Saint-Évarzec

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Saint-Évarzec
La mairie.
La mairie.
Blason de Saint-Évarzec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Fouesnant
Intercommunalité Pays Fouesnantais
Maire
Mandat
André Guillou
2014-2020
Code postal 29170
Code commune 29247
Démographie
Gentilé Varzécois ou Saint-Évarzécois
Population
municipale
3 532 hab. (2015 en augmentation de 1,32 % par rapport à 2010)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 12″ nord, 4° 01′ 14″ ouest
Altitude Min. 16 m
Max. 102 m
Superficie 24,65 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Saint-Évarzec [sɛ̃tevaʁzɛk] (en breton : Sant-Evarzeg) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Evarzec
Ergué-Gabéric
Quimper Saint-Evarzec Saint-Yvi
Pleuven Fouesnant La Forêt-Fouesnant

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sendefaduc en 1182, Sent Defridoc en 1192-1202, Sancteverdec fin XVe siècle, Sainctevarzec en 1535, Saint Evarsec 1553, Saint Evarzec en 1629[1].

Saint-Evarzec vient de Tefridoc, un saint breton du VIe siècle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des différents menhirs ayant existé sur le territoire communal ne subsiste que celui de Kerhuel ; un tumulus se trouve à proximité.

Tumulus circulaire de Kerhuel (datant de l'âge du bronze, réimplanté au Musée de la Préhistoire finistérienne de Penmarch).
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Deux voies romaines, reliant Quimper à Rosporden pour l'une, à Concarneau pour l'autre, traversaient le territoire de la commune et une villa gallo-romaine[2] a été retrouvée au Cavardy[3].

Charles Armand Picquenard, en fait cette description en 1906 :

« Les ruines du Cavardy (...) sont situées à 300 m à l'ouest du bourg de Saint-Évarzec sur un plateau (...) à environ 70 m d'altitude. L'établissement gallo-romain du Cavardy se composait de son temps de trois constructions : A et B étaient situées à l'ouest du plateau ; C était située plus à l'est (...)[4]. »

En 1906, Charles Armand Picquenard, reprenant en partie une étude de Grenot datant de 1867, décrit ce qui reste de ces villas : des pans de murs s'élevant encore par endroits jusqu'à 2 m de haut, des contreforts atteignant encore plus de 4 m de haut pour la construction A longue de 25,5 m ; une subdivision en trois pièces, dont une grande pièce de 8,5 m sur 6,66 m située à l'ouest, pour la construction B ; une forme presque carrée (7,8 m sur 6,84 m), et son mur est percé de deux ouvertures, pour la construction C (totalement disparue en 1906) ; des monnaies, des tuiles creuses, des poteries rouges et noires, des clous, des fragments de verre, des coquillages, etc. ont été trouvés lors des fouilles. La construction A était encore debout en 1867, servant de maison d'habitation et couverte de chaume (elle aurait même servi de cabaret antérieurement) et des pièces de monnaie datant de Louis XIII trouvées sur place montrent une utilisation continue du site à travers les siècles. Les nombreux pieds de buis commun trouvés aux alentours sont probablement des vestiges des cultures ornementales des gallo-romains qui vivaient là[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

D'après le dictionnaire des châteaux (de Salch, chez Publitotal), il y a deux mottes féodales et un manoir des XVe – XVIe siècles au lieu-dit Le Moustoir.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 20 floréal an IV (), le vicaire de Saint-Évarzec, Jacques Lavallot, âgé de 66 ans, est tué par arme à feu (il a reçu deux balles, l'une dans une vertèbre, l'autre dans le poumon droit) et le tabernacle du maître-autel de l'église est pillé (il a été ouvert grâce à une clef que le sonneur de cloche, Allain Le Breton, a dû remettre sous la contrainte), le saint ciboire, le soleil et le calice en argent volés, ces exactions étant commises par une bande de chouans non identifiés[5].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Cultivateur de Saint-Évarzec (dessin de 1848, François Hippolyte Lalaisse, Galerie armoricaine)

