Michel Destot

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Michel Destot
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Parlementaire français
Naissance 2 septembre 1946
Décès
Mandat Député
Début du mandat 1988
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Troisième circonscription de l'Isère
Groupe parlementaire Socialiste, radical et citoyen
Ve république

Michel Destot est un homme politique français, né le 2 septembre 1946, à Malo-les-Bains (Nord). Il est diplômé de l'École nationale supérieure d'arts et métiers.

Membre du Parti socialiste, il est :

Sommaire

[modifier] À la mairie de Grenoble

En 1977, il devient pour la première fois conseiller municipal, élu sur la liste d'Hubert Dubedout, alors député-maire de Grenoble. Il est plus particulièrement chargé de l'information municipale. Il prend la présidence du groupe d'opposition socialiste et devient le principal contradicteur d'Alain Carignon après les municipales de 1989.

Élu maire de Grenoble en 1995 face à Richard Cazenave. Maire sortant en 2001, tête de la liste "Union pour Grenoble", il est réélu face à Max Micoud.

À l'occasion des élections municipales françaises de 2008, il conduira dès le premier tour une liste d'union entre le PS, le PCF, le PRG, le MRC, le MoDem et des personnalités issues de la société civile : "Grenoble, l'avenir ensemble". Il est réélu en 2008 avec 48,01 % des voix face à Fabien de Sans Nicolas (UMP - 29,50%) et Maryvonne Boileau (ADES - 22,49%).


[modifier] Controverses

Michel Destot, a fait face durant son mandat de maire à Grenoble à plusieurs controverses.

Installé en haut d'un arbre, un "Ecocitoyen" s'oppose à la coupe d'un arbre centenaire

La controverse la plus médiatisée[1] fut la décision de création d'un stade d'agglomération au cœur de la ville, à côté de la mairie,,à la place de l'ancien stade Charles Berty devenu vétuste. La création de ce stade nécessitant, en effet, la destruction d'une partie importante du seul grand parc grenoblois du centre ville (le parc Paul Mistral).

À cette occasion de nombreux opposants au projet d'écocitoyenneté, venus de toute l'Europe, se sont installés pendant plusieurs mois en 2003 à la cime des arbres centenaires[2] qui devaient être coupés. Ravitaillés par les riverains, le face-à-face tendu a duré plusieurs mois, faisant la une de nombreux journaux télévisés, journaux nationaux et internationaux. Le 12 février 2004, le parc a été évacué suite à une décision de justice par une compagnie de CRS équipés de filets et de nacelles pour déloger à plusieurs dizaines de mètres les derniers résidents des arbres[3].

Le projet de rocade Nord, relancé en 2007, a suscité de vives émotions chez les écologistes[4]. Un référendum, dont la forme est très contestée, a été organisé par le Conseil général de l'Isère: plus de 83% des 169000 personnes ayant répondu ont approuvé ce projet de rocade [5]

[modifier] Au conseil général de l’Isère

En 1985, il est élu conseiller général de l'Isère, sur le canton de Grenoble-3. Il est réélu en 1992, mais va céder son mandat en 1995 à Denis Pinot, après avoir été élu maire de Grenoble.

[modifier] À l’Assemblée nationale

En 1988, il est élu député de la troisième circonscription de l'Isère, qui regroupe les communes de Grenoble, Fontaine, Sassenage, Veurey-Voroize et Noyarey. Il est ensuite réélu en 1993 malgré la vague bleue, en 1997, en 2002 et lors des dernières élections législatives de 2007. Il totalise alors 61.95% des voix au second tour, réalisant ainsi son meilleur score. Il siège au sein du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

De 1997 à 2002, membre de la Commission des finances, de l'économie générale et du plan, il a été Rapporteur spécial du budget de l'Industrie. Spécialiste reconnu des questions énergétiques, il a initié les "Rencontres parlementaires de l'énergie". Il est d'ailleurs toujours Secrétaire du groupe d'étude sur les énergies.

Depuis 2002, il est membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale et en a été le Secrétaire jusqu'en 2007. Il devrait en devenir le Vice-président, dans le cadre d'une vice-présidence tournante au sein du groupe socialiste. Il est actuellement Président du groupe d'amitié France-Lituanie, Vice-président du groupe d'amitié France-Afghanistan et membre du groupe d'étude sur le Tibet.

Il intervient régulièrement au sein du groupe SRC, en commission ou lors des débats publics sur les questions relatives aux relations internationales, aux inégalités nord/sud, au développement durable, aux transports, à la politique de la ville, aux enjeux énergétiques, ...

Sa suppléante est Christine Crifo, conseillère municipale de Grenoble et vice-présidente du conseil général de l'Isère.

[modifier] Responsabilités nationales

Parallèlement à ses mandats électifs, Michel Destot a occupé la présidence du Conseil National des Missions Locales de 1998 à 2002, puis celle du Groupement des autorités responsables de transport (GART) de 2001 à 2008.

