Publicis Groupe

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Publicis Groupe

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Logo de Publicis Groupe

Création 1926
Fondateurs Marcel Bleustein-Blanchet
Forme juridique Société anonyme coopérative à directoire
Slogan Viva la difference!
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Maurice Lévy, PDG
Actionnaires É. Badinter (10,5 %), Dentsu (9,3 %), SEP E. Badinter-Dentsu (1,7 %), Flottant (73,4 %), Auto-détention (5,1 %)
Activité Groupe de communication
Filiales Digitas
Leo Burnett Worldwide
MSLGROUP
Rosetta
Razorfish
Saatchi & Saatchi Worldwide
Effectif 60 000 (2014)[1]
Site web www.publicisgroupe.com
Capitalisation 12,5 milliards d'euros (29 Juillet 2012)[2]
Chiffre d’affaires en augmentation 6,953 milliards € (2013)
+ 5,2 % vs 2012
Résultat net en augmentation 816 millions € (2013)
+ 11,5 % vs 2012

Publicis Groupe est un groupe de communication français fondé en 1926 par Marcel Bleustein-Blanchet dont la principale actionnaire est sa fille, Élisabeth Badinter et actuellement dirigé par Maurice Lévy. C'est, dans les années 2010, le troisième groupe de communication au monde par le chiffre d'affaires[3],[4], présent dans une centaine de pays sur les cinq continents et compte environ 60 000 collaborateurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

En 1926, dans un minuscule appartement du 17, rue du Faubourg-Montmartre, l'agence Publicis est créée (« Publi » pour publicité et « cis » pour 1926) par Marcel Bleustein alors âgé de 20 ans. Il trouve ses premiers clients dans son entourage : Le comptoir Cardinet, Les Chaussures André, les meubles Lévitan.

En 1929, Publicis fut la première agence de publicité à utiliser la radio comme moyen de publicité et utilise l'émetteur public de la Tour Eiffel. Création d'une activité de régie publicitaire pour quinze stations de radio, « Les Antennes de Publicis ». En 1935, Publicis rachète la station Radio LL, rebaptisée « Radio-Cité » situé boulevard Haussmann. Cette radio produit de grands programmes populaires comme Le music-hall de jeunes qui révèle Charles Trenet et Édith Piaf au grand public.

En 1940, la Guerre conduit Marcel Bleustein à fermer Publicis et à s'engager dans la résistance. Une fois la Guerre terminée, Marcel Bleustein-Blanchet (son nom de résistant) relance Publicis.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

En décembre 1957, l'agence ouvre son premier bureau à New York. En 1958, Publicis déménage et s'installe au 133, avenue des Champs-Elysées, dans l'ancien hôtel Astoria.

En 1968, Publicis réalise la première publicité télévisée pour le fromage Boursin et invente lors de l'OPA hostile de Boussois-Souchon-Neuvesel contre Saint-Gobain un nouveau domaine de communication : la gestion de crise.

Maurice Lévy devient directeur général du groupe en 1975.

Croissance externe dans les années 2000[modifier | modifier le code]

En juin 2000, Publicis annonce le rachat de l'agence britannique Saatchi & Saatchi, propulsant ainsi l'agence au cinquième rang mondial[5],[6].

En août 2006, Publicis rachète Digitas pour 1,3 milliard de dollars, une firme spécialisée dans le marketing sur Internet[7]. En 2007, Publicis a acquis Business Interactif, l'agence interactive française est directement intégrée dans le réseau Digitas[8],[9].

En 2008, après les acquisitions des agences interactives Modem Media aux États-Unis et Wcube en France puis de Portfolio en Corée, Publicis Worldwide créé le réseau international Publicis Modem[10], aujourd'hui[Quand ?] 4e réseau mondial consacré à la communication numérique. Publicis Modem fournit ses compétences au réseau d'agence de marketing direct Publicis Dialog.

