AIDES

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AIDES
Logo de l’association

Logo de l'association AIDES à partir du 20 juin 2016

Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Lutte contre le VIH et les hépatites virales et soutien aux personnes concernées
Fondation
Fondation 1984
Fondateur Daniel Defert
Identité
Siège Pantin
Président Aurélien Beaucamp
Vice-président Stéphane Calmon [réf. souhaitée]
Secrétaire général Samuel Galtié
Trésorier Christian Verger
Méthode Information/prévention, accompagnement/soutien, mobilisation
Financement Public/privé
Volontaires 900
Employés 450
Slogan Le seul moyen d'arrêter le sida c'est vous [réf. souhaitée]
Site web www.aides.org

AIDES est la première association française de lutte contre le VIH et les hépatites virales, créée en 1984 et reconnue d'utilité publique depuis 1990. L'association mène des actions d'information, de prévention, de soutien et de mobilisation des personnes concernées par le VIH et les hépatites.

AIDES intervient en France métropolitaine et dans certains départements français d'Amérique et inscrit son action internationale dans une démarche de réseau et de soutien aux associations partenaires, en Afrique notamment.

Nom[modifier | modifier le code]

Le nom de l'association (AIDES) est en référence au mot "aide" du verbe "aider". Le fondateur Daniel Defert a choisi de pluraliser ce mot pour que l'on puisse parler de plusieurs aides que l’association pourrait apporter.

Le nom de l'association se prononce comme le mot aides en français, c'est à dire sans prononcer les lettres "es" à la fin.

Il faut rappeler que le nom AIDES n'est pas l'anagramme du mot SIDA comme on peut parfois l'entendre dire.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1984, le sociologue Daniel Defert, à la suite du décès de son compagnon Michel Foucault[N 1], prend l'initiative de fonder une association liée à la lutte contre le sida: AIDES.

Dans une lettre écrite de sa main datée de septembre 1984, Daniel Defert propose de créer « un lieu de réflexion, de solidarité et de transformation »[1].

C'est ainsi qu'en 1989, Bruno Moncelle accompagné d'un interprète rencontrèrent la directrice de AIDES. Ils lui exposèrent la situation préoccupante des sourds et lui demandèrent de faire le nécessaire pour assurer l’accessibilité des informations aux sourds. Elle leur proposa finalement de prendre en charge ce travail eux-mêmes. Le groupe Sourds[2] était crée.

Un an plus tard, en 1990, AIDES fut reconnue d'utilité publique. Cette même année la revue Remaides[3] ainsi que l'association Sida Info Service[4], voient le jour.

En 1991, Daniel Defert, président de l'association depuis sa création, décide de céder sa place. C'est l'assemblée générale qui élira pour le remplacer le Docteur Arnaud Marty-Lavauzelle comme nouveau président. Cette même année, c'est l'action "AIDES à domicile" qui prend forme...

C'est ensuite l'association ASUD[5] qui voit le jour en 1992.

Deux ans plus tard, AIDES participe à l'organisation du premier Sidaction[6].

En 1998, c'est Christian Saout qui prend la présidence de l'association, puis ce fut au tour de Bruno Spire de prendre les rennes. Il sera élu président de AIDES le 24 juin 2007.

AIDES, cette même année, devient partie prenante du réseau RAAC Sida[7] (Réseau des Associations Africaines et Caribéennes agissant dans la lutte contre le sida en France).

En 2008, c'est la création de Seronet[8], espace d'information et d'échange entre séropositifs.

Cette même année, c'est la création de la MIRE[9] (Mission Recherche Innovation Évaluation), qui promeut la recherche à partir des besoins des acteurs (militants de AIDES comme personnes accueillies). C'est encore cette même année que AIDES fait partie des associations fondatrices de la Coalition Plus[10], une structure commune qui promeut la démarche communautaire dans la lutte contre le VIH.

En 2011, c'est le déploiement de l'offre de dépistage rapide[11] sur plusieurs villes de France. Une véritable avancée pour la lutte contre le sida.

