Saint-Jean-d'Arves

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Saint-Jean-d'Arves
Saint-Jean-d'Arves
Vue panoramique des Aiguilles d'Arves.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Saint-Jean-de-Maurienne
Intercommunalité CC Cœur de Maurienne Arvan
Maire
Mandat
Pascal Sibué
2014-2020
Code postal 73530
Code commune 73242
Démographie
Gentilé arvin/arvine
Population
municipale
265 hab. (2015 en diminution de 8,3 % par rapport à 2010)
Densité 3,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 29″ nord, 6° 16′ 26″ est
Altitude Min. 1 009 m
Max. 3 514 m
Superficie 75,60 km2
Localisation

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Liens
Site web [www.sja73.com sja73.com]

Saint-Jean-d'Arves est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Viaduc des Sallanches près du hameau des Sallanches.

Ce petit village savoyard, avec vue sur les Aiguilles d'Arves, se trouve à environ une vingtaine de kilomètres de Saint-Jean-de-Maurienne et environ 80 kilomètres de Chambéry.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, la graphie de la commune s'écrit San-Dyan, selon la graphie de Conflans[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le mode de vie[modifier | modifier le code]

Avant le tourisme, l’économie de Saint-Jean-d’Arves reposait principalement sur l’agriculture et plus particulièrement sur l’élevage. L’hiver, le bétail était gardé à l’étable. Au printemps, il était sorti à hauteur des premiers chalets et il était mené en alpage durant l’été. La grande superficie de la commune permettait un bétail nombreux. Cette activité agricole occasionnait des foires (négoce de bovins, d’ovins…) réputées[Lesquelles ?]. Elles se déroulaient au hameau de la Tour les 10 juin, 7 et 24 septembre, 15 octobre… Ces manifestations dépassaient largement le cadre des vallées alentour (Piémont) et il fallait donc des auberges pour héberger les personnes de passage. De plus, une vallée bien peuplée mais avec des moyens de communication peu praticables à certaines périodes de l’année, devait pouvoir se suffire à elle-même. L’artisanat y était donc aussi très développé (cordonnier, drapier…). L’activité agricole induisait aussi les caractéristiques de l’habitation traditionnelle du village. Elle comportait une ouverture dans la partie amont de la toiture en chaume ; ainsi le foin était rentré directement dans la grange située sous le toit. Le rez-de-chaussée, côté aval, servait d’étable pour les bêtes. Les hommes vivaient au même niveau ou juste au-dessus de manière à profiter de la chaleur animale. Quelquefois, une petite construction séparée, en bois ou en pierre, appelée « mazot » servait de grenier. La vie semblait suffisamment difficile pour obliger une bonne partie de la population masculine (chefs de famille et fils) à une émigration au moins saisonnière (le petit ramoneur savoyard, bûcheron…). Cette émigration, saisonnière dans un premier temps, devint définitive avec l’industrialisation de la vallée de la Maurienne. Même les jeunes Arvinches tentaient de trouver mari dans la vallée.

Costume de Saint-Jean-d'Arves.

L’éducation[modifier | modifier le code]

En 1860, les très jeunes Arvins et Arvinches allaient dans deux écoles communales, situées dans les hameaux les plus centraux (la Tour pour les grandes filles et le Villaret pour les grands garçons) pendant les mois de mai, juin, juillet. Pour le reste de l’année et les enfants en bas âge, les hameaux les plus importants (Entraigues, le Poingt, le Collet, les Chambons, le Villaret, la Curiaz, la Chal, le Villard et les Sallanches) possédaient leur école (habituellement une écurie) mixte, « privée » (payée et entretenue grâce à des donateurs) dont ils désignaient le maître et décidaient de sa rétribution. Ce mode de fonctionnement ne correspondait pas à celui préconisé par l’administration supérieure qui refusait de tenir compte de la dispersion de l’habitat, des conditions météorologiques, de l’obligation de travailler pour la plupart des enfants… En fait, ce fonctionnement changeait tous les ans et le rattachement de la Savoie à la France ne permit pas à la situation d’évoluer rapidement. En 1893, la commune touche des subventions pour la construction de trois « maisons d’école » : une à la Tour, une à Entraigues, la dernière aux Chambons. En 1817, Jean Baptiste Alex offrit sa maison pour fonder un « collège » à Entraigues. Il s’agissait d’une « école de latin » pour les « jeunes gens des communes et paroisses des Arves ». Ces enfants étaient hébergés chez l’habitant. Mais par suite de la chute des effectifs, le « collège » ferma en 1871. Quant à l’application des lois Jules Ferry de 1882, il fallut du temps pour qu’elles rentrent dans les mœurs !

