Saint-Coulomb

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Coulomb
Saint-Coulomb
La mairie.
Blason de Saint-Coulomb
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Intercommunalité Saint-Malo Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Michel Fredou
2020-2026
Code postal 35350
Code commune 35263
Démographie
Gentilé Colombanais
Population
municipale
2 788 hab. (2018 en augmentation de 6,66 % par rapport à 2013en augmentation de 6,66 % par rapport à 2013)
Densité 155 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 30″ nord, 1° 54′ 42″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 52 m
Superficie 18,04 km2
Type Commune rurale et littorale
Aire d'attraction Saint-Malo
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Malo-1
Législatives Septième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Saint-Coulomb
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Saint-Coulomb
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Coulomb
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Coulomb
Liens
Site web www.saintcoulomb.com

Saint-Coulomb est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 788 habitants[Note 1].

Malgré ses 14,55 km de côtes et quatre belles plages (les Chevrets, les Dunes du Port, Roz-Ven[Note 2] et l'anse du Guesclin[Note 3]), la commune a un rôle touristique assez mineur en comparaison des grands centres touristiques que sont les villes limitrophes de Saint-Malo et de Cancale. Il faut cependant signaler le camping de la Guimorais, implanté en bordure de la plage des Chevrets.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Coulomb est un bourg de Bretagne, entre Saint-Malo et Cancale. Située le long des côtes de la Manche, cette commune est principalement tournée vers l'agriculture.

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1804 hectares. Son altitude varie entre 0 mètre au niveau de la mer et 52 mètres dans le sud-est de la commune (Le Préau). Les falaises de la pointe du Meinga et celles de la pointe du Nid culminent à 40 mètres. Le sémaphore de l'ile Besnard est à 44 mètres.

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Du point de vue de la richesse de la flore, Saint-Coulomb est à la première place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 670 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 88 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 52 taxons protégés et 59 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[1].

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

Principaux villages[modifier | modifier le code]

  • Tannée.
  • St Vincent
  • La Guimorais

Lieux-dits côtiers[modifier | modifier le code]

Les activités étant essentiellement agricoles, il y avait peu de marins sur la commune et tous partaient à la grande pêche à Terre-Neuve. Cependant une tradition de pêche au bas de l'eau amateur perdure sur l'estrans, sur les cailloux à la côte ou sur ceux proches en mer.

Lieux de pêche de Saint-Coulomb
Lieux de pêche de Saint-Coulomb

Un membre de l'association des pêcheurs-plaisanciers des Courtils a collecté les noms des différents lieux-dits de la côte colombanaise associés à cette activité de pêche, en voici la liste et leur localisation sur la carte marine de ce coin de la Côte d'Émeraude.

