Pontamafrey-Montpascal

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Pontamafrey-Montpascal

Village de Pontamafrey le long de l'Arc, dans la vallée.
Village de Montpascal sur les hauteurs de Pontamafrey.
Pontamafrey depuis les lacets de Montvernier.JPG
Montpascal, Savoie (2014).JPG
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Saint-Jean-de-Maurienne
Intercommunalité CC Cœur de Maurienne Arvan
Maire délégué Philippe Falquet
2019-2020
Code postal 73300
Code commune 73203
Démographie
Gentilé Pontains
Population 307 hab. (2016 en diminution de 7,25 % par rapport à 2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 48″ nord, 6° 20′ 32″ est
Altitude Min. 464 m
Max. 2 680 m
Superficie 11,59 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration La Tour-en-Maurienne
Localisation

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Pontamafrey-Montpascal[1] est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes, elle fait partie de l’arrondissement et du canton de Saint-Jean-de-Maurienne. Elle est née de l'association de deux communes, en novembre 1972, Pontamafrey et de Montpascal, puis de leur fusion en mars 2001. Depuis 2019, elle a intégré la commune nouvelle de La Tour-en-Maurienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Pontamafrey-Montpascal est issue de la fusion de 2 communes : Pontamafrey et Montpascal. La commune est limitée au nord par le Grand Coin de Saint-Jean-de-Belleville, à l’est du Chatel par le ruisseau de la Ravoire, au sud de Montvernier par les apics de la Loza, à l’ouest de Montaimont par le col du Chaussy.

Au cœur de la plus longue vallée des Alpes, à 502 mètres d’altitude, Pontamafrey qui est le chef-lieu de la commune est situé en fond de vallée de la Maurienne, à 4 kilomètres à l’Ouest de Saint-Jean-de-Maurienne et à 6 kilomètres à l’Est de La Chambre, en rive droite de la rivière Arc.

Montpascal est situé à 1410 mètres d’altitude sur la face Sud d’une chaîne montagneuse qui sépare la Maurienne et la Tarentaise. Le village est à 12 kilomètres de Pontamafrey (la commune de Montvernier sépare Pontamafrey et Montpascal) et à 16 kilomètres de Saint-Jean-de-Maurienne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de Pontamafrey-Montpascal étant composé de deux territoires distincts (l'un au bas de la vallée au niveau de Pontamafrey, l'autre sur les hauteurs au niveau de Montpascal) séparés par la commune de Montvernier, les communes limitrophes de ces deux territoires peuvent être séparément mentionnées (du nord au sud) :

Communes limitrophes de Montpascal
Montaimont Montaimont Saint-Jean-de-Belleville
Montvernier Montpascal Le Châtel
Montvernier Montvernier Le Châtel
Communes limitrophes de Pontamafrey
Sainte-Marie-de-Cuines Montvernier Le Châtel
Sainte-Marie-de-Cuines Pontamafrey Le Châtel
Jarrier Saint-Jean-de-Maurienne Hermillon

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Pontamafrey est situé dans une vallée à 502 mètres d'altitude.

Montpascal est situé sur un plateau à 1410 mètres d’altitude sur la face sud d'une chaîne montagneuse, son territoire atteint des sommets voisins de 2700 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivière l'Arc.

Le village de Pontamafrey est situé sur la rive droite de la rivière de l'Arc et est également traversé par le ruisseau de La Ravoire qui prend sa source à 2140 m dans la montagne des Coins, sous la pointe du Grand Coin.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montpascal, que les gens du pays prononcent « Montpâcal » en patois, était dénommé « Mons Pascalis » au XIVe siècle, cette appellation vient probablement de Mons-Pascue (montagne de troupeaux), le site étant un alpage où les bêtes étaient conduites à partir de Pâques. Une autre origine serait que le pays a été, dans les temps anciens[Quand ?], la propriété d’une personne nommée Pascal.

