Jacques Bonhomme

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Jacques Bonhomme[1] est le nom attribué par Jean Froissart à Guillaume Caillet ou Callet. On trouve aussi Guillaume Carle, Cale ou Karle.

En réalité, derrière l'expression « Jacques Bonhomme », les sources de l'époque désignent l'ensemble des révoltés de la Grande Jacquerie. Elle vient de l'ancien français « jacques », qui désigne les paysans, par synecdoque, du fait du port d'une veste courte du même nom, la « jacque ». La chronique de Jean de Venette précise que ce sobriquet de « Jacques Bonhomme » fut attribué par les nobles aux paysans, pour les tourner en ridicule.

Jacques Bonhomme par le sculpteur Victor Nicolas (statue en plâtre, 1934).

Biographie[modifier | modifier le code]

Guillaume est vraisemblablement né dans le village de Mello dans le Beauvaisis. Son nom est attesté par les lettres de rémissions produites par l'autorité royale à l'issue de la révolte. Les chroniques et cartulaires de l'époque le décrivent comme un homme d'un certain charisme, « un homme bien sachant et bien parlant, de belle figure et forme ».

En mai 1358, les paysans révoltés, les Jacques, le prirent pour chef et le nommèrent « roi » ou « capitaine souverain du plat pays » ; il refusa tout d'abord le commandement mais, menacé de mort, s'inclina. Il était accompagné d'un membre de l'ordre des Hospitaliers et d'un certain Jacques Bernier de Montataire.

Il essaya en vain d'établir un front commun avec les Parisiens regroupés derrière Étienne Marcel. Attiré dans le camp nobiliaire par ruse, il fut capturé par Charles le Mauvais, qui le fit mourir en le couronnant d'un trépied de fer rougi au feu[2]. D'autres sources avancent qu'il fut par la suite décapité sur la place de Grève de Clermont-en-Beauvaisis[3].

Il apparaît dans la bande dessinée de Blake et Mortimer Le Piège diabolique. Mortimer, qui voyage dans le temps, se retrouve mêlé à une jacquerie du XIVe siècle menée par un certain Jacques Bonhomme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François de Belleforest, Histoire des neuf rois qui ont eu le nom de Charles.
  • Pierre Bonnassie, Les Cinquante mots clefs de l'histoire médiévale, Privat, Toulouse, 1981.
  • Jules Flammermont, « La Jacquerie en Beauvaisis », dans Revue historique, Presses universitaires de France, Paris, t. 9, 1879.
  • Émile Morel, La jacquerie dans le Beauvaisis, principalement aux environs de Compiègne, dans « Cabinet historique de l'Artois et de la Picardie », 1891.
  • Émile Bodin, Le Roman de Jacques Bonhomme, 1913

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]