Origine du virus de l'immunodéficience humaine

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L'origine du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est simienne selon la théorie la plus communément admise par la communauté scientifique, fondée sur l'analyse phylogénétique des lentivirus (famille à laquelle appartient le VIH), qui lie les deux types de VIH (VIH-1 et VIH-2) avec le virus d'immunodéficience simien (VIS), virus qui est également la cause chez les singes d'un syndrome d'immunodéficience comparable au sida chez l'homme.

Selon plusieurs études, la mutation du VIS en VIH aurait eu lieu durant la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la découverte de l'agent infectieux générant la maladie appelée sida, de multiples hypothèses que l'on pourrait facilement qualifier aujourd'hui d'extravagantes furent émises[1]. Si l'origine simienne et africaine de la maladie[2] est actuellement un fait qui semble bien acquis[3], la voie à l'origine du virus, tout autant que le moment où le phénomène s'est produit, ont nourri une controverse.

Origine des VIH, le VIS[modifier | modifier le code]

Les deux types de VIH (VIH-1 et VIH-2) infectant l'espèce humaine dérivent des virus de l'immunodéficience simienne (VIS), équivalents simiens des VIH[4]. Ainsi certaines souches de VIH-2 sont impossibles à distinguer des souches VIS retrouvées chez les mangabeys de l'Ouest africain et il existe une superposition parfaite des zones d'épidémies humaines et simiennes pour le VIH-2[5]. En 1990, une équipe suggérait que le VIH-1 avait pour origine les populations de chimpanzés, se fondant sur l'organisation identique des génomes des souches VIH-1 et des VIS retrouvées chez les chimpanzés[6]. En 1999, l'origine simienne des souches humaines de VIH-1 était confirmée par la mise en évidence chez des patients camerounais de souches extrêmement proches des VIS circulant chez les chimpanzés de la même région[5].

L'analyse phylogénétique des lentivirus a confirmé le lien entre le VIS et le VIH. Cependant les deux types de VIH (VIH-1 et VIH-2) sont assez éloignés l'un de l'autre, et, alors que le VIH-1 est proche du VIScpz (infectant une sous-espèce de chimpanzés dits Pan troglodytes troglodytes)[7], le VIH-2 est plus proche des VISsmm (infectant les mangabeys couronnés) et des VISmac (infectant les macaques). Ainsi le VIH serait issu de deux introductions séparées, l'une pour le VIH-1, l'autre pour le VIH-2[8],[9].

Passage du singe à l'homme[modifier | modifier le code]

L'infection par le VIH doit être considérée comme une zoonose, au même titre que d'autres maladies virales[5]. Le réservoir de VIS est particulièrement important : on a recensé dix-huit espèces de singes[10] infectés par des virus très différents sur le plan génomique et antigénique, ce qui implique que de nouvelles souches pourraient infecter l'espèce humaine[5].

Le passage des différentes souches de VIS, du singe à l'homme peut être expliqué par le fait que les singes sont souvent capturés pour servir de cobaye, de gibier ou d'animal de compagnie, et des expositions à du sang contaminé, lors de morsures ou par blessures lors du dépeçage des animaux, peuvent expliquer comment ces virus ont infecté l'homme[5]. C'est la théorie dite « du chasseur de viande de brousse », qui a été retenue par la communauté scientifique. Pour expliquer ce passage du singe à l'homme, d'autres théories ont pu être avancées, la plus connue et la plus âprement discutée étant celle du vaccin contre la poliomyélite.

Bien que généralement létal pour les virus, le franchissement de la barrière des espèces, s'il réussit, peut permettre au virus de muter et ainsi de s'adapter à son nouvel hôte[11],[12].

La datation du franchissement de la barrière des espèces n'est pas clairement définie, mais plusieurs études font remonter l'apparition du VIH au début du XXe siècle[13],[14], voire avant, entre 1884 et 1924[15].

La théorie du chasseur de viande de brousse[modifier | modifier le code]

Cette théorie initialement avancée par Béatrice Hahn, Paul Sharp et Bette Korber et reprise par Stanley Plotkin, Hilary Koprowski ainsi que par Paul Osterrieth, suppose la contamination d'un chasseur par le virus simien : cela a dû se produire à la suite d'une morsure par un animal, ou par une écorchure à l'occasion du dépeçage d'un animal infecté. La consommation de viande insuffisamment cuite aurait pu être également une voie de contamination[16]. Cela se serait produit probablement entre 1915 et 1941[17], dans l'ouest de l'Afrique centrale dans des pays comme le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Gabon ou le Congo Brazzaville. La personne ainsi infectée, ou une personne infectée par lui, serait arrivée à Kinshasa (alors Léopoldville), où le virus aurait été transmis à d'autres personnes. De là, le virus, épousant la circulation humaine, aurait remonté le fleuve Congo pour gagner d'abord d'autres régions de ce qui est aujourd'hui la République démocratique du Congo pour se répandre ensuite dans d'autres parties de l'Afrique dans les années 1970.

