Théorie du complot au sujet du sida

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"Le HIV n'existe pas", photographie prise à Turin, 2013

Les théories du complot au sujet du sida concernent l'origine et l'ampleur de la maladie. Alors que l'ensemble de la communauté scientifique affirme qu'il n'en est rien et que l'infection a été transmise des singes à l'homme, des sceptiques prétendent que le virus du sida a été explicitement créé en laboratoire a des fins d'eugénisme.

Théorie de la création du virus par les États-Unis[modifier | modifier le code]

Plusieurs théories du complot existent au sujet du sida. Deux théories ont passé l'épreuve du temps et ont retenu plus d'attention que les autres. La première théorie suggère que le virus du sida ait été créé en laboratoire par le Département de la Défense des États-Unis afin de volontairement diminuer la population mondiale. Un document officiel des archives de la librairie du Sénat des États-Unis qui porte le nom de « Programme de Virus spécial des États-Unis » expliquerait en détail comment le virus fut concocté[1]. Selon une interprétation de ce document, de 1962 à 1978, le gouvernement américain aurait injecté plus de 550 millions de dollars pour le développement d'un virus mortel. Le document déclassifié implique la participation du très réputé docteur Robert Gallo, lui et ses acolytes auraient produit en 1977 plus de 66 000 litres de sida qui fut d'abord envoyé en Afrique[2], masqué dans un vaccin pour la variole, pour être ensuite introduit dans diverses communautés gay de New York, San-Francisco et de la Californie.

Remise en cause de la corrélation entre VIH et sida[modifier | modifier le code]

La deuxième théorie remet en question toute corrélation entre le VIH et le sida. Le VIH ne serait pas responsable du sida et ne détruirait pas non plus notre système immunitaire. On prétend que c'est plutôt le médicament que l'on donne aux patients atteints de la pandémie du sida qui cause la destruction du système immunitaire et la mort. Ce médicament[3] porte le nom de AZT et peut causer comme effets secondaires entre autres : la dépression (psychiatrie), l'anxiété, la démence, l'anémie, l'atrophie musculaire, l'insomnie, douleurs thoraciques et de la nausées sévères[4]. Les tenants de la théorie du complot s'interrogent : pourquoi administrer un médicament aux effets secondaires aussi dévastateurs aux patients atteints de la maladie du sida ? Ils accusent les compagnies pharmaceutiques[5] d'en être les grands responsables et d'exploiter les malades pour prioriser le profit plutôt que la survie des malades[6]. L'Afrique, le continent le plus touché par cette maladie, paye 15 $ par capsule de Diflucan, un médicament utilisé pour contrer le sida, tandis que le même médicament est vendu 0,25 $ aux Thaïlandais[7].

Critiques des théories du complot[modifier | modifier le code]

Dans un article intitulé « Les négationnistes du sida repassent à l’attaque »[8] publié dans le journal Le Monde, le journaliste scientifique Pierre Barthélémy estime que « les bases scientifiques de ces théories sont inexistantes et […] leurs défenseurs ne jouent pas selon les règles du jeu scientifique qui consiste à mettre sur le tapis des éléments mesurables et vérifiables ». Il considère « qu'en diffusant de tels messages, ces personnes sapent les politiques de prévention visant à combattre la pandémie due au VIH, lequel est présent dans l'organisme de plus de 35 millions de personnes dans le monde ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adrien Minard, « Perception du sida et théories du complot dans la population afro-américaine », Sciences sociales et santé, John Libbey Eurotext, vol. 25,‎ (DOI 10.3917/sss.254.0115, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Robert Gallo, chercheur américain en immunologie et virologie • Luc Montagnier, biologiste et virologue français • Contestation de la responsabilité du VIH dans le sidaKary Mullis, lauréat du prix Nobel de chimie et Peter Duesberg, biologiste moléculaire • Discrimination des porteurs du VIH

Liens externes[modifier | modifier le code]