Saint-Évarzec

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Saint-Évarzec
La mairie.
La mairie.
Blason de Saint-Évarzec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Fouesnant
Intercommunalité Pays Fouesnantais
Maire
Mandat
André Guillou
2014-2020
Code postal 29170
Code commune 29247
Démographie
Gentilé Varzécois ou
Saint-Évarzécois
Population
municipale
3 559 hab. (2014)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 12″ nord, 4° 01′ 14″ ouest
Altitude Min. 16 m – Max. 102 m
Superficie 24,65 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Saint-Évarzec [sɛ̃tevaʁzɛk] (en breton : Sant-Evarzeg) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Evarzec
Ergué-Gabéric
Quimper Saint-Evarzec Saint-Yvi
Pleuven Fouesnant La Forêt-Fouesnant

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sendefaduc en 1182, Sent Defridoc en 1192-1202, Sancteverdec fin XVe siècle, Sainctevarzec en 1535, Saint Evarsec 1553, Saint Evarzec en 1629[1].

Saint-Evarzec vient de Tefridoc, un saint breton du VIe siècle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des différents menhirs ayant existé sur le territoire communal ne subsiste que celui de Kerhuel ; un tumulus se trouve à proximité.

Deux voies romaines, reliant Quimper à Rosporden pour l'une, à Concarneau pour l'autre, traversaient le territoire de la commune et une villa gallo-romaine[2] a été retrouvée au Cavardy[3].

Charles Armand Picquenard, en fait cette description en 1906 :

« Les ruines du Cavardy (...) sont situées à 300 m à l'ouest du bourg de Saint-Évarzec sur un plateau (...) à environ 70 m d'altitude. L'établissement gallo-romain du Cavardy se composait de son temps de trois constructions : A et B étaient situées à l'ouest du plateau ; C était située plus à l'est (...)[4]. »

En 1906, Charles Armand Picquenard, reprenant en partie une étude de Grenot datant de 1867, décrit ce qui reste de ces villas : des pans de murs s'élevant encore par endroits jusqu'à 2 m de haut, des contreforts atteignant encore plus de 4 m de haut pour la construction A longue de 25,5 m ; une subdivision en trois pièces, dont une grande pièce de 8,5 m sur 6,66 m située à l'ouest, pour la construction B ; une forme presque carrée (7,8 m sur 6,84 m), et son mur est percé de deux ouvertures, pour la construction C (totalement disparue en 1906) ; des monnaies, des tuiles creuses, des poteries rouges et noires, des clous, des fragments de verre, des coquillages, etc.. ont été trouvés lors des fouilles. La construction A était encore debout en 1867, servant de maison d'habitation et couverte de chaume (elle aurait même servi de cabaret antérieurement) et des pièces de monnaie datant de Louis XIII trouvées sur place montrent une utilisation continue du site à travers les siècles. Les nombreux pieds de buis commun trouvés aux alentours sont probablement des vestiges des cultures ornementales des gallo-romains qui vivaient là[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

D'après le dictionnaire des châteaux (de Salch, chez Publitotal), il y a deux mottes féodales et un manoir des XVe – XVIe siècles au lieu-dit Le Moustoir.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 20 floréal an IV (), le vicaire de Saint-Évarzec, Jacques Lavallot, âgé de 66 ans, est tué par arme à feu (il a reçu deux balles, l'une dans une vertèbre, l'autre dans le poumon droit) et le tabernacle du maître-autel de l'église est pillé (il a été ouvert grâce à une clef que le sonneur de cloche, Allain Le Breton, a dû remettre sous la contrainte), le saint ciboire, le soleil et le calice en argent volés, ces exactions étant commises par une bande de chouans non identifiés[5].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une épidémie de choléra sévit à Saint-Évarzec entre le et mai 1893[6].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à la laïcité[modifier | modifier le code]

Le journal La Croix du annonce la fermeture de l'école congréganiste de Saint-Évarzec, qui était tenue antérieurement par les Filles de Jésus, sur décision du gouvernement d'Émile Combes[7].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , un avion de chasse anglais tombe dans un champ près de Neiz-Lan à Saint-Évarzec[8] ; le pilote, blessé, est fait prisonnier par les Allemands[9].

