Saint-Coulomb

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Saint-Coulomb
Mairie de Saint-Coulomb
Mairie de Saint-Coulomb
Blason de Saint-Coulomb
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Cancale
Intercommunalité Saint-Malo agglomération
Maire
Mandat
Jean Mainguené
2008-2014
Code postal 35350
Code commune 35263
Démographie
Gentilé Colombanais, Colombanaise
Population
municipale
2 509 hab. (2011)
Densité 139 hab./km2
Population
aire urbaine
81 962 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 33″ N 1° 54′ 37″ O / 48.675833333333, -1.9102777777778 ()48° 40′ 33″ Nord 1° 54′ 37″ Ouest / 48.675833333333, -1.9102777777778 ()  
Altitude 40 m (min. : 0 m) (max. : 52 m)
Superficie 18,04 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Saint-Coulomb

Saint-Coulomb est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Colombanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Coulomb est un bourg de Bretagne, entre Saint-Malo et Cancale. Située le long des côtes de la Manche, cette commune est principalement tournée vers l'agriculture.

Malgré ses 14,55 km de côtes et quatre belles plages (Les Chevrets, les Dunes du Port, Roz-Ven[1] et l'anse du Guesclin[2]), la commune a un rôle touristique assez mineur en comparaison des grands centres touristiques que sont les villes limitrophes de Saint-Malo et de Cancale. Il faut cependant signaler le camping de la Guimorais, implanté en bordure de la plage des Chevrets.

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Du point de vue de la richesse de la flore, Saint-Coulomb est à la première place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 670 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1373 taxons (118 familles). On compte notamment 88 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 52 taxons protégés et 59 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237) [3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Colomban.

La paroisse de Saint-Coulomb, enclavée dans l'évêché de Saint-Malo, faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable saint Colomban. Son nom dérive de son patron qui aurait débarqué sur ses rives dans les années 580 - 590. Accompagné de plusieurs moines, il traversa la Manche et accosta soit sur la grève du Guesclin, soit quelques centaines de mètres plus à l’ouest, à l’anse Margot. Une croix est érigée à sa mémoire.

Sous l'ancien régime, le lieu-dit la Mare et plus tard la Mare-Ferron dépendait de la paroisse Saint-Coulomb et aujourd'hui rattaché à la commune de Miniac-Morvan[réf. nécessaire]. Il s'y trouvait le Prieuré Saint-Colomban de la Mare, appartenant aux religieux de l'Abbaye Notre-Dame du Tronchet. Ces religieux possédaient également sur la paroisse le Prieuré Saint-Nicolas du Vieux-Chastel

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Coulomb-Rocher[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Coulomb

Blasonnement : de sinople à la croix de sable chargée d'une crosse abbatiale d'argent, cantonnée de quatre malouinières d'or, ouvertes ajourées et essorées de sable. Il s'agit d'armes à enquerre.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 1981 Jean Mainguené UMP
1945 1981 Louis Frémont -
1935 1945 Louis Esnoul -
1922 1935 Jean Collin -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 509 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 700 1 751 1 723 2 030 2 209 2 114 2 091 2 098 2 103
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 140 2 155 2 173 2 080 2 146 2 056 2 028 2 046 2 008
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 007 2 143 2 052 1 878 1 837 1 778 1 669 1 675 1 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 694 1 542 1 611 1 746 1 938 2 168 2 306 2 509 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Coulomb contient 10 monuments historiques et 227 bâtiments inventoriés[7].

Château de la Motte-Jean, XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Motte-Jean.

La Motte-Jean est construite sous une terrasse haute de 2 mètres à l’Ouest, qui correspond à l’emplacement d’une forteresse de Du Guesclin. Dans cette forteresse étaient cantonnées les troupes qui surveillaient la côte de la baie du Mont-Saint-Michel au Fort La Latte.

Le château est un exemple de la recherche des creux de terrains par les corsaires et les armateurs de Saint-Malo pour y installer leurs maisons de campagne à l’abri des vents de noroît. Ainsi, seuls les toits émergent des champs depuis la disparition des allées plantées aux quatre points cardinaux, les rabines.

La Motte-Jean a servi de modèle à la Giclais construite 50 ans plus tard à Saint-Servan.

À l’intérieur subsistent un escalier Renaissance avec une très belle rampe en bois sculpté, des boiseries, une vaste cuisine à four monumental, de grandes pièces avec poutres et solives sculptées gothiques, et de belles cheminées en granit.

Pendant la Révolution, un hôpital militaire fut installé à la Motte-Jean, ce qui permit aux dames Grout de Beauvais, qui n’avaient pas suivi leur mari et père en émigration à Jersey, d’accueillir les agents royaux arrivant et partant pour l’Angleterre depuis l’anse Du Guesclin.

En 1794, la chapelle de la Trinité fut le tombeau des 300 victimes de la Carmagnole à Cancale.

L’ancienne forteresse peut aujourd’hui être visitée lors des Journées du patrimoine.

