Lherm (Haute-Garonne)

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Lherm
Lherm (Haute-Garonne)
Mairie.
Blason de Lherm
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Muret
Canton Cazères
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Garonne
Maire
Mandat
Jean Ayçaguer
2014-2020
Code postal 31600
Code commune 31299
Démographie
Gentilé Lhermois, Lhermoises
Population
municipale
3 630 hab. (2016 en augmentation de 4,76 % par rapport à 2011)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 52″ nord, 1° 13′ 22″ est
Altitude Min. 187 m
Max. 240 m
Superficie 27,26 km2
Localisation

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Lherm
Liens
Site web http://www.mairie-lherm.fr/la-mairie/

Lherm est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Lhermois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse et à 11 km au sud-ouest de Muret, elle fait partie du Pays du Sud Toulousain en Rivière-Verdun.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le Lherm est limitrophe de huit autres communes.

Carte de la commune de Lherm et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Lherm[1]
Saint-Clar-de-Rivière,
Cambernard
Labastidette Muret
Poucharramet Lherm[1] Saint-Hilaire
Bérat Lavernose-Lacasse

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Touch et son affluent l'Ousseau et le Ruisseau de l'Aussau affluent de la Louge ainsi que par le canal de Saint-Martory.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune du Lherm est établie sur la troisième terrasse de la Garonne, dans la plaine toulousaine de la Garonne.

La superficie de la commune de est de 2 726 hectares ; son altitude varie de 187 à 240 mètres[2].

Transports et communications[modifier | modifier le code]

  • Par la route : A64, accès par la sortie : Sortie 34.
Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Lherm.jpg

L'origine évoquée [ref?] du nom viendrait de l'occitan, L'Èrm, qui signifie « désert » en cette langue.
Malgré l'absence d'article dans les documents officiels, certain habitants de la région utilisent "Le Lherm" par facilité et ignorance, mais qui n' est pas la norme pratiquée par la population locale, ce qui peut faire douter de cette étymologie. Aujourd'hui, la plupart des Lhermois et habitants des communes voisines continuent de baptiser la commune Le Lherm. Ainsi il est courant d'entendre « J'habite Le Lherm » ou encore « J'habite au Lherm ». De même, quelques panneaux routiers indiquant la direction de Le Lherm subsistent malgré la demande du préfet faite en 1992 de les remplacer.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence sur le blason de trois tours, dont la centrale est donjonnée rappelle que la communauté fut dès 974 alleu de l'abbaye de Lézat et qu'un château fort exista en son bourg.

Village fortifié, Le Lherm était en effet dominé par un château fort qui existait à la fin du XIe siècle et qui disparut dès le XIIIe siècle.

Bourg royal en 1329, Le Lherm fut aussi archiprêtré jusqu'à la Révolution, puis le village fut élevé au rang de chef-lieu de canton pendant une dizaine d'années de 1790 à 1802. Le village était alors un castrum circulaire entouré de douves et dominé par l'église.

Aujourd'hui, si les douves ont disparu, le pâté de maisons en demi-cercle, au chevet de l'église est intéressant à observer, notamment depuis la chapelle Notre-Dame-du-Bout-du-Pont, inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Un fort s'élevait sur une partie de l'esplanade actuelle. Moyen de défense au Moyen Âge, il devint par la suite la maison communale, lieu de délibération des consuls jusqu'au XIXe siècle.

La démolition du fort coïncide avec la construction du clocher de l'église Saint-André de style néogothique toulousain. Celle-ci dévoile notamment de superbes peintures murales et des stalles en chêne ornées de sculptures de la fin du XVIIe siècle. Une de ses chapelles absidiales, de style roman, abrite des fresques du XIVe siècle, retraçant les vies de saint François d’Assise et de saint Michel.

Avec l'essor de l'agriculture, le bourg s'est étendu et présentait sous le Second Empire de belles demeures bourgeoises, nommées parfois hôtels et dont les façades embellissent encore la place de l'église.

Le , cinq pensionnaires de l'Ehpad «la Chêneraie» décèdent, indique la préfecture de Haute-Garonne dans un communiqué. Ils auraient été victimes d'une intoxication alimentaire dans la soirée, après le dîner[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de vingt trois[4],[5].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune du Lherm fait partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne et du canton de Cazères (avant le redécoupage départemental de 2014, Lherm faisait partie de l'ex-canton de Muret).