Selon un rapport du maire de l'époque, le , des soldats allemands enterrent une personne dont ils refusent de fournir l'identité dans le cimetière de Saint-Évarzec[10].

Le , des membres du kommando de Landerneau torturent à Saint-Évarzec Mme Ollivier et son neveu Jean Autret[11] (celui-ci est traîné attaché derrière une voiture dans le bourg de Pleuven et est mort ensuite en déportation), ainsi que son commis Hervé Le Breton[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
         
1925 1929 François Govin[14]   Propriétaire
1930 1945 Jean Guéguen    
1945 1959 Joseph Chiquet    
1959 1967 Jo Chiquet    
1967 2001 Alain Guillou    
2001 en cours André Guillou DVD[15] Architecte
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
772 900 808 1 157 1 039 1 030 1 002 1 062 1 053
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 116 1 085 1 155 1 127 1 251 1 320 1 486 1 507 1 549
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 566 1 550 1 586 1 484 1 507 1 374 1 337 1 404 1 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 379 1 362 1 917 2 525 2 966 2 897 3 056 3 442 3 559
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006 [17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements[modifier | modifier le code]

Tous les ans plusieurs événements sont organisés par les associations de la commune :

  • Foot (USSE) : soirée antillaise, tournoi de foot ;
  • Les foulées varzécoises : le feu de la Saint-Jean ;
  • Moisson et traditions : la fête de la moisson ;
  • L’Espace Jeunes : la fête de la musique.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zone d'activités de Troyalac'h.

Monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Primel.
  • Église dédiée à saint Primel.
  • Chapelle Saint-Philibert.
  • Chapelle Sainte-Véronique.
  • Chapelle du Dréau.
  • Le menhir de Kerhuel fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1968[18].

Sport[modifier | modifier le code]

L'Union Sportive de Saint-Evarzec (USSE) est un club de football évoluant dans les championnats de district.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Évarzec »
  2. Charles Armand Picquenard, « L'occupation romaine dans le bassin de l'Odet », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,‎ (lire en ligne)
  3. http://www.saint-evarzec.com/ma-commune/presentation-et-histoire/20090101-le-patrimoine.htm
  4. a et b Charles Armand Picquenard, « Ruines et substructions gallo-romaines du Cavardy et du Stanq (canton de Fouesnant, Finistère) », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,‎ (lire en ligne)
  5. Daniel Bernard, « Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère », revue "Annales de Bretagne,‎ (lire en ligne)
  6. « Rapport général sur les épidémies de 1893 », Mémoires de l'Académie de médecine (Paris), Masson,‎ (lire en ligne)
  7. Journal La Croix no 6360 du 3 janvier 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220217g/f3.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  8. Annick Le Douguet, La gendarmerie de Fouesnant sous l'Occupation et à la Libération (lire en ligne)
  9. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, (ISBN 9-782364-28007-6)
  10. Éric Rondel, Crimes nazis en Bretagne : 1941-1944, Sables-d'Or-les-Pins, Éd. Ouest & compagnie, , 255 p. (ISBN 978-2-364-28032-8, OCLC 864818964)
  11. Jean Autret, né le à Quimper, déporté de Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme le , disparu en février 1945, voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-ab.htm
  12. Hervé Le Breton, né le 9 novembre 1922 à Saint-Évarzec, déporté de Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme le , puis à Bergen-Belsen où il décède le , voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-l.htm
  13. Les maires de Saint-Évarzec [1]
  14. François Govin, né le à Quimper, décédé le à Kerrun en Saint-Évarzec
  15. http://www.lemonde.fr/bretagne/finistere,29/saint-evarzec,29247/
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Notice no PA00090409, base Mérimée, ministère français de la Culture