La religion[modifier | modifier le code]

En revanche, la religion était partie intégrante de la vie des Arvins. En 1498, fut fondée par Humbert et Pierre Fay, la chapelle la plus ancienne répertoriée : celle de Saint-Sébastien située entre les hameaux de Planchamps et du Villard. Les terres autour, cultivées, permettaient de l’entretenir. Puis tous les principaux hameaux érigèrent leur édifice religieux : la chapelle Saint-Antoine aux Chambons en 1598, Notre-Dame-de-la-Présentation à la Chal en 1616, Saint-Laurent au Poingt en 1626, Sainte-Barbe au Villaret en 1661, Saint-Benoît aux Sallanches en 1731, Saint-Claude au Vallonet en 1732, Sainte-Brigitte au Collet en 1737 et l’oratoire Saint-Claude sur le chemin du col d’Arves en 1775. Jusqu’en 1834, il n’existait qu’une seule et unique église, située à la Tour. Sa date de construction est inconnue, mais l’une des cinq cloches était datée de 1497. En 1793, Saint-Jean-d’Arves a beaucoup contesté les ordres français de ne laisser qu’une cloche par commune, mais sans succès. Quatre cloches de l’église et les dix des chapelles des hameaux sont finalement démontées, brisées et transportées à Saint-Jean-de-Maurienne.

En 1834, Saint-Jean-d’Arves connaît sa population maximum et certains hameaux sont situés à plus d’une heure de marche de l’église de la Tour. Les habitants d’Entraigues et des proches hameaux demandent donc la construction d’une église à Entraigues. Après étude démographique de l’évêché, le projet est accepté. En 1838, la première pierre fut bénite. Mais les « Arvins d’en haut », craignant de voir le village se diviser en deux, pèsent de toutes leurs forces pour faire stopper la construction. L’affaire va même jusqu’au roi Charles-Albert. Mais l’autorisation est maintenue et en 1844 l'église d’Entraigues est terminée et consacrée.

Les catastrophes[modifier | modifier le code]

Au temps où l’activité agricole était le seul secteur économique, les habitants des Arves avaient des conditions de vie à l’image de leur climat : rudes, a fortiori si des éléments extérieurs venaient les aggraver. De nombreuses catastrophes sont intervenues dans la vie de Saint-Jean-d’Arves.

  • La peste s’est manifestée en Savoie comme dans le reste de l’Europe. Les épidémies de 1588 et 1599 ont été relatées par des témoins présents. Les récits indiquent que le syndic (le maire) du village faisait appel à des habitants de Saint-Sorlin-d’Arves pour ensevelir les morts pendant le temps de la contagion en contrepartie d’un logement avec bois de chauffage, argent et paie en nature (pain, fromage…). La dernière peste répertoriée date de 1720 : afin de préserver son territoire, le roi Victor-Amédée II plaça des barrières sévèrement gardées à Saint-Jean-d’Arves.
  • Les incendies étaient très courants dans les Arves à cause des toits de chaume. Le plus important à Saint-Jean-d’Arves semble être celui déclaré au Villard en 1865. Il a détruit 52 maisons, laissant 254 personnes dans la détresse.
  • Les inondations font suite à des pluies torrentielles sur la vallée. L’Arvan sort de son lit et envahit les terres riveraines. De nombreuses crues ont été signalées : 14 septembre 1733 puis les siècles suivants 1847, 1852, 1859, 1874, 1903, 1904, 1905, etc. avec, chaque fois, de gros dégâts en bas de vallée et notamment à la confluence du torrent avec l'Arc à Saint-Jean-de-Maurienne.
  • Les avalanches ont laissé peu de traces dans les écrits mais beaucoup dans les esprits. Le 4 février 1978, une avalanche est descendue du Charvin entre les hameaux de Planchamps et du Villard, ôtant la vie d’Albert Féjoz et emportant la chapelle Saint-Sébastien.

