Loups gris

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Loups gris
Bozkurtlar
Image illustrative de l’article Loups gris

Idéologie Nationalisme turc
Ultranationalisme
Nationalisme ethnique
Nationalisme culturel
Populisme de droite
National-conservatisme
Panturquisme
Touranisme
Anticommunisme
Factions :
Islamo-nationalisme
Statut Actif
Site web www.ulkuocaklari.org.trVoir et modifier les données sur Wikidata
Fondation
Date de formation 1968
Pays d'origine Drapeau de la Turquie Turquie
Fondé par Alparslan Türkeş
Actions
Zone d'opération Drapeau de la Turquie Turquie
Drapeau de Chypre du Nord Chypre du Nord
Europe
Drapeau de la Syrie Syrie
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan (1992-1995)
Drapeau de la Tchétchénie Tchétchénie (années 1990)
Drapeau du Daghestan Daghestan (années 1990)
Drapeau de la Belgique Belgique[1],[2]
Drapeau de la France France[3]
Période d'activité 1968 - aujourd'hui
Organisation
Chefs principaux Alparslan Türkeş (1968-1997)
Ahmet Yiğit Yıldırım (Depuis juillet 2020)[4]
Branche politique Parti d'action nationaliste
Première guerre de Tchétchénie
Guerre du Haut-Karabagh
Seconde guerre de Tchétchénie
Guerre civile syrienne

Les Loups gris (Bozkurtlar en turc), officiellement connus sous l’appellation « Foyers idéalistes » (Ülkü Ocakları en turc), est une organisation armée ultranationaliste turque[5]. Le mouvement est décrit comme néo-fasciste, anti-communiste, anti-grec, anti-kurdes, anti-arméniens, homophobe, antisémite et antichrétien[6],[7],[8],[9],[10],[11]. Il a des relations très étroites avec le Parti d'action nationaliste (MHP), dont il est présenté comme la branche paramilitaire[9],[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du mouvement[modifier | modifier le code]

Ziya Gökalp et Nihâl Atsız, pères du panturquisme, utilisaient déjà l'expression Millî mefkure (ülkü) (« idéal national » en français).

Les « Foyers turcs », créés par Atatürk, et dans lesquelles se distinguaient Nihâl Atsız et Ziya Gökalp, avaient pour but de promouvoir le panturquisme. Après la mort du « père des Turcs » en 1938, les adhérents des « Foyers turcs » se plaignent au premier ministre turc de l'époque, Şükrü Saraçoğlu, de la décadence politique panturquiste. Hasan Ali Yücel, ministre de l'éducation de l'époque, juge ces propos dangereux et demande la dissolution des « Foyers », dont les adhérents seront jugés par la justice turque. Parmi ces derniers, on retrouve Alparslan Türkeş, lieutenant à l'époque. Le a lieu une manifestation à Ankara rassemblant des milliers de personnes dénonçant l'inculpation des membres des « Foyers turcs ». Ces évènements sont à l'origine de la célébration, chaque année à la date du , de la journée du panturquisme en Turquie[réf. à confirmer][13].

Le MHP[modifier | modifier le code]

C'est au début des années 1950 que l'Association des nationalistes Turcs (Türk Milliyetçileri Derneği en turc) se donnent le nom d'idéalistes (ülkücüler). En 1969, Alparslan Türkeş, l'un des auteurs du coup d’État militaire de 1960, crée le Parti d'action nationaliste et donne un appui considérable à Dündar Taşer, un commandant turc à la retraite, pour la formation d'une association officielle, qui sera considérée officieusement comme la branche jeunesse du MHP, et qui prendra le nom de Ülkü Ocakları Eğitim ve Kültür Vakfı (« Association culturelle et éducative des Foyers Idéalistes » en français)[14].

Quelques années plus tard ils prendront le loup comme symbole, en référence à la mythologie turque et mongole, Ergenekon.