Le havre de Rothéneuf

L’île Esnau

L’étang du Lupin

La grève des Mites

Les dunes des Nielles

L’ïle Besnard

Le goulet du Hâvre

Le cellier Rudet

Les cônes à la Vache

La tête à la Vache

La plage de velours

Le petit chevret

Le grand chevret

Les Haurets

La basse aux chiens

La tourelle de Rochefort

La basse à Rollo

La basse à Capelle

La plage des Chevrets

Mielpot ou Nielport

Les trois Herponts

Les trois rivières petite et grande

La roche aux chats

Les Tombriaux

La caille

La moullière

La pointe du Meinga

La Basse du Meinga

Le décollé

Le refuge

Le grand perchis

Le petit perchis

La colombière

La chartée de pierres

Pointe des courtils

L'anse des courtils

Les tintiaux

La moulière

Le mulot

La basse aux couillons

Le petit tintiaux

La basse à Talva

Le grand tintiaux

Le tintiaux de l'Est

Le grand Cadin

Le bouton du Cadin

Le petit Cadin

La plage du port

La pointe du port

La pointe des petits nez

La plage de la Touesse

La Pierre Leroux

Les blots

La pointe des grands nez

L'oreille

Chapet

Dont Herry

La fontenelle

L'anse Margot

La huppe

La cabane à Roupépé

La plage du Guesclin

Roches à l'évêque

Basse à l'évêque

Roche plate

Roche ronde

Fouillante

Linette

Plage de Linette

Pointe du Bert

Fort du Guesclin

Mare à bigorneaux

Grand cotière

Les jumelles

Pointe du Nid

La basse du petit port

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 11,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 5] : 718 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Méloir », sur la commune de Saint-Méloir-des-Ondes, mise en service en 1989[8] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[9],[Note 6], où la température moyenne annuelle est de 11,7 °C et la hauteur de précipitations de 751,9 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Dinard », sur la commune de Pleurtuit, mise en service en 1950 et à 15 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,4 °C pour la période 1971-2000[12], à 11,6 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,9 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Coulomb est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Malo, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[20]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (89,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,3 %), zones agricoles hétérogènes (26,2 %), zones urbanisées (8,6 %), prairies (5,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,7 %), forêts (0,6 %), zones humides côtières (0,5 %), eaux maritimes (0,2 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancti Columbani au XIe siècle[25], Saint-Coulomp en 1418, Saint-Coulumb en 1474, Saint-Coullomb et Sainct-Coulon en 1513, Saint-Coulon au XVIIIe siècle.

Le toponyme dérive du nom du patron de la paroisse, Colomban de Luxeuil, qui aurait débarqué sur ses rives dans les années 580-590.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Coulomb-Rocher[26].

Le gentilé est Colombanais.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Colomban.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Coulomb, enclavée dans l'évêché de Saint-Malo, faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol et avait pour vocable Saint-Colomban. Accompagné de plusieurs moines, Colomban de Luxeuil traverse la Manche et accoste soit sur la grève du Guesclin, soit quelques centaines de mètres plus à l’ouest, à l’anse Margot. Une croix est érigée à sa mémoire.

Le plus ancien moulin à marée breton connu est celui du Lupin, situé au fond du havre de Rothéneuf, cité en 1181 (mais il a disparu)[27].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, le lieu-dit la Mare et plus tard la Mare-Ferron, aujourd'hui rattaché à la commune de Miniac-Morvan, dépendait de la paroisse Saint-Coulomb[réf. nécessaire]. Il s'y trouvait le prieuré Saint-Colomban de la Mare, appartenant aux religieux de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet. Ces religieux possédaient également sur la paroisse le prieuré Saint-Nicolas du Vieux-Chastel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1815 René Charles Marie Fournier de Bellevue   Officier de cavalerie, propriétaire de la malouinière de la Ville Azé
1815 1822 Nicolas Le Gobien    
Les données manquantes sont à compléter.
1922 1935 Jean Collin    
1935 1945 Louis Esnoul    
1945 mars 1983 Louis Frémont   Cultivateur, maire honoraire
mars 1983 mars 2014 Jean Mainguené[28] DVD puis UMP Vice-président de Saint-Malo Agglomération
Maire honoraire (2014)[29]
mars 2014[30] 28 mai 2020 Loïc Levillain SE Chef d'entreprise
28 mai 2020 En cours Jean-Michel Fredou[31]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].

En 2018, la commune comptait 2 788 habitants[Note 9], en augmentation de 6,66 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +4,83 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7001 7511 7232 0302 2092 1142 0912 0982 103
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1402 1552 1732 0802 1462 0562 0282 0462 008
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0072 1432 0521 8781 8371 7781 6691 6751 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 6941 5421 6111 7461 9382 1682 3062 5092 674
2018 - - - - - - - -
2 788--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Coulomb contient dix monuments historiques et 227 bâtiments inventoriés[35].

Château de la Motte-Jean, XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La Motte-Jean est construite sous une terrasse haute de deux mètres à l’ouest, qui correspond à l’emplacement d’une forteresse de Du Guesclin. Dans cette forteresse étaient cantonnées les troupes qui surveillaient la côte de la baie du mont Saint-Michel au Fort-la-Latte.

Le château est un exemple de la recherche des creux de terrains par les corsaires et les armateurs de Saint-Malo pour y installer leurs maisons de campagne à l’abri des vents de noroît. Ainsi, seuls les toits émergent des champs depuis la disparition des allées plantées aux quatre points cardinaux, les rabines.

