Mousterlin

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Marais de Mousterlin
Mousterlin - Prairies salées de la Mer Blanche.JPG
Catégorie UICN
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces)
Identifiant
Adresse
Ville proche
Coordonnées
Superficie
479 ha
Création
1982
Administration
Conservatoire du Littoral
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Mousterlin est le nom d'un marais, le marais de Mousterlin, qui est un site naturel protégé situé sur la commune de Fouesnant dans le département du Finistère, propriété du conservatoire du littoral, situé entre la pointe de Mousterlin et la pointe de Beg Meil ; c'est aussi le nom d'une pointe, la pointe de Mousterlin, située juste à l'ouest du marais précité, également sur le territoire de la commune de Fouesnant ; c'est également le nom du cordon littoral des dunes domaniales de Mousterlin, à l'ouest de la Pointe de Mousterlin, qui sépare la Mer Blanche de l'Océan Atlantique ; c'est enfin le nom d'un hameau, Mousterlin, qui fait aussi partie de commune de Fouesnant.

Le marais de Mousterlin[modifier | modifier le code]

Statut[modifier | modifier le code]

Sur les 479 hectares protégés, 120 hectares du Marais de Mousterlin appartiennent au Conservatoire du littoral[1].

Le site est considéré comme Site d'Importance Communautaire (SIC/pSIC) au niveau du réseau Natura 2000 sous la référence FR5300048[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le site est composé d'un étang de 6 hectares, de prairies naturelles en polder, d'un cordon dunaire, d'un ensemble de marais et tourbières.

Marais de Mousterlin depuis le chemin d'accès à la plage de Coat Clevarec.

La zone protégée s'étend de part et d'autre de la Pointe de Mousterlin. À l'ouest de la Pointe de Mousterlin les prairies salées de la Mer Blanche sont séparées de l'océan par le cordon dunaire, formant flèche littorale, de la plage de Kerler.

Fouesnant 20 Marais de Mousterlin 1.JPG Fouesnant 21 Marais de Mousterlin 2.JPG Fouesnant 22 Marais de Mousterlin 3.JPG
Différentes vues des étangs du marais.

Poldérisé entre 1926 et 1946, l'utilisation agricole de l'ancien marais cesse en 1960 et 80 ha sont acquis en 1982 par le Conservatoire du littoral, une autre partie ensuite, le marais étant réhabilité progressivement à partir de 2002[3], d'importants travaux hydrauliques de restauration ont été effectués pendant l'hiver 2012-2013 par la commune de Fouesnant, opérateur du site pour le compte du Conservatoire du littoral dans le but d'une gestion plus écologique entraînant une resalinisation de l'eau pour en refaire une lagune dans le but d'en faire un site privilégié d'observation des espèces et d'éducation à l'environnement[4].

Parmi les plantes rares présentes sur le site, l'osmonde royale est une espèce naturelle protégée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les menaces de la mer[modifier | modifier le code]

En février 1838, Mousterlin fut entièrement envahi par la mer. Les dunes de Mousterlin sont depuis longtemps menacées par l'érosion : le Conseil municipal de Fouesnant, dans sa délibération du « attire l'attention de M. le Préfet sur la nécessité de la réparation des dunes dites de Mousterlin, etc.., ces dunes dans lesquelles la grande marée du 4 décembre dernier a pratiqué de larges ouvertures livrant aujourd'hui un passage facile à l'invasion des eaux de la mer qui menacent plus directement et sans obstacle les propriétés riveraines » . Plusieurs autres délibérations du même Conseil municipal des années 1878 à 1881, et à nouveau lors d'une délibération du , réitèrent la demande pour la défense de la dune de Mousterlin et le barrage du marais de Toul-ar-Ster. La digue de ce marais existait déjà en 1779 : un parchemin daté du décrit « un étang [du Vorlen] anciennement baigné par la mer à toutes les marées, et ayant été séparé de la grève par une digue ou chaussée en pierre de taille liées à chaux et à sable, ayant de long environ 30 pieds, de large 12 pieds et demi, de hauteur 15 pieds, contenant ledit étang sous fonds environ 6 journaux d'étendue de terre ». Cette digue fut à maintes reprises détériorée par la mer, en particulier le , en janvier 1877, en 1896, etc[5].

Le , un rapport de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées indique que « les dunes situées entre la Pointe de Mousterlin à l'ouest et celle de Kerlosquen à l'est sont dans un état de dégradation avancée. Leur configuration s'est modifiée depuis 1840. Toute la partie ouest semble menacée de destruction sur environ 1 500 mètres de longueur, tandis que la partie est s'est accrue considérablement »[6].