En août 2008, Publicis rachète Performics Search Marketing, division de Google (ex DoubleClick) spécialiste des liens sponsorisés[11]. La même année, VivaKi rassemble Duke/Razorfish, Digitas et Performics ainsi que les deux réseaux médias ZenithOptimedia et Starcom MediaVest. Tout juste un an plus tard, Publicis fait l'acquisition de Razorfish, division de Microsoft spécialisée dans la communication numérique, dont Duke est la filiale française[12],[13].

En 2011, Publicis rachète Rosetta, agence numérique américaine, au prix de $575 millions[14]. La même année, le groupe rachète également Healthcare Consulting, l'agence de conseil spécialisée dans la santé de François Sarkozy, frère benjamin de Nicolas Sarkozy[15]. Il devient à l'occasion président de cette nouvelle filiale, Publicis Healthcare Consulting. En juin, Publicis prend une participation majoritaire dans Big Fuel, spécialisée dans les médias sociaux dans le but de l'intégrer au réseau VivaKi[16]. Toujours en 2011, Publicis se renforce au Brésil[17] avec l'acquisition de Tailor Made, de GP7[18], de l'agence publicitaire DPZ[19] et de l'agence interactive A2G. Publicis renforce également sa participation dans Talent Group (60 %).

L'année suivante, Publicis réalise l'acquisition de plusieurs entreprises :

  • Longtuo, entreprise de marketing numérique basée à Pékin et qui emploie 200 personnes[20]
  • BBR Group, entreprise de publicité et communication basée en Israël et qui emploie 220 personnes[21]
  • BBH (Bartle Bogle Hegarty), entreprise basée à Londres. BBH a réalisé 112 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011 et emploie environ 1000 personnes dans le monde. Publicis détenait déjà auparavant 49 % du capital de la société[22].
  • NEOGAMA/BBH, entreprise basée au Brésil anciennement détenue à 34 % par BBH et qui a réalisé 42 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011[23]
  • CNC (Communications & Network Consulting), entreprise allemande de conseil en communication[24]
  • Resultrix, entreprise basée en Inde spécialisée dans le marketing à la performance et qui emploie une centaine de personnes[25]
  • LBi International, entreprise basée à Amsterdam spécialisée dans la communication numérique qui a réalisé 196,6 millions € de chiffre d'affaires en 2011 et qui emploie 2 200 personnes[26]

Publicis rachète le 15 février 2013, avant l'ouverture de la Bourse de Paris, un bloc de près de 3,9 millions de ses propres actions pour un prix total de 181,4 millions d'euros[27]-.

En juillet 2014 Publicis achète Cybermedia, une société créée en 1998 spécialisée dans les services Internet aux PME au Benelux, qui est intégré à sa filiale Publicis Webformance[28].

Échec de la fusion Publicis-Omnicom[modifier | modifier le code]

En janvier 2013, lors du Forum économique de Davos, un projet de fusion entre les groupes Publicis et Omnicom voit le jour [1]. Le 28 juillet 2013, le français Publicis et l'américain Omnicom annoncent officiellement leur intention de fusionner pour devenir Publicis Omnicom Group, dans le but passer de no 2 et no 3 mondial à no 1 mondial devant le britannique WPP[29],[30],[31]. Selon le PDG de WPP, Martin Sorrell présage dès juillet l'échec de ce projet de fusion qui pourrait aboutir selon lui à une dominance d'Omnicom[32].

L'alliance est présentée comme étant, dans une certaine mesure, une alliance défensive contre les nouveaux acteurs du marché de la publicité, particulièrement ceux du numérique tels que Google ou Facebook[33]. Le siège social du nouveau groupe aurait été situé à Amsterdam[33], pays donnant lieu à un désaccord majeur[32]. Le poids de la nouvelle entité — d'une valeur de plus de 30 milliards de dollars — est tel, cependant, que le dossier doit être soumis aux autorités de la concurrence dans 45 pays[34], ce qui pourrait mener à la cession de certaines activités. Le chiffre d'affaires du nouveau groupe serait de 23 milliards de dollars, avec un effectif de 130 000 personnes[34].