Saint-Jean-d'Arves et les guerres[modifier | modifier le code]

Les guerres, non plus, n’ont pas épargné les villageois. Du temps où la Savoie n’était pas française (avant 1860), Saint-Jean-d’Arves a souffert de sa situation stratégique : col de la Croix de Fer → col d’Arves → St-Jean-de-Maurienne … En 1589, l’évêque de Maurienne confia la garde du passage d'Arve par les montagnes d'Olle et de la Perche à noble Pierre de Sallières, dit d'Arve. Ce dernier installa une garnison dans sa "tour genevoise" pour protéger les Arves et Saint-Jean-de-Maurienne. Mais en 1597, Lesdiguières, le lieutenant général du roi de France en Dauphiné, dans sa marche sur Saint-Jean-de-Maurienne, passa par le col de la Croix de Fer, Saint-Sorlin-d’Arves, conquit la Tour de la Génevoise et y laissa une garnison qui pilla la vallée. En 1598, le duc de Savoie reprit la forteresse. La garde en fut confiée au chevalier Jules des Costes de Saint-Jean-de-Maurienne. Le comportement de sa garnison ne fut guère plus respectueux de la population. En 1600, une nouvelle incursion française fut menée par Lesdiguières en Maurienne. Un détachement fut à nouveau posté dans les Arves. Les Arvins décidèrent (ou les Français leur suggérèrent) de détruire la tour fortifiée, qui leur apportait plus de malheurs que de sécurité. Ce fait s’exécuta sans l’accord des propriétaires (Antoinette Constantin, veuve de Pierre Salière d’Arves, et ses enfants) qui portèrent l’affaire devant la justice. La destruction de la Tour de la Génevoise et l’absence de garnisons donc de combats rendirent la vie plus tranquille.

Les guerres du XXe siècle ont bien sûr touché la commune. 40 Arvins décédèrent au champ d’honneur entre 1914 et 1918, loin de chez eux.

Entre 1939 et 1945, les incursions des Allemands dans la vallée furent rares malgré la présence de maquisards. Mais lorsqu’ils décidaient de monter, le danger était omniprésent comme en mai 1944 où les Allemands incendièrent une vingtaine de chalets d’alpage dans le secteur des Aiguilles. Ils pensaient que des maquisards s’y étaient réfugiés. Cinq de ces maisons appartenaient à la famille de Joseph Bellet.

Joseph Pierre François Fejoz, né à Saint-Jean d'Arves le 16 janvier 1919, est décédé en déportation durant la Seconde Guerre mondiale. Policier, il rejoint la Résistance. Il est arrêté et déporté de Belfort le 29 août 1944 (convoi de 722 hommes) à destination du KL de Neuengamme. Il est affecté au kommando de Wilhelmshaven (kommando de travail au service de la Kriegsmarine) où il décède le 15 mars 1945. Reconnu Mort en déportation. Il est présent sur le monument aux morts de Saint-Jean-d'Arves et la plaque commémorative pour les policiers morts pour la France (1939-1945) à Nice.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Christiane Hustache ... ...
mars 2008 mars 2014 Christiane Hustache    
mars 2014 en cours Pascal Sibué ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2015, la commune comptait 265 habitants[Note 1], en diminution de 8,3 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 7661 9762 0872 0041 9512 0311 3961 5851 500
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 3691 4221 4061 4721 4051 3541 2691 2701 121
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
950838781722583482342278239
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 - -
185203217217287269265--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution[modifier | modifier le code]

Les plus anciens habitants connus du village sont ceux découverts par le groupe archéologique de Viuz-Faverges (M. Duret et M. Brun) en 1976. En effet, près des Sallanches, au lieu-dit Sur la Roche , cinq sépultures de l'âge du fer (500 à 450 av. J.-C.) ont livré des bracelets en bronze, des perles, des bagues en bronze, des colliers de perles d'ambre en position sur les squelettes.

Les premières estimations de population du village datent de la fin du Moyen Âge (1561). La population ne cesse d’augmenter : en 1793, Saint-Jean-d’Arves, abrite presque autant d’habitants que Saint-Jean-de-Maurienne. La croissance continue jusqu’en 1848 où le chiffre atteint son maximum. Mais dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’industrialisation de la vallée de la Maurienne propose aux Arvins une vie plus sûre : un travail avec un salaire fixe tous les mois de l’année. Les Arvins succombent les uns après les autres et la mort du village se profile. Lorsque les conditions de vie ont été moins dures en vallée de Maurienne que dans les Arves, les villageois se sont résolus petit à petit à abandonner leur terre. L’attrait touristique de l’ « or blanc » a permis de sauver la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station-village, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 4 835 lits touristiques répartis dans 356 structures[Note 2]. Les hébergements marchands se répartissent comme suit : 71 meublés ; 4 résidences de tourisme ; 9 centres ou villages de vacances/auberges de jeunesse et une chambre d'hôtes[6].