Les adversaires de l'hypothèse d'une transmission accidentelle du singe à l'homme au cours d'une chasse font valoir qu'elle n'explique pas pourquoi le sida est apparu soudainement, alors que le singe, porteur du VIS depuis plusieurs milliers d'années, est depuis toujours chassé en Afrique. De la même façon il est reproché à cette théorie de ne pas rendre compte de la simultanéité de l'apparition des cas contaminés et de leur localisation géographique. Par ailleurs, les pygmées — grands chasseurs — ne sont quasiment pas infectés par le VIH (les cas constatés seraient à mettre sur le compte de rapports sexuels avec les peuples bantous voisins). De même, l'étude menée par Nathan Wolfe et Donald Burke[18] pour mettre en évidence des traces de contamination par VIH dans une population de chasseurs cueilleurs du Cameroun n'a pu produire aucun résultat confortant l'hypothèse de la contamination par la viande de brousse.

Les travaux de Preston Marx et Ernest Drucker[19],[5] peuvent répondre à l'argument interrogeant la date de déclenchement de l'épidémie : la réutilisation de seringues non stérilisées, l'usage de pistolets injecteurs, à l'occasion d'actes médicaux divers (des vaccinations, des transfusions, etc.) ont pu considérablement contribuer à accroître l'épidémie[20]. Cette hypothèse fut portée à son extrémité par un groupe de chercheurs mené par Gisselquist, qui alla jusqu'à affirmer en 2003 que ces mauvaises pratiques médicales étaient responsables de 60 % des contaminations[21].

D'autres arguments viennent expliquer pourquoi l'épidémie s'est développée dans la deuxième partie du vingtième siècle.

Les hypothèses avancées sont que les VIS ne seraient pas particulièrement adaptés à l'espèce humaine et que les éventuelles contaminations survenues par le passé seraient restées isolées, faute de conditions épidémiologiques suffisamment favorables à la diffusion de ces virus dans l'espèce humaine[5]. Ainsi l'isolement dû à l'absence de moyens de transport modernes (tels que la voiture, le bus ou encore l'avion) et l'absence de développement de villes importantes auraient empêché le VIH de se propager.

L'origine de l'épidémie, devenue par la suite une véritable pandémie, est expliquée par le développement de l'urbanisation, la paupérisation, la prostitution, les déplacements de populations, les changements de comportement sexuel et l'apparition des drogues injectables[5],[11],[12].

En , le Dr Jacques Pépin publie un ouvrage, The Origins of AIDS, où, reprenant la théorie du chasseur, il expose le rôle de différentes interventions médicales (injections non stériles lors d'actions contre la syphilis, le pian, la lèpre, la tuberculose…) dans la propagation de l'épidémie[22].

En , une vaste étude statistique de l’ensemble des données génétiques disponibles sur le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) vient confirmer que l'épidémie humaine a démarré à Kinshasa en 1920 et retrace les facteurs et les étapes du développement de cette épidémie en République démocratique du Congo (RDC)[23]. Les nombreux échanges commerciaux par voie fluviale entre le sud-est du Cameroun et Kinshasa à cette époque peuvent expliquer pourquoi l’épidémie humaine s’est déclarée dans la capitale congolaise et non au Cameroun, où se trouvent les chimpanzés ayant contaminé l’homme[24]. L'expansion géographique de l'épidémie en RDC à partir des années 1950 s'explique par le développement des chemins de fer, par l'exode rural à l'origine d'une urbanisation rapide d'un grand nombre de travailleurs masculins qui multiplient les échanges sexuels et font exploser le sexe tarifé, et par l'usage de seringues non stérilisées dans les cliniques traitant la maladie ou que les toxicomanes infectés se partagent[25].

La théorie du vaccin anti-polio (en cours d'élaboration)[modifier | modifier le code]

C'est la théorie selon laquelle le passage du VIS à l'homme aurait eu lieu à l'occasion d'une trentaine de campagnes de vaccination anti-polio pratiquées en République démocratique du Congo[26], ainsi qu'au Rwanda Burundi entre 1957 et 1960. L'argument premier de cette thèse est d'ordre épidémiologique[27] : il s'appuie sur une coïncidence non seulement temporelle mais aussi géographique liant les premiers cas de sida avec les campagnes de vaccination avec un vaccin polio oral (OPV) expérimental « Chat »[28] qui fut administré à environ un million d'africains. Hooper fait ainsi valoir que 64 % des cas de sida observés en Afrique avant 1981 et 87 % des échantillons testés HIV-1[29] positifs avant 1981 viennent des villes et des villages mêmes où ce vaccin a été utilisé vingt années plus tôt. Documentée et ayant fait l'objet de recherches, cette théorie qui n'a pas été retenue par la communauté scientifique, est toutefois encore défendue aujourd'hui par Edward Hooper, qui la fit le plus[30] connaître mais qui n'en était pas à l'origine.

