AIDES

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AIDES
Logo de l’association
Logo de l'association AIDES à partir du 20 juin 2016
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Lutte contre le VIH et les hépatites virales et soutien aux personnes concernées
Fondation
Fondation 1984
Fondateur Daniel Defert
Identité
Siège Pantin
Président Aurélien Beaucamp
Vice-président Catherine Aumond
Secrétaire général Samuel Galtié
Directeur général Marc Dixneuf
Trésorier Sébastien Mouveroux
Affiliation internationale Coalition PLUS
Méthode Information/prévention, accompagnement/soutien, mobilisation
Financement Public/privé
Volontaires 900
Employés 450
Slogan Le seul moyen d'arrêter le sida c'est vous [réf. souhaitée]
Site web www.aides.org

AIDES est une association française de lutte contre le VIH et les hépatites virales, créée en 1984 et reconnue d'utilité publique depuis 1990. L'association mène des actions d'information, de prévention, de soutien et de mobilisation des personnes concernées par le VIH et les hépatites.

Nom[modifier | modifier le code]

Le nom de l'association (AIDES) est en référence au mot « aide » du verbe « aider ». Le fondateur Daniel Defert a choisi de pluraliser ce mot pour que l'on puisse parler de plusieurs aides que l’association pourrait apporter.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1984, le sociologue Daniel Defert, à la suite du décès de son compagnon Michel Foucault[N 1], prend l'initiative de fonder une association liée à la lutte contre le sida: AIDES.

Dans une lettre écrite de sa main datée de septembre 1984, Daniel Defert propose de créer « un lieu de réflexion, de solidarité et de transformation »[1].

C'est ainsi qu'en 1989, Bruno Moncelle accompagné d'un interprète rencontrèrent la directrice de AIDES. Ils lui exposèrent la situation préoccupante des sourds et lui demandèrent de faire le nécessaire pour assurer l’accessibilité des informations aux sourds. Elle leur proposa finalement de prendre en charge ce travail eux-mêmes. Le groupe Sourds[2] était créé.

Un an plus tard, en 1990, AIDES fut reconnue d'utilité publique. Cette même année la revue Remaides[3] ainsi que l'association Sida Info Service[4], voient le jour.

En 1991, Daniel Defert, président de l'association depuis sa création, décide de céder sa place. C'est l'assemblée générale qui élira pour le remplacer le Docteur Arnaud Marty-Lavauzelle comme nouveau président. Cette même année, c'est l'action « AIDES à domicile » qui prend forme...

C'est ensuite l'association ASUD[5] qui voit le jour en 1992.

Deux ans plus tard, AIDES participe à l'organisation du premier Sidaction[6].

En 1998, c'est Christian Saout qui prend la présidence de l'association, puis ce fut au tour de Bruno Spire de prendre les rênes. Il sera élu président de AIDES le .

AIDES, cette même année, devient partie prenante du réseau RAAC Sida[7] (Réseau des Associations Africaines et Caribéennes agissant dans la lutte contre le sida en France).

En 2008, c'est la création de Seronet[8], espace d'information et d'échange entre séropositifs.

Cette même année, c'est la création de la MIRE[9] (Mission Recherche Innovation Évaluation), qui promeut la recherche à partir des besoins des acteurs (militants de AIDES comme personnes accueillies). C'est encore cette même année que AIDES fait partie des associations fondatrices de la Coalition Plus[10], une structure commune qui promeut la démarche communautaire dans la lutte contre le VIH.

En 2011, c'est le déploiement de l'offre de dépistage rapide[11] sur plusieurs villes de France. Une véritable avancée pour la lutte contre le sida.

Depuis le , Aurélien Beaucamp est le président de l'association AIDES.

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, AIDES appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate FN[12].

Actions[modifier | modifier le code]

Politique de prévention[modifier | modifier le code]

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Pour AIDES, la réduction des risques (RdR) est une démarche qui consiste à soutenir les personnes et trouver avec elles des solutions adaptées à leurs pratiques et dans le respect de celles-ci afin de réduire des risques de contaminations et/ou de transmissions du VIH et des hépatites.

La réduction des risques englobe les actions de :

Bien que s'engageant rapidement dans la RdR liés à l'usage de produits psychoactifs, ce n'est qu'à partir des années 2000 que AIDES décide de s'engager dans la RdR sexuelle.