L'organisation du mouvement[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1970, la Turquie est plongée dans la confrontation droite-gauche. Les Loups gris, qui luttent contre le communisme, décident de mieux s'organiser afin de répandre leur doctrine à toute l'Anatolie. En 1975, la première élection au poste de secrétaire général du mouvement désigne Sami Bal. Lui succéderont Ali Batman et Selahattin Sarı. Plusieurs autres petites organisations[réf. à confirmer][15], ralliées au mouvement, verront le jour :

  • ÜLKÜ-TEK : Ülkücü Teknik Elemanlar Derneği (« Association des travailleurs techniques idéalistes » en français)
  • ÜLKÜ-HAN : Ülkücü Hanımlar Derneği (« Association des femmes idéalistes » en français)
  • ÜLKÜ-KÖY : Ülkücü Köylüler Derneği (« Association des paysans idéalistes » en français)
  • ÜMİD-BİR : Ülkücü Maliyeci Ve İktisatçılar Derneği (« Association des caissiers et économistes idéalistes » en français)
  • ÜLKÜM-BİR : Ülkücü Memurlar Birliği (« Association des fonctionnaires idéalistes » en français)
  • ÜLKÜ-BİR : Ülkücü Öğretim Üyeleri Ve Öğretmenleri Birliği (« Association des instituteurs et des professeurs idéalistes » en français)
  • ÜLKÜ-RES : Ülkücü Ressamlar Ve Heykeltıraşlar Derneği (« Association des peintres et des sculpteurs idéalistes » en français)
  • ÜNAY : Üniversiteli Asistanlar Yardımlaşma Derneği (« Association des assistants universitaires idéalistes » en français)
  • ÜİD : Ülkücü İşçiler Derneği (« Association des travailleurs idéalistes » en français)
  • MİSK : Milliyetçi İşçi Sendikaları Konfederasyonu (« Confédération des syndicats des travailleurs nationalistes » en français)
  • MTTB : Milli Türk Talebe Birligi (« Union nationale des étudiants turcs » en français)
  • TÖMFED : Töre Musiki Folklor Eğitim Derneği (« Association de l'éducation aux coutumes, à la musique et au folklore » en français)
  • POL-BİR : Polis Birliği (« Association des policiers idéalistes » en français)
  • Tıbbiyeliler Derneği (« Association des médecins idéalistes » en français)

Il y a eu dans les années 1990 une scission majeure dans le mouvement, les ultranationalistes religieux créant leur propre mouvement Alperen Ocakları sous la houlette de leur nouveau parti de tendance plutôt islamo-nationaliste Büyük Birlik Partisi ou BBP (« Parti de la grande unité »), affirmant que le mouvement d'Alpaslan Türkeş était bien trop laïc, loin des préoccupations des gens de la mosquée et qu'il s'était écarté de son idéologie originelle. Cette scission corrobore ainsi le glissement vers le centre droit du MHP qui essaie de s'adapter d'une manière pragmatique au nouvel environnement socio-politique turc.[réf. nécessaire]

Dans les années 1970 et 1980, les Loups gris sont en étroite relation avec la CIA et les réseaux clandestins anticommunistes « Stay Behind » mis en place par l'OTAN[16].

De nos jours les Loups gris sont souvent proches de l'AKP et des islamistes[17].

Aujourd'hui, le mouvement est accusé de terrorisme et d'infiltration dans la politique européenne[18]. Très présents dans la police et les services de renseignement, les militants exécutent les basses besognes anti-kurde de l’État. Ils participent activement aux attaques contre les permanences du HDP depuis 2015[19].

Les actions[modifier | modifier le code]

Signe des Loups gris.

Les Loups gris sont accusés d’actions violentes[20], notamment contre la gauche, l'extrême gauche et les minorités ethniques et religieuses dans les années 1970, avant le coup d’État de 1980, dans un contexte d'anomie sociale et politique résultant en grande partie des dynamiques externes. En effet, la Turquie a joué le rôle d'avant-garde du camp occidental durant la guerre froide ; des luttes d'influences se sont ainsi essentiellement manifestées à l'intérieur du pays durant les trois dernières décennies de la guerre froide.

