Paul Fleuriot de Langle

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Paul Antoine Fleuriot
Vicomte de Langle
Portrait de Fleuriot de Langle
Portrait de Fleuriot de Langle

Surnom Fleuriot de Langle
Naissance
au château de Kerlouët
Décès (à 43 ans)
à Maouna, Îles Samoa
Mort au combat
Origine Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Chef de division
Années de service 1758-1787
Conflits Guerre d'indépendance des États-Unis
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Chevalier de l'Ordre de Cincinnatus
Autres fonctions Membre de l'Académie de marine
Commandant en second de l'expédition de La Pérouse

Paul Antoine Marie Fleuriot, vicomte de Langle, né le au château de Kerlouët à Quemper-Guézennec, Côtes-d'Armor et décédé le , à Maouna (Îles Samoa), est un officier de marine et aristocrate français du XVIIIe siècle. Entré dans la Marine royale à l'âge de 14 ans, au début de la guerre de Sept Ans, il y fait toute sa carrière. Nommé capitaine de vaisseau puis chef de division pendant la guerre d'indépendance des États-Unis, il était également membre puis président de l'Académie de Marine. Il embarque comme second de l'expédition de Lapérouse ( - ).

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Paul Antoine Marie Fleuriot naît dans une famille de la noblesse bretonne. Ses parents possèdent le manoir de Kerlouet[1]. Il est le fils de Jean Sébastien Fleuriot, comte de Langle (1712-1781) et de Marie Jeanne de La Monneraye (1707-1796). De cette union naissent deux fils et quatre filles. Son frère aîné, Jean Charles Fleuriot, comte de Langle (1738-1809) est capitaine au Régiment Royal-Étranger de cavalerie.

Cette famille donnera à la France un grand nombre de marins qui se distingueront et parviendront à des grades élevés. On peut citer notamment ses deux petits-fils : Camille Louis Marie Fleuriot de Langle (16 janvier 1821-3 janvier 1914), contre-amiral le , il est Major de la flotte du 2e arrondissement maritime de Brest; ainsi que le frère aîné de ce dernier Alphonse Fleuriot de Langle (16 mai 1809-22 juillet 1881), vice-amiral et janvier 1871, Préfet maritime du 2e arrondissement maritime de Brest.

Il épouse, au printemps de 1784, Melle Georgette de Kerouatz, pupille du vice-amiral d'Hector, commandant de la marine à Brest.

Carrière dans la Marine royale[modifier | modifier le code]

Les informations suivantes proviennent principalement de : Prosper Levot, Biographie bretonne, 1852.

Il entre dans la compagnie de garde-marine de Brest le , et embarque le 16 novembre suivant sur le vaisseau Le Diadème, dans l'Escadre de BOMPAR aux Antilles, alors qu'il n'a que 14 ans. En 1762, sur le même vaisseau, il participe à la campagne de l'Escadre de Blénac et à la prise de cinq bâtiments anglais chargés de troupes. L'année suivante, le 22 octobre 1763, il est sur la Malicieuse jusqu'à Cadix puis participe à une campagne en Guyane sur l'Étoile. Le 22 avril 1765 il est chargé, sur La Porteuse de surveiller l'approvisionnement des ports militaires. En 1767, il est à Lisbonne et en Méditerranée sur la Biche puis l'Écluse : il entreprend une visite successive de tous les ports de Dunkerque à Bayonne.

En 1770, il est nommé enseigne de vaisseau et atteint Saint-Domingue (actuelle Haïti) sur la Belle-Poule le 11 avril 1771, où il se lie à Lapérouse. En 1772, il est en escadre d'évolutions sur la Dédaigneuse.

En 1774, il est élu membre de l'Académie de Marine et prend une part active aux travaux de cette assemblée ; il en élu secrétaire le 6 avril 1775 puis directeur le 27 novembre 1783. Il participe à la rédaction du Dictionnaire de marine pour les chapitres Charpentage et Machines. Il publie :

  • un Mémoire sur la méthode de détermination de la latitude en mer par deux hauteurs du soleil prises hors du méridien d'après les recherches faites lors de sa campagne sur La Dédaigneuse[2] ;
  • Observations astronomiques, par Trémergat et de Langle (cote 073-TX, p. 97-98)
  • Rapport des observations de longitude par les distances de la lune au soleil et aux étoiles, faites à bord de la Dédaigneuse par MM. de Langle, Prévalaye et Trémergat. (cote 073-TX, p. 121-133)
  • Détermination de la variation de la boussole (cote 073-TX, p. 508-518)
  • Rapport de Blondeau, de Langle et Fortin sur les observations relatives aux longitudes, faites par Desouches à bord de l’Elisabeth destinée pour Saint-Domingue (cote 076-TI, p. 206-207)
  • Rapport de Granchain, de Langle et Fortin sur des observations analogues faites par Clairon, professeur d'hydrographie au Havre (cote 076-TI, p. 208-210)