Tout semble avoir été anticipé dans un épais contrat préliminaire : le tandem Maurice Lévy-John Wren à la direction, une parité d'employés des deux groupes à tous les postes, des sièges opérationnels et une cotation boursière à Paris et à New York[1], un « équilibre »[35],[36] ; sauf certains détails que les analystes qualifient de « zones d'ombre »[1],[35], ainsi que les différences de culture d'entreprise et de caractère des deux dirigeants[1] qualifiés d'autocrates[32]. De plus, quelques mois après l'annonce du projet, le groupe américain tentent d'imposer ses troupes aux commandes de la future entité[1] : tout les points ne sont pas finalisés[32] notamment concertant l’identité du directeur financier. En février 2014, les cours boursiers des deux groupes chutent suite à des fuites dans les médias concernant ses différents et à la lenteur de l'autorité de la concurrence chinoise. Quelques semaines plus tard, John Wren laisse clairement entendre que les négociations s'orientent vers un échec ; Maurice Lévy dément en précisant ne pas avoir « d'inquiétude majeure sur la réalisation du projet » qui lui tient tant à cœur[1] et qui était prévu à l'origine pour le début de l'année en cours[32].

Mais la rupture à l'amiable est décidée dès le mois de mai 2014, suivie d'un communiqué tentant de la justifier par les « difficultés encore à surmonter, ajoutées à la lenteur du processus, ont créé un niveau d'incertitude préjudiciable aux intérêts des deux groupes[1]. » Le 9 mai soit dix mois après l'annonce ambitieuse de « fusion entre égaux », les deux groupes annoncent mettre fin à ce projet de fusion, demeurent de fait concurrents[35]. « Trop d'arrière-pensées et de coups tordus » entre les dirigeants des deux groupes précise la presse[1] qui qualifie cela d'« échec monumental[35] », échec reconnu à demi-mots par Maurice Lévy[36].

Principales entités[modifier | modifier le code]

En 2010, les principales sociétés du groupe sont :

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Directoire[modifier | modifier le code]

Conseil de surveillance[37][modifier | modifier le code]

Liste des filiales et participations[modifier | modifier le code]

Réseaux Internationaux

Publicité

Media

Numérique

Autres

Branding & Stratégies

  • Royalties

Santé

Communication Corporate / RP

  • MSLGROUP
  • JKL
  • Kekst and Company
  • Publicis Consultants
  • Carré Noir
  • Publicis Activ
  • Publicis EtNous
  • Publicis Events
  • PublicisLive
  • Publicis Meetings
  • Eca2
  • Emotion
  • Relay
  • Sponsorship Intelligence
  • TMG
  • SAS
  • PBJS