Vice-président de l'AMGVF, Association des Maires des Grandes Villes de France, il a assuré la présidence par intérim de cette association avec le sénateur-maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy, suite à l'entrée au gouvernement de l'ancien président de l'AMGVF, Jean-Marie Bockel.

Le 13 septembre 2007, il a été élu président de l'AMGVF, à l'unanimité des membres du Bureau de l'association. Il a été réélu à ce poste le 21 mai 2008, lors du renouvellement des instances de l'AMGVF faisant suite aux élections municipales de mars 2008.

[modifier] Au sein du Parti socialiste

Parallèlement à sa carrière de scientifique et de chef d'entreprise, il s’engage très tôt dans le militantisme politique après mai 1968, au sein de la gauche mendésiste, puis auprès de Michel Rocard, Dominique Strauss-Kahn ou plus récemment Bertrand Delanoë.

Michel Destot fut en effet un proche de Michel Rocard, au PSU d'abord, au PS ensuite, et a été au sein du PS l'un des animateurs de la sensibilité rocardienne.

Entre 2000 et 2001, il participe à la création du courant Socialisme et démocratie, dont la figure principale est Dominique Strauss-Kahn. Suite au départ de Dominique Strauss-Kahn pour Washington, où il a pris la tête du Fonds monétaire international, Michel Destot a été choisi pour animer Socialisme et Démocratie, avec Jean-Christophe Cambadélis et Pierre Moscovici.

Par ailleurs, d'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, Michel Destot est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe et président des groupes de travail "politique industrielle" et "urbanisme" de cette association.

Le 6 mai 2008, Michel Destot fait partie des premiers signataires, avec notamment Bertrand Delanoë, d'un texte intitulé "Clarté, courage, créativité : pour un grand congrès socialiste" dans la perspective du Congrès de Reims du Parti socialiste, en novembre 2008.

En juin 2008, il prend l'initiative de publier un texte intitulé "Choisir pour la Gauche"[6] en vue d'un rapprochement des militants de Socialisme et Démocratie et de Bertrand Delanoë. Ce texte est signé par : Patricia Adam (Députée du Finistère), Alain Bergounioux (Secrétaire national du PS), Pierre Bourguignon (Député de Seine-Maritime), Daniel Delaveau (Maire de Rennes), Marc Deluzet, Claude Evin (ancien ministre), Charles Josselin (ancien ministre), Dominique Lefebvre (maire de Cergy), Dominique de Nayves, Alain Richard (ancien ministre), Bernard Soulage (1er vice-président de la Région Rhône-Alpes), Catherine Tasca (Sénatrice des Yvelines).[7]

Engagé auprès de Bertrand Delanoë, il devient suite au Congrès de Reims, Président du Conseil national du Parti socialiste, et à ce titre membre du Bureau national.

[modifier] Mandats et fonctions

Au 16 mars 2008 :

[modifier] Formation et parcours professionnel

  • Il entre en 1973 au Commissariat à l'énergie atomique en tant qu'ingénieur de recherche.
  • Il prend ensuite la direction du Centre de formation et de simulation du CEA et, dans le cadre de la diversification des réacteurs de recherche, il imagine avec une équipe d'ingénieurs et de techniciens les premiers outils de formation des opérateurs de centrales nucléaires.[réf. nécessaire]
  • En 1989, il crée et prend la direction d'une start-up essaimée du CEA : l'entreprise de haute technologie Corys[8], spécialisée dans la réalisation de simulateurs dans le domaine de l'énergie et des transports. En 1997 avec 18 millions d’euros de perte, Corys dépose son bilan. Le 8 september 1997, le tribunal de commerce de Grenoble a approuvé la vente de Corys à la société belge TRACTEBEL, filiale de la Lyonnaise des Eaux [9]. Corys devient une PME qui existe encore aujourd'hui et compte près de 250 collaborateurs, avec des filiales aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Chine. Michel Destot a quitté cette société lors des échéances municipales de Grenoble en 1995 tout en gardant des actions.

[modifier] Dernière publications

[modifier] Références

  1. Extraits d'émission de France Inter
  2. Le monde: Réveillon sur les cimes pour sauver les arbres de l'abattage
  3. Le Monde:ENVIRONNEMENT : une soixantaine de policiers ont évacué une trentaine d'« accrobranchistes » dans les arbres à Grenoble.
  4. Réaction des amis de la Terre
  5. Résultat de la consultation
  6. Michel Destot, Grenoble l'avenir ensemble!: « Choisir pour la Gauche » : les dix propositions que nous présentons aux militants du Parti Socialiste
  7. Veuillez trouver le blog de l'appel "Choisir pour la gauche" à l'adresse suivante http://sdchoisirpourlagauche.hautetfort.com/
  8. Site de la société CORYS
  9. 06/09/1997 - Le Point

[modifier] Voir aussi

[modifier] Lien externe

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