En 1985, le projet de mise en place d'un cordon d'enrochement entre la Pointe de Mousterlin et Cleut Rouz provoque une crise municipale et la démission du maire de Fouesnant, Louis Le Calvez, mais le cordon d'enrochement est finalement mis en place en 1987. Ce cordon d'enrochement reste très contesté, son efficacité face aux menaces de la mer contestée, certains comme Gérard Mével, conseiller régional délégué au développement durable[7], l'accusant d'aggraver l'érosion de la plage et des dunes littorales à l'est de Cleut Rouz, dans la partie non protégée par le cordon d'enrochement[8]. Pendant l'hiver 2013-2014, cette partie du littoral a été gravement endommagée par les tempêtes successives[9], un nouveau dispositif formé de pieux enfoncés dans la sable est expérimenté à Cleut Rouz[10], mais lui aussi est critiqué[11].

La tempête du 1er février 2014 à la Pointe de Mousterlin
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La poldérisation des marais[modifier | modifier le code]

Le , André Bénac[12], obtient la concession des marais de Mousterlin et décide de transformer cette lagune en y créant un polder de 120 ha avec l'intention de créer des terres agricoles, ce qui soulève des protestations de la part des paysans et des pêcheurs locaux car jusque-là les paluds de Mousterlin appartenaient au domaine public maritime et les riverains y faisaient pâturer leurs bêtes, le lieu servant aussi d'abri aux embarcations des pêcheurs. « Une émotion considérable règne, tant à Beg-Meil que dans le coquet bourg de Fouesnant. On avait appris, non sans stupeur, (..;) qu'une enquête était ouverte concernant la cession éventuelle [par l'État] à Monsieur Bénac de toute l'étendue des dunes situées entre Beg-Meil et Mousterlin, soit trois kilomètres de côtes. Beau tollé ! »[13]. Obtenant peu de rendement, il a revendu quelques hectares au Conservatoire du littoral. Sa famille en conserve aujourd'hui 11 sur les 110 acquis par André Benac[14].

Espèces protégées rencontrées[modifier | modifier le code]

Tournepierres à collier sur le goémon à la Pointe de Mousterlin

La narcisse des Glénans, serait présente sur le littoral Fouesnantais[réf. nécessaire].

La Pointe de Mousterlin[modifier | modifier le code]

Le un brick de Morlaix jaugeant 180 tonneaux fit naufrage à deux lieues au large de Mousterlin, faisant un mort et sept rescapés qui parvinrent à rejoindre Mousterlin à bord d'un canot de survie[15].

Le , une dizaine des membres d'équipage survivants de l'Earl Grey, venant de Glasgow et se rendant à Lisbonne, qui avait fait naufrage près d'Ouessant, après avoir dérivé trois jours dans une barque, parvinrent à la côte près de Mousterlin où ils furent recueillis par un paysan qui les conduisit à Quimper[15].

Goémon à la Pointe de Mousterlin

En 1917, la Pointe de Mousterlin et le ramassage du goémon sont ainsi décrits par René Bazin :

« (...) C'était la Pointe de Mousterlin, la sauvage et la désolée, presqu'île de sable arrondie à l'extrémité, nuit et jour battue et polie par les lames, et qui devrait céder et couler dans la mer. Mais elle est bien armée. Elle a, pour défendre son museau, une corne comme un espadon, un éperon de roches brunes et de roches noires. Jusqu'où va-t-il ? Dieu seul le sait, et un peu les pêcheurs qui tendent dans les creux leurs casiers à homards, et abritent leurs bateaux derrière les tables de pierres (...) que la mer ne découvre jamais tout à fait. Là, dans l'abîme des eaux qui n'ont jamais la paix, dans les courants qui luttent, et se tordent en remous, et répandent leur écume le long des anses voisines, il y a des forêts d'algues rousses et d'algues transparentes, les unes en forme d'épées, gaufrées le long des bords, d'autres aplaties, souples comme des courroies, d'autres taillées en forme d'arbustes, qui portent au bout des branches des capsules remplies d'air. (...) La tempête les abat, lorsque l'heure est venue. Le flot les soulève et les pousse à la côte. Et entre la Pointe de Beg Meil et celle de Bénodet, où les chênes et les ormes verdoient sur les falaises, la Pointe de Mousterlin s'avance dans le grand large et reçoit tout le fumier de mer qui fera lever les blés (...) dans lequel des fermiers de la côte de Fouesnant, ou du bourg de Clohars, enfoncent leurs fourches jusqu'au manche. Ils enfoncent leurs fourches, ils ont de la peine à les arracher du tas et à les soulever, chargées de ces lanières gluantes qui pendant en banderoles autour des hampes redressées, et qui sont jetées dans les charrettes[16] »

Les grandes marées du 10 au firent subir d'importants dégâts au chemin vicinal de Mousterlin bordant le littoral, provoquant l'effondrement du perré de soutènement sur une longueur de 300 mètres. Déjà l'année précédente, les grandes marées du 23 au avaient provoqué son effondrement partiel[15].