La côte, les plages[modifier | modifier le code]

(voir photo à la fin de la page)

Quatre belles plages occupent le littoral de la commune. D'ouest en est, il s'agit de :

  • La plage des Chevrets, bordée par l'important camping de la Guimorais. La pratique du naturisme est tolérée dans sa partie orientale,
  • La plage du Port,
  • La plage de la Touesse, aussi appelée Roz-Ven (du nom du manoir qui la surplombe),
  • L'anse du Guesclin, avec le fort du Guesclin, sur un îlot à l'est de la plage.

Entre les Chevrets et la plage du Port, la Pointe du Meinga s'enfonce dans la mer sur deux kilomètres. Elle permet d'offrir un superbe panorama sur l'ensemble de la Côte d'Émeraude, depuis le Cap Fréhel jusqu'au Cotentin. C'est, avec la Pointe du Grouin située à Cancale, l'un des rares sites de la Côte permettant de voir à la fois trois départements : les Côtes-d'Armor, l'Ille-et-Vilaine et la Manche.

Malouinières[modifier | modifier le code]

Malouinière de la Mettrie aux Louëts
Article détaillé : Malouinière.

Le Plessis-Bertrand[modifier | modifier le code]

Le Plessis-Bertrand est un ancien château fort du XIIIe siècle. Il est situé sur la route entre Saint-Coulomb et Saint-Méloir-des-Ondes. Il a été construit en 1259 par l'arrière-arrière-grand-père de Bertrand Du Guesclin pour remplacer l'ancien château du Guesclin. Trois tours portaient autrefois les noms de tours de l'Aigle, du Capitaine et du Guesclin. Il possédait un colombier et une chapelle privée. Ce château est pris en 1387 par les partisans d'Olivier de Clisson dans sa lutte contre le duc Jean IV, et en 1589 par le duc de Mercœur. Le maréchal de Brissac l'attaque pour le roi en 1597 et en 1598 : le château capitule et il est démantelé par ordre d'Henri IV. Le Plessis-Bertrand avait jadis un droit de haute justice. La Tremblaye mais est tué le 8 septembre 1597 par une balle de mousquet tirée du château lors du siège du Plessis-Bertrand[14].

Autres lieux et bâtiments[modifier | modifier le code]

  • Ancien Prieuré Saint-Nicolas du Vieux-Chastel, (aujourdh'hui disparu), possédait un moulin à vent. Il tirait vraisemblablement son nom d'une antique forteresse détruite dans des temps anciens. Il y avait également en ces lieux, une chapelle sous le vocable de Saint-Nicolas possession au XIIIe siècle de l'Abbaye Notre-Dame du Tronchet, ainsi que le village voisin de la Ville-Ernoul. L'abbé Pierre Mahé échangea le moulin et le fief de la Ville-Ernoul, vers 1277 avec Pierre du Guesclin, contre une rente perpétuelle s'élevant à 4 mines de froment[15]. En 1685, le prieuré appartient toujours à l'abbaye du Tronchet. La Chapelle était toujours entretenue en 1782, elle fut vendue comme bien national en 1795, puis rasée.
  • Chapelles aujourd'hui disparues:
  • Chapelle Sainte-Suzanne ( mentionnée en 1655, vendue en 1795)
  • Chapelle Saint-Barthélemy ( elle figure dans un aveu de juin 1418 et en 1688)
  • Chapelle Saint-Nicolas ( dans le Prieuré du Vieux-Chastel)
  • Chapelle Saint-Thomas du Plessis-Bertrand ( édifice fort ancien et détruit de longue date)
  • Chapelle de la Motte-aux-Chauff (existante en 1666)
  • Chapelle du Biot ou Beau-Bois ou encore Biaubois (existante en 1291 er reconstruite en 1663)
  • Chapelle aux Hautgeards

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Le village a servi de décors au film Armageddon de Michael Bay en 1998.

Photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cette plage a été marquée par la venue de Colette pendant plusieurs années dans le manoir de Roz-Ven, au cours des années 1920. Elle y a notamment écrit Le Blé en herbe
  2. Léo Ferré a été propriétaire du fort du Guesclin, situé à l'extrémité orientale de la plage sur un îlot accessible à marée basse
  3. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Liste des notices pour la commune de Saint-Coulomb », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Fiche d'inventaire préliminaire
  9. Fiche d'inventaire préliminaire
  10. Fiche d'inventaire préliminaire
  11. Fiche d'inventaire préliminaire
  12. Fiche d'inventaire préliminaire
  13. Fiche d'inventaire préliminaire
  14. http://www.skoluhelarvro.org/culture-bretagne/batailles/detail.php?id=250
  15. BnF, Mémoire de Bretagne
  16. Le pays de Dinan, 1996, p. 89


Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La seigneurie du Plessix-Bertrand en Saint-Coulomb, (parchemins du XVIe siècle) > Fonds Danjou de La Garenne, Archives I&V, fonds 62 J, (0,50 ml ?).
  • Abbé Auffret, Éditions du Phare, Saint Coulomb, des origines à nos jours, (ISBN 2-911522-00-9) (ISBN indiqué comme erroné sur le catalogue de la BNF)