C'est Louis Pascal, un Américain, qui émit pour la première fois cette hypothèse en 1987[31]. Sans aucun soutien dans le milieu universitaire, il ne parvint pas alors à se faire publier. Toutefois, en 1992, un éditorial du Journal of Medical Ethics, appelait les chercheurs à prendre cette hypothèse – OPV Theory – en considération[32]. Indépendamment de Louis Pascal, deux équipes proposèrent chacune une hypothèse reliant le sida au vaccin polio : il y eut d'abord l'article resté sans suite des professeurs Gerasimos Lecatsas et Jennifer J. Alexander[33], puis celui de Blaine Elswood – un militant américain – et de Raphael Stricker – un scientifique – que le journal Research in Virology demandera d'abord d'écourter avant d'accepter finalement de la publier in extenso en 1993 mais accompagnée d'un éditorial désapprobateur.

Entre-temps le journaliste texan Tom Curtis, informé de l'hypothèse d'Elswood, la retravaillera pour la soumettre – augmentée d'interviews des virologues à l'origine du vaccin anti-polio Hilary Koprowski, Albert Sabin et Salk – au magazine Rolling stone en 1992[34]. Cet article[35] connut immédiatement une très large audience, non seulement dans des médias grand public mais aussi dans la presse scientifique, au sein de laquelle une controverse se développa par articles successifs. L'institut Wistar – à l'origine du vaccin utilisé en Afrique – constitua un comité d'experts qui rendit son rapport non pas dans une revue scientifique mais à l'occasion d'une conférence de presse en octobre 1992. Aussitôt, Koprowski et Wistar poursuivirent en justice pour diffamation Tom Curtis et le magazine Rolling stone. Celui-ci réussit à se tirer d'affaire[36] de toute peine au seul prix d'un article rectificatif – le 9 décembre 1993[37] – disant en substance qu'aucune preuve scientifique n'imputait l'origine du sida aux vaccins[38]. La thèse avancée par Curtis quitta alors l'actualité éditoriale et scientifique[39] tandis que Curtis lui-même connut un discrédit durable.

Dès 1990, un journaliste britannique, Edward Hooper, séduit par cette hypothèse, commence un long travail d'investigation qui l'amène à recueillir documents et témoignages sur le terrain. Il est soutenu par Bill Hamilton, un biologiste reconnu, qui l'accompagne au Congo pour recueillir des données. Hooper exposa le résultat de son travail dans un livre fleuve, de 1097 pages, intitulé The River : a journey to the source of HIV and AIDS. Paru en 1999[40] aux États-Unis et en Grande-Bretagne, mais jamais traduit en français, cet ouvrage connut une large diffusion et fut abondamment commenté. Peu de temps auparavant, Julian Cribb fit également paraître (en 1996) un ouvrage sur le sujet intitulé The White death.

La confrontation de la thèse proposée par Hooper avec celle défendue par ses opposants se poursuivit par le biais de différents articles. Elle culmina à l'occasion de la conférence qui se tint à la Royal Society de Londres les 11 et 12 septembre 2000 et à la suite de laquelle la théorie du vaccin anti-polio fut présentée comme défaite. Hooper ne le considéra pas ainsi, comme il eut plus le loisir de l'exposer à la conférence moins médiatisée de l'Accademia Nazionale dei Lincei qui eut lieu à Rome en 2001.

Après la mort de Bill Hamilton en 2000, la thèse bénéficia d'une nouvelle notoriété à la suite de la réalisation par une équipe franco-canadienne du documentaire Les origines du sida[41]. Diffusé à partir de 2003 dans des festivals puis à la télévision, ce documentaire, qui n'abordait pas les aspects phylogénétiques, apportait des éléments nouveaux dont la valeur a été catégoriquement contestée par Koprowski, Osterrieth et Plotkin[42].

L'hypothèse du vaccin contre la polio tombe si l'on peut démontrer l'existence de cas de sida antérieurs aux campagnes de vaccination. Hooper s'est donc attaché à enquêter sur les premiers cas cliniquement reconnus et notamment sur celui de David Carr, qui avait d'abord été présenté comme le premier cas connu de décès par sida (en 1959)[43]. Les résultats d'analyses additionnelles par le Dr David Ho viendront indirectement appuyer l'hypothèse de Hooper : David Carr ne serait pas décédé du sida[44].

La controverse porte plus spécifiquement sur les points suivants :

  • résultat des tests effectués sur des lots de vaccin : l'examen d'un échantillon du vaccin d'origine conservé dans les laboratoires Wistar, testé négativement, fut alors présenté comme l'argument mettant un terme à cette polémique. Faute de savoir si cet unique échantillon fit effectivement partie d'un lot utilisé en l'état sur place, Hooper s'oppose à cette conclusion ;
  • les chimpanzés vivant à proximité de Lindi étaient-ils d'une espèce susceptible d'être infectés par le VIScpz ?
  • les chimpanzés de Lindi étaient-ils infectés par le VIS considéré comme l'ancêtre du VIH ?
  • du matériel biologique extrait des chimpanzés fut-il utilisé ?
  • même si des reins de chimpanzés ont été utilisés, le VIS aurait-il pu survivre dans les doses vaccinales ?
  • interprétation des données phylogénétiques : contestées par Kevin De Cock lors de la conférence de Londres[45], les données épidémiologiques qui sont à la base de la théorie du vaccin polio sont toujours considérées comme valables par Hooper, qui pointe des faiblesses dans l'étude de De Cock[46].