Production/Plateformes

  • Mundocom
  • Market Forward
  • WAM

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Odile Benyahia-Kouider et Dominique Nora, « Publicis-Omnicom : comment ils se sont déchirés », Le Nouvel Observateur, no 2584,‎ 15 mai 2014, p. 70 à 72 (ISSN 0029-4713)
  2. Publicis sur le site de Google Finance, consulté le 27 juillet 2012.
  3. Publicis devient le numéro trois mondial de la publicité, La Tribune, 27 février 2010
  4. World's 50 Largest Agency Companies, Advertising Age.
  5. Publicis rachète Saatchi & Saatchi, Nouvel Obs, 20 juin 2000
  6. Publicis confirme le rachat de Saatchi, Boursier, 20 juin 2000
  7. AFP, « Publicis devient le leader de la publicité sur Internet », Le Devoir,‎ 11 août 2009 (lire en ligne)
  8. Publicis rachète Business Interactif, Le Nouvel Observateur, 15 juin 2007
  9. Le rachat de Business Interactif par Publicis salué, Challenges, 15 juin 2007
  10. Publicis Worldwide lance une offre numérique au plan mondial : Publicis Modem, Capital, 3 mai 2007
  11. Publicis rachète Performics Search Marketing à Google, ZDNet, 7 août 2008
  12. Publicis s'allie à Microsoft, Le JDD, 10 août 2009
  13. Publicis porté par le rachat de Razorfish, La Tribune, 14 octobre 2009
  14. Sandrine Bajos, Avec Rosetta, Publicis tire 30 % de ses revenus dans le numérique, La Tribune, 17 mai 2011
  15. François Sarkozy nommé président de Publicis Healthcare Consulting
  16. Publicis acquiert l'agence Big Fuel, Capital, 18 juin 2011
  17. Publicis continue d'étendre sa toile au Brésil, La Tribune, 6 octobre 2010
  18. Publicis enchaîne les acquisitions au Brésil, Easy Bourse, 27 avril 2011
  19. Publicis, toujours prêt pour une acquisition au Brésil, Easy Bourse, 12 juillet 2011
  20. « PUBLICIS signe une nouvelle acquisition en Chine », sur Boursorama,‎ 14 mai 2012 (consulté le 22 septembre 2012)
  21. « PUBLICIS acquiert BBR Group en Israël », sur Boursorama,‎ 18 juin 2012 (consulté le 22 septembre 2012)
  22. « PUBLICIS monte à 100 % dans Bartle Bogle Hegarty », sur Boursorama,‎ 5 juillet 2012 (consulté le 22 septembre 2012)
  23. « Publicis : prend le contrôle à 100 % du réseau BBH », sur Boursorama,‎ 5 juillet 2012 (consulté le 22 septembre 2012)
  24. « PUBLICIS rachète l'allemand CNC », sur Boursorama,‎ 11 juillet 2012 (consulté le 22 septembre 2012)
  25. « PUBLICIS : acquisition en Inde dans le marketing à la performance », sur Boursorama,‎ 7 août 2012 (consulté le 22 septembre 2012)
  26. « PUBLICIS : acquisition dans la communication numérique (LBi) », sur Boursorama,‎ 21 septembre 2012 (consulté le 22 septembre 2012)
  27. « Publicis Groupe annonce avoir acquis aupres de Dentsu pres de 3,9 millions de ses propres actions »,‎ 15 février 2013 (consulté le 15 février 2013)
  28. Carole Soussan, « Cybermedia dans le giron de Publicis », sur cbnews.fr, CB News,‎ 8 juillet 2014
  29. « Publicis fusionne avec Omnicom », sur Le Figaro,‎ 28 juillet 2013 (consulté le 28 juillet 2013)
  30. En se mariant, Publicis et Omnicom créent le nouveau leader mondial de la publicité, sur Les Échos. Consulté le 29 juillet 2013.
  31. Pour Maurice Lévy, la fusion avec Omnicom est un moyen de prolonger son règne, sur Le Monde. Consulté le 29 juillet 2013.
  32. a, b, c, d et e Marc Baudriller, « Publicis-Omnicom, de délicates fiançailles observées par WPP », Challenges, no 387,‎ 30 avril 2014, p. 6 (ISSN 0751-4417)
  33. a et b Publicis + Omnicom, une fusion pour contrer Google , sur Rue89. Consulté le 21 mai 2014.
  34. a et b (en) Publicis, Omnicom to merge to create advertising giant, sur Reuters. Consulté le 29 juillet 2013.
  35. a, b, c et d Alexis Delcambre et Alexandre Piquard, « La fusion Publicis-Omnicom tombe à l'eau », Économie, sur lemonde.fr, Le Monde,‎ 9 mai 2014 (consulté le 21 mai 2014) : « C'est l'histoire d'un échec monumental. […] Neuf mois plus tard, c'est le divorce. »
  36. a et b Interview de Maurice Lévy à propos de la fusion avortée, in : Alexandre Picard, « Publicis-Omnicom : Maurice Lévy explique les raisons de l'échec », Actualité Médias, sur lemonde.fr, Le Monde,‎ 9 mai 2014 (consulté le 21 mai 2014)
  37. Site de publicis

Lien externe[modifier | modifier le code]