Guerre d'indépendance des États-Unis (1775 - 1783)[modifier | modifier le code]

Les informations suivantes proviennent principalement de : Prosper Levot, Biographie bretonne, 1852.
Croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis : « LUD(OVICUS) M(AGNUS) IN(STITUIT) 1693 » pour « Louis le Grand l’a institué en 1693. »

Il prend part à la guerre d'indépendance américaine.
Du au , il sert sur Le solitaire monté par le Duc de Chartres. Il est fait Lieutenant de vaisseau le  ; il passe le , chef d'état-major sur le Le Saint-Esprit avec lequel il combat à Ouessant le . La même année, il reçoit la croix de Saint-Louis en récompense de ses services. Il est débarqué du Saint-Esprit le puis prend le commandement de la corvette Le Hussard chargée d'escorter des convois le . Le , il prend un corsaire de 14 canons, le cutter Actif. Tout l'hiver, il fait le service de convoyeur. Le , il est surpris au large d'Ouessant, par manque de vent à terre, par le Nonsuch auquel il ne peut échapper. Sir John Wallace le traite en ennemi généreux et huit jours après, il est de retour dans son château.

Du au il commande l'Aigrette, puis passe le au commandement de La Résolue, chargée de transporter en Amérique le colonel Loreins et le capitaine Penn, envoyés des États-Unis. Arrivé à Boston le , après avoir fait quelques prises pendant la traversée, il remet à la voile le et rejoint l'armée du comte de Grasse ; il mouille au Fort-Royal le . Il est pourvu du commandement de L'Experiment, prise anglaise, le  : il escorte des convois aux Antilles.

Il est chargé d'une mission difficile dont le succès préoccupait à juste titre le comte de Grasse. Il s'agissait de la conquête de la Jamaïque. On avait rassemblé à grands frais un personnel considérable, des vivres, des munitions... sur une flotte de 150 voiles dont l'escorte fut confiée à de Langle, lequel avait sous ses ordres le vaisseau Le Sagittaire et deux frégates. Il a le bonheur, après avoir combattu quelques croiseurs qui essayèrent d'entamer son convoi, de le conduire à Cap-Français, où il arrive le . Quittant le même jour l'Experiment mauvais marcheur, il prend le commandement de la frégate l'Astrée que venait de quitter son ami Lapérouse, passé sur le Sceptre, dont le commandement était venu à vaquer avec la mort de M. de Ternay.

Article détaillé : Expédition de la baie d'Hudson.
Certificat de membre de la Society of the Cincinnati (XIXe siècle)

La défaite du comte de Grasse ayant fait échouer l'expédition de la Jamaïque, c'est alors que fut résolue celle qui avait pour objet la destruction des établissements anglais dans la baie d'Hudson. Lapérouse, qui la commandait, partit du Cap le , ayant sous ses ordres les frégates l'Astrée et l'Engageante, de 36 canons chacune, commandées la première par de Langle, la seconde par M. de la Jaille. Cette expédition, dont Kerguélen nous a conservé les détails dans sa Relation de la guerre maritime de 1778[3], eut pour résultat la destruction des forts de Galles et d'York. Pendant cette expédition contre les établissements anglais de la baie d'Hudson, Lapérouse et de Langle participent activement aux opérations et ce dernier, quatorze jours après son retour à Brest, reçoit, le , le brevet de capitaine de vaisseau, en récompense des services rendus. Les États-Unis lui donnèrent de leur côté un témoignage de leur juste reconnaissance en le nommant chevalier de l'Ordre de Cincinnatus.

Voyages d'exploration scientifique[modifier | modifier le code]

Expédition de La Pérouse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expédition de La Pérouse.
Les informations suivantes proviennent principalement de : Prosper Levot, Biographie bretonne, 1852.