L'autre argument fort – mais contesté – repose sur l'hypothèse que ces vaccins auraient été cultivés sur des reins[47],[48] de chimpanzés porteurs du virus simien le plus proche du VIH, et non sur des reins de singes asiatiques, comme l'assure Koprowski[49] (les macaques Rhésus sont exempts des VIS « incriminés »). En effet, dans son livre The River, Hooper a mis en évidence l'existence, près des laboratoires de Stanleyville (aujourd'hui Kisangani), dans le camp de Lindi, d'une ménagerie ayant accueilli entre 1957 et 1960 près de six cents chimpanzés[50] et ce, dans des conditions favorisant l'éventuelle contamination des singes entre eux. De surcroît, après la tenue de la conférence de Londres, en décembre 2000, Hooper a recueilli des témoignages attestant de la préparation de vaccins sur place ou, plus précisément, de l'amplification du vaccin sur des reins de chimpanzés. Ces témoignages, qui figuraient dans le documentaire Les origines du sida, ont été récusés par Koprowski et Osterrieth, pour qui tous les vaccins utilisés pendant ces campagnes de vaccination émanaient directement des laboratoires Wistar à Philadelphie, sans jamais subir quelque préparation que ce soit dans le laboratoire médical de Stanleyville. Ceci parait toutefois hautement improbable, en raison de la décroissance de titrage du vaccin dans le temps et des conditions de transport de l'époque.

Par ailleurs, lorsque la communauté scientifique avance que d'autres régions du monde ont bénéficié de ce vaccin sans connaître l'épidémie naissant dans l'ex-Congo belge au début des années 1980, Edward Hooper propose de mettre à l'épreuve certaines de ses hypothèses sur le cheminement des différentes souches de virus en prenant en compte le contexte historique, notamment aux États-Unis, à Haïti, et en Allemagne de l'Ouest[51]. De façon générale, la spécificité de la campagne de vaccination menée par Hilary Koprowski, au Congo belge, sur un million d'Africains, se trouve dans son utilisation du chimpanzé au mépris de toute considération sanitaire, selon l'enquête du journaliste[41].

Cette explication est réfutée par la communauté scientifique[12], notamment par le biais d'une étude parue dans la revue Nature en 2004, qui écarte catégoriquement cette hypothèse. Les principaux points de cette réfutation portent sur la grande différence génétique entre le virus du sida humain (VIH-1) et le virus du sida du singe (VIScpz), sur des études montrant la présence du VIH1 dans la région de Kisangi plus de trente ans avant les expériences d'Hillary Koprowski, ainsi que sur l'absence totale d'ADN d'un de ces deux virus dans les échantillons conservés de cette campagne de vaccination[52].

Hooper a répondu à cette étude par plusieurs communiqués dénonçant les conflits d'intérêts des intéressés dans ce domaine[53],[54].

Réalisée dans le cadre de la controverse, l'étude de Bette Korber remet en cause la date de l'apparition, mais son équipe a reconnu que leurs travaux ne permettaient pas de remettre définitivement en cause le scénario décrit par Hooper. Pour que ce scénario soit valable selon eux, le vaccin anti-polio aurait dû produire neuf versions génétiquement distinctes du VIH, ce qui a été estimé impossible[55]. Pour sa part, Hooper continue d'affirmer, envers et contre toute preuve, que son hypothèse est correcte[56] et que la campagne de vaccination à grande échelle a pu produire de multiples versions du VIH. Gerry Myers, travaillant tout comme Bette Korber à Los Alamos, juge que les données produites ne permettent en rien de trancher et que la conclusion de Korber « n'est qu'un pur jugement »[57].

Autres voies de passage[modifier | modifier le code]

Charles Gilks a signalé dès 1991, puis en 2001, que d'anciennes expériences sur le paludisme (à des fins thérapeutiques, mais aussi simplement théoriques) auraient pu favoriser le passage de virus simiens du singe à l'homme et ainsi être à l'origine de l'épidémie[58]. Daniel Vangroenweghe, faisant référence également à de telles expériences, doute qu'elles aient pu être à l'origine de l'épidémie[59]. Cette hypothèse ne semble pas avoir été ensuite dûment examinée.

Une autre théorie évoque l'éventualité d'une relation sexuelle d'un homme de la région de Los Angeles avec un chimpanzé porteur du VIS, et qui lui aurait servi d'animal de compagnie [1]. L'individu zoophile aurait ensuite transmis la maladie par ses relations sexuelles avec d'autres homosexuels de Los Angeles. Cette théorie reste néanmoins polémique car elle s'est rapidement diffusée dans des milieux extrémistes mormons, voyant ici la preuve d'un châtiment divin (théorie reprise par Christian Euvrard dans l'article "11e plaie de Dieu ; Los Angeles ou la Sodome moderne").  

