Misanthropic Division
| Misanthropic Division Division Phoenix (depuis 2016) | |
Devise : Rausch der Misanthropie (« L'ivresse de la misanthropie ») et Töten für Wotan (« Tuer pour Wotan ») | |
| Idéologie | Nationalisme ukrainien Néonazisme |
|---|---|
| Positionnement politique | Extrême-droite |
| Objectifs | Lutte contre les séparatistes pro-russes, établissement d'un état national-socialiste en Ukraine, Attentats. |
| Statut | Actif |
| Fondation | |
| Date de formation | Automne 2013 |
| Pays d'origine | |
| Actions | |
| Zone d'opération | Donbass (Ukraine) |
| Période d'activité | Depuis 2013 |
| Organisation | |
| Chefs principaux | Inconnus |
| Membres | Inconnus |
| Sanctuaire | |
| Groupe relié | Régiment Azov |
| Guerre russo-ukrainienne | |
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|
La Misanthropic Division (en ukrainien : Мізантропік Дівіжн et en français : Division misanthrope) est une organisation néonazie internationale créée en Ukraine vers 2014. Elle lutte pour l'indépendance de l'Ukraine vis-à-vis de la Russie et de l'Union européenne dans le but de créer un État national-socialiste[1].
Ses membres sont considérés comme racistes et violents. Entre autres choses, ils glorifient le national-socialisme et les Waffen SS. Amnesty International les accuse de graves violations des droits humains.
Historique
[modifier | modifier le code]La Misanthropic Division est créée en 2013 en Ukraine sous les auspices de l'Assemblée sociale-nationale[2],[3]. Une autre date avancée pour sa création est le 31 octobre 2014, peu avant les événements de Maidan auxquels ses membres participeront[4]. Le groupe est également impliqué dans des combats et affrontements à Kharkiv et Odessa et reconnaîtra être impliquée dans l'assassinat de deux opposants pro-russes durant ces événements.
Elle sert d'unité de combat dans le régiment Azov, dans l'est de l'Ukraine, contre les séparatistes pro-russes à partir de février 2014. En octobre 2016, des membres de la Misanthropic Division revendiquent l'assassinat du chef du bataillon séparatiste Sparta, Arsen Pavlov, depuis une vidéo tournée dans l'oblast de Donetsk. Néanmoins, des dirigeants du groupe nièrent toute implication dans cette action[5].
Après l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, la Division annonce sur son compte Telegram que le groupe recrute des volontaires « pour la victoire et le Valhalla »[6].
Structure
[modifier | modifier le code]En 2016, le média ukrainien Zaxid avait affirmé que la Misanthropic Division pouvait compter entre 500 et 600 membres[7].
Les liens entre la Misanthropic Division et le bataillon Azov sont souvent évoqués. En 2014, le Guardian affirme que la Division « est liée au bataillon Azov », tandis que le Los Angeles Times la présentait en 2018 comme la « branche militante des volontaires étrangers du bataillon Azov »[8].
Toutefois, il est souvent évoqué que la Misanthropic Division serait davantage une organisation décentralisée, sans leader permanent ni de structure rigide. Dans un article publié en juin 2022, le média en ligne The Intercept avance l'idée que la Misanthropic Division est davantage une organisation informelle et un mouvement idéologique qu'une unité concrète[8].
Ramifications étrangères
[modifier | modifier le code]L'organisation entretient des réseaux en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Amérique du Sud et en Australie, qui sont également utilisés pour former et recruter des combattants[3],[9],[10].
En 2015, la Misanthropic Division Schweiz est évoquée par le journal suisse SonntagsZeitung[11]. Il s'agit essentiellement de sympathisants envoyant de l'argent et des vivres aux combattants en Ukraine[12].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Andrey V. Ivanov, Timur Z. Mansurov, ‘Misanthropic Division’ Phenomenon as a Member of Virtual Resources of the Internet-Space, In: The Social Sciences no 7, vol. 10, 2015, p. 1773–1776.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (de) « Ukraine-Krise - Brasilianische Neonazis kämpfen gegen pro-russische Rebellen », sur Die Nachrichten (consulté le ).
- ↑ (en) Taras Tarasiuk et Andreas Umland, « Unexpected Friendships: Cooperation of Ukrainian Ultra-Nationalists with Russian and Pro-Kremlin Actors »
, sur illiberalism.org, (consulté le ).
- (en) « Brazil neo-Nazi claim challenges myth of nation’s racial harmony », sur Financial Times (consulté le ).
- ↑ (en-US) « REFT & LIGHT ❬ ❭ Misanthropic Division: A Neo-Nazi Movement from Ukraine and Russia », sur Reft & Light, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Fake: Motorola Fascist Killer Video », sur StopFake, (consulté le )
- ↑ (en-GB) Aris Roussinos, « The truth about Ukraine's far-Right militias », sur UnHerd, (consulté le )
- ↑ (uk) Zaxid.net, « Відповідальність за сутички з ЛГБТ-активістами взяли на себе радикали, пов'язані з «Азовом» », sur ZAXID.NET, (consulté le )
- (en-US) Seth Harp, « Foreign Fighters in Ukraine Could Be a Time Bomb for Their Home Countries », sur The Intercept, (consulté le )
- ↑ « Schweizer Neonazis liefern Geld in die Ostukraine », sur Internet Archive (consulté le ).
- ↑ https://www.jungewelt.de/loginFailed.php?ref=/artikel/282014.asow-zu-gast-in-dortmund.html
- ↑ « Ils participent à la terreur depuis la Suisse », lematin.ch, (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Des Romands soutiennent des combattants en Ukraine - Le Temps », www.letemps.ch, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )