Douma

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Douma d'État de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie
(ru) Государственная дума Федерального собрания Российской Федерации
Assemblée fédérale de la Fédération de Russie

7e législature

Description de l'image Emblem gosduma.svg.
Présentation
Type Chambre basse
Présidence
Président Viatcheslav Volodine (Russie unie)
Élection
Premier vice-président Alexandre Joukov (Russie unie)
Élection
Premier vice-président Ivan Melnikov (Parti communiste)
Élection
Structure
Membres 450
Description de cette image, également commentée ci-après
Composition actuelle.
Groupes politiques

Gouvernement (338)[1]

Soutien sans participation (63)

Opposition (44)

Autres (5)

  • Vacants (5)
Élection
Système électoral Scrutin proportionnel plurinominal
Dernière élection 18 septembre 2016

Édifice de la Douma d'État,
Place du Manège, Moscou.

Description de cette image, également commentée ci-après
Photographie du lieu de réunion.
Divers
Site web duma.gov.ru
Voir aussi Conseil de la Fédération de Russie
Assemblée fédérale de la Fédération de Russie

La Douma d'État (en russe : Государственная дума) est la Chambre basse de Assemblée fédérale de la Fédération de Russie. Pour la Fédération de Russie, on parle plus précisément de Douma d'État (Государственная дума), pour la différencier des Doumas régionales ou de la Douma impériale. Le terme douma à la même racine que le verbe russe думать (doumat’), qui signifie penser[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, la Douma était le Conseil consultatif des grands princes de la Russie kiévienne et de l'Empire russe.

La première Douma d'État de l'Empire russe fut convoquée le 27 avril 1906 ( dans le calendrier grégorien) au palais de Tauride à Saint-Pétersbourg par l'empereur Nicolas II. Cette Douma fut instaurée à la suite de la Révolution russe de 1905. Elle constituait la Chambre basse de l'Empire russe, tandis que le Conseil d'État de l'Empire russe devenait la Chambre haute. Cette concession accordée par le pouvoir fait de la Russie une monarchie constitutionnelle, mais non parlementaire, puisque le ministre, nommé par l'empereur, ne dépend pas de l'Assemblée.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Bâtiment de la Douma à Moscou.

La Douma est composée de 450 sièges pourvus pour cinq ans selon un mode de scrutin parallèle. Sur ce total, 225 sièges sont pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions. Les électeurs votent pour un candidat dans leur circonscription et le candidat arrivé en tête est déclaré élu. Les 225 sièges restants sont pourvus au scrutin proportionnel plurinominal avec listes fermées et seuil électoral de 5 % dans une unique circonscription nationale. Après décomptes des voix, les sièges sont répartis entre tous les partis ayant franchi le seuil électoral selon la méthode du plus fort reste, en appliquant le quota de Hare. La répartition des sièges à la proportionnelle n'est pas faite de manière à compenser le décalage entre les parts des voix des électeurs et celles des sièges obtenus par l'autre moitié, mais s'additionne simplement à celle-ci, donnant au scrutin une forte tendance majoritaire[3],[4].

Ce système électoral parallèle est en vigueur dans le pays depuis la mise en place du multipartisme, à l'exception des élections de 2007 et de 2011 au cours desquelles la proportionnelle intégrale avec un seuil électoral de 7 % a été appliquée[5].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

La Douma d'État peut exprimer sa défiance à l'encontre du gouvernement de la Russie. Si l'amendement de défiance est adopté à la majorité des voix de l'ensemble des députés, le président de Russie a le droit de déclarer le gouvernement démissionnaire ou de refuser la décision de la Douma d'État. Au cas où la Douma, dans les trois mois qui suivent, exprime à nouveau sa défiance au gouvernement, le Président déclare le gouvernement démissionnaire ou dissout la Douma[6].

Le Président du gouvernement peut poser la question de confiance devant la Douma d'État. Si la Douma refuse la confiance, le Président dans un délai de sept jours prend la décision de mettre fin aux fonctions du gouvernement ou de dissoudre la Douma et de fixer de nouvelles élections [6],[7].