La station de ski de Saint-Jean-d'Arves[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-d'Arves
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Image illustrative de l’article Saint-Jean-d'Arves
Administration
Localité Saint-Jean-d'Arves
Site web www.sja73.com
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 29″ nord, 6° 16′ 26″ est
Massif
Altitude 1550 m
Altitude maximum 2 265
Altitude minimum 1 550
Ski alpin
Lié à Le Corbier, Les Bottières, Saint-Colomban-des-Villards, Saint-Sorlin-d'Arves, La Toussuire
Domaine skiable Les Sybelles
Remontées
Nombre de remontées 29
Téléphériques 0
Funitels et funiculaires 0
Télécabines 0
Télésièges 7
Téléskis 19
Pistes
Nombre de pistes 43
     Noires 3
     Rouges 13
     Bleues 17
     Vertes 8
Total des pistes 90 km
Installations
Nouvelles glisses
1

La station de ski de Saint-Jean-d'Arves fait partie du domaine skiable des Sybelles. Elle surplombe la vallée de l'Arvan et propose en hiver des activités pour les familles[7] comme des balades en traîneau à chien ou en raquettes à neige, du parapente biplace, etc.

Cette station située entre 1 550 m et 2 620 m d'altitude offre 138 descentes pour tous les niveaux et 310 km de pistes balisées.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Saint-Jean-d'Arves[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Parmi ces habitants, certains sont associés à la mémoire collective :

  • Les nobles d’Arves : le premier membre répertorié de la famille d’Arves se nommait Jean. Il apparaît dans un texte de 1195. Entre 1266 et 1270, on trouve trace d’Hugues-Sébastien d’Arve qui possédait le titre de chevalier et était chargé de tâches militaires. Au XVe siècle, ces nobles d’Arves avaient la charge de mistral (vassal) de la mestralie d’Arve (qui était incluse dans la Terre Épiscopale) : ils s’occupaient de la police, de la justice et de l’impôt sur leur territoire. Ce même siècle voit les nobles d'Arves s’allier par mariage aux nobles Salière. En effet, Marie, fille aînée de Jean d’Arve et de Françoise de Luciane épousa le noble Gaspard Salière (ou Sallières), docteur en droit avant 1421. Ainsi naquit la famille Salière d’Arves. En 1514, Pierre Salière-d'Arves passa reconnaissance pour la tour de la Fournache à Saint-Jean-de-Maurienne et pour la moitié de la mestralie des Arves. Jean, son frère, obtint l'autre moitié de la mestralie et la tour des Arves. La famille Salière d’Arves quitta les Arves pour St-Jean-de-Maurienne, en 1600, après la destruction de leur Tour de la Génevoise par les Arvins.
  • Le début XVIIIe siècle voit la naissance d'un nommé Dupré à Saint-Jean-d'Arves (d'autres communes comme Montvernier revendiquent cet homme et sa célébrité). Remarqué par Don Philippe, infant d'Espagne, pendant l'occupation espagnole de la Savoie de 1742 à 1748, il en fit son secrétaire privé. Il le conduisit à Parme après le traité d'Aix-la-Chapelle à la fin décembre 1748. On ne sait plus rien de cet homme après.
  • Célestin Bellet dit Landron : sa naissance remonte à 1812 et sa mort à 1889. Il fut grand chasseur de la faune des Arves et célèbre guide de haute montagne. En 1845, au cours d'une chasse au chamois, il parvint au sommet de l'Aiguille Centrale (3 513 m). Il bénéficiait d'un permis de chasse permanent accordé et signé par le roi Victor-Emmanuel II. En effet, au cours d'une partie de chasse en Maurienne, le roi tira sur un ours qui ne fut que blessé. L'animal fonça sur le roi mais, Landron était là : il abattit l'ours et sauva son roi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Dequier, La Maurienne d'autrefois, La Fontaine de Siloé, coll. « La chronique de l'autrefois », , 3e éd.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 24
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  7. « La station de ski de Saint-Jean-d'Arves », sur ski-planet.com
  8. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 169-170.