Or la réduction des risques sexuels est une politique souvent critiquée notamment par Act Up Paris qui défend au contraire une politique du « tout capote » centrée sur l'outil de prévention qu'est le préservatif. L'opposition repose ainsi dans le fait qu' Act Up Paris considère que le préservatif reste le seul outil 100 % fiable pour lutter contre la transmission des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH et les hépatites. AIDES considère que l'on ne peut se contenter du seul préservatif pour lutter contre le VIH alors que l'épidémie continue de progresser. Il s'agit donc de trouver d'autres solutions complémentaires avec les personnes correspondant à leurs choix et leurs pratiques. Solutions qui ne permettent pas d'éliminer tout risque de contamination à 100 % mais qui les réduisent.

Organisation[modifier | modifier le code]

Militants[modifier | modifier le code]

L'association est présente dans près de 70 villes en France (76 lieux de mobilisation). Elle est constituée de militants qui sont volontaires (900 environ) et salariés (450 environ)[réf. nécessaire]. Les volontaires sont adhérents de l'association et doivent à ce titre s'affranchir d'une cotisation annuelle leur donnant droit de vote et d'éligibilité aux différentes élections.

Budget[modifier | modifier le code]

Le budget de AIDES s'élevait à 42,8 millions d'euros en 2016[13]. L'association reçoit des subventions de la direction générale de la Santé, des agences régionales de santé et de l’Assurance maladie[14].

Selon l'audit du cabinet Mazars réalisé en 2010 à la demande de la direction générale de la Santé, le financement de AIDES est à 50 % public, 50 % privé [réf. nécessaire]. Les actions se répartissent comme suit[15] :

Chaque année, l'association organise un dîner pour collecter de fonds afin de financer la lutte contre le VIH[16].

L'association a été critiquée en 2011 du fait de la faible du budget consacré aux missions sociales[17], du salaire et des avantages de la direction dénoncés par la Cour des comptes, et d'une « présentation opaque des comptes »[18]. La presse révèle alors que le président d’honneur est payé « à hauteur de 110 000 euros par an » et que Vincent Pelletier, le directeur général de l’association, est rémunéré 9 500 euros par mois alors même que les salariés de l’association restent eux « modestement payés »[19].

Activité de lobbying en France[modifier | modifier le code]

Pour l'année 2017, AIDES déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 400 000 euros[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ancien compagnon de Michel Foucault, Daniel Defert restera marqué par son décès des suites du VIH. Hervé Guibert évoque les liens entre Michel Foucault et Daniel Defert, ainsi que la création d’AIDES, dans son livre À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre de septembre 1984.
  2. « Info VIH pour les sourds | AIDES : Première association française de lutte contre le VIH / sida et les hépatites », sur www.aides.org (consulté le 5 novembre 2016).
  3. « La revue Remaides | AIDES : Première association française de lutte contre le VIH / sida et les hépatites », sur www.aides.org (consulté le 5 novembre 2016).
  4. « [Sida Info Service] », sur www.sida-info-service.org (consulté le 5 novembre 2016).
  5. « ASUD | Auto-Support des Usagers de Drogues », sur www.asud.org (consulté le 5 novembre 2016).
  6. « Sidaction », sur Sidaction (consulté le 5 novembre 2016).
  7. « RAAC-sida – Réseau des Associations Africaines et Caribéennes agissant en France dans la lutte contre le sida, les hépatites virales, les IST, et pour la promotion de la santé », sur raac-sida.org (consulté le 5 novembre 2016).
  8. « En ce moment sur Seronet | Seronet », sur www.seronet.info (consulté le 5 novembre 2016).
  9. « La recherche dans la ligne de MIRE | AIDES : Première association française de lutte contre le VIH / sida et les hépatites », sur www.aides.org (consulté le 5 novembre 2016).
  10. « Coalition PLUS – Coalition internationale sida | Union francophone d'associations communautaires », sur www.coalitionplus.org (consulté le 5 novembre 2016)
  11. Charmaine, « Dépistage rapide du VIH / sida avec l'association AIDES », sur depistage.aides.org (consulté le 5 novembre 2016).
  12. « "Le pire est malheureusement possible!" : l’appel de 61 associations et ONG avant le second tour », lejdd.fr, 29 avril 2017.
  13. « Rapport d'activité et bilan financier 2016 », sur www.aides.org (consulté le 25 août 2017).
  14. Actualité du mécénat et des fondations de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, iffres.org, 17 mars 2013.
  15. Utilisation des dons.
  16. L'association Aides qui lutte contre le Sida remontée contre le gouvernement, atlantico.fr, 25 novembre 2013.
  17. Aides : la crise en trois questions, leparisien.fr, 25 janvier 2011.
  18. L'association Aides dans la tourmente, leparisien.fr, 25 janvier 2011.
  19. Les mauvais comptes d’Aides, europe1.fr, 25 janvier 2011.
  20. « Fiche Organisation «  Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur www.hatvp.fr (consulté le 28 mai 2018)