Une épidémie de choléra sévit à Saint-Évarzec entre le et mai 1893[6].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à la laïcité[modifier | modifier le code]

Le journal La Croix du annonce la fermeture de l'école congréganiste de Saint-Évarzec, qui était tenue antérieurement par les Filles de Jésus, sur décision du gouvernement d'Émile Combes[7].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Évarzec porte les noms de 83 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; ils seraient même 89 selon un autre décompte : parmi eux, 22 varzécois sont morts pour la France en 1914, 27 en 1915, 11 en 1916, 14 en 1917 et 15 en 1918. Treize d'entre eux au moins sont morts sur le front belge (principalement à Arsimont, Rossignol et Maissin) , un (Michel Calvez) est mort en Serbie dans le cadre de l'Expédition de Salonique, un (Jean Crédou) est mort en captivité en Suisse et deux autres (Yves Goyat, Jean Séhédic) en captivité en Allemagne, la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Douze familles ont perdu deux enfants et l'une d'elles en plus un gendre (Jean-Louis et Yvon Ollivier, tous deux décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire, le gendre étant Noël Guillermou). Louis Bernard est mort de maladie après la fin de la guerre le à Rueil[8].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , un avion de chasse anglais tombe dans un champ près de Neiz-Lan à Saint-Évarzec[9] ; le pilote, blessé, est fait prisonnier par les Allemands[10].

Selon un rapport du maire de l'époque, le , des soldats allemands enterrent une personne dont ils refusent de fournir l'identité dans le cimetière de Saint-Évarzec[11].

Le monument aux morts de Saint-Évarzec porte les noms de 20 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Jules Kerzulec, décédé le à Damas (Syrie) François Cosquéric, décédé le à Montedoro (Italie) et Jérôme Gourmelen, engagé dans l'armée américaine, mort le . Deux varzécois (Pierrre Troboas, François Tanguy) sont morts alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne[8].

Le ; sept jeunes varzécois (Alain Cornec, René Chalony, Daniel Plonéis, Jean-Louis Chiquet [il n'avait que 14 ans !], Louis Le Bihan, Jean Furic, Hervé Le Breton), membres du réseau de résistance "Vengeance" furent arrêtés par les Allemands, puis déportés ; tous moururent en déportation.

Le , des membres du kommando de Landerneau torturent à Saint-Évarzec Mme Ollivier et son neveu Jean Autret[12] (celui-ci est traîné attaché derrière une voiture dans le bourg de Pleuven et est mort ensuite en déportation), ainsi que son commis Hervé Le Breton[13].

Trois autres varzécois ont été fusillés par les Allemands : Jean-Louis Gloanec (surpris en train de lacérer des affiches) le à Vannes ; son frère Yves Gloanec (pour une raison inconnue) le au Moulin du Mur en Saint-Évarzec ; Anna Kerzulec, épouse Homo, (en représailles de l'assassinat d'un officier allemand à Rosnoën) le à Saint-Ségal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1795 Jean Daniel    
1795 1801 Jean Francès    
1801 1821 Jean Daniel   Décédé en cours de mandat.
1821 1827 Louis Jannès    
1827 1828 Alain Le Breton   Décédé en cours de mandat.
1828 1831 Lallour    
1831 1834 Primel Michelet    
1834 1843 Jean Marie Daniel   Fils de Jean Daniel, maire entre 1801 et 1821.
1843 1881 Jean Baptiste Kerliezec-Rohou[15]   Maire pendant 38 ans.
1881 1881 Augustin Dumarnay[16]   Secrétaire en chef à la mairie de Quimper. Décédé 4 heures après son élection.
1881 1884 Jean Bouard   Décédé en cours de mandat.
1884 1888 Corentin Hostiou   Décédé en cours de mandat.
1888 1890 René Cornic   Décédé en cours de mandat.
1890 1902 Jean Le Meur   Décédé en cours de mandat.
1902 1907 Jean-Louis Calvez    
1907 1921 Alain Bouard   Fils de Jean Bouard, maire entre 1881 et 1884.
1921 1925 Corentin Calvez    
1925 1929 François Govin[17]   Propriétaire. Décédé en cours de mandat.
1930 1945 Jean Guéguen    
1945 1959 Joseph Chiquet (père)    
1959 1967 Joseph Chiquet (fils)   Fils de Joseph Chiquet, maire entre 1945 et 1959.
1967 2001 Alain Guillou    
2001 en cours André Guillou DVD[18] Architecte
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
772 900 808 1 157 1 039 1 030 1 002 1 062 1 053
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 116 1 085 1 155 1 127 1 251 1 320 1 486 1 507 1 549
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 566 1 550 1 586 1 484 1 507 1 374 1 337 1 404 1 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 379 1 362 1 917 2 525 2 966 2 897 3 056 3 442 3 559
2015 - - - - - - - -
3 532 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements[modifier | modifier le code]

