Power Corporation du Canada

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Power Corporation du Canada

Description de l'image  PCC_fr.JPG.
Création 1925
Fondateurs Arthur J. Nesbitt et Peter Thompson AT
Siège social Montréal, Drapeau : Québec Québec
,Canada
Activité Services financiers, assurances, communications et énergie.
Effectif 37 500 (2009)[1]
Site web www.powercorporation.com
Capitalisation 11Mds USD (2008)
Fonds propres en diminution 832 Millions USD (2012)
Chiffre d’affaires en augmentation 32,921 Mds USD (2012)

Power Corporation du Canada (TSX : POW), est une entreprise canadienne de gestion et de portefeuille internationale diversifiée. De par sa filiale Corporation Financière Power (TSX) elle détient des participations dans des sociétés du secteur des services financiers au Canada, aux États-Unis et en Europe. De par sa filiale Groupe de communications Square Victoria, elle détient de participations dans des sociétés de l’industrie des communications et médias. De plus, Power Corporation détient et gère activement un portefeuille de placements aux Etats-Unis, en Europe et en Chine. La société gère des actifs de $500 milliards[2].

Sommaire

Histoire[modifier]

Power Corporation du Canada[3] a été formée en 1925 par les courtiers Arthur J. Nesbitt et son partenaire Peter Thompson AT. Nesbitt a été le premier président de la société. Power Corporation a été créée en tant que holding pour gérer leurs investissements substantiels dans les entreprises d'utilité publique impliqués dans le secteur de l'énergie électrique dans les Cantons de l'Est du Québec ainsi que dans les autres provinces canadiennes de l'Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique. Dans la dernière partie des années 1930, la société a acquis une participation majoritaire dans Bathurst Pulp and Paper Company Ltd et en 1938, Canadian Oil Companies Ltd. Elle a vendu la première à Shell Oil Company en 1962.

En 1952, Arthur J. Nesbitt a été remplacé comme président par son fils Arthur Nesbitt Deane (1910-1978). La famille a vendu la plupart de ses intérêts dans Power Corporation au groupe Paul Desmarais Sr. en 1968. En 1970, elle n'y avait plus aucune implication.

L'année 1984 voit la création d'une société de gestion et de portefeuille diversifiée la Power Financial Corporation. L'expansion mondiale pour le groupe commence dans les années 1970 pour l’Europe et suit dans les années 1990 pour l’Asie. Power Corporation est propriétaire à 100 % de Groupe de communications Square Victoria, à 66,1 % de Power Financial Corporation et à 4,3 % de CITIC Pacific[4].

L'implication du groupe dans la finance continue en l'an 2000 avec les acquisitions de Canada Life, Mackenzie Financial et Putnam Investments. Power Corporation devient aussi un actionnaire important dans CITIC Pacific Limited[5].

Bien qu'elle ait été établie à l'origine comme une entreprise de services publics d'électricité, la société est devenue un conglomérat avec des intérêts importants dans l'édition et l'industrie de la finance[6].

L'entreprise et ses filiales gèrent actuellement plus de 450 Mds d’actifs[5].

Gouvernance d'entreprise[modifier]

Les membres actuels du conseil d'administration de la société sont [7] :


Pierre Beaudoin - Président et chef de la direction de Bombardier Inc.

Marcel R. Coutu - Président et chef de la direction de Canadian Oil Sands Limited

Laurent Dassault - Vice-président du Groupe Industriel Marcel Dassault

André Desmarais - Président délégué du conseil, président et co-chef de la direction

Paul Desmarais – Président du comité exécutif

Paul Desmarais, jr. - Président du conseil et co-chef de la direction

Anthony R. Graham - Président de Wittington Investments, Limited

Robert Gratton - Président délégué

Isabelle Marcoux - Vice-présidente au développement de Transcontinental inc.