La Motte-Jean a servi de modèle à la Giclais construite cinquante ans plus tard à Saint-Servan.

À l’intérieur subsistent un escalier Renaissance avec une très belle rampe en bois sculpté, des boiseries, une vaste cuisine à four monumental, de grandes pièces avec poutres et solives sculptées gothiques et de belles cheminées en granit.

Pendant la Révolution, un hôpital militaire est installé à la Motte-Jean, ce qui permet aux dames Grout de Beauvais, qui n’ont pas suivi leur mari et père en émigration à Jersey, d’accueillir les agents royaux arrivant et partant pour l’Angleterre depuis l’anse du Guesclin.

En 1794, la chapelle de la Trinité est le tombeau des 300 victimes de la Carmagnole à Cancale.[réf. nécessaire]

L’ancienne forteresse peut aujourd’hui être visitée lors des Journées du patrimoine.

La côte, les plages[modifier | modifier le code]

La plage du Port.

Quatre plages occupent le littoral de la commune. D'ouest en est, il s'agit de :

  • La plage des Chevrets, bordée par l'important camping de la Guimorais. La pratique du naturisme est tolérée dans sa partie orientale,
  • La plage du Port,
  • La plage de la Touesse, aussi appelée Roz-Ven (du nom du manoir qui la surplombe),
  • L'anse du Guesclin, avec le fort du Guesclin, sur un îlot à l'est de la plage.

Entre les Chevrets et la plage du Port, la pointe du Meinga s'enfonce dans la mer sur deux kilomètres. Elle permet d'offrir un panorama pittoresque sur l'ensemble de la Côte d'Émeraude, depuis le cap Fréhel jusqu'au Cotentin. C'est, avec la pointe du Grouin située à Cancale, l'un des rares sites de la côte permettant de voir à la fois trois départements : les Côtes-d'Armor, l'Ille-et-Vilaine et la Manche.

Malouinières[modifier | modifier le code]

Le Plessis-Bertrand[modifier | modifier le code]

Le Plessis-Bertrand est un ancien château fort du XIIIe siècle. Il est situé sur la route entre Saint-Coulomb et Saint-Méloir-des-Ondes. Il a été construit en 1259 par l'arrière-arrière-grand-père de Bertrand du Guesclin pour remplacer l'ancien château du Guesclin. Trois tours portaient autrefois les noms de tours de l'Aigle, du Capitaine et du Guesclin. Il possédait un colombier et une chapelle privée. Ce château est pris en 1387 par les partisans d'Olivier de Clisson dans sa lutte contre le duc Jean IV, et en 1589 par le duc de Mercœur. Le maréchal de Brissac l'attaque pour le roi en 1597 et en 1598 : le château capitule et il est démantelé par ordre d'Henri IV. Le Plessis-Bertrand avait jadis un droit de haute justice. La Tremblaye est tué le par une balle de mousquet tirée du château lors du siège du Plessis-Bertrand[43].

Autres lieux et bâtiment[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Vincent, entre le bourg et Rothéneuf.
  • L'ancien prieuré Saint-Nicolas du Vieux-Chastel, aujourd'hui disparu, possédait un moulin à vent. Il tirait vraisemblablement son nom d'une antique forteresse détruite dans des temps anciens. Il y avait également en ces lieux, une chapelle sous le vocable Saint-Nicolas, possession au XIIIe siècle de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet, ainsi que le village voisin de la Ville-Ernoul. L'abbé Pierre Mahé échangea le moulin et le fief de la Ville-Ernoul, vers 1277 avec Pierre du Guesclin, contre une rente perpétuelle s'élevant à quatre mines de froment[44]. En 1685, le prieuré appartient toujours à l'abbaye du Tronchet. La chapelle est toujours entretenue en 1782, elle est vendue comme bien national en 1795, puis rasée.

