Adèle de Pfalzel

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Sainte Adèle ou Adela[1] de Pfalzel est la fondatrice et la première abbesse du monastère de Pfalzel, près de Trèves en Rhénanie (Allemagne). Elle a été canonisée et est fêtée le 24 décembre.

Famille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hugobertides.

Sa famille est connue par son testament, rédigé la douzième année du règne d'un roi nommé Thierry. Elle est mère d'un Albéric, sœur d'une Ragentrude, cohéritière d'une Plectrude et possède une propriété à Bedelingis. Le testament précise également qu'elle a obtenu les terres sur lesquelles fut construit le monastère à la suite d'un échange avec Pépin, maire du palais. La première difficulté est d'identifier le roi Thierry, qui peut être Thierry III (673-691) ou Thierry IV (721-737). La thèse classique a retenu Thierry IV, ce qui date le testament à 733 ou 734, mais il n'y a pas encore de consensus définitif sur la question[2].

Son fils Albéric est par ailleurs connu comme fils d'Odon, et frère de Gerlinde, qui possède une vigne à Klotten en 699. En 715, le duc Arnulf, petit-fils de Pépin de Herstal et de Plectrude, possède des propriétés au même endroit, ce qui implique un cousinage. Gerlinde a par la suite épousé Adalbert, duc d'Alsace[2].

Plectrude, cohéritière, c'est-à-dire sœur[3], d'Adèle est identifié à Plectrude, femme de Pépin de Herstal, laquelle est connue comme fille d'Hugobert, sénéchal de Clovis III. Même s'il y a encore une incertitude sur l'identité de l'épouse d'Hugobert, on considère qu'il s'agit d'Irmine, abbesse d'Oeren et fondatrice de l'abbaye d'Echternach, ou une de ses sœurs[4].

En 704, la religieuse Immine et ses filles Attale et Rolande cèdent au monastère d'Eternach des biens hérités de leurs parents situés à Bedelinga. La thèse classique identifie Immine à Irmine et Attale à Adèle[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle épouse un certain Odon (Odo) et donne naissance à :

Devenue veuve, elle rentre dans les ordres, fonde le monastère de Pfalzel et en devient la première abbesse. Elle prend également en charge l'éducation de l'un de ses petits-fils qui allait devenir saint Grégoire d'Utrecht, l'un des évangélisateurs de l'Allemagne.

Traditions[modifier | modifier le code]

Une légende qui apparaît au cours du XIe siècle en fait une fille du roi Dagobert Ier et une sœur d'Irmine d'Oeren. C'est chronologiquement possible si l'on considère que le testament est rédigé sous Thierry III et impossible pour une rédaction sous Thierry IV. Toutefois cette thèse n'est le plus souvent plus pris en compte de nos jours[5].

La ville de Sainte-Adèle au Canada est nommée en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adèle/Adela est un nom de personne germanique formé sur la racine adal qui signifie noble.
  2. a, b et c Settipani 1989, p. 38-9.
  3. En effet, l'existence d'une autre sœur implique que l'héritage se soit fait entre les filles du ou de la défunte, à l'exclusion de parents plus éloignés. Le fait que les héritières soient des femmes implique qu'il n'y a pas de frère au moment de la succession.
  4. Settipani 1989, p. 38-42 et adenda.
  5. Settipani 1993, p. 103, note 415.

Bibliographie[modifier | modifier le code]