Depuis le 14 juin 2015, Aurélien Beaucamp est le président de l'association AIDES.

Principes d'action[modifier | modifier le code]

Les principes d'action désignent les raisonnements suivis et indispensables dans la mise en œuvre des actions. Ces principes au sein de l'association AIDES sont au nombre de quatre :

La dimension communautaire[modifier | modifier le code]

Daniel Defert a voulu créer une association active sur le plaidoyer pour amener la société à s'adapter aux exigences des malades, et non l'inverse. En théorisant le « malade réformateur social », il a mis la mobilisation politique au cœur de l'action de AIDES.

L'association AIDES est constituée de personnes qui se sont mobilisées pour être les propres acteurs de leur santé et de celle de leur communauté, notamment sur les questions liées au VIH et aux hépatites virales. L'approche de AIDES place les personnes concernées par le VIH et les hépatites non pas comme des patients ou des usagers mais comme des experts de leur propre santé, de leurs pratiques et vécu ainsi que de ceux de la communauté à laquelle ils appartiennent. AIDES oppose au « faire pour » le « faire avec » de la démarche communautaire[N 2].

Les principales communautés qui se sont mobilisées au sein de AIDES sont les homosexuels masculins, les personnes migrantes venues d'Afrique subsaharienne, les usagers de drogues par voie intraveineuse et enfin la communauté formée par les personnes séropositives et/ou séro-concernées[N 3]. La mobilisation de ces communautés est historique et liée aux ravages des épidémies de VIH/sida et/ou d'hépatite C auxquelles elles ont été et sont confrontées.

La transformation sociale[modifier | modifier le code]

"Lutter contre le sida, c'est transformer la société" (AIDES, campagne 2009)

Le militantisme au sein de AIDES est considéré comme un outil qui a pour vocation de transformer la société dans un sens favorable à plus de solidarité et notamment envers les personnes séropositives et concernées par le VIH et les hépatites. Ceci afin de transformer leurs conditions économiques et sociales souvent caractérisées par une forte précarité et de très nombreuses discrimination (à l'emploi, à l'accès aux soins, dans le cercle familial ou amical, etc.).

L'autonomie des personnes[modifier | modifier le code]

L'autonomie est la faculté d'agir par soi-même. Dans la ligne droite de l'action communautaire, le principe d'autonomie des personnes consiste à mener des actions « avec » les personnes et non pas « pour » elles de manière à les maintenir ou les accompagner vers l'autonomie.

L'action non gouvernementale[modifier | modifier le code]

L'association AIDES est une organisation non gouvernementale ce qui renvoie à deux idées :

Politique de prévention : la réduction des risques[modifier | modifier le code]

Pour AIDES, la réduction des risques (RdR) est une démarche qui consiste à soutenir les personnes et trouver avec elles des solutions adaptées à leurs pratiques et dans le respect de celles-ci afin de réduire des risques de contaminations et/ou de transmissions du VIH et des hépatites.

La réduction des risques englobe les actions de:

Bien que s'engageant rapidement dans la RdR liés à l'usage de produits psychoactifs, ce n'est qu'à partir des années 2000 que AIDES décide de s'engager dans la RdR sexuelle.

Or la réduction des risques sexuels est une politique souvent critiquée notamment par Act Up Paris qui défend au contraire une politique du « tout capote » centrée sur l'outil de prévention qu'est le préservatif. L'opposition repose ainsi dans le fait qu' Act Up Paris considère que le préservatif reste le seul outil 100 % fiable pour lutter contre la transmission des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH et les hépatites. AIDES considère que l'on ne peut se contenter du seul préservatif pour lutter contre le VIH alors que l'épidémie continue de progresser. Il s'agit donc de trouver d'autres solutions complémentaires avec les personnes correspondant à leurs choix et leurs pratiques. Solutions qui ne permettent pas d'éliminer tout risque de contamination à 100 % mais qui les réduisent.