Le massacre de Maraș[modifier | modifier le code]

L’organisation assassine plusieurs milliers de personnes au cours des années 1970 : militants de gauche, intellectuels et journalistes, syndicalistes, militants kurdes. Elle est aussi à l'origine du massacre de Kahramanmaraş en 1978, qui fait plus de 100 morts parmi la minorité alévie[21].

Le massacre de Bahçelievler[modifier | modifier le code]

Le soir du 8 octobre 1978, une opération est menée contre des étudiants du Parti des travailleurs de Turquie (TIP) par des éléments de contre-guérilla, formés de Loups gris et dirigés par Abdullah Çatlı et Haluk Kırcı. Cinq dirigeants étudiants sont kidnappés dans leur appartement dans le quartier de Bahçelievler à Ankara. Ils sont attachés les mains dans le dos, face contre terre, endormis à l'éther, puis assassinés de différentes façons. Deux autres étudiants du TIP, venus par hasard rendre visite aux précédents, sont enlevés et exécutés par balles dans un champ à quelques kilomètres de là.

Attentat contre le pape[modifier | modifier le code]

Le , Mehmet Ali Ağca, membre des Loups gris, tente d'assassiner le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome.

Relations avec la mafia[modifier | modifier le code]

Les Loups gris ont des liens étroits avec la mafia turque, connue pour son engagement politique en leur faveur[22] et la guérilla séparatiste tchétchène durant le conflit qui l'oppose au pouvoir russe à partir de 1994[23].

Lynchage de Tassos Isaac[modifier | modifier le code]

Le , Tassos Isaac, un réfugié chypriote grec, est battu à mort dans la zone démilitarisée par une foule d'ultranationalistes turcs affiliés aux Loups gris[24]. À la suite de cet événement, Mehmet Mustafa Arslan, un colon turc, chef des Loups gris dans le Nord de Chypre, fait l'objet d'un mandat d'arrêt international[25].

Guerre civile syrienne[modifier | modifier le code]

Des rebelles du Liwa Sultan Souleymane Chah, un groupe turkmène de l'Armée nationale syrienne, transportés par bus d'Azaz à Akçakale, le 12 octobre 2019, pendant l'Opération Source de paix. L'un des combattants fait le signe des Loups gris.

Pendant la guerre civile syrienne, les Loups gris prennent part aux combats au côté de l'Armée syrienne libre contre les forces armées syriennes et le PYD, comme Alparslan Çelik, qui officie au sein de la 2e division côtière et qui est suspecté du meurtre du pilote russe Oleg Peshkov pendant sa descente en parachute, après qu'un chasseur turc eut abattu un bombardier russe[26],[27].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Les Loups gris adhèrent à une forme extrême de nationalisme turc. Le mouvement est souvent qualifié de néo-fasciste[28],[29],[30],[31],[32]. RW Apple Jr., écrivant dans le New York Times en 1981, a décrit le MHP et ses groupes satellites (dont les Loups gris) comme un « réseau xénophobe, fanatiquement nationaliste et néofasciste imprégné de violence »[33].

Selon L.S. Peters, le mouvement aspire à une nation turque «idéale», qu'il définit comme « islamique-sunnite et mono-ethnique: habitée uniquement par de « vrais » Turcs »[34]. Un Turc est défini comme quelqu'un qui vit sur le territoire turc, se sent turc et se revendique turc[34]. Le mouvement est également hostile à pratiquement tous les éléments non turcs ou non sunnites en Turquie, y compris les Kurdes[35], les Alévis[36], les Arméniens, les Grecs, les Chrétiens et les Juifs[37]. Ils adhèrent aux théories du complot antisémites comme celles avancées par les Protocoles des Sages de Sion et ont distribué la traduction turque de Mein Kampf d'Adolf Hitler[38]. En 2004, à l'occasion de la sortie du film d'Atom Egoyan, Ararat, dont le sujet principal est le génocide arménien, les Loups gris font pression pour en empêcher la diffusion dans les salles de cinéma turques.

Les Loups gris est également un mouvement panturc, hostile à l'Iran[39] et à la Russie[40].