R. Jeffrey Orr - Président et chef de la direction de la Financière Power

T. Timothy Ryan, jr. - Président et chef de la direction de la Securities Industry and Financial Markets Association (SIFMA)

Emőke J.E. Szathmáry - Présidente émérite et professeur au sein de la faculté d’anthropologie et de la faculté de biochimie et de médecine génétique de l’Université du Manitoba

Responsabilité sociale d’entreprise »[modifier]

Investissement communautaire: Power Corporation soutient le programme Imagine au Canada depuis 1989[8]. Les filiales du groupe sont également membres de ce programme national qui vise à promouvoir l’engagement d’entreprise et du public dans les collectivités. En plus d’encourager le bénévolat, ce programme incite les entreprises à faire des dons à des œuvres caritatives équivalant à 1% de leurs bénéfices avant impôts au Canada[9].

Power Corporation a soutenu plus de 800 organismes par le passé, par le biais d’initiatives de bénévolat ou d’appui financier. En 2012, l’investissements communautaires était segmenté comme suit :

Développement communautaire (28%)

Santé (26%)

Arts et culture (24%)

Éducation (18%)

Environnement (4%)

Le scandale « Pétrole contre nourriture »[modifier]

Une enquête américaine sur l'ONU, pour le scandale Pétrole contre nourriture a déterminé que Power Corporation avait des liens importants avec la banque française BNP Paribas, qui a été choisie en 1996 pour négocier le programme « Pétrole contre nourriture ». Power Corp détenait une participation de Paribas via sa filiale Pargesa Holding SA[10]. Le portefeuille de Pargesa Holding SA comprend également Imerys, une majeure entité minière détenue par la famille Desmarais et Albert Frère, le magnat belge[11].

Les familles Desmarais et Frère sont aussi les principaux actionnaires de la compagnie pétrolière Total SA, société française la plus importante dans le pétrole[12]. Total a fait l'objet d'une enquête officielle par les Nations unies en février 2010 pour accusations de corruption concernant des livraisons de pétrole de l'Iraq au cours de la primauté du dictateur Saddam Hussein[13],[14].

Politique[modifier]

La société est contrôlée par Paul Desmarais (père) et Paul Desmarais (fils). Elle est l'un des trente membres de la North American Competitiveness Council, un groupe dont les conseils dirigent la politique de sécurité et la prospérité de l'Amérique du Nord (PSP).

L'entreprise a été critiquée pour ses liens avec la politique canadienne[15], et spécifiquement pour son engagement envers la défense du fédéralisme au Québec. Paul Desmarais fils qualifie de « ridicule » l'idée que la Power Corporation puisse influencer davantage les gouvernements que d'autres acteurs de la société[16]. Paul Desmarais père s'est vu octroyer la plus haute décoration de la République, celle de Grand'Croix de la Légion d'honneur, en guise de reconnaissance pour avoir « bâti une stratégie » pour l'accession au pouvoir de l'ex-président de la république française, Nicolas Sarkozy[17]. En outre, on lui reproche d'utiliser ses médias tels que La Presse pour répandre ses opinions politiques et faire de la convergence, particulièrement depuis qu'une fuite WikiLeaks mettant en cause l'indépendance de Jean Charest à l'égard du gouvernement Harper et du conglomérat[18],[19] a causé de vifs antagonismes entre les journaux du conglomérat et ceux de Quebecor.

L'entreprise a longtemps été un proche allié du Parti libéral du Canada, bien que les membres anciens ou actuels d'autres partis politiques canadiens ont aussi travaillé pour Power Corp. Ci-dessous, un bref résumé des connexions entre Power Corp et ceux qui ont le pouvoir politique au Canada:

  • L'ancien Premier ministre du Canada, Paul Martin, a été embauché dans les années 1960 pour travailler pour Paul Desmarais (père) par Maurice Strong. Martin est devenu président de Canada Steamship Lines (CSL), une filiale de Power Corp, et en 1981, Desmarais a vendu la société à Martin et à un partenaire. Martin a ensuite fait sa fortune personnelle en tant que propriétaire de CSL.
  • L'ancien Premier ministre du Canada, Pierre Trudeau, servi dans le milieu des années 1990 sur Power Corp au conseil consultatif international. Son assistant, Ted Johnson a également travaillé pour Power Corp.