Admiré pour ses compétences, ses connaissances, notamment en mathématiques et en astronomie, et sa force de caractère, il est choisi par son ami Jean-François de La Pérouse comme second de l'expédition La Pérouse et commandant de la frégate L'Astrolabe (500t, 114 membres d'équipage). Il se distingue par la qualité des relations qu'il entretient à bord avec les scientifiques embarqués. « En effet, le choix des deux chefs de l'expédition convenait parfaitement au but qu'on se proposait. Si Lapérouse, d'un esprit plus brillant et plus généralisateur que de Langle était digne de la direction supérieure de l'entreprise, d'un autre côté ce dernier en était le véritable chef naval, et M. de Lesseps, qui avait été le compagnon des deux amis pendant une partie de cette fatale expédition, ne faisait que confirmer cette opinion, lorsque, présenté à Louis XVI à son retour en France et apprenant de la bouche de ce monarque la mort de de Langle, il lui dit ces paroles qu'il a répétées à l'un des petits-fils de l'infortuné navigateur : Sire, votre expédition est perdue ! »

Comme le rappelle Pierre Bérard[4], c'est « l’esprit d’invention de Mr de Langle qui, aidé d’un matelot ancien garçon meunier, imagina d’adapter à nos petites meules un mouvement de moulin à vent. Il essaya d’abord avec quelque succès des ailes que le vent faisait tourner, mais bientôt il leur substitua une manivelle ; nous obtînmes par ce nouveau moyen une farine aussi parfaite que celle des moulins culinaires, et nous pouvions moudre chaque jour deux quintaux de blé. »

Le drame de Maouna[modifier | modifier le code]
La mort de Fleuriot et de dix de ses hommes sur les plages de Manoua en 1788. (Gravure de N. Ozanne, 1797)
Mort de Paul Antoine Fleuriot de Langle. (Les Navigateurs français: histoire des navigations, découvertes et colonisations françaises, Léon Guérin, 1846)

Sur le chemin du retour, Paul-Antoine et ses hommes accostèrent sur l'île Maouna pour chercher de l'eau potable qui manquait sur le vaisseau[5]. Sur leurs chaloupes chargées de barriques d'eau[6], ils attendirent que la marée soit haute pour pouvoir rejoindre le vaisseau[7].

Des indigènes de Tutuila encerclèrent les canots, et l'hostilité monta. Fleuriot de Langle refusa de tirer sur les indigènes, car la mission devait rester pacifique sur ordre du roi. Il reçut une pierre sur la tête, et tomba à l'eau.

Dès lors, une véritable bataille commença entre l'équipage et ses agresseurs. Onze marins furent tués sur place, vingt furent blessés et Fleuriot de Langle fut achevé à coups de massue[8].

Il est nommé chef de division le (à titre posthume).

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

Très affecté, La Pérouse aurait pu couler bas cent pirogues qui contenaient plus de cinq cents personnes, avant de quitter cette île, mais, dit-il, Je craignis de me tromper au choix des victimes, le cri de ma conscience leur sauva la vie[9]. Les restes de Fleuriot de Langle ont été inhumés dans le chœur de l'église Saint-Louis à Brest après des obsèques en grande pompe[10].

Au nombre de ses descendants, figure l'écrivain Jean de La Varende.

À Nantes, un square porte son nom dans le centre-ville.

Comme en témoigne M. de Fleurieu[11] : « Un esprit éclairé par la culture des sciences utiles à l'homme de mer, une grande expérience assurée par la théorie, une âme forte supérieure aux dangers, et ne s'en dissimulant pas l'étendue, un sang-froid qu'aucun événement ne pouvait altérer, une conception prompte, un coup d'oeil sûr et exercé, tels sont les talents, les qualités, les moyens qui préparaient un général pour commander un jour nos armées navales et soutenir avec autant de dignité que d'honneur le pavillon français. »

Épilogue[modifier | modifier le code]

Après les massacres, L'Astrolabe repartira, mais le bâtiment s’abimera sur les récifs de Vanikoro, au nord de la Nouvelle-Guinée (sans doute vers ). Quant à La Pérouse et à l'équipage de La Boussole, l'on reçut en janvier 1788 de leurs nouvelles, écrites de Botany Bay (sur la côte orientale de l'Australie). Ce furent les dernières... le bâtiment périra également à Vanikoro.

C'est seulement en 1826, dans l'île de Vanikoro, que l'on découvrit les débris de son bateau : un morceau de bois sculpté, une écuelle en argent estampillée de fleurs de lys, une cloche de bord en bronze. Tous ces vestiges avec lesquels il est impossible de reconstituer la tragédie où périt l'Astrolabe furent abrités au Musée de la Marine.

Monument aux Morts[modifier | modifier le code]

Paul-Antoine Fleuriot de Langle figure sur le Monument aux Morts, érigé en 1883, commémorant cet évènement et installé sur le lieu des faits, sur l'Île de Tutuila aux Samoa américaines. La plaque porte l'inscription « Morts pour la science et la Patrie » le 11 décembre 1787, suivent le nom ds 7 victimes de « L'Astrolabe » dont Fleuriot de Langle, puis ceux des 4 victimes de « La Boussole » dont Robert de Lamanon[12].

