21e Panzerdivision
| 21e Division Panzerdivision | |
| Période | 1er août 1941 – mai 1945 |
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| Pays | |
| Branche | Wehrmacht |
| Type | Division blindée |
| Fait partie de | District militaire (Wehrkreis) III |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
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La 21e Panzerdivision était une division blindée de la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été formée au début de l'année 1941, comme 5e division légère (5. leichte Division), parfois aussi appelée division légère Afrika (leichte Division Afrika). En août 1941, elle prend son nom définitif. Elle est ensuite reconstituée plusieurs fois par la suite après avoir été précédemment anéantie.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Opérations en Afrique du nord [modifier]
Pour secourir l'armée italienne en déroute en Libye, le 11 janvier 1941, Adolf Hitler ordonne à la Wehrmacht d'envoyer un Speerverband (littéralement : « détachement de pointe ») formé à partir des unités issues de la 3e Panzerdivision.
Ce groupement prend le nom de 5. leichte division et est confiée au Generalmajor Johannes Streich.
Le 5 février, Hitler décide d'envoyer une deuxième division et le lendemain, il charge Erwin Rommel de prendre le commandement de ces deux unités, ainsi que des troupes mécanisées italiennes. Rommel arrive à Tripoli, le 12 février, suivi deux jours plus tard par l'avant-garde de la 5. leichte Division, à savoir l'Aufklärungsabteilung 3 et le Panzerjägerabteilung (mot.) 605.
Ces faibles forces montent quelques coups de main, pour impressionner les Britanniques, qui de tout façon, ont ordre de suspendre leur avance.
Le 11 mars, c'est le Panzer regiment 5, qui débarque, avec 150 chars dont 80 PzKW III et PzKW IV.
Le 31 mars, Rommel déclenche une contre-attaque, en coupant à travers le désert, et repousse les Britanniques jusqu'à la frontière égyptienne, encerclant la garnison australienne de Tobrouk, le 11 avril. Cependant, les assauts contre le port échouent face à la détermination de la 9e Australian division, qui parvient même à anéantir, un des deux bataillons de mitrailleurs de la 5. leichte Division, le Maschinengewehr Btl. 8, lors d'une contre-attaque, le 13 avril, la situation est alors bloquée et Rommel, doit attendre des renforts et une amélioration de son ravitaillement, pour reprendre son avance vers l'Égypte.
Après l'arrivée de la 15e Panzerdivision sur le théâtre africain, le 1er août 1941, la 5e division légère est restructurée et prend le nom de 21e Panzerdivision.
Elle faisait alors partie de l'Afrikakorps commandé par le Generalfeldmarschall Erwin Rommel.
La division fut employée durant la campagne d'Afrique, au début surtout contre des unités britanniques, plus tard contre diverses unités alliées. Lors de la seconde bataille d'El Alamein et lors de sa retraite vers la Tunisie en 1942, la division a subi de lourdes pertes.
Elle était à la tête de la contre-attaque lors de la bataille de Kasserine mais elle fut anéantie, comme la plupart des unités allemandes, près de Tunis en 1943.
Composition le 10 février 1941 [modifier]
Kommandeur : généralmajor Streich
- Panzer Regiment 5
- Stab (état major avec 2 leichte Panzerzüge)
- 2 Abteilungen (groupe)
- Stabskompanie (1 leichte Panzerzüg)
- 2 leichte Kompanien
- 1 mittlere Kompanie
- Regiment Stab zbV 200 (motorisé) (zbV = emploi spécial)
- MG Bataillon 2
- 3 MG Kompanien (compagnies de mitrailleuses)
- 1 schwere Kompanie (cie lourde, ici 6 mortiers de 81mm et 6 Pak 35/36)
- 2 Pionierkompanien (Sapeurs)
- MG Bataillon 8
- 3 MG Kompanien (compagnies de mitrailleuses)
- 1 Panzerjägerkompanie (compagnie antichar avec 9 PaK 35/36 de 3,7cm)
- 1 Pionierkompanie (Sapeurs)
- MG Bataillon 2
- Aufklärungs Abteilung 3 (motorisé)
- 1 Panzerkampfwagen Kompanie (25 autos blindées)
- 1 Kradschützen Kompanie (motocyclistes)
- 1 schwere Kompanie
- Abteilung/Artillerie Regiment 75 (motorisé)
- 3 leichte Batterien (4 le.FH18 10,5cm)
- Panzerjäger Abteilung 39 (motorisé)
- 3 Panzerjäger Kompanien (8 PaK 35/36 et 3 PaK 38 de 5cm)
- Panzerjäger Abteilung 605
- 3 Panzerjäger Kompanien (9 Panzerjäger I)
- Flak Bataillon 606 (motorisé)
- 3 leichte Flak Batterien (12 Sdkfz 10 semi chenillé armé du Flak 30 de 2cm
- I Abteilung/Flak Regiment 33 (motorisé)
- 3 schwere Flak Batterien (4 8,8cm Flak 18
- 2 leichte Flak Batterie (12 Flak 30/38 de 2cm
Composition en avril 1941 [modifier]
- Panzer Regiment 5, avec 2 Abteilung de chacun 3 compagnies légères et une lourde.
- Aufklärungsabteilung 3, avec deux compagnies d'automitrailleuses et deux de motocyclistes
- Infanterie Regiment z.b.V. 200, à deux bataillons, les 2e et 8e Maschinengewehr Bataillon.