Premiers cas documentés[modifier | modifier le code]

Le premier signe documenté d'infection par le VIH chez l'homme remonte à 1959[60], année où une prise de sang est effectuée sur un homme à Léopoldville (l'actuelle Kinshasa), dans le Congo belge[9]. Suivent alors plusieurs patients atteints de maladies rares (notamment la maladie de Kaposi), aujourd'hui considérées comme maladies opportunistes dans les cas d'infection par le VIH. Des tests VIH ont par la suite confirmé la présence du virus.

En 1969, aux États-Unis, un adolescent de quinze ans, Robert Rayford meurt à l'hôpital de Saint-Louis (Missouri) d'une forme particulièrement violente de maladie de Kaposi. Un test VIH est effectué en 1987 par des chercheurs de l'université Tulane qui détectent la présence du VIH-1 dans le sang de l'adolescent, confirmant ainsi les soupçons apparus dès 1984. Lors de son entretien avec les médecins, le garçon avait déclaré être né à Saint-Louis et n'avoir jamais voyagé ou reçu de transfusion sanguine. Les médecins soupçonnaient le garçon d'être un prostitué, ce qui soutiendrait la thèse d'une contamination sexuelle et impliquerait l'existence d'un cas préalable aux États-Unis[61].

En 1976, le matelot norvégien Arvid Noe, sa femme et leur fille de neuf ans meurent des suites du sida. Le matelot avait présenté les premiers signes d'infection dès 1966, soit quatre ans après avoir séjourné dans des ports le long des côtes de l'Afrique de l'Ouest [61].

En 1977, une chirurgienne danoise, le Dr Grethe Rask, décède des suites du sida, après avoir séjourné au Congo dans les années 1960 et 1970.

Début de l'épidémie[modifier | modifier le code]

C'est le que commence officiellement l'épidémie de sida, lorsque le CDC note dans sa revue Morbidity and Mortality Weekly Report une recrudescence de cas de pneumocystose chez cinq hommes homosexuels à Los Angeles[62]. Dans les mois qui suivent, de plus en plus de cas sont recensés dans plusieurs autres villes du pays et il est noté chez plusieurs de ces personnes un état d'immunodépression[63].

En raison du fait que nombre de patients ont eu de nombreuses relations sexuelles, il est suggéré en juin 1982 qu'un agent infectieux transmis sexuellement pourrait être la cause de cette immunodépression, mais rien n'est vraiment sûr à ce moment[64].

Comme les premiers malades sont exclusivement homosexuels, le syndrome est appelé par certains le gay-related immunodeficiency disease (GRID)[65], mais les autorités sanitaires se rendent compte rapidement que d'autres personnes sont touchées, comme les hémophiles[66], les usagers de drogues par injection intraveineuse, des hétérosexuels, ou encore des immigrants haïtiens[67].

En vue d'abandonner cette dénomination erronée, le CDC créé le terme Acquired immune deficiency syndrome (AIDS)[68], qui est ensuite traduit dans d'autres langues :

  • afrikaans : Verworwe Immuniteits Gebrek Sindroom (VIGS)
  • espagnol : Síndrome de Inmunodeficiencia Adquirida (sida)
  • français : syndrome d'immunodéficience acquise (sida)
  • irlandais : Siondróm Easpa Imdhíonachta Faighte (SEIF)
  • portugais : Síndrome da Imunodeficiência Adquirida (sida ou AIDS au Brésil)
  • russe : Синдром приобретённого иммунного дефицита (SPID) ou иммунодефицита

La découverte en 1983 de l'agent infectieux, le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), marque le début de la recherche sur ce virus qui en est la cause de la contamination de plus de 30 millions de personnes depuis la découverte du sida en 1981[69].

Théories diverses[modifier | modifier le code]

À côté des faits communément admis par la communauté scientifique, qui considère que le VIH provient d'une mutation du VIS, plusieurs théories ont vu le jour.

Contestation de la responsabilité du VIH dans le sida[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en.

Cette hypothèse conclut à une erreur de jugement de la part de la communauté scientifique en ce qui concerne l'épidémiologie de la maladie, et, plus particulièrement, le lien de cause à effet entre le VIH et le sida, et l'existence même du VIH. Cette hypothèse est rejetée par la quasi-totalité de la communauté scientifique[70].

Campagnes de vaccination de l'OMS[modifier | modifier le code]

Le Times du 8 mai 1987 s'est fait l'écho d'inquiétudes de certains scientifiques quant au lien entre l'émergence du sida et des campagnes de vaccination antivariolique notamment à la suite du décès d'un soldat américain récemment vacciné . Le , le London Times publie un article intitulé Le vaccin antivariolique à l'origine du sida[71] présentant l'hypothèse du docteur William Campbell Douglass, qu'il a rendue publique en septembre 1987 lors d'une conférence organisée par la Fédération nationale de la Santé (National Health Federation) à Monrovia en Californie[72]. Selon l'article du London Times, un conseiller du l'OMS a déclaré : « Maintenant je crois que cette campagne de vaccination est à l'origine de l'explosion du sida. » Pour sa part, Robert Gallo aurait également déclaré que le vaccin « peut effectivement activer une infection dormante comme celle du VIH », mais il n'a plus jamais parlé de cela[71]. La presse française n'a pas fait état de ces inquiétudes, à l'exception du journal Le Monde : celui-ci, dans un article du , affirma cependant de manière erronée que le soldat américain était décédé d'une vaccine généralisée, ce qu'infirma le Concours médical du 19 septembre[73].