Chapelles aujourd'hui disparues :

  • chapelle Sainte-Suzanne (mentionnée en 1655, vendue en 1795),
  • chapelle Saint-Barthélemy (elle figure dans un aveu de juin 1418 et en 1688),
  • chapelle Saint-Nicolas (dans le prieuré du Vieux-Chastel),
  • chapelle Saint-Thomas du Plessis-Bertrand (édifice fort ancien et détruit de longue date),
  • chapelle de la Motte-aux-Chauff (existante en 1666),
  • chapelle du Biot ou Beau-Bois ou encore Biaubois (existante en 1291 et reconstruite en 1663),
  • chapelle aux Hautgeards.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Colomban de Luxeuil (543-615), moine irlandais qui serait passé par Saint-Coulomb avant de devenir abbé de l'abbaye de Luxeuil et dont la crosse abbatiale illustre le blason colombanais. Une croix est élevée sur la dune de la plage du Guesclin où il aurait débarqué avec 12 compagnons en 590.
  • La famille de Bertrand du Guesclin (1320-1380).
  • Gilles de Chateaubriand, sieur de la Guerrande, né à Saint-Coulomb en 1570, aïeul à la sixième génération de François-René de Chateaubriand[45].
  • Olivier-François Ameline (1862 à Saint-Coulomb -1935), député et industriel sous la Troisième République.
  • Colette (1873-1954), romancière, y posséda la villa Roz Ven.
  • Tania Balachova, (1902-1973), femme de théâtre, fréquentait le camping de La Guimorais[46]. Elle est inhumée au cimetière de Saint-Coulomb[47].

Saint-Coulomb dans les arts[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Coulomb

Blasonnement : de sinople à la croix de sable chargée d'une crosse abbatiale d'argent, cantonnée de quatre malouinières d'or, ouvertes ajourées et essorées de sable. Il s'agit d'armes à enquerre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La seigneurie du Plessix-Bertrand en Saint-Coulomb, (parchemins du XVIe siècle) > Fonds Danjou de La Garenne, Archives I&V, fonds 62 J, (0,50 ml ?).
  • Abbé Auffret, Éditions du Phare, Saint Coulomb, des origines à nos jours, (notice BnF no FRBNF40989914)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018, légale en 2021.
  2. Cette plage a été marquée par la venue de Colette pendant plusieurs années dans le manoir de Roz-Ven, au cours des années 1920. Elle y a notamment écrit Le Blé en herbe
  3. Léo Ferré a été propriétaire du fort du Guesclin, situé à l'extrémité orientale de la plage sur un îlot accessible à marée basse
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  6. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Saint-Méloir - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Saint-Coulomb et Saint-Méloir-des-Ondes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Saint-Méloir - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Saint-Coulomb et Pleurtuit », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Dinard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  21. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  22. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  24. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  25. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot (ISBN 2877474828, lire en ligne), p. 106.
  26. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Gilles Pouliquen, "Moulins en Bretagne", éditions Coop Breizh, Spézet, 2005, (ISBN 2-84346-259-2).
  28. « Saint-Coulomb. L'ancien maire Jean Mainguené est décédé », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. [PDF] Arrêté du 23 mai 2014 conférant le titre de maire honoraire à Monsieur Jean Mainguené
  30. « Loïc Levillain élu maire de Saint-Coulomb », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. Ouest-France, « Municipales à Saint-Coulomb. Jean-Michel Fredou est le nouveau maire », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  35. « Liste des notices pour la commune de Saint-Coulomb », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. Fiche d'inventaire préliminaire
  37. Fiche d'inventaire préliminaire
  38. Fiche d'inventaire préliminaire
  39. Fiche d'inventaire préliminaire
  40. Fiche d'inventaire préliminaire
  41. Fiche d'inventaire préliminaire
  42. Fiche d'inventaire préliminaire
  43. http://www.skoluhelarvro.org/culture-bretagne/batailles/detail.php?id=250
  44. BnF, Mémoire de Bretagne
  45. Le pays de Dinan, 1996, p. 89.
  46. Philippe de Fiorido, « Tania Balachova : Actrice », sur cineartistes.com, (consulté le ).
  47. Philippe Landru, « Saint-Coulomb (35) : Cimetière », sur Cimetières de France et d'ailleurs, (consulté le ).
  48. Raphaëlle Bacqué, « Martin et Olivier, les frères d’armes de l’empire Bouygues », sur Le Monde, (consulté le ).