Les dunes domaniales de Mousterlin[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Ces dunes, situées à l'ouest de la Pointe de Mousterlin, forment un cordon littoral long de plusieurs kilomètres séparant la Mer Blanche et l'Anse du Groasguen (en fait des lagunes) de l'Océan atlantique. Leur extrémité ouest forme une flèche littorale séparée de la Pointe du Groasguen en Bénodet par un grau permettant à ces lagunes de communiquer avec la mer.

Le , 15 hommes (des résistants du groupe Vengeance, des FTPF du maquis de Pen-ar-Pont, ainsi que deux déserteurs russes de la Wehrmacht)[17], sont fusillés par les Allemands dans les dunes domaniales de Mousterlin. Deux autres exécutions ont lieu, l'une le 23 juillet, l'autre le 10 août[18]. Un monument commémoratif se trouve sur place.

Le , l'"Association des habitants de la plaine côtière de Mousterlin" indique que « des bateaux sabliers viennent la nuit enlever du sable vers l'extrémité ouest des dunes, vers le Groasguen, qui contribue à leur dégradation »[15].

Une plage naturiste se trouve à l'ouest de la Pointe de Mousterlin[19].

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L'érosion des dunes et les mesures de protection[modifier | modifier le code]

La Pointe de Mousterlin[20] est une ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) de 105 ha[21], en raison des nombreuses espèces végétales présentes[22].

L'érosion amaigrit les dunes de Mousterlin depuis longtemps si l'on en croit ce témoignage datant de 1893 :

« À la Pointe de Mousterlin (...), on a mesuré la largeur des dunes il y a une cinquantaine d'années. C'était devant une propriété appartenant à M. Garabis. Le mesurage donnait une largeur de 30 mètres ; un second mesurage fait de ces mêmes dunes en 1875 n'accusait plus que 4 mètres[23]. »

Ce recul ancien est confirmé par Florian La Porte en 1917 : « Cette plage manifeste un recul général ininterrompu qui atteint un maximum de 60 mètres. La moyenne générale de recul est de 25 mètres pour une période de quatre-vingt-cinq ans, soit trente mètres par siècle »[24].

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Un cordon d'enrochement, dont le principe est approuvé en 1979, a été mis en plage en 1987 à l'Est de la Pointe de Mousterlin pour tenter d'arrêter l'érosion des dunes du cordon littoral. Cette érosion se poursuit malgré tout, voire s'accélère, de nos jours, particulièrement à l'extrémité du cordon d'enrochement de Cleut Rouz[25] où le cordon dunaire a reculé d'une cinquantaine de mètres en une dizaine d'années[26]. L'érosion est aussi sensible à l'Ouest de la Pointe de Mousterlin, le long de la plage de Mousterlin, sur la partie non protégée située entre le cordon d'enrochement de Trégounour, mis en place en 1980 et la cale de Mousterlin, construite en 1967 et qui joue un rôle d'épi protecteur[27].

Le hameau de Mousterlin[modifier | modifier le code]

Ce gros hameau est surtout formé de résidences secondaires, mais est toutefois suffisamment peuplé de résidents permanents pour disposer d'une école de hameau[28] qui, en 2013, scolarise en maternelle et primaire 127 enfants répartis en cinq classes[29].

Littérature[modifier | modifier le code]

Un roman de Jean Ricard et Charles Dornac[30], Malabar... La lumière vivante, paraît en feuilleton dans le journal Le Matin à partir du  ; en voici un extrait choisi dans ses premières lignes :

« Une plage entre Bénodet et Beg Meil, longue de plusieurs kilomètres, éloignée des routes, s'étendant de l'embouchure de la lagune du Groas Gwenn à Mousterlin, le hameau battu par tous les vents de l'enfer. D'un côté l'océan tumultueux, de l'autre la lagune perfide, alternativement remplie et vidée par la marée. Aussi bien un délicieux séjour de vacances, entre juin et septembre s'entend[31]. »