- Panzerjägerabteilung 39 avec 9 canons de 88 mm
- Panzerjägerabteilung 605 équipé de Panzerjäger I
- Flak Abteilung 1/33 (défense anti-aérienne)
- Flak Abteilung 606 (défense anti-aérienne)
Reconstitution en France et bataille de Normandie [modifier]
La 931e brigade rapide est restructurée le 15 juillet 1943 dans la région de Rennes, en France, et est renommée 21e Panzerdivision. Elle est reconstitué au départ sur la base de la Panzer Artillerie Brigade, renommée Schnelle Brigade West (« brigade rapide de l'Ouest »)[1] qui avait été équipée de matériels blindés français reconditionné.
En juin 1944, lors des opérations Overlord et Neptune du Débarquement de Normandie, la 21e Panzerdivision est sous le commandement du Generalleutnant Edgar Feuchtinger depuis le 8 mai 1944 et dispose de 20 000 hommes. Positionnée au sud de Caen, avec un quartier-général établi à Saint-Pierre-sur-Dives, elle représente, de par sa localisation, un sérieux danger pour les unités alliées.
Elle parvient à contrer les alliés sur la plage de Sword et lors de l'opération Tonga, et lance une contre-attaque entre les plages Juno et Sword. Le premier bataillon du 192e régiment de grenadiers pousse jusqu’à la côte et ouvre un corridor, mais les chars ne suivent pas. Deux détachements attaquent de front les troupes anglaises et canadiennes à Biéville et à Périers et sont tenus en échec.
Affaiblie lors de la bataille de Caen, elle est finalement anéantie dans la poche de Falaise.
Ordre de bataille le 6 juin 1944 [modifier]
Commandant : Generalleutnant Edgar Feuchtinger
- Panzer-Aufklärung-Abteilung 21
- Panzer-Regiment 22
- Panzerartillerie-Regiment 155
- Panzergrenadier-Regiment 192
- Panzergrenadier-Regiment 125
- Panzerjäger-Abteilung 200
Fin de la guerre [modifier]
En septembre 1944 eut lieu la troisième reconstitution de l'unité en Lorraine.
La 112e brigade blindée fut renforcée et obtint alors le nom de 21e Panzerdivision.
Fin septembre 1944 la division a combattu en Alsace (où elle participa à l'opération Nordwind) et dans la Sarre.
Elle fut ensuite redéployée sur le front de l'est début 1945 où elle s'est opposée aux unités soviétiques en Pologne et dans l'est de l'Allemagne entre février et mai 1945 (bataille de Bautzen).
Elle disparaît dans la poche de Halbe peu avant la fin de la guerre.
Théâtres d'opérations [modifier]
- 1941
- 11 janvier : Création de la 5. leichte Division (5e division légère) qui intègre le Deutsches Afrika Korps envoyé en Libye dans le cadre de l'Opération Sonnenblume.
- Mars - juin : Benghazi, Mechili, Derna, siège de Tobrouk, Opération Battleaxe, opération Brevity et opération Skorpion
- 1er aout : la 5. leichte Division se reconstitue et devient la 21e Panzerdivision.
- Novembre : Opération Crusader
- Décembre : Retraite de Libye; Gazala, Mechili, Beda Fomm, Benghazi, Bardia
- 1942 :
- Opération Theseus,
- opération Venezia,
- opération Aberdeen,
- Bataille de Tobrouk,
- bataille de Gazala,
- Bataille de Marsa Matrouh,
- opération Herkules,
- Bataille d'Alam el Halfa,
- El Alamein,
- Seconde bataille d'El Alamein
- retraite vers la Tunisie.
Commandants [modifier]
Composition [modifier]
| 1942 Afrique du nord | 1943 Tunisie | 1944 front de l'ouest | 1945 front de l'est |
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Récompenses [modifier]
- 26 membres de la 21e Panzerdivision sont fait Chevalier de la Croix de fer.
- 1 membre reçoit la Croix de Chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne, en l'occurrence, l'Oberst Hermann von Oppeln-Bronikowski, commandant de la Panzer-Regiment 100 décoré le 28 juillet 1944 (n° 536).
Bibliographie [modifier]
Livres [modifier]
- Heinz-Dietrich Aberger : Die 5. (lei.)/21. Panzer-Division in Nordafrika, Preußischer Militär-Verlag, 1994, ISBN 978-3-927292-17-8
- Chris Ellis : 21st Panzer Division: Rommel's Africa Korps Spearhead, Ian Allan Ltd., 2001, ISBN 978-0-7110-2853-1
- Jean-Claude Perrigault : 21. Panzer Division, Heimdal, ISBN 978-2-84048-157-7 (français / anglais)
- Panzertruppen: Les Troupes Blindées Allemandes 1935-1945 de Francois De Lannoy et Josef Charita, Editions Heimdal, ISBN 978-2-84048-151-5
- Les divisions blindées de la Wehrmacht 1939-45 : Le guide d'identification des blindés de Jorge Rosado et Chris Bishop, Éditions de Lodi, ISBN 978-2-84690-287-8
- Paul Carell, Il arrivent, Éditions Texto, Avril 2010
Articles [modifier]
- Pierre Stutin, 5 juin 1944, la 21ème Panzer, in 39/45 Magazine n°1, Editions Heimdal, 1983
- Pierre Stutin, La stratégie du Général Feuchtinger, in 39/45 Magazine n°1, Editions Heimdal, 1983
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Article sur le site "Lexikon der Wehrmacht" (allemand)
- Informations sur le site axishitory.com (anglais)
- La 21e Panzerdivision dans le nord de la France (anglais)
Notes et références [modifier]
- . « Beaukommando Becker », p. 82, Dictionnaire du Débarquement sous la direction de Claude Quétel, éditions Ouest-France, mars 2011, (ISBN 978-2-7373-4826-6)