L'accusation de l'OMS par Douglass vient d'un passage d'un Bulletin de l'OMS de 1972[74] où il est proposé d'étudier si les virus sont capables d'avoir des effets sélectifs sur le système immunitaire. Pour Douglass, la chose est claire : « C'est ce que fait le sida. Ce que l'OMS dit mot pour mot c'est "cuisinons un virus qui détruira de façon sélective les cellules T d'un individu, une immunodéficience acquise." »

Création volontaire du virus[modifier | modifier le code]

Désinformation[modifier | modifier le code]

L'opération INFEKTION est une campagne de désinformation qui fut mise sur pied à partir de 1983 par le KGB pour faire croire que le sida était une arme biologique développée par le Pentagone[75].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comme celle d'une origine extraterrestre, ou encore celle de la fabrication d'un virus dans un laboratoire militaire d'où il se serait échappé : c'était la thèse de Jakob Segal, lequel s'est avéré agir pour le compte du KGB opération Infektion. De son côté, Theodore Strecker proposa un scénario inverse [1]. Autres théories reposant sur une trame conspirationniste : les spéculations d'Alan Cantwell (auteur d'(en)AIDS and the doctors of death : an inquiry into the origin of the AIDS epidemic) et de Leonard Horowitz
  2. Dans son livre Histoire du sida : début et origine d'une pandémie actuelle paru en 1989, où il exposait aussi le concept de pathocénose, Mirko Grmek n'excluait pas que l'épidémie ait pu avoir pour cause la réintroduction en Afrique d'une souche plus virulente que celle supposée y avoir existé précédemment [2]
  3. Néanmoins le Pr Jean-Claude Chermann contestait toujours cette hypothèse, qu'il qualifiait d'« américaine », dans le livre cosigné avec le journaliste Olivier Galzi Tout le monde doit connaître cette histoire. Pour lui, le VIH serait un virus ancien contenu par les macrophages, non originaire d'Afrique, qui n'était pas originellement létal. Il rappelle avoir émis cette hypothèse avec P. Galéa dès 1998 dans (en)« VIH as a cause of AIDS and associated diseases » Genetica 1998, n° 104, p. 133-42.
  4. (en) Hahn BH, Shaw GM, De Cock KM, Sharp P M. « AIDS as a zoonosis : scientific and public health implications »Science 2000, 287, 607-14. PMID 10649986 Science
  5. a b c d e f g et h François Simon, « Le point sur l'origine du VIH et sa diffusion dans l'espèce humaine », (consulté le 28 janvier 2008)
  6. Huet T, Cheynier R, Meyerhans A. et al. « Genetic organization of a chimpanzee lentivirus related to HIV-1 » Nature 1990, 345;356-9. PMID 2188136 Nature.
  7. IRD, « Vingt-cinq ans après la découverte du virus du sida, des chercheurs identifient son réservoir naturel » [PDF], (consulté le 29 juillet 2008)
  8. (en) James H. Strauss et Ellen G. Strauss, Viruses and human disease, San Diego, Academic Press, (ISBN 0-12-673050-4), « Viruses That use reverse transcriptase : the origins of HIV », p. 204 et 205
  9. a et b Élie Tolédano, Nicolas Vabret, Patrice Gouet et Antoine Corbin, « Épidémiologie des virus de l'immunodéficience humaine (HIV) » [XML], Département de biologie de l'École normale supérieure de Lyon (consulté le 2 octobre 2008)
  10. Selon Patrick Berche, vingt-six espèces de primates africains au moins sont recensées, cf. L'histoire des microbes, éd. John Libbey, Eurotext 2007 p.147 (ISBN 978-2-74-200674-8)
  11. a et b (en) John B. Carter et Venetia A. Saunders, Virology principles and applications, John Wiley, (ISBN 978-0-470-02387-7), « Origins and evolution of viruses - Evolution of new viruses », p. 267 à 269
  12. a b et c (en) Sarah Barbara Watstein et Stephen E. Stratton, The encyclopedia of HIV and AIDS, Facts On File, (ISBN 0-8160-4808-8), « Origin of HIV », p. 227 et 228
  13. (en) B. Korber, M. Muldoon, J. Theiler, F. Gao, R. Gupta, A. Lapedes, B.H. Hahn, S. Wolinsky et T. Bhattacharya, « Timing the ancestor of the HIV-1 pandemic strains », Science,‎ (PMID 10846155)
  14. Philippe Lemey, Oliver G. Pybus, Andrew Rambaut, Alexei J. Drummond, David L. Robertson, Pierre Roques, Michael Worobey et Anne-Mieke Vandamme, « The molecular population genetics of HIV-1 Group O », Genetics Society of America, (consulté le 27 janvier 2008)
  15. Pierre Melquiot, « Le virus du sida a contaminé l'homme il y a plus d'un siècle », sur Actualites-news-environnement.com, (consulté le 2 octobre 2008)
