Saint-Coulomb

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Saint-Coulomb
Saint-Coulomb
La mairie.
Blason de Saint-Coulomb
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Saint-Malo
Canton Saint-Malo-1
Intercommunalité Saint-Malo Agglomération
Maire
Mandat
Loïc Levillain
2014-2020
Code postal 35350
Code commune 35263
Démographie
Gentilé Colombanais
Population
municipale
2 654 hab. (2015 en augmentation de 6,93 % par rapport à 2010)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 30″ nord, 1° 54′ 42″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 52 m
Superficie 18,04 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintcoulomb.com

Saint-Coulomb est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 654 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Coulomb est un bourg de Bretagne, entre Saint-Malo et Cancale. Située le long des côtes de la Manche, cette commune est principalement tournée vers l'agriculture.

Malgré ses 14,55 km de côtes et quatre belles plages (les Chevrets, les Dunes du Port, Roz-Ven[Note 2] et l'anse du Guesclin[Note 3]), la commune a un rôle touristique assez mineur en comparaison des grands centres touristiques que sont les villes limitrophes de Saint-Malo et de Cancale. Il faut cependant signaler le camping de la Guimorais, implanté en bordure de la plage des Chevrets.

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Du point de vue de la richesse de la flore, Saint-Coulomb est à la première place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 670 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 88 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 52 taxons protégés et 59 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237)[1].

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Tannée.
  • St Vincent
  • La Guimorais

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancti Columbani au XIe siècle[2], Saint-Coulomp en 1418, Saint-Coulumb en 1474, Saint-Coullomb et Sainct-Coulon en 1513, Saint-Coulon au XVIIIe siècle.

Le toponyme dérive du nom du patron de la paroisse, Colomban de Luxeuil, qui aurait débarqué sur ses rives dans les années 580-590.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Coulomb-Rocher[3].

Le gentilé est Colombanais.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Colomban.

La paroisse de Saint-Coulomb, enclavée dans l'évêché de Saint-Malo, faisait partie du doyenné de Bobital relevant de l'évêché de Dol et avait pour vocable Saint-Colomban. Accompagné de plusieurs moines, Colomban de Luxeuil traverse la Manche et accoste soit sur la grève du Guesclin, soit quelques centaines de mètres plus à l’ouest, à l’anse Margot. Une croix est érigée à sa mémoire.

Sous l'Ancien Régime, le lieu-dit la Mare et plus tard la Mare-Ferron, aujourd'hui rattaché à la commune de Miniac-Morvan, dépendait de la paroisse Saint-Coulomb[réf. nécessaire]. Il s'y trouvait le prieuré Saint-Colomban de la Mare, appartenant aux religieux de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet. Ces religieux possédaient également sur la paroisse le prieuré Saint-Nicolas du Vieux-Chastel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Coulomb

Blasonnement : de sinople à la croix de sable chargée d'une crosse abbatiale d'argent, cantonnée de quatre malouinières d'or, ouvertes ajourées et essorées de sable. Il s'agit d'armes à enquerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1922 1935 Jean Collin    
1935 1945 Louis Esnoul    
1945 mars 1983 Louis Frémont   Cultivateur
mars 1983[4] mars 2014 Jean Mainguené    
mars 2014[5] en cours Loïc Levillain SE Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2015, la commune comptait 2 654 habitants[Note 4], en augmentation de 6,93 % par rapport à 2010 (Ille-et-Vilaine : +5,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7001 7511 7232 0302 2092 1142 0912 0982 103
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1402 1552 1732 0802 1462 0562 0282 0462 008
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0072 1432 0521 8781 8371 7781 6691 6751 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 6941 5421 6111 7461 9382 1682 3062 5092 654
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Coulomb contient dix monuments historiques et 227 bâtiments inventoriés[9].

Château de la Motte-Jean, XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de la Motte-Jean.

La Motte-Jean est construite sous une terrasse haute de deux mètres à l’ouest, qui correspond à l’emplacement d’une forteresse de Du Guesclin. Dans cette forteresse étaient cantonnées les troupes qui surveillaient la côte de la baie du mont Saint-Michel au Fort-la-Latte.

Le château est un exemple de la recherche des creux de terrains par les corsaires et les armateurs de Saint-Malo pour y installer leurs maisons de campagne à l’abri des vents de noroît. Ainsi, seuls les toits émergent des champs depuis la disparition des allées plantées aux quatre points cardinaux, les rabines.

La Motte-Jean a servi de modèle à la Giclais construite cinquante ans plus tard à Saint-Servan.

À l’intérieur subsistent un escalier Renaissance avec une très belle rampe en bois sculpté, des boiseries, une vaste cuisine à four monumental, de grandes pièces avec poutres et solives sculptées gothiques et de belles cheminées en granit.