À partir de 1600 jusqu’en 1820, dans quelques documents, on trouve cette orthographe de Montpascal.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Pon-mafrè Monpaka, selon la graphie de Conflans[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Site d'alpage jusqu'au XIe siècle, fréquenté par les habitants de Montvernier et de Le Châtel, Montpascal deviendra une paroisse d’une certaine importance au fil du temps. En 1564, il y avait 249 habitants, 340 en 1630, 420 en 1852. Puis vint l’émigration, Montpascal était devenu un village assez important, trop important peut-être pour pouvoir nourrir toutes les bouches et l’émigration temporaire l’hiver (cochers et écaillers à Paris, ramoneurs, etc.) ou définitive de certains d’entre eux entama le déclin démographique du village. En 1878, la population était de 360 habitants. Il y avait une soixantaine d’émigrés en hiver, une quarantaine faisaient les cochers à Paris, les autres s’en allaient en diverses villes comme ramoneurs et portefaix. Beaucoup d’émigrés temporaires devinrent émigrés définitifs. La population tomba rapidement à 291 habitants en 1906, à 200 en 1920, à 170 en 1943 et 6 en 1999 puis 11 en 2005. Aujourd’hui, Montpascal est un village rénové qui compte essentiellement des résidences secondaires.

Pontamafrey n’a été qu’un modeste village ne dépassant jamais les 200 habitants avant 1982, à cause de sa faible superficie et de terrains peu propices à l’agriculture. Le village prendra son essor avec l’arrivée des groupes industriels qui utiliseront l’énergie hydraulique (construction d’une centrale en 1908, aménagement Arc/Isère dans les années 1970) et grâce à la construction d’une Zone d’activités économiques (Z.A.E.).

Le 21 novembre 1972, les conseils municipaux des communes de Pontamafrey et de Montpascal décidèrent de créer une fusion-association transformée en fusion simple par arrêté préfectoral du 1er mars 2001.

Le , Pontamafrey-Montpascal intègre avec Le Châtel et Hermillon la commune nouvelle de La Tour-en-Maurienne dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Finances de la commune[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Philippe Falquet ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2016, la commune comptait 307 habitants[Note 1], en diminution de 7,25 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
100110131123129152155166154
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
148136143141162167146145144
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
129126129165162154178182189
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2016 -
197301350345344343323307-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un domaine de ski nordique appelé « Le Grand Coin ». Il comporte plusieurs pistes de ski de fond et de raquettes d'une longueur totale de 40 km et deux stations de départ : à Montaimont et à Bonvillard[8],[9].

Les via-ferrata et voies d'escalade : Exposées plein Sud, les falaises de granit situées à l’arrière du chef-lieu accueillent depuis 1995 deux via ferrata et six voies d’escalade. Ce site baptisé l'« Adret » est situé entre la fameuse route des Lacets et la gorge du ruisseau La Ravoire.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel de Pontamafrey.

Le territoire de la commune de Pontamafrey-Montpascal fait partie de la paroisse catholique « Cathédrale Saint-Jean-de-Maurienne »[10], dans la doyenné de Maurienne du diocèse de Chambéry, Maurienne et Tarentaise[11]. Elle dispose des églises Saint-Michel de Montpascal[12] et Saint-Michel de Pontamafrey[13] et de plusieurs chapelles[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Pontamafrey fait partie du Syndicat Intercommunal du Grand Coin qui regroupe les communes de Montaimont, Pontamafrey-Montpascal, Montvernier et Le Châtel, a pour mission de promouvoir la pratique du ski nordique et d’activités  sportives annexes sur l'Espace Nordique du Grand Coin.