  16. On a pu également avancer une contamination à l'occasion de rituels sexuels faisant intervenir des singes : cet argument n'est plus guère cité aujourd'hui.
  17. Patrick Berche op.cit. p. 147
  18. [3]
  19. (en) P.A. Marx, P.G. Alcabes et E. Drucker « Serial human passage of simian immunodeficiency virus by unsterile injections and the emergence of epidemic human immunodeficiency virus in Africa » Phil Trans Roy Soc Lond B 2001;356:911-20.
  20. La position de Preston Marx ne s'aligne toutefois pas totalement sur celle du « transfert naturel » : en 2004 il publiait un article dans lequel il prenait ses distances avec la qualification de zoonose, cf. (en) « The history of SIVS and AIDS : epidemiology, phylogeny and biology of isolates from naturally SIV infected non-human primates (NHP) in Africa » Front Biosci. janvier 2004;9:225-54. ou encore dans (en) « AIDS as a zoonosis ? Confusion over the origin of the virus and the origin of the epidemics » J Med Primatol. octobre 2004;33(5-6):220-6.
  21. Gisselquist et al. Int J STD AIDS 2003;14:144-7, 148-61 et 162-73.
  22. https://www.nytimes.com/2011/10/18/health/18aids.html
  23. (en) Nuno R. Faria, Andrew Rambaut, Marc A. Suchard, Guy Baele, Trevor Bedford, Melissa J. Ward, Andrew J. Tatem, João D. Sousa, Nimalan Arinaminpathy, Jacques Pépin, David Posada, Martine Peeters, Oliver G. Pybus et Philippe Lemey, « The early spread and epidemic ignition of HIV-1 in human populations », Science, vol. 346, no 6205,‎ , p. 56-61 (DOI 10.1126/science.1256739)
  24. L’origine géographique du sida à présent connue, IRD, octobre 2014
  25. Faria et al. 2014, p. 60.
  26. ancienne colonie belge appelée Congo belge à l'époque
  27. En plus d'Hamilton, d'autres scientifiques soutiendront cette thèse, comme (en) Omar Bagasra HIV and molecular immunity : prospects for the AIDS vaccine (BioTechniques Books, 1999); (ISBN 1-881299-10-4)
  28. La controverse a également pu prendre appui sur cet acronyme, Louis Pascal spéculant que « CHAT » signifierait « CHimpanzée ATtenuated », ce que démentit formellement Koprowski
  29. En ce qui concerne le HIV-2, Hooper pointe du doigt les expérimentations effectuées par le professeur Lépine
  30. D'autres personnes soutinrent cette hypothèse ou une de ses variantes ; ainsi Kyle WS. dans (en) « Simian retroviruses, poliovaccine, and origin of AIDS » Lancet mars 1992; ou encore (en) V Reinhardt V et A. Roberts « The African polio vaccine-acquired immune deficiency syndrome connection » Med Hypotheses mai 1997;48(5):367-74 ; (en) G Lecatsas et JJ Alexander « Safe testing of poliovirus vaccine and the origin of HIV infection in man » S Afr Med J. 1989;76:451 (ils publièrent une autre lettre en 1992 dans le Lancet); (en) Hamilton WD. « AIDS theory v lawsuit [letter] ». In: Cribb J. The white death. Sydney, Angus & Robertson, 1996: 254–7 ; (en) Burr T, Hyman JM, Myers G. « The origin of acquired immune deficiency syndrome: Darwinian or Lamarckian? » Philos Trans R Soc London B Biol Sci. 2001;356:877–87 ; (en) WA Nelson-Rees « Responsibility for truth in research » Philos Trans R Soc London B Biol Sci. 2001;356:849–51.
  31. C'est Eva Lee Snead qui évoqua le lien entre sida et vaccination anti-polio dans son émission de radio du 31 mai 1987,Natural Living with Gary Null sur WABC à New York City. Pascal entendit cette émission, ce qui le poussa à étudier l'hypothèse émise (en écartant la « responsabilité » du SV40 mise en avant par Snead) [4]
  32. (en)Accès à l'éditorial du Journal of Medical Ethics, 1992, Volume 18, pages 3-4[5]. Ce sont également les textes de Louis Pascal qui attirèrent l'attention de Bill Hamilton, ce dernier soumit deux lettres aux journaux, Science d'une part et Nature d'autre part, qui ne furent pas publiées [6]
  33. G. Lecatsas et J. J. Alexander, « Safe testing of poliovirus vaccine and the origin of HIV infection in man » South African medical journal, Vol. 76, 21 October 1989, p. 451.
  34. Rolling stone No 626 (19 March), p. 54-61, 106, 108.
  35. « The origin of AIDS »