Organisation[modifier | modifier le code]

Les militants[modifier | modifier le code]

L'association est présente dans près de 70 villes en France. Elle est constituée de militants qui sont volontaires (900 environ), permanents (450 environ) ainsi que de tout autre acteur s'engageant avec AIDES. Les volontaires sont adhérents de l'association et doivent à ce titre s'affranchir d'une cotisation annuelle leur donnant droit de vote et d'éligibilité aux différentes élections.

Les Bénévoles de l'association se qualifient plutôt comme « volontaires » pour affirmer le côté militant de leur engagement.

Le réseau[modifier | modifier le code]

Depuis la fusion en 2007 avec AIDES Île-de-France, AIDES est aujourd'hui structurée en un réseau pyramidal alliant à chaque échelon des militants opérationnels, une plateforme politique et une plateforme technique[12].

En 2010, une réorganisation du réseau a eu lieu, pour maintenir une présence sur l’ensemble du territoire, être au plus près des besoins des personnes concernées et les mobiliser pour militer.

  • Le siège. Il est constitué du conseil d'administration, du bureau et du président ainsi que d'une plateforme technique administrative (Directions Générale et des Ressources humaines [réf. nécessaire]) et opérationnelle pour les actions nationales etiInternationales et le soutien au réseau. Le siège de AIDES se trouve à Pantin (93).
  • Le lieu de mobilisation (LM) correspond à un site où des actions de AIDES sont menées en mobilisant des volontaires et/ou autres personnes investies. Le LM se traduit souvent par la présence d’un local AIDES (et/ou autre espace partagé avec d’autres associations et/ou espace mobile) pour faciliter la mobilisation des militants et être au plus près des publics.
  • La délégation régionale est un "plateau technique et de mutualisation". Animé par un conseil de région, cet échelon assure le soutien aux Territoires d’Actions pour les accompagner dans leur prise de décisions et leur permettre de mener à bien leurs actions.
  • Le Territoire d’actions (TA) constitue la plus petite entité politique de AIDES. Un TA regroupe différents LM. Le siège du TA est également un lieu de mobilisation où se déroulent des actions.

Le TA est un lieu de portage du plaidoyer, de débats et de décisions politiques.

Les militants de l'association travaillent de manière collective au sein et entre les différents échelons.

Le budget et subventions[modifier | modifier le code]

Le budget de AIDES s'élevait à 40 millions d'euros en 2010. L'association reçoit des subventions de la direction générale de la Santé, des agences régionales de santé et de l’Assurance maladie[13].

Selon l'audit du cabinet Mazars réalisé en 2010 à la demande de la direction générale de la Santé, le financement de AIDES est à 50 % public, 50 % privé [réf. nécessaire]. Les actions se répartissent comme suit[14] :

Chaque année, l'association organise un dîner pour collecter de fonds afin de financer la lutte contre le VIH[16].

L'association a été critiquée en 2011 du fait de la faible du budget consacré aux missions sociales[17], du salaire et des avantages de la direction dénoncés par la Cour des comptes, et d'une « présentation opaque des comptes »[18]. La presse révèle alors que le président d’honneur est payé « à hauteur de 110.000 euros par an » et que Vincent Pelletier, le directeur général de l’association, est rémunéré 9.500 euros par mois alors même que les salariés de l’association restent eux « modestement payés »[19].

Les actions[modifier | modifier le code]

L'association AIDES a une démarche de « santé globale ». Ce concept désigne le fait que l'on ne peut avoir une approche en matière de santé de la personne uniquement au travers d'un seul angle mais qu'il faut voir les problématiques de santé dans leur globalité. Cela recouvre ainsi la santé physique et psychosociale. Par exemple, il ne suffit pas de donner à une personne séropositive des traitements pour que celle-ci aille mieux si, dans le même temps, celle-ci à des difficultés d'hébergement ou doit cacher à ses proches sa séropositivité et donc la prise du traitement. Autant de facteurs qui nuisent à une bonne observance.