Les loups gris sont aussi résolument anticommunistes et sont connus pour leurs actions violentes contre les militants et les groupes de gauche[41].

Exportation des Foyers[modifier | modifier le code]

En Europe[modifier | modifier le code]

Le premier « Foyer Idéaliste » a été fondé le , sous l'égide d'Alparslan Türkeş, en Allemagne à Francfort sous le nom de « Fédérations des associations des Idéalistes turcs démocrates en Europe » (Avrupa Demokratik Ülkücü Türk Dernekleri Federasyonu en turc)[42].

Des militants des Loups gris se sont infiltrés avec des succès divers dans la politique locale de certaines communes aux Pays-Bas[43], en Suède et en Belgique[44]. Aux élections communales belges de 2006, deux dirigeants locaux de foyers idéalistes étaient candidats, Fuat Korkmazer sur la liste démocrate-chrétienne flamande à Gand[45] et Murat Denizli sur celle du PS à Schaerbeek[46].

Occupant des postes importants au sein des services secrets turcs, les Loups Gris sont devenus une « force de projection » en Europe. Le journaliste turc Abdulah Bozkurt souligne en 2020 que « depuis des décennies, les Loups Gris sont utilisés pour les basses œuvres des services secrets turcs. Aujourd'hui, ils jouissent d'une impunité totale et de la protection politique du MHP qui apporte depuis 2016 son soutien à Erdogan et partage avec lui le pouvoir[47].» Une enquête parlementaire relève que les Loups gris ont organisé 11 attentats sur le sol français contre des cibles arméniennes en 1983[47]. Ali Gedikoğlu, issu des Loups Gris, est un des fondateurs du parti politique français islamo-conservateur Parti égalité et justice en 2015 et créateur du « Cojep (Conseil pour la justice, l'égalité et la paix), une pseudo ONG servant de faux nez à l'AKP en France, prétendant organiser des activités sur la participation démocratique, la citoyenneté »[48],[49].

En juillet 2020, à Vienne en Autriche, des Loups gris attaquent des manifestants prokurdes à coups de jets de pierres et de feux d'artifice[50].

Le en France, après des rixes ayant opposé communautés turque et arménienne près de Lyon[3], le gouvernement dissout le mouvement ultranationaliste, légalement reconnu comme groupement de fait[51], mais ses sympathisants restent présents. Le 5 novembre, Ahmet Cetin, Franco-Turc et activiste des Loups Gris, est condamné pour incitation à la haine raciale[52],[53]. Le 3 avril 2021, une vingtaine d'assaillants ont attaqué la Maison de la Mésopotamie dans le quartier de la Guillotière à Lyon, des locaux associatifs liés à la communauté kurde. Les Loups gris sont soupçonnés, malgré leur dissolution l'année précédente[54].

Un rapport du Parlement européen adopté le 19 mai 2021 recommande que les Loups gris soient placés sur la liste des organisations terroristes et que les États membres interdisent les associations qui leur sont liées. L'eurodéputé socialiste espagnol José Ignacio Sánchez Amor, auteur du rapport, considère que « pour le gouvernement turc, toute critique doit être écrasée, par tous les moyens »[50].

Dans les républiques turcophones et ailleurs[modifier | modifier le code]

Les Loups Gris auraient également des liens dans des pays et des régions turcophones, surtout en Azerbaïdjan, dans les pays d'Asie centrale, et aussi avec les Turcs des Balkans et du Caucase afin de faire la propagande de l'idéologie pan-turque, mais aussi afin de montrer leur solidarité avec les mouvements nationalistes d'autres peuples qu'ils considèrent comme frères (Tchétchènes, Bosniaques, Albanais)[55],[56].