En matière d'intercommunalité, Lherm appartient à la communauté de communes Cœur de Garonne depuis le et du au le elle appartenait à la Communauté de communes du Savès.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1996 En cours Jean Ayçaguer PS Retraité de l'enseignement
mars 1989 1996 Florian Garcia PS  
mars 1959 1989 André Lascours    
mars 1953 1959 René Suquet    
1945 1953 Raymond Orliac    
1944 1945 Julien Orliac    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Binaced (Espagne) depuis 1994, petite commune espagnole d'Aragon. Elle compte environ 1 528 habitants en 2016. Chaque année, des échanges sont organisés.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 3 630 habitants[Note 1], en augmentation de 4,76 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5818861 0051 0651 1351 1671 1341 2251 215
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1951 1641 2431 1471 2011 2411 2551 1441 088
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 007998956798849845764717804
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7558341 0921 8582 2662 5583 1173 1973 277
2013 2016 - - - - - - -
3 5503 630-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 76 91 61 60 60 59 60 60
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, avec le déclin de l'activité agricole et notamment la viticulture, le bourg s'est dépeuplé jusqu'aux années 1970, date de la création des premiers lotissements qui vont faire de Lherm un village suburbain de la troisième couronne toulousaine.

En janvier 2012, la commune franchit le seuil des 3 500 habitants avec une population totale de 3 507 personnes. Au fil des années, Lherm s'est doté de nombreux commerces et abrite une trentaine d'associations sportives et culturelles. La présence de bois et de bosquets lui donne encore un cachet champêtre fort apprécié que la municipalité cherche à préserver.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Lherm fait partie de l'académie de Toulouse.

Pour le premier degré d'éducation, Lherm possède une école maternelle publique, une école primaire publique.
Pour l'enseignement secondaire, Lherm possède également un collège public Flora Tristan.

Il y a des UNSS proposés (badminton, handball, football ainsi que VTT) au collège.

À cheval entre les communes de Lherm et de Muret, il existe aussi un centre de formation de l'École nationale de l'aviation civile[14].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un centre communal d'action sociale, une maison de retraite type EHPAD, qui fit la une de l'actualité lors du décès de 5 résidents en 2019, des médecins généralistes, une Pharmacie,

Culture[modifier | modifier le code]

Médiathèque, Musée Cap Al Campestre, foyer du 3e âge, maison de la jeunesse, MJC Lherm Horizon Culturel,

Services publics[modifier | modifier le code]

Le Lherm possède un bureau de poste.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Un gymnase, une salle polyvalente (dojo, gymnastique, danse), un terrain multisports synthétique (football, basket...), un stade de football avec un terrain synthétique, deux terrains de tennis, un boulodrome, un City stade, skatepark, un centre équestre,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes du Savès[15].

Il existe une déchèterie située sur la commune de Rieumes (déchèterie du Savès)[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André.
Notre-Dame-du-Bou-du-Pont.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Lherm Haute Garonne.jpg

Le chef du blason, d'or à trois fleurs de lys de gueules orangées, indique l'appartenance au domaine royal de France et se rencontre souvent dans la jugerie et l'élection de Rivière-Verdun dont dépendait Lherm au XIVe siècle. Les trois tours crénelées, jointes par deux entre-murs crénelés, blanches sur fond bleu, sont tirées des armoiries de Lézat et la tour donjonnée évoque le château fort de Lherm. Le dernier tiers, représente une terrasse ondée de sinople (vert), figurant dans les armoiries de Lézat, elle peut indiquer la position du village sur la moyenne terrasse de la Garonne.

L'utilisation de ce blason pour la commune de Lherm, se justifie par le fait que la plus ancienne mention écrite actuellement se trouve dans le cartulaire de l'abbaye de Lézat (Ariège) qui cite en 974 un alleu (terre libre ne relevant pas d'un seigneur et exempte de toute redevance) appelé Herm.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. https://www.20minutes.fr/faits_divers/2486079-20190401-haute-garonne-cinquieme-deces-apres-probable-intoxication-alimentaire-maison-retraite
  4. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  5. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031299.html.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  14. ENAC Muret
  15. http://www.ccsaves31.fr/ordures-menageres-residuelles
  16. http://www.ccsaves31.fr/decheterie
  17. http://museecapalcampestre.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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