Françoise Thom

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Françoise Thom
Françoise Thom Forum France Culture Histoire 2015.jpg
Françoise Thom lors du forum « L’année vue par l’histoire » organisé par France Culture le 25 avril 2015.
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Françoise Thom, née en 1951 à Strasbourg, est une historienne et soviétologue française, maître de conférences honoraire en histoire contemporaine à l'université Paris-Sorbonne. Spécialiste de la Russie postcommuniste, elle est l'auteur d'ouvrages d'analyse politique sur le pays et ses dirigeants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de René Thom, mathématicien et médaille Fields, connu pour sa théorie des catastrophes, et de Suzanne Helmlinger, Françoise Thom est agrégée de russe[1]. Elle vit trois ans en Union soviétique, puis est professeure de russe dans l'enseignement secondaire à Ferney-Voltaire et à Calais. Elle est attachée de recherche à l'Institut français de polémologie. Elle soutient en 1983 une thèse intitulée La Langue de bois soviétique : description, rôle et fonctionnement, dirigée par Alain Besançon à l'École des hautes études en sciences sociales[2], puis elle est nommée maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris-Sorbonne. Elle présente en 2011 un mémoire d'habilitation universitaire intitulé De l’URSS à la Russie (1929-2011). Politique intérieure, politique étrangère, les imbrications, dont Olivier Forcade est le garant, à l'université Paris-Sorbonne[3].

Activités de recherche et éditoriales[modifier | modifier le code]

Elle publie sa thèse dans un ouvrage intitulé La Langue de bois, en 1987[4],[5]. Elle a également publié L'École des barbares, avec Isabelle Stal, en 1985, Le Moment Gorbatchev (1989)[6] ou Les Fins du communisme (1994). En 1998, elle est coauteur, avec notamment Jean Foyer, Jacques Julliard et Jean-Pierre Thiollet, du livre La Pensée unique — Le vrai procès. Elle a recueilli, traduit, préfacé et annoté les mémoires et les analyses de Sergo Beria, fils de Lavrenti Beria, parus en 1999 sous le titre Beria, mon père : au cœur du pouvoir stalinien[7]. En 2013, elle a enfin publié une biographie de Beria, sous le titre Beria. le Janus du Kremlin[8]. En 2018, elle publie Comprendre le poutinisme, dans lequel elle rappelle l'ancienne appartenance de Poutine au KGB et étudie la « propagande du pouvoir russe »[1].

En avril 2005, elle a épousé l'historien Guiorgui Mamoulia.

Publications[modifier | modifier le code]

Comme auteure[modifier | modifier le code]

  • L'École des barbares, avec Isabelle Stal, Julliard, 1985
  • Les fins du communisme, Critérion, 1994
  • Le Moment Gorbatchev, Hachette, 1989
  • « Les Occidentaux devant la fin de l’Union soviétique », Commentaire, no 118,‎ , p. 373-382 (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2019).
  • Beria : Le Janus du Kremlin, Cerf, 2013 924 p. (ISBN 978-2204101585)
  • Géopolitique de la Russie, avec Jean-Sylvestre Mongrenier, Puf, coll. « Que sais-je ? », 2016
  • « Le parti russe en France », Commentaire,‎ , p. 432-436 (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2019).
  • Comprendre le poutinisme, Desclée De Brouwer, , 240 p. (ISBN 978-2220094267).

Comme éditrice scientifique[modifier | modifier le code]

  • Sergo Beria, Beria, mon père : au cœur du pouvoir stalinien, Plon/Critérion, 1999, 448 p. (ISBN 9782259190169)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Isabelle Mandraud, « Françoise Thom, la procureure de Poutine », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2019).
  2. Thèse de 3e cycle, École des hautes études en sciences sociales, 1983, notice du Sudoc, [lire en ligne]
  3. « Mme Françoise Thom Mamulia - De l’URSS à la Russie (1929-2011). Politique intérieure, politique étrangère, les imbrications. [HDR] », sur lettres.sorbonne-universite.fr, (consulté le 28 octobre 2019).
  4. [compte rendu] Basile Kerblay, « Françoise Thom. Le moment Gorbatchev », Politique étrangère, vol. 54, no 4,‎ , p. 788-790 (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2019).
  5. [compte rendu] Gérard Lenclud, « Parler bois. A propos d'un ouvrage de Françoise Thom », Études rurales, nos 107-108,‎ , p. 257-268 (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2019).
  6. [compte rendu] Marianne Gourg, « Françoise Thom, le Moment Gorbatchev,1991 », La Revue russe, no 5,‎ , p. 101-104 (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2019).
  7. [compte rendu] Jean-Claude Chesnais, « Beria, mon père. Au cœur du pouvoir stalinien, éd. Françoise Thom », Politique étrangère, vol. 64, no 3,‎ , p. 752 (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2019).
  8. Paul-François Paoli, « Les mystères Beria », sur lefigaro.fr, (consulté le 28 octobre 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Mandraud, « Françoise Thom, la procureure de Poutine », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]