Une Zone d’activités économiques (Z.A.E.) est installée sur le territoire de Pontamafrey.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Chapelle de l'Immaculée-Conception.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fort Allamand ou Fort Pierre-Allamant dit plus tardivement Fort-Sarrasin (parfois Fort-Sarrazin), établit en rive gauche de l'Arc (partie dépendant des comtes de Savoie) et défendant le pont[15] ;
  • L'église de Pontamafrey. En 1597, la petite église située au centre du village de Pontamafrey est détruite par les canons des Huguenots, partisans de la confédération genevoise qui s’oppose au duc de Savoie. Elle fut reconstruite dans de plus grandes proportions, dans un style baroque sobre et consacrée par Monseigneur Milliet le 1er mai 1616.
  • Église Saint-Michel de Montpascal  Inscrit MH (2015) ; dans sa forme actuelle, elle existe depuis 1719, année où elle fut reconstruite et agrandie.
  • La chapelle de l'Immaculée-Conception sur la rive gauche de l'Arc, située sur le territoire de Pontamafrey est devenue le symbole de la commune. Elle a été construite entre 1855 et 1859 sur le roc, grâce à une souscription à laquelle 253 personnes extérieures à la paroisse ont participé.
  • La chapelle du Chaussy, fut construite en 1707 par la commune de Montpascal ; elle est érigée sous le vocable de la Visitation. En 1892, elle menace ruine lorsqu’elle est réparée. À l’intérieur de la chapelle se trouve une statue en bois de la Visitation datée de 1644 ; son auteur (sans doute local) n’est pas connu. Le tableau de l’autel ne porte aucune indication. Elle fut entièrement rénovée à partir de 1992.
  • La chapelle de Saint-Benoît. L’édifice fut construit en 1700 par Jean Antoine Escot, maître maçon à Pontamafrey, sur l’emplacement d’un oratoire dédié au même saint. Elle est située en aval du village, sur l’itinéraire de l’ancien chemin d’accès à Montpascal. Des messes de fondation étaient régulièrement dites dans cette chapelle. L’autel et les peintures sont l’œuvre des frères Gilardi en 1852. L’on doit au peintre espagnol Pignol la réalisation du tableau de l’autel en 1763.
  • le col du Chaussy à 1 530 m d'altitude, et son domaine de ski nordique : l'Espace Nordique du Grand-Coin ; ce site labellisé et homologué comporte 40 km de pistes balisées. Lieu de randonnées en raquettes.
  • la route touristique des « Lacets de Montvernier » menant à Montvernier.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

La commune obtient sa première fleur au concours des villes et villages fleuris en 2017[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche, Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne - Chamoux - La Rochette (vol. 3), Roanne, Éditions Horvath, , 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5, lire en ligne), p. 288-295. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale », sur le site l'Insee (consulté le 2 novembre 2014).
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 24
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Louis Laugier, « Arrêté préfectoral n°73-2018-10-31-005 portant création de la commune nouvelle de La Tour-en-Maurienne », Recueil des actes administratifs spécial n°73-2018-122,‎ , p. 67-69 (lire en ligne [PDF])
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Activités d'hiver à Montaimont sur le site internet de la commune. »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Consulté le 25/08/2012.
  9. Montaimont sur le site internet du tourisme en Pays de Maurienne. « Copie archivée » (version du 2 avril 2015 sur l'Internet Archive) Consulté le 26/08/2012.
  10. « Les 24 clochers de la paroisse cathédrale Saint-Jean-de-Maurienne », sur le site internet de la paroisse cathédrale Saint-Jean-de-Maurienne (consulté le 6 septembre 2014).
  11. « La paroisse Cathédrale Saint Jean Baptiste en Maurienne », sur le site internet egliseinfo.catholique.fr (consulté le 6 septembre 2014).
  12. « Église Saint-Michel de Montpascal », sur le site internet egliseinfo.catholique.fr (consulté le 2 novembre 2014).
  13. « Église Saint-Michel de Pontamafrey », sur le site internet egliseinfo.catholique.fr (consulté le 2 novembre 2014).
  14. « Patrimoine de Pontamafrey-Montpascal », sur le site internet de la commune de Pontamafrey-Montpascal (consulté le 2 novembre 2014).
  15. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 164-165.
  16. « > Toutes les communes fleuries - Site officiel des Villes et Villages Fleuris, label de qualité de vie et de développement du tourisme vert », sur www.villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 31 janvier 2018)