Néanmoins l'association AIDES utilise des portes d'entrées que sont les facteurs dominants de transmission/contamination au VIH et aux hépatites au sein de chacune des communautés mobilisées. Par exemple, la porte d'entrée auprès des usagers de produits psychoactifs par voie intraveineuse sera l'échange de seringue, principal mode de contamination.

Ainsi, on peut distinguer les actions de AIDES de la manière suivante :

Les actions de réduction des risques sexuels[modifier | modifier le code]

Il s'agit ici de l'ensemble des actions d'information, de sensibilisation et de soutien dans les stratégies individuelles et collectives de réduction des risques de transmission/contamination au VIH et des hépatites par voie sexuelle. Partant des pratiques sexuelles des personnes, c'est au travers de l'échange et de la discussion avec les militants de AIDES que ces actions se mettent en œuvre soutenues par les outils de prévention primaire que sont le préservatif, le gel lubrifiant, la digue dentaire, les gants en latex et bien sûr les brochures d'information.

Ces actions visent essentiellement les communautés d'homosexuels masculins [N 4] , de migrants venus d'Afrique subsaharienne, de personnes séropositives et de travailleurs du sexe qui sont les plus concernées par la transmission sexuelle du VIH et des hépatites

Exemples d'actions :

  • Interventions au sein des établissements ou lieux de rencontre et de consommation sexuelle pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HSH) : établissements à backroom, saunas gays, lieux de rencontre/drague extérieurs, sites web de rencontre gays, etc.
  • Intervention dans des commerces migrants. [réf. souhaitée]
  • Animation de groupes de parole et d'auto-soutien communautaires (gays, migrants, femmes, séropositifs ou toutes communautés confondues).
  • Temps d'échange sur la santé sexuelle (Thémagay, etc.).

Les actions de réduction des risques liés à l'usage de produits psychoactifs[modifier | modifier le code]

Il s'agit ici de l'ensemble des actions d'information, de sensibilisation et de soutien dans les stratégies individuelles et collectives de réduction des risques de transmission/contamination au VIH et des hépatites par l'usage de produits psychoactifs (drogues). Partant des pratiques de consommation des personnes (injection, sniff, etc.) c'est au travers de l'échange et de la discussion avec les militants de AIDES que ces actions se mettent en œuvre soutenues par la mise à disposition de matériel stérile et à usage unique (seringues, pailles, petit matériel) puisque les risques de transmission reposent justement dans l'échange de ce matériel.

Ces actions visent essentiellement la communauté d'usagers de drogue par voie intraveineuse et la communauté « festive », c'est-à-dire les personnes qui fréquentent les teknivals, teufs, rave party, free party où la consommation de produits par sniff est importante.

Exemples d'actions :

Les actions de soutien[modifier | modifier le code]

Il s'agit ici des actions qui visent à soutenir les personnes concernées par le VIH et les hépatites dans leur accès aux droits, aux soins et dans l'expression de leur parole.

Exemples d'actions :

  • Accueil physique des personnes lors des permanences dans les locaux de AIDES.
  • Accompagnement dans les démarches du droit commun par un soutien juridique et au travers des actions de networking (réseau).
  • Gestion d'appartements relais ou d'appartements de coordination thérapeutique (ACT) pour les personnes séropositives au VIH et/ou VHC (virus de l'hépatite C).
  • Formation et accompagnement d'aides à domicile pour intervenir auprès de personnes séropositives au VIH et/ou VHC.
  • Information et formation thérapeutiques sur la santé des personnes séropositives, les traitements et leurs effets primaires et secondaires, accompagnement et éducation thérapeutique (observance).
  • Accès aux savoirs, partage d'expérience de la maladie et sortie de l'isolement avec Seronet, site reposant sur une démarche communautaire.

Les actions de plaidoyer[modifier | modifier le code]

Le plaidoyer recouvre les actions de AIDES qui visent à partir de l'expertise développée à intervenir de manière organisée auprès des partenaires politiques (élus), institutionnels (financeurs, corps médicosocial et juridique, etc.) et de la société civile en général. L'objectif étant d'influencer ces acteurs de manière à les transformer (et donc transformer la société) dans un sens qui soit plus favorable aux solidarités envers les personnes concernées par le VIH et les hépatites et à la lutte contre ces épidémies. Ces actions de plaidoyer visent donc à soutenir, proposer ou s'opposer.

