par excellence sera le Parti communiste italien et c'est une des particularités du système politique italien. Au moment de sa fondation en 1921, le PCI n'était pas différent des autres partis communistes européens, beaucoup plus petits par rapport aux frères socialistes ou sociaux-démocrates et dépourvus d'un ancrage effectif dans les masses populaires et le prolétariat. Le rôle fondamental joué par le mouvement communiste dans la Résistance a permis au PCI de prendre la place du Parti socialiste italien comme représentant de la classe ouvrière et de devenir durablement, après 1948, le second parti italien et le premier de la gauche.

Cela a fortement conditionné le système politique italien alors que dans les autres pays européens, la présence de partis socialistes, sociaux-démocrates ou travaillistes (dans tous les cas sans lien avec l'Union soviétique) permettait l'alternance des gouvernements ; en Italie les préjugés anticommunistes rendaient une telle alternance impossible. Cela explique la permanence ininterrompue au pouvoir pendant 45 ans de la Démocratie chrétienne, le parti né des cendres du PPI de Sturzo. Toutefois la DC, à partir de 1953, n'a jamais eu assez de voix pour gouverner seule le pays à cause du système électoral italien intégralement proportionnel. Cela explique le considérable poids qu'ont eu avant 1992 les petits partis laïques (Parti libéral italien, Parti socialiste démocrate italien, Parti républicain italien), nécessaires pour former des majorités parlementaires.

La nécessité d'accords continus entre les partis a porté à une « partitocratie », c’est-à-dire la monopolisation par les partis de tous les noyaux de l'administration publique, avec les inévitables conséquences que sont la corruption, le népotisme, l'immobilisme, le clientélisme, etc. Cela s'ajoutant à la crise des idéologies et la fin de la guerre froide, a porté à une perte générale de crédibilité des partis, commencée pendant les années 1980 avec la chute progressive mais inexorable des voix du PCI et de la DC, achevée lors de l'enquête Mains Propres (opération Mains propres) en 1992. À cela il faut ajouter la détérioration du parti de masse, désormais dépassé : ce n'est pas un hasard si après la disparition du PCI, de la DC, du PSI et des partis laïques, les nouvelles forces politiques seront des mouvements personnels comme Forza Italia créée en 1994 par l'homme d'affaires Silvio Berlusconi ou des partis de contestation comme la Ligue du Nord d'Umberto Bossi.

La « Deuxième République » (1994-2008)[modifier | modifier le code]

Il est nécessaire de rappeler l'évolution des néofascistes du Mouvement social italien en Alliance nationale et la transformation vers la social-démocratie du PCI en Parti démocrate de la gauche. Il faut surtout rappeler qu'après la chute de la Première République, les partis italiens se sont montrés incapables de se rénover. Les dirigeants sont souvent les mêmes qu'avant et même les nouveaux dirigeants continuent de recourir aux anciennes pratiques.

Nombreux sont ceux qui prétendent que le grand nombre de partis de la Première République était dû au système entièrement proportionnel et il a ainsi été demandé de le remplacer par un système majoritaire. Cela n'a été réalisé que partiellement puisqu'on a promulgué un système mixte majoritaire à 75 % des sièges et proportionnel à 25 % (dit Matarellum, jeu de mot entre fou et le nom du rapporteur du projet de loi). Toutefois, très rapidement il a été clair qu'avec un système comme celui de l'Italie avec de nombreux partis à fort ancrage régional et sans grande force politique comparable aux grands partis européens, le système majoritaire n'a fait qu'empirer les choses. En effet, ce système pousse les partis à se réunir en coalitions dans lesquelles les petits partis sont en position de demander un nombre important de sièges en échange de leur soutien. Même la dernière réforme électorale de 2005 (qui restaure la proportionnelle mais avec une prime de majorité) confère un grand pouvoir à la classe dirigeante et empêche un ancrage profond de celle-ci dans la société civile.

Principaux partis de 2006 à 2008[modifier | modifier le code]

Ce sont les partis politiques majeurs qui étaient présents au Parlement italien depuis les élections d'avril 2006. Le pourcentage indiqué est celui des voix aux élections à la Camera dei deputati.

La « Troisième République » (après 2008)[modifier | modifier le code]

Le système partisan italien ayant été profondément remanié lors des élections générales italiennes de 2008.

Les partis politiques et les coalitions en 2008[modifier | modifier le code]

Pour les coalitions entre partis, il est nécessaire de dépasser 10 % à la Chambre et 20 % au Sénat pour être représentés au Parlement. Il n'y a que deux coalitions en ce cas en 2008 qui soutiennent chacune un candidat au poste de Président du Conseil (respectivement Silvio Berlusconi et Walter Veltroni) :

Sans se constituer en coalitions proprement dites, certains partis, sans fusionner entre eux, se sont constitués en alliances électorales avec un symbole électoral unique en vue de ces élections. Du point de vue électoral, ils sont donc considérés comme des partis concourant seuls. Ce sont :

Aucun des partis suivants n'a de parlementaires nationaux, en ayant obtenu de près de 100 000 à plus de 880 000 à voix :

N'apparaissent pas les partis suivants qui étaient insérés avec quelques personnalités sur les listes des grands partis :

Les partis politiques et les coalitions en 2013[modifier | modifier le code]

Lors des élections générales italiennes de 2013, les partis se réorganisent désormais autour de trois coalitions et d'un mouvement politique nouveau, né en 2009 et qui a recueilli environ un quart des voix, le Mouvement 5 étoiles, ce qui entraîne un parlement minoritaire.

Révolution civile, liste guidée par Antonio Ingroia (qui comprendait l'Italie des valeurs, le Parti de la refondation communiste, le Parti des communistes italiens et la Fédération des Verts), avec 2 % des voix, reste en dehors du Parlement.

Les partis politiques actuels[modifier | modifier le code]

Les partis principaux[modifier | modifier le code]

Autres partis mineurs[modifier | modifier le code]

Partis régionalistes[modifier | modifier le code]

Vallée d'Aoste[modifier | modifier le code]

Piémont[modifier | modifier le code]

Frioul-Vénétie Julienne[modifier | modifier le code]

Vénétie[modifier | modifier le code]

Province de Trente[modifier | modifier le code]

Province de Bolzano[modifier | modifier le code]

Campanie[modifier | modifier le code]

Basilicate[modifier | modifier le code]

Puglia[modifier | modifier le code]

Sicile[modifier | modifier le code]

Sardaigne[modifier | modifier le code]

Associations d'émigrés à l'étranger[modifier | modifier le code]

Partis historiques du Royaume d'Italie[modifier | modifier le code]

Partis historiques de la Première République[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]