Pendant la Révolution, un hôpital militaire est installé à la Motte-Jean, ce qui permet aux dames Grout de Beauvais, qui n’ont pas suivi leur mari et père en émigration à Jersey, d’accueillir les agents royaux arrivant et partant pour l’Angleterre depuis l’anse du Guesclin.

En 1794, la chapelle de la Trinité est le tombeau des 300 victimes de la Carmagnole à Cancale.[réf. nécessaire]

L’ancienne forteresse peut aujourd’hui être visitée lors des Journées du patrimoine.

La côte, les plages[modifier | modifier le code]

Quatre plages occupent le littoral de la commune. D'ouest en est, il s'agit de :

  • La plage des Chevrets, bordée par l'important camping de la Guimorais. La pratique du naturisme est tolérée dans sa partie orientale,
  • La plage du Port,
  • La plage de la Touesse, aussi appelée Roz-Ven (du nom du manoir qui la surplombe),
  • L'anse du Guesclin, avec le fort du Guesclin, sur un îlot à l'est de la plage.

Entre les Chevrets et la plage du Port, la pointe du Meinga s'enfonce dans la mer sur deux kilomètres. Elle permet d'offrir un panorama pittoresque sur l'ensemble de la Côte d'Émeraude, depuis le cap Fréhel jusqu'au Cotentin. C'est, avec la pointe du Grouin située à Cancale, l'un des rares sites de la côte permettant de voir à la fois trois départements : les Côtes-d'Armor, l'Ille-et-Vilaine et la Manche.

Malouinières[modifier | modifier le code]

Malouinière de la Mettrie aux Louëts.
Article détaillé : Malouinière.

Le Plessis-Bertrand[modifier | modifier le code]

Le Plessis-Bertrand est un ancien château fort du XIIIe siècle. Il est situé sur la route entre Saint-Coulomb et Saint-Méloir-des-Ondes. Il a été construit en 1259 par l'arrière-arrière-grand-père de Bertrand Du Guesclin pour remplacer l'ancien château du Guesclin. Trois tours portaient autrefois les noms de tours de l'Aigle, du Capitaine et du Guesclin. Il possédait un colombier et une chapelle privée. Ce château est pris en 1387 par les partisans d'Olivier de Clisson dans sa lutte contre le duc Jean IV, et en 1589 par le duc de Mercœur. Le maréchal de Brissac l'attaque pour le roi en 1597 et en 1598 : le château capitule et il est démantelé par ordre d'Henri IV. Le Plessis-Bertrand avait jadis un droit de haute justice. La Tremblaye est tué le 8 septembre 1597 par une balle de mousquet tirée du château lors du siège du Plessis-Bertrand[16].

Autres lieux et bâtiments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Vincent, entre le bourg et Rothéneuf.
  • L'ancien prieuré Saint-Nicolas du Vieux-Chastel, aujourd'hui disparu, possédait un moulin à vent. Il tirait vraisemblablement son nom d'une antique forteresse détruite dans des temps anciens. Il y avait également en ces lieux, une chapelle sous le vocable Saint-Nicolas, possession au XIIIe siècle de l'abbaye Notre-Dame du Tronchet, ainsi que le village voisin de la Ville-Ernoul. L'abbé Pierre Mahé échangea le moulin et le fief de la Ville-Ernoul, vers 1277 avec Pierre Du Guesclin, contre une rente perpétuelle s'élevant à quatre mines de froment[17]. En 1685, le prieuré appartient toujours à l'abbaye du Tronchet. La chapelle est toujours entretenue en 1782, elle est vendue comme bien national en 1795, puis rasée.

Chapelles aujourd'hui disparues :

  • chapelle Sainte-Suzanne (mentionnée en 1655, vendue en 1795),
  • chapelle Saint-Barthélemy (elle figure dans un aveu de juin 1418 et en 1688),
  • chapelle Saint-Nicolas (dans le prieuré du Vieux-Chastel),
  • chapelle Saint-Thomas du Plessis-Bertrand (édifice fort ancien et détruit de longue date),
  • chapelle de la Motte-aux-Chauff (existante en 1666),
  • chapelle du Biot ou Beau-Bois ou encore Biaubois (existante en 1291 et reconstruite en 1663),
  • chapelle aux Hautgeards.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Saint-Coulomb dans les arts[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015, légale en 2018.
  2. Cette plage a été marquée par la venue de Colette pendant plusieurs années dans le manoir de Roz-Ven, au cours des années 1920. Elle y a notamment écrit Le Blé en herbe
  3. Léo Ferré a été propriétaire du fort du Guesclin, situé à l'extrémité orientale de la plage sur un îlot accessible à marée basse
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La seigneurie du Plessix-Bertrand en Saint-Coulomb, (parchemins du XVIe siècle) > Fonds Danjou de La Garenne, Archives I&V, fonds 62 J, (0,50 ml ?).
  • Abbé Auffret, Éditions du Phare, Saint Coulomb, des origines à nos jours, (notice BnF no FRBNF40989914)