Découvertes lors de l'expédition Vanikoro 1999[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des plongées sur les épaves de « La Boussole » et de « L'Astrolabe », on met au jour en 1999 un graphomètre à pinnules semblable à celui trouvé à Numbo en 1885. Cette trouvaille a été suivie des découvertes successives d'une fourchette en argent aux armes de Fleuriot de Langle, de louis d'or, de pièces de monnaie espagnoles et russes, d'un thermomètre à alcool, d'un sifflet de manœuvre, d'un corps de pompe de cale, d'une ancre, d'un casque de dragon, d'un crucifix et d'une statuette à forme humaine, pièces auxquelles on peut ajouter une myriade de petits objets de moindre importance : des débris de vaisselle, une passoire en cuivre, des balles de mousquet, une pièce d'un jeu de dominos pyrogravée, des bouteilles, des pichets, des gobelets, des médailles et hausse-cols d'officiers, des perles de pacotille, etc.

Grâce à la station de téléphonie par satellite mise en place par l'association Salomon, Alain Conan a pu établir une liaison téléphonique avec la Vicomtesse de Fleuriot de Langle pour l'informer de la découverte d'une fourchette en argent aux armes de Paul Fleuriot de Langle le 30 novembre 1999, à Vanikoro, dans le cadre de cette campagne de recherche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Frey, « Patrimoine de Qemper-Guezennec », sur infoBRETAGNE.com, Bulletin municipal de la commune de Saint-Michel-en-Grève, (consulté le 29 août 2017).
  2. Secrétariat de l'Académie, « Inventaire du fonds de l'Académie royale de Marine de Brest », Les publications de l’Académie de marine – Historique et catalogue (1922-1995), (consulté le 29 août 2017), p. 8.
  3. Yves Joseph de Kerguelen-Tremarec, Relation des combats et des événements de la guerre maritime de 1778 entre la France et l'Angleterre, Imprimerie de Paris, , 418 p. (lire en ligne), p. 283-293.
  4. Pierre Bérard, « Les moulins à farine de l’expédition Lapérouse », Le monde des moulins, no 25,‎ , p. 14-15 (lire en ligne).
  5. Il craignait le scorbut pour son équipage.
  6. Si Langle manifeste la même opinion que La Pérouse sur l'importance de la nourriture fraîche dans la lutte contre le scorbut, il est persuadé du bien-fondé de l'observation de Cook sur les bienfaits de l'eau fraîche, avis que ne partage pas La Pérouse, écrivant au sujet du drame de Maouna : Il avoit adopté le système du capitaine Cook et croyait que l'eau fraîche était cent fois préférable à l'eau que nous avions dans la cale.
  7. Mais, sur la plage, il se trouva en face de ravissantes jeunes filles, aux cheveux garnis de fleurs d'hibiscus, qui s'avançaient vers les Français et, comme le raconteront plus tard les rescapés, s'offraient d'une manière bien joliment indécente... Leurs avances, après plusieurs semaines de mer, ne furent évidemment pas unanimement repoussées. Il s'ensuivit une extrême confusion et un non moins certain désordre. Pour convaincre les chefs indigènes de rétablir l'ordre, et pour détourner l'attention des dames aux fleurs d'hibiscus, Fleuriot de Langle offrit à ces dernières divers objets de pacotille.
  8. Malheureusement, la remise des présents et les inévitables comparaisons qui s'ensuivirent créèrent des jalousies tout aussi inévitables, et la tension augmenta. Bientôt la corvée d'eau fut entourée par sept à huit mille « sauvages »... et Fleuriot de Langle se trouva dans une situation périlleuse. Il n'eut plus qu'une idée, fuir et regagner son navire. Mais, si les jeunes filles s'étaient repliées en bon ordre, leurs compagnons empêchèrent les Français de réembarquer. Les matelots tirèrent alors les premiers coups de fusil, les « sauvages » devinrent furieux et un effroyable massacre succéda aux scènes de séduction des dames tutuilas.
  9. La Pérouse a dit de lui : Il est mort de son humanité, J'ai perdu par la plus affreuse des trahisons mon meilleur ami, mon ami depuis trente ans. Un homme plein d'esprit, de jugement, de connaissance, et certainement l'un des meilleurs officiers de toutes les marines d'Europe.
  10. Léon Malu, « Fleuriot de Langle », in Journal des voyages et des aventures de terre et de mer, juillet 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39869x/f63.image.r=Recouvrance.langFR
  11. Charles Pierre Claret de Fleurieu, Découvertes des Français dans le Sud Est de la Nouvelle-Guinée en 1768 et 1769, A Paris, de l'imprimerie royale., (lire en ligne), p. 70.
  12. monuments aux morts

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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