Exemples d'actions :

  • Lobbying auprès des élus et des financeurs.
  • Participation (via le collège 3 : représentants des malades et usagers du système de santé) aux Coordinations régionales contre le VIH (COREVIH), instance de rencontre, de coordination et d'échange entre tous les acteurs locaux de la lutte contre le VIH.
  • Organisation et/ou participation à des manifestations (Gay Pride, manifestations contre les franchises médicales, contre EDVIGE/EDVIRSP, etc.).
  • Lutte contre les discriminations.
  • Actions médiatiques (campagnes de communication).

Les actions internationales[modifier | modifier le code]

Dès 1989, AIDES noue un partenariat avec l'association marocaine ALCS [Quoi ?] [N 5]. En 1994, AIDES est en contact avec des associations d'Afrique subsaharienne lors de la conférence associative organisée en parallèle du sommet international des chefs de gouvernement sur le VIH/sida [réf. souhaitée]. AIDES réfléchit à des projets de partenariat, dont la première manifestation est le projet Cap Prévention (sensibilisation des migrants sur les navires reliant la France, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie). [réf. souhaitée]

En 1997, AIDES et des associations africaines créent le Réseau Afrique 2000.

Les projets de AIDES à l’international ont pour vocation de contribuer à l’amélioration de la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH en Europe, au Maghreb et en Afrique subsaharienne en soutenant le développement des associations locales. Pour atteindre cet objectif, l’intervention de AIDES se fonde sur : [réf. souhaitée]

  • La mise en réseau des acteurs pour faciliter l'échange d'expériences et de bonnes pratiques
  • Le renforcement des structures associatives partenaires
  • La valorisation et la diffusion des savoirs associatifs
  • L'appui pour qu'émerge une voix du Sud dans le plaidoyer international

En 2008, AIDES est une des associations fondatrices de la Coalition Internationale Sida PLUS dont l'objectif est de peser auprès des financeurs internationaux, de multiplier les initiatives pour faire entendre la voix des malades dans le monde et d’ainsi faire évoluer les programmes de lutte contre le sida en les centrant davantage sur les malades. Aujourd'hui Coalition PLUS rassemble neuf associations des quatre coins du monde. Elle plaide en particulier pour l'adoption d'une taxe sur les transactions financières (TTF), connue sous le nom de taxe Robin des Bois, afin de mieux financer la lutte contre le sida, entre autres.

La recherche/innovation[modifier | modifier le code]

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Chez AIDES, la recherche mobilise les membres de la communauté à qui elle s'adresse (femmes, gays, migrants, usagers de drogues…), à tous les niveaux et à toutes les étapes du projet. Elle accorde la même valeur aux objectifs des personnes qu'à ceux des chercheurs : c'est une recherche communautaire[réf. nécessaire].

AIDES travaille en partenariat avec des chercheurs, des professionnels de santé, des sociologues, et tous les spécialistes compétents en la matière, en n'oubliant jamais l'objectif premier de la recherche communautaire : prendre en compte le point de vue et les recommandations des personnes qui en bénéficieront. Le projet de recherche est terminé ? Les résultats sont disponibles ? Les militants entrent alors dans une démarche de communication pour informer les instances et les communautés concernées de leurs conclusions… jusqu'à la mise en place d'actions concrètes qui répondent aux besoins du terrain. Deux exemples :

  • Com'test

Com'test est le projet qui a mené à la reconnaissance officielle du dépistage associatif et communautaire du VIH, un dépistage à résultat rapide qui peut être réalisé par des non-soignants.