Tous les ans plusieurs événements sont organisés par les associations de la commune :

  • Foot (USSE) : soirée antillaise, tournoi de foot ;
  • Les foulées varzécoises : le feu de la Saint-Jean ;
  • Moisson et traditions : la fête de la moisson ;
  • L’Espace Jeunes : la fête de la musique.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zone d'activités de Troyalac'h.

Monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Primel.
  • Église dédiée à saint Primel.
  • Chapelle Saint-Philibert.
  • Chapelle Sainte-Véronique.
  • Chapelle du Dréau.
  • Le menhir de Kerhuel fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1968[21].

Sport[modifier | modifier le code]

L'Union Sportive de Saint-Evarzec (USSE) est un club de football évoluant dans les championnats de district.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Saint-Évarzec »
  2. Charles Armand Picquenard, « L'occupation romaine dans le bassin de l'Odet », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,‎ (lire en ligne)
  3. http://www.saint-evarzec.com/ma-commune/presentation-et-histoire/20090101-le-patrimoine.htm
  4. a et b Charles Armand Picquenard, « Ruines et substructions gallo-romaines du Cavardy et du Stanq (canton de Fouesnant, Finistère) », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,‎ (lire en ligne)
  5. Daniel Bernard, « Recherches sur la Chouannerie dans le Finistère », revue "Annales de Bretagne,‎ (lire en ligne)
  6. « Rapport général sur les épidémies de 1893 », Mémoires de l'Académie de médecine (Paris), Masson,‎ (lire en ligne)
  7. Journal La Croix no 6360 du 3 janvier 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220217g/f3.image.r=Clohars%20Fouesnant.langFR
  8. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=10715
  9. Annick Le Douguet, La gendarmerie de Fouesnant sous l'Occupation et à la Libération (lire en ligne)
  10. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, (ISBN 9-782364-28007-6)
  11. Éric Rondel, Crimes nazis en Bretagne : 1941-1944, Sables-d'Or-les-Pins, Éd. Ouest & compagnie, , 255 p. (ISBN 978-2-364-28032-8, OCLC 864818964)
  12. Jean Autret, né le à Quimper, déporté de Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme le , disparu en février 1945, voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-ab.htm
  13. Hervé Le Breton, né le 9 novembre 1922 à Saint-Évarzec, déporté de Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme le , puis à Bergen-Belsen où il décède le , voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-l.htm
  14. Les maires de Saint-Évarzec [1]
  15. Jean Baptiste Kerliezec-Rohou, né le à Saint-Évarzec
  16. Augustin Julien Marie Guilliers Dumarnay, né le à Pont-l'Abbé
  17. François Govin, né le à Quimper, décédé le à Kerrun en Saint-Évarzec. « D'un caractère très excentrique, d'un tempérament bruyant et querelleur quand il a bu, il témoigne une hostilité systématique à toute autorité (...) ; en contact avec des groupements royalistes organisés (...), les Camelots du Roy » (extrait d'un rapport de police en date du )
  18. http://www.lemonde.fr/bretagne/finistere,29/saint-evarzec,29247/
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. Notice no PA00090409, base Mérimée, ministère français de la Culture