Aller au contenu

Quemper-Guézennec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Quemper-Guezennec)

Quemper-Guézennec
Quemper-Guézennec
L'église Saint-Pierre.
Blason de Quemper-Guézennec
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Gilbert Le Vaillant
2020-2026
Code postal 22260
Code commune 22256
Démographie
Gentilé Quemperrois, Quemperroise
Population
municipale
1 057 hab. (2021 en diminution de 6,63 % par rapport à 2015)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 08″ nord, 3° 06′ 15″ ouest
Altitude 60 m
Min. 2 m
Max. 98 m
Superficie 23,08 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paimpol
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bégard
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Quemper-Guézennec
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Quemper-Guézennec
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
Quemper-Guézennec
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
Voir sur la carte administrative de Bretagne (région administrative)
Quemper-Guézennec
Liens
Site web https://www.quemper-guezennec.com/

Quemper-Guézennec [kɛ̃pɛʁ ɡezɛnɛk] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 13 km de la côte du Trégor-Goëlo et se trouve entre les rivières Trieux et Leff.

Communes limitrophes de Quemper-Quézennec
Ploëzal Plourivo Yvias
Pontrieux Quemper-Quézennec Lanleff
Saint-Clet Le Faouët

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Finistère nord, caractérisée par une pluviométrie élevée, des températures douces en hiver (°C), fraîches en été et des vents forts[2]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Intérieur  », exposée à un climat médian, à dominante océanique[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 811 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Lanleff à 5 km à vol d'oiseau[4], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Quemper-Guézennec est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paimpol, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 13 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

La commune, bordée par l'estuaire du Trieux, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[13]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,3 %), zones agricoles hétérogènes (32,4 %), forêts (7,2 %), zones urbanisées (3,9 %), eaux maritimes (1,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Leff , à Quemper-Guézennec

Le nom de la localité est attesté sous les formes Kemper en 1235, ecclesia de Kemper vers 1330, Quemper Guezenec à la fin du XIVe siècle, Quenpergueheneuc en 1405, Quemper Gueheneuc en 1426, Quemperguehennec en 1464 [17].

Du celtique ancien -ber (coule) et de kem (ensemble, avec), signifiant littéralement « couler ensemble » d'où le sens global de « confluent »[18] et doit son appellation au confluent du Leff et du Trieux[19].

L'étymologie erronée de Guézennec est parfois comprise comme signigiant « planté d’arbres », mais il s'agit du nom d'un moine gallois, Guéthenoc ou Guéheneuc, saint fondateur de la paroisse primitive[17].

Kemper-Gwezhenneg en Breton[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sous l’ancien régime, Quemper-Guézennec était une paroisse appartenant à l’évêché de Tréguier.

Au XIVe siècle, le seigneur de Kergozou[20] fait don de ses possessions à l'abbaye de Beauport. Dès 1405, il existe une châtellenie de Quemper Gueheneuc et Pontreu. Quemper Gueheneuc est cité comme paroisse en 1426. Devenue Quemper-Guézennec, elle a, sous l'Ancien Régime, pour succursales : Saint-Clet et Notre-Dame des Fontaines.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms des 89 soldats morts pour la Patrie[21] :

  • 75 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 12 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
  • 2 sont morts dans des lieux indéterminés.

L'abbé Pierre-Marie Lec'hvien, recteur de Quemper-Guézennec, militant du Bleun-Brug, fut assassiné dans la nuit du 10 au par des résistants FTP de Guingamp.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2001 Aimé Stéphan DVG Artisan
2001 En cours Gilbert Le Vaillant DVD[22] auteur financier retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2021, la commune comptait 1 057 habitants[Note 3], en diminution de 6,63 % par rapport à 2015 (Côtes-d'Armor : +1,26 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1602 2362 4802 6992 9522 8613 0052 8792 816
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7522 7752 7602 5502 4722 4522 3282 2392 219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1762 2692 2702 0091 9771 7801 6611 4921 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
1 3681 2351 1801 1031 0291 0181 0541 0651 134
2018 2021 - - - - - - -
1 0751 057-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Fleuriot, chevalier de Langle (1744-1787), né à Quemper-Guézennec, au château de Kerlouët, capitaine des vaisseaux du roi, commandant L'Astrolabe. Il fut le second et l'ami de Lapérouse qu'il accompagna lors de son expédition autour du monde . Il trouva la mort, le , à Samoa, (Océanie), près des îles Salomon[27]
  • Armand Le Calvez, né à Quemper-Guézennec, prêtre, créateur de l'école bilingue catholique de Plouezec dans les années 1950, directeur de la revue pédagogique bilingue Skol, auteur de la méthode d'apprentissage du breton Herve ha Nora
  • Pierre-Marie Lec'hvien, (1885-1944) est un prêtre et écrivain de langue bretonne, né à Ploubazlanec et décédé recteur de Quemper-Guézennec en 1944.
  • Yoann Riou, journaliste sportif.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  3. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  4. « Orthodromie entre Quemper-Guézennec et Lanleff », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Lanleff » (commune de Lanleff) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Lanleff » (commune de Lanleff) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  14. « La loi littoral »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  17. a b et c infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Quemper-Guézennec ».
  18. Article ber du Dictionnaire étymologique du breton, par Albert Deshayes, Coop Breizh, 2003, et Divi Kervella, Noms de lieux bretons, 2008.[réf. non conforme].
  19. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot » (no 22), , Universels Gisserot, (ISBN 978-2-87747-482-5, OCLC 2877474828, lire en ligne).
  20. Aussi seigneur de Lanozou, de Trostan et de Kersallic
  21. « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  22. « Résultats municipales 2020 à Quemper-Guézennec », sur lemonde.fr (consulté le ).
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  27. Henri de La Messelière, Filiations Bretonnes, Prudhomme, Saint-Brieuc, 1913,T.II, p.311