Au cours de l'administration, Michael Pitfield a occupé divers postes au gouvernement, mais dans le secteur privé, il était en même temps vice-président de Power Corp et est actuellement considéré comme un Directeur émérite.

  • L'ancien Premier ministre du Canada Brian Mulroney a aussi une relation avec Power Corporation. Son ami Ian MacDonald décrit Desmarais comme "le mentor Mulroney dans le monde des affaires», et on pense que M. Mulroney a fait du travail juridique pour Power Corp depuis la fin de son mandat de Premier ministre. En outre, l'ancien ministre des Transports Don Mazankowski est actuellement directeur de l'entreprise Power Corp.
  • L'ancien premier ministre du Québec Daniel Johnson, Jr. a travaillé pour Power Corp de 1973 à 1981 et au cours des trois dernières années de ce terme, il a été vice-président de la société.
  • Le Conseil consultatif international de Power Corp a aussi été en lien avec des personnes comme l'ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, l’ancien ministre du pétrole d'Arabie saoudite Cheikh Ahmed Zaki Yamani, l’ancien chef de la Réserve fédérale américaine, Paul Volcker, et comme nous l'avons déjà mentionné, l'ancien Premier ministre du Canada Pierre Trudeau.

Actifs[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Le centre d'études sur les médias, « Portrait d'entreprise », sur Université Laval, août 2010
  2. http://www.powercorporation.com/media/upload/reports/annual/PCC_RA_2011_FRA_complet_1.pdf
  3. [PDF] Power Corporation du Canada : Soixante-quinze années de croissance 1925-2000, historique, document corporatif de PCC [lire en ligne (page consultée le 27 juin 2011)]
  4. a et b (fr) Power Corporation du Canada - investissements Power Corporation du Canada, consulté le=4 juin 2012.
  5. a et b (fr) Profil - Power Corporation du Canada, Le Panthéon des entreprises québécoises, consulté le=4 juin 2012}
  6. (en) The Name Is ‘Power’ and It Fits , The New York Times, 26 janvier 2006.
  7. http://www.powercorporation.com/fr/gouvernance/conseil-dadministration/
  8. (http://www.powercorporation.com/fr/responsabilite-sociale/societe-investissement-communautaire/notre-approche/)
  9. (http://www.imaginecanada.ca/fr/entreprises_genereuses)
  10. (en) Pargesa Holding SA PARG:SWX, Financial Times, 2010.
  11. (en) Frere and Desmarais Families of Belgium and Canada — The Real Power Behind Imerys, Webshells, 2000.
  12. (en) Gore backed by group linked to oil industry?, Calgary Sun, 21 avril 2010.
  13. (en) Total Faces Iraq Oil-for-Food Bribery Investigation (Update2), Bloomberg Businessweek, 6 avril 2010.
  14. (en) Total under investigation over Iraq oil-for-food, Reuters, 6 avril 2010.
  15. (en) Politique Canadienne, Western Standard, 14 mars 2005.
  16. Presse canadienne et Le Devoir (non signé), « Les Desmarais nient avoir tenté d'influencer Jean Charest : L'ambassadeur américain au Canada ferait preuve de cynisme et de mesquinerie en s'interrogeant sur la puissance des dirigeants de Power », Le Devoir, 14 mai 2011 [texte intégral (page consultée le 29 mars 2012)] .
  17. Florent Daudens, « Sarkozy décore Desmarais, son riche et discret ami canadien », Rue89, 17 février 2008 [texte intégral (page consultée le 29 mars 2012)] .
  18. Politiques énergétiques - Jusqu'où va l'influence de Power? L'ambassadeur américain s'interroge dans un câble rendu public par WikiLeaks Louis-Gilles Francoeur 11 mai 2011
  19. Jean-François Cloutier. L'influence de Power confirmée par deux leaders. 11 mai 2011

Voir aussi[modifier]

Liens externes[modifier]