Présidents de la Douma d'État[modifier | modifier le code]

Nom Nom en russe Début du mandat Fin du mandat Parti
Soviet suprême de la Fédération de Russie (en)
Rouslan Khasboulatov Руслан Хасбулатов 1991 1993
Crise constitutionnelle de 1993 et création de la Douma d'État
Ivan Rybkine Иван Рыбкин 1994 1996
Guennadi Selezniov Геннадий Селезнёв 1996 2003 Parti communiste
Boris Gryzlov Борис Грызлов 2003 2011 Russie unie
Sergueï Narychkine Сергей Евгеньевич Нарышкин 2011 2016 Russie unie
Viatcheslav Volodine Вячеслав Викторович Володин 2016 - Russie unie

Composition actuelle[modifier | modifier le code]

Elle est composée de 450 députés (article 95) élus au suffrage proportionnel. Un amendement constitutionnel a porté le mandat des élus de la Douma de 4 à 5 ans à compter des élections législatives de 2011 (article 96). Tout citoyen russe âgé d'au moins 21 ans peut se présenter (article 97).

Groupes politiques (au 18 juin 2020)
Nom Sièges Président Position
Russie unie
338 / 450
Sergueï Neverov (en) Majorité
Parti communiste
43 / 450
Guennadi Ziouganov Opposition
Parti libéral-démocrate
40 / 450
Vladimir Jirinovski Soutien
Russie juste
22 / 450
Sergueï Mironov Opposition
Non-inscrits
2 / 450
Aucun 1 soutien

1 opposition

Sièges vacants
5 / 450

Élections législatives[modifier | modifier le code]

2003[modifier | modifier le code]

  • Date des élections :
  • 450 sièges à pourvoir : majorité simple : 226 voix - majorité qualifiée (2/3) : 300 voix.
  • Résultats de gauche à droite :

Douma2003.png

Ces élections marquent le triomphe du président Vladimir Poutine qui obtient avec ses alliés la majorité absolue à la Douma, et le soutien clair de l'opinion publique russe. Avec ses alliés de la droite nationale, le président Poutine a les moyens de réformer la Constitution.

Le Parti communiste s'effondre. La modification du paysage politique russe ces dernières années s'est traduite par l'apparition des nationalistes de gauche (principalement Rodina).

2007[modifier | modifier le code]

Douma2007.png

Ces élections marquent le triomphe de Russie unie, le parti qui soutient le président Poutine et qui obtient la majorité qualifiée à la Douma et contrôle cette assemblée. Le Parti communiste remonte, devenant la 2e force après Russie unie. Le nombre de partis représentés à la Douma d'État se réduit du fait de la disparition du Parti du peuple et des indépendants, fusion de Rodina du Parti russe de la Vie et du Parti russe des retraités dans le parti Russie juste.

L'Union européenne et les États-Unis ont fait part de leurs craintes sur le respect de la démocratie lors de cette élection. « L'Union européenne regrette les nombreuses informations et allégations sur les restrictions faites aux médias, ainsi que le harcèlement des partis d'opposition et des ONG à l'approche des élections et le jour du scrutin, comme le fait que les procédures durant la campagne électorale n'aient pas respecté les normes internationales et les engagements que Moscou avait volontairement pris[8] ».

2011[modifier | modifier le code]

Carte de membre de la Douma d'État d'Olga Kazakova, députée de la 6e législature (2012-2016).

Douma2011.png

2016[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) « Фракции » (consulté le 2 août 2020)
  2. Selon Max Vasmer ces termes dérivent d'un emprunt au gotique moyen « dōms » (jugement).
  3. « Russie : un système mixte sans compensation en évolution », sur aceproject.org (consulté le 19 septembre 2016).
  4. (ru) « После обработки 97% протоколов Партия лидирует на выборах в Госдуму с 54,12% », sur er.ru,‎ (consulté le 19 septembre 2016).
  5. Inter-Parliamentary Union, « IPU PARLINE database: FEDERATION DE RUSSIE (Gossoudarstvennaya Duma), Texte intégral », sur archive.ipu.org (consulté le 31 décembre 2019).
  6. a et b « Chapitre 6. Gouvernement de la Fédération de Russie | La Constitution de la Fédération de Russie (art. 117) », sur www.constitution.ru (consulté le 6 février 2017)
  7. « Contrôle parlementaire », Union interparlementaire (consulté le 12 février 2017)
  8. Le Monde du 4 décembre 2007

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]