Mené en partenariat avec l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), le projet Com'test a permis d'évaluer la faisabilité et l'acceptabilité d'une nouvelle offre de dépistage en direction des hommes gays et bisexuels. Grâce à Com'test, et depuis l'arrêté ministériel du 17 novembre 2010, le dépistage communautaire est enfin autorisé à se développer en France. C'est une offre de dépistage moins contraignante, moins angoissante, qui met à profit les compétences des associatifs et priorise la satisfaction des personnes dépistées.[réf. nécessaire]

Depuis l'automne 2011, l'association AIDES propose un dépistage rapide confidentiel et gratuit dans les lieux communautaires et dans ses locaux pour les gays et autres hommes ayant des relations avec d'autres hommes, les personnes originaires d'Afrique subsaharienne, les usagers des drogues, les transsexuels et les populations vivant dans les départements français d’Amérique (Antilles, Guyane) et les Caraïbes.

  • VIH, hépatites et vous

Menée en collaboration avec des équipes de chercheurs en sciences sociales, la grande enquête "VIH, hépatites et vous" permet aux personnes séropositives au VIH, aux hépatites, ou confrontées à ces virus, de faire connaître leurs conditions de vie et d'exprimer leurs besoins pour améliorer ces conditions de vie. L'enquête a lieu tous les deux ans et elle permet à l'association de mieux orienter ses actions et d'appuyer ses revendications auprès des pouvoirs publics.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ancien compagnon de Michel Foucault, Daniel Defert restera marqué par son décès des suites du VIH. Hervé Guibert évoque les liens entre Michel Foucault et Daniel Defert, ainsi que la création d’AIDES, dans son livre À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie.
  2. Cf "Une Epidemie politique ; La lutte contre le sida en France" de Patrice Pinell
  3. Expression employée pour désigner les personnes infectées et/ou affectées par le VIH
  4. [Cf article de Jean-Marie Le Gall et David Monvoisin in "La santé agaie", l’Harmattan, 2010]
  5. Plaquette présentant les actions internationales d’AIDES www.aides.org

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre de septembre 1984
  2. « Info VIH pour les sourds | AIDES : Première association française de lutte contre le VIH / sida et les hépatites », sur www.aides.org (consulté le 5 novembre 2016)
  3. « La revue Remaides | AIDES : Première association française de lutte contre le VIH / sida et les hépatites », sur www.aides.org (consulté le 5 novembre 2016)
  4. « [Sida Info Service] », sur www.sida-info-service.org (consulté le 5 novembre 2016)
  5. « ASUD | Auto-Support des Usagers de Drogues », sur www.asud.org (consulté le 5 novembre 2016)
  6. « Sidaction », sur Sidaction (consulté le 5 novembre 2016)
  7. « RAAC-sida – Réseau des Associations Africaines et Caribéennes agissant en France dans la lutte contre le sida, les hépatites virales, les IST, et pour la promotion de la santé », sur raac-sida.org (consulté le 5 novembre 2016)
  8. « En ce moment sur Seronet | Seronet », sur www.seronet.info (consulté le 5 novembre 2016)
  9. « La recherche dans la ligne de MIRE | AIDES : Première association française de lutte contre le VIH / sida et les hépatites », sur www.aides.org (consulté le 5 novembre 2016)
  10. « Coalition PLUS – Coalition internationale sida | Union francophone d'associations communautaires », sur www.coalitionplus.org (consulté le 5 novembre 2016)
  11. Charmaine, « Dépistage rapide du VIH / sida avec l'association AIDES », sur depistage.aides.org (consulté le 5 novembre 2016)
  12. « Réseau » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.aides.org
  13. Actualité du mécénat et des fondations de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, iffres.org, 17 mars 2013
  14. Utilisation des dons
  15. "Homophobiol": le médicament qui tente de soigner l'homophobie par l'humour, lexpress.fr, 17 mai 2016
  16. L'association Aides qui lutte contre le Sida remontée contre le gouvernement, atlantico.fr, 25 novembre 2013
  17. Aides : la crise en trois questions, leparisien.fr, 25 janvier 2011
  18. L'association Aides dans la tourmente, leparisien.fr, 25 janvier 2011
  19. Les mauvais comptes d’Aides, europe1.fr, 25 janvier 2011
  20. CAARUD