Bataille de Gross Beeren

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Bataille de Gross Beeren
La pluie empêchant de tirer à l'arme légère, l'infanterie saxonne (à gauche) défend le cimetière de Grossbeeren à la crosse et à la baïonnette contre une attaque prussienne.
La pluie empêchant de tirer à l'arme légère, l'infanterie saxonne (à gauche) défend le cimetière de Grossbeeren à la crosse et à la baïonnette contre une attaque prussienne.
Informations générales
Date 23 août 1813
Lieu sud ouest de Berlin
Issue Victoire de la coalition
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français
State flag of Saxony before 1815.svg Royaume de Saxe
drapeau du Royaume de Prusse en 1803 Royaume de Prusse
Drapeau de la Suède Royaume de Suède
Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Commandants
Nicolas Charles Oudinot Charles XIV Jean de Suède
Friedrich Wilhelm Bülow von Dennewitz
Forces en présence
60 000 80 000
Pertes
3 000 morts ou blessés
1 500 prisonniers
13 canons
1 000 morts ou blessés
Sixième coalition
Batailles
Campagne de Russie (1812)

Mir — Moguilev — Ostrovno — Kliastitsy — Smolensk — 1re Polotsk — Valoutino — Moskova — Moscou — Winkowo — Maloyaroslavets — 2e Polotsk — Czaśniki — Viazma — Smoliani — Krasnoï — Bérézina


Campagne d'Allemagne (1813)
Dantzig — Lützen — Bautzen — Hoyerswerda  — Goldberg — Gross Beeren — Katzbach — Dresde — Kulm — Dennewitz — Leipzig — Hanau — Sehested — Torgau — Hambourg


Campagne de France (1814)
Metz — Brienne — La Rothière

Campagne des Six-Jours : Champaubert — Montmirail — Château-Thierry — Vauchamps
Mormant — Montereau — Bar-sur-Aube — Craonne — Laon — Reims — Arcis-sur-Aube — Fère-Champenoise —Claye — Villeparisis — Paris
Front italien : Trieste — Mincio
Coordonnées 52° 21′ N 13° 18′ E / 52.35, 13.3 ()52° 21′ Nord 13° 18′ Est / 52.35, 13.3 ()  

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Gross Beeren.

La bataille de Gross Beeren, eut lieu le 23 août 1813, (à Blankenfield, Großbeeren, et Sputendorf) à une quinzaine de km au sud ouest de Berlin dans le cadre de la guerre de la sixième coalition, entre l'armée française commandée par le maréchal Oudinot et les forces prussiennes sous les ordres du Generalleutnant Friedrich Wilhelm von Bülow.

Contexte[modifier | modifier le code]

Oudinot qui avait été gravement blessé récemment fait avancer ses 60 000 hommes dont des Saxons sur trois routes avec peu de communications entre elles et de cavalerie vers Berlin par la route de Wittenberg dans la plaine de Trebbin.

Météo: pluie torrentielle sur un terrain sableux où se forment des lacs.

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

Armée française (Oudinot) Armée des coalisés (von Bulöw)

7e Corps (Reynier)

24e division saxonne (Le Coq (de))
3 brigades
25e division saxonne (Von Sähr)
2 brigades
32e division d'infanterie (Durutte)
3 brigades
Cavalerie saxonne (Lindenau (de))
2 escadrons
Artillerie saxonne

12e Corps (Oudinot)

6e division de cavalerie légère (Fournier)
2 brigades (Mourier et Ameil)
13e division d'infanterie (Pacthod)
1e brigade (Bardet)
2e brigade (Cacault)
14e division d'infanterie (Guilleminot)
3 brigades

3e corps prussien (von Bulöw)

3e division (Hesse-Homburg)
4 brigades
4e division (Thümen)
4 brigades
5e division (Börstell)
4 brigades
6e Division (Krafft)
3 brigades
Réserve de cavalerie (Von Oppen)
3 brigades
Réserve d'artillerie

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 4e corps, commandé par le général Bertrand, resta aux prises toute la journée, sur la droite, avec les 13 000 hommes des milices du Brandebourg et les 32 canons de la Landwehr du général Tauenzien, mais sans avantage marquant de part et d’autre. Le 7e corps soit 27 000 hommes, commandé par le général Reynier, attaque le centre tenu par les 38 000 hommes de von Bülow. Ils s’emparent du village et occupent la colline du moulin-à-vent qui se trouve derrière mais ils sont contre-attaqués alors qu'ils se préparaient à leur cantonnement.

Général Guilleminot[modifier | modifier le code]

Le général Guilleminot, qui était sur la gauche avec le 12e corps formé des « Marie-Louise » jeunes recrues enthousiastes mais inexpérimentées, du côté de Guttergotz, en observation devant les Russes de Wintzingerode et de Vorontsov, avait donné toute son attention à la canonnade qui écrasait le centre de l’armée française.

À ce bruit, il n’avait pas hésité; laissant les Russes qui ne bougeaient pas, et mettant en pratique la maxime des tacticiens qui sont braves avant tout, à défaut d’ordre, il s’était dirigé sur le feu. Cependant, il n’avait pu arriver sur le champ de bataille que le soir. von Bülow était déjà maître de Gross-Beeren, et le centre se trouvait en pleine retraite sur Gottow. Ce mouvement réussit d’abord à arrêter l’élan des Prussiens puis à reprendre le village.

Mais le 7e corps avait subi la perte de 3 000 morts et blessés, plus treize pièces de canon. 1 500 soldats saxons furent fait prisonniers, qui, le lendemain même s’enrôlèrent au service de la Prusse.

Oudinot ordonne la retraite à Jüterbog. Défaite française.

Généraux Girard et Hirchfeld[modifier | modifier le code]

Dans le temps où se livrait le combat de Gross-Bereen, une division était sortie de Magdebourg, sous les ordres du général Girard pour se joindre.

Le 27, cette colonne tomba au milieu de l’avant-garde russe à Belzig. L’infanterie française eu d’abord l’avantage; mais tandis qu’elle était aux prises avec les troupes du général Hircheld, qui lui cédait le terrain, elle fut tournée et enveloppée par les cosaques de Tchernychev.

Un grand désordre s’ensuivit. Le général Girard fut blessé, et sa colonne ne put rentrer à Magdebourg qu’en laissant 800 prisonniers et six canons.