Hermillon

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Hermillon
Hermillon
Vue panoramique du village d'Hermillon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Saint-Jean-de-Maurienne
Intercommunalité CC Cœur de Maurienne Arvan
Maire
Mandat
Yves Durbet
2014-2020
Code postal 73300
Code commune 73135
Démographie
Population
municipale
572 hab. (2015 en augmentation de 6,92 % par rapport à 2010)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 57″ nord, 6° 21′ 47″ est
Altitude Min. 486 m
Max. 2 768 m
Superficie 14,06 km2
Localisation

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Hermillon est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Montandré (sur la route de Champessuit), aujourd'hui inhabité depuis 1950. Lors des incendies de 1944, le hameau a servi de refuge aux habitants du village, ainsi que Champessuit. Le problème principal rencontré par les habitants de l'époque, ainsi que lors de l'occupation, était le manque d'eau. Le territoire du hameau abrite une espèce endémique de tulipes, les « tulipes de Montandré », Montis-Andrei. C'est d'ailleurs aujourd'hui l'emblême de la commune.
  • Champessuit (en savoyard, signifiait « champ sec »). Jusqu'au début du XXe siècle, le hameau était habité de manière temporaire, suivant les saisons, à l'automne et au printemps, principalement pour l'élevage du bétail.
  • Les Grangettes (au-dessus de la cascade d'Hermillon).
  • Les Salamonières (ruines).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Relief très accidenté, montagnard, pentu ; le territoire de la commune varie d'une altitude de 500 mètres dans la vallée à près de 3 000 mètres à la « Pointe du Vallon » (dénommée localement « Roche percée »).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hermillon est mentionné sous les formes dermellium (d'Hermellium ou Ermellion selon le chanoine Adolphe Gros) dans un document de 1210, Armelionis (1269), Hermilione (1285), Hermelionis (1297) dans le Cartulaire de Maurienne[1]. On trouve également dans les différents documents publiés les formes suivantes : Ermelhone, Hermelionis (1393), Hermel[1]. Selon le chanoineGros, « la forme originelle a dû être Ermel ou Armel [...] le H initial, qui est une lettre de superfétation »[1]. Il propose pour origine du nom un patronyme[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Armèlyon, selon la graphie de Conflans[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est incendié par un détachement de soldats de l'armée allemande le 27 août 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Hermillon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1912 1929 François Favier   Premier adjoint de 1929 à 1935
1929 1944 Jules Bochet   Premier adjoint de 1944 à 1947
1947 1953 Jules Bochet    
1947 1953 Jules Bochet   Ancien maire, premier adjoint de 1944 à 1947
1953 1965 Antoine Buttard    
1965 1995 Léopold Durbet UNR Député
1995 2001 Jean-Claude Brun    
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Yves Durbet UMP Fils de Léopold Durbet, Président du Syndicat Pays de Maurienne

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Hermilloninches et Hermillonins[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 572 habitants[Note 1], en augmentation de 6,92 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
440491493495535585566522522
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
497516588589545561515458470
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
411394426407377466638702591
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015 - -
583505520530532541572--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

La falaise à l'arrière de l'usine est une protection du village en cas d'explosion.

C'est dans cette commune qu'en 1958, à la suite d'une explosion très meurtrière, a été transférée l'usine chambérienne d'aluminium divisé en grenaille et en poudre[8]. Ce traitement est en effet dangereux car ce métal ainsi réduit en éléments très fins réagit de manière explosive à la chaleur. Et pourtant c'est sous cette forme qu'il satisfait à de très nombreux usages qui vont du traitement des métaux à la construction (béton cellulaire), à la cosmétique ou à la pyrotechnie… La municipalité était consciente de cet inconvénient mais la plaine alluviale de Longefan offrait à bas prix des terrains communaux conquis sur les divagations de l'Arc, à l'écart de toute habitation. Tout danger n'est, du reste, pas écarté comme le prouve l'incident survenu en juin 2010[9]. En revanche, la commune présentait l'avantage de la proximité de l'usine d'aluminium de Saint-Jean-de-Maurienne (4 km) pour une partie de ses approvisionnements, les autres charges de transport n'apparaissant pas prohibitives . De ce fait, il ne semble pas qu'il y ait eu de grosses difficultés lorsque Aluminium Pechiney a cherché un repreneur : c'est, depuis 1999, Poudres Hermillon, filiale de US Metal Powders (de). Un souci constant de recherche et d'innovation (alliages, impression 3D) garantit le maintien de la compétitivité dans une situation de surcapacité. 50 % de la production sont exportés. L'objectif le plus précieux de création d'emplois reste toujours impérieux même si l'effectif se réduit du fait d'une forte automatisation. De 50 à l'origine, il se maintient à une trentaine de personnes[10].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.
  • Monument aux morts.
  • L'église d'Hermillon, datant de la reconstruction.
  • Chapelle de Montandré (XIIIe siècle), destination d'un pèlerinage annuel, chaque 8 septembre. L'histoire populaire raconte qu'elle a été construite sur une des seules parcelles non-cultivable des alentours, à une époque où celles-ci étaient rares et importantes, en raison des familles nombreuses.
  • La cascade d'Hermillon.
  • Tour de (la) Clusaz Clusaz, entre le pont d'Hermillon et St-Jean, vestige du donjon.
  • pour le château dit d'Hermillon ou tour du Châtel (Castrum Armelionis/Armariolum), il se trouve sur la commune du Châtel[11],[1].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Hermillon est le siège d'une manifestation littéraire : le salon du livre d'Hermillon qui décerne le prix littéraire Rosine-Perrier ainsi que le prix de lecture à haute voix Charles-Maly.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Bénézet, né à Hermillon au XIIe siècle, a été le constructeur du fameux pont d'Avignon, qui se nomme lui-même le « Pont Saint-Bénézet ». On dit qu'il gardait ses chèvres et moutons à l'époque, à la « Pierre Saint-Benezet », située au-dessus du hameau de Montandré, dans la « combe des fourneaux ». Une peinture à son effigie, due au peintre Jean-Baptiste Jomard, originaire de Lanslebourg, est visible dans l'église du village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 229.. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Gros » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 23
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. « Hermillon », Accueil > Ressources > Communes, sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 13 janvier 2017), Ressources - Les communes.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Chabert Louis, Les grandes Alpes industrielles de Savoie, , 559 p., p. 154-156
  9. Rédaction, « Explosion à Poudres Hermillon », Dauphiné libéré,‎
  10. Éric Renevier, « Poudres Hermillon lorgne vers le marché de la 3D », Eco des pays de Savoie,‎ (lire en ligne)
  11. Isabelle Parron, « Le château des comtes de Savoie au Bourget-du-Lac. Étude du rez-de-chaussée de la tour nord ouest », La rubrique des patrimoines de Savoie (Conservation Départementale du Patrimoine), no 6,‎ , p. 20 (lire en ligne [PDF]).