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. http://www.conservatoire-du-littoral.fr/siteLittoral/107/28-marais-de-mousterlin-29-_finistere.htm
  2. http://inpn.mnhn.fr/site/natura2000/FR5300048
  3. http://www.eau-loire-bretagne.fr/les_rendez-vous_de_leau/les_rencontres/rencontres_2013/8_10eP_Mousterlin_R_LE_GOFF.pdf
  4. http://balneides.test.oceanet.eu/-Toute-l-actu-?debut_article_courant=2
  5. Jean Kernéis, Histoire de Fouesnant, 1908, réédition 1992, Le livre d'histoire [ (ISBN 2-87760-874-3)]
  6. Arnaud Penn, Fouesnant entre terre et mer, deux cent ans d'Histoires de la Révolution à nos jours, 1789-2000, Arnaud Penn, [ (ISBN 2-9516662-0-9)]
  7. https://www.ouest-france.fr/gerard-mevel-pas-de-solution-miracle-1998533
  8. https://www.ouest-france.fr/fouesnant-les-dunes-de-mousterlin-victimes-derosion-1722338
  9. https://www.ouest-france.fr/le-littoral-endommage-par-la-tempete-mousterlin-1843480 et https://www.ouest-france.fr/fouesnant-les-dunes-de-mousterlin-victimes-derosion-1722338
  10. https://www.ouest-france.fr/dune-nouveau-dispositif-de-protection-lessai-1971132
  11. https://www.ouest-france.fr/cleut-rouz-une-protection-derisoire-1977735
  12. André Bénac, qui résidait à Ker Aël, gros propriétaire terrien, directeur général du ministère des finances, conseiller général du canton de Fouesnant depuis décembre 1919
  13. Journal Ouest-Éclair du 28 janvier 1928
  14. http://www.cc-paysfouesnantais.fr/var/cc_paysfouesnantais/storage/original/application/phpGIw1KF.pdf
  15. a, b, c et d Arnaud Penn, "Fouesnant entre terre et mer, deux cent ans d'Histoires de la Révolution à nos jours, 1789-2000", Arnaud Penn, [ (ISBN 2-9516662-0-9)]
  16. René Bazin, La closerie de Champdolent, Revue des deux Mondes, juillet 1917, [lire en ligne]
  17. Memorialgenweb.org - Fouesnant : monument commémoratif de Mousterlin
  18. Jean René Canevet, La guerre 1939-1945 à Fouesnant, p. 258-263
  19. http://wikimapia.org/7405224/fr/Zone-naturiste-Pointe-de-Mousterlin
  20. http://inpn.mnhn.fr/carto/metropole/znieff/530009268/1
  21. http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/530009268
  22. http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/530009268/tab/especes
  23. Lucien Boulain, Raz de Sein : diverses légendes sur la ville d'Is (françaises et bretonnes), études sur l'affaissement progressif du littoral, monographie de l'île de Sein (relation de voyage), A. de Kerangal, Quimper, 1893, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5529105z/f24.image.r=Perguet.langFR
  24. Florian La Porte, Modifications de la côte sud de Bretagne entre Penmarc'h et la Loire, "La Géographie", année 1917, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k37767g/f191.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  25. http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ONERC_10_Colloque_Septembre2013_J1_AH_IUEM.pdf
  26. Dune de Mousterlin : le phénomène d'érosion continue son œuvre, Journal Le Télégramme du 9 novembre 2013, consultable http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/fouesnant-dune-de-mousterlin-le-phenomene-d-erosion-continue-son-oeuvre-09-11-2013-2297112.php
  27. Alain Hénaff, Catherine Meur-Férec et Yannick Lageat, "Changement climatique et dynamique géomorphologique des côtes bretonnes. Leçons pour une gestion responsable de l’imbrication des échelles spatio-temporelles", 2013, consultable http://cybergeo.revues.org/26058
  28. http://www.annuaire-mairie.fr/education-ecole-primaire-publique-mousterlin.html
  29. Journal Ouest-France du 4 septembre 2013, consultable https://www.ouest-france.fr/stabilite-lecole-primaire-de-mousterlin-644597
  30. Pseudonyme de Christian (Rodolphe) Sauerwein (Source: Blanc, Jérôme, Les Engel: une famille d'industriels et de philanthropes, Paris, éditions Christian, 1994) (Lorient, 1900 - Paris, 1975): Fils du militaire Charles Sauerwein et descendant d'une famille de Sankt Goarshausen (Rhénanie). Études à Paris (École alsacienne ; Lycée Louis-le-Grand). Engagé volontaire en 1917: après la Première guerre, le jeune caporal fait partie des forces d'occupation en Allemagne. Emploi de 1922 à 1939 au Matin, comme directeur du service artistique. Capitaine en 1939, il commande un régiment d'infanterie sur le front sarrois durant la Seconde Guerre. À la Libération, il entre chez Havas et devient directeur (1945-1965) d'une agence, la Sarrag, à Sarrebruck. Auteur de romans policiers et de pièces populaires sous le pseudonyme de Charles Dornac. Avec la collaboration de Raoul-Henri Maillard, il traduisit en 1931 le roman Après (Der Weg zurück) de E.M. Remarque.
  31. Journal Le Matin n° 18876 du 25 novembre 1935, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5789046/f2.image.r=B%C3%A9nodet.langFR