  36. Rolling stone dut néanmoins débourser 500 000 $ de frais d'avocats pour arriver à ce résultat [PDF] « Investigating the origin of AIDS : some ethical dimensions » qui provient d'un accord à l'amiable et non pas d'une décision de justice. Un journaliste du Houston Post, Brad Tyer, relève que le frère de Tom Curtis, Michael Curtis, spécialiste de droit constitutionnel, a produit un document (« Monkey trials : science, defamation, and the suppression of dissent » dans The William and Mary bill of rights journal) qui aurait pu orienter cette décision.
  37. article rectificatif du 9 décembre 1993
  38. Depuis cette époque, la controverse scientifique se déroulera toujours avec en arrière-plan des contraintes judiciaires, le plus souvent virtuelles, mais parfois bien réelles [7] : la validation de l'hypothèse OPV n'aurait pas manqué d'entraîner des actions en justice à l'encontre du laboratoire.
  39. Notamment, les laboratoires Wistar n'entreprirent alors aucun test pour vérifier l'éventuelle contamination des lots de vaccins restants.
  40. En juin 2000 paraîtra une édition de poche, préfacée par William Hamilton
  41. a et b (en) Origin of AIDS ; (fr) Les origines du sida, documentaires
  42. cf. (en)[PDF]Postscript relating to new allegations made by Edward Hooper at the Royal Society Discussion Meeting on 11 September 2000 pdf
  43. Le cas de David Carr a été présenté comme le premier cas connu de décès par sida (en 1959), New York Times.
  44. (en)How scientists discovered false evidence on the world's "first AIDS victim"[8]
  45. (en)KM De Cock « Epidemiology and the emergence of human immunodeficiency virus and acquired immune deficiency syndrome » Phil Trans Roy Soc Lond. B 2001;256:795-8.
  46. en faisant remarquer que Cock ne prend pas en considération les vaccinations ayant eu lieu au Rwanda et au Burundi (qui représentaient la moitié des vaccinations pratiquées avec le vaccin CHAT) [9]
  47. Composition des vaccins
  48. Sauvés par les singes!
  49. Les laboratoires Wistar n'ont d'abord pas fourni d'informations claires et précises. Koprowski - qui travaillait pour Wistar - a prétendu, dans un premier temps, que les vaccins étaient préparés sur des embryons de poulet, avant de déclarer par la suite qu'ils furent effectivement cultivés sur des reins de singes, mais de singes asiatiques. La controverse sur ce point crucial se nourrit de l'absence de documents écrits, lesquels auraient été égarés à l'occasion du déménagement des laboratoires d'Afrique aux États-Unis
  50. Cinq cents chimpanzés communs (Pan troglodytes) et quatre-vingts chimpanzés pygmées/bonobos (Pan paniscus)
  51. (en) Hooper E, « Michael Worobey’s wobbly research into the early history of HIV », article
  52. (en)Worobey M, Santiago ML, Keele BF, Ndjango JB, Joy JB, Labama BL, Dhed'A BD, Rambaut A, Sharp PM, Shaw GM, Hahn BH. « Origin of AIDS: contaminated polio vaccine theory refuted » Nature 22 avril 2004 ;428(6985):820
  53. (en) Untruths, misrepresentations and spin: the dubious methods and tactics used by Stanley Plotkin's group in the "Origins of AIDS" debate
  54. (en) The new round of legal threats by doctors Koprowski and Plotkin
  55. (en) Edgar Hooper responds : Aids ’began with virus from a chimp’, 9 juin 2000
  56. (en) Origin of AIDS - An Alternative Scenario, 6 février 2000
  57. (en) New research on AIDS origin discounted, 16 juin 2000
  58. (en)[PDF][10] voir aussi : (en)J. Goudsmit, Viral Sex (Oxford Univ. Press, New York, 1997).
  59. Daniel Vangroenweghe, Sida et sexualité en Afrique, EPO, 2000, 479 p.- p. 124-125 ; consultable en ligne
  60. dont l'échantillon porte le nom de ZR59
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  62. « Pneumocystis Pneumonia --- Los Angeles », Centers for Disease Control and Prevention, (consulté le 29 juillet 2008)
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  72. (en) W. H .O. Murdered Africa, septembre 1987
  73. Michel Bounan, Le temps du sida, éditions Allia, 2004, p. 138.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Sidaction : le documentaire contesté, Magazine Arrêt sur images
  • L'origine du sida [titre original : The origin of AIDS], de Peter Chapell et Catherine Peix, Les Films de la passerelle, 2003, diffusé lors du magazine Contre courant
  • La bataille du sida, de Laurent Firode, Cinétévé & INA, 2010, 1 h 14 min
  • Sida : un héritage de l'époque coloniale, de Carla Gierstorfer (Allemagne/France, 2013), 55 min. Rediffusé le 2 décembre 2017 sur Arte

Articles connexes[modifier | modifier le code]