La doctrine : Dokuz Işık[modifier | modifier le code]

9 Işık Doktrini (« La doctrine des neuf lumières » en français) constitue les neuf points que devrait représenter la doctrine ülkücü (idéaliste), qui constitue la base idéologique des Loups gris[57] :

  • Milliyetçilik (nationalisme)
  • Ülkücülük (idéalisme)
  • Ahlakçılık (défense de la morale publique)
  • Toplumculuk (défense de la société dans son ensemble)
  • İlimcilik (rationalisme scientifique)
  • Hürriyetçilik (défense des libertés civiles)
  • Köycülük (Respect et soutien à la paysannerie)
  • Gelişmecilik ve Halkçılık (soutien au développement économique et populisme)
  • Endüstricilik ve Teknikçilik (Soutien à l'industrialisation et au développement technologique).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Qui sont les Loups gris, ces ultranationalistes prônant le panturquisme? », sur RTBF Info, (consulté le ).
  2. Séta Papazian, « Belgique : quand l'extrême-droite turque s'invite aux élections », sur Huffingtonpost.fr, Le HuffPost, (consulté le ).
  3. a et b « Le gouvernement va dissoudre les Loups gris, mouvement ultranationaliste turc », lefigaro.fr, 2 novembre 2020.
  4. (tr) « Ülkü Ocakları’na yeni başkan atandı » [archive], sur Milliyet, .
  5. « Les “loups gris” de Turquie », sur Libération, (consulté le ).
  6. (en) Stephan Humer, « Turkish elections: Turkey's Kurd-hating Grey Wolves spreading neo-nazi poison across Europe », International Business Times,‎ (lire en ligne).
  7. « Dupée, Adriana Lima affiche son soutien à un mouvement néo-fasciste », 7sur7, 25 août 2015.
  8. (en) Paint it black Chris Petit is gripped by the dark side of Paris in Jean-Christophe Grangé's Empire of the Wolves, The Guardian, 2 octobre 2004.
  9. a et b (en) Grey Wolves, Victoria's Secret And The Bangkok Bombing, The Huffington Post, 28 août 2015.
  10. (de) Türkische Nationalisten in Deutschland Die unheimlichen Grauen Wölfe, Der Spiegel, 15 février 2014.
  11. [PDF] (en) 2013 Annual Report on the Protection of the Constitution Facts and Trends, Ministère fédéral de l'Intérieur, 18 juin 2014.
  12. « Le nationalisme turc prospère à Trabzon », Le Figaro, 15 octobre 2007.
  13. (tr) 3 Mayıs Türkçülük Bayramı.
  14. (tr) Alpaslan Türkeş'li yıllar.
  15. Ülkücü yan kuruluşları
  16. Akram Belkaïd, « Le président turc s’aligne sur l’extrême droite », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. Dorothée Schmid, La Turquie en 100 questions, Texto, , p. 80.
  18. (en) Alex Peter Schmid, Albert J. Jongman, op. cit. p. 674-675.
  19. « Tensions running high in Turkey as elections loom », Radio France Internationale, 2015.
  20. Anne-Marie Duranton-Crabol, L'Europe de l'extrême droite de 1945 à nos jours, Éditions Complexe, , 221 p. (ISBN 978-2-87027-404-0, lire en ligne), p. 149.
  21. Artun Unsal, journal Le Monde, 1978.
  22. (en) Martin A. Lee, « Turkish Dirty War Revealed, but Papal Shooting Still Obscured », Los Angeles Times, 12 avril 1998.
  23. Viatcheslav Avioutski, « Globalisation du conflit tchétchène », sur Strategics International, 1998
  24. (en) « Demonstrations of 11 August 1996 », sur www.hri.org, (consulté le ).
  25. (en) Cyprus Press and Information Office, « Cyprus PIO: Arrest warrants issued for murder of Tassos Isaac, 96-11-22 », sur www.hri.org, (consulté le ).
  26. Killer of Russia's Su-24 Pilot Detained in Turkey, The Moscow Times du 19 avril 2016.
  27. I have no fear of the Russians, says alleged killer of Russian pilot du Hurriyet.
  28. Omer Karasapan, « Turkey and US Strategy in the Age of Glasnost », Middle East Report, vol. 17, no 160,‎ , p. 587–606 (DOI 10.2307/3013440, JSTOR 260523) :

    « The US also established contacts with the neofascist Nationalist Movement Party and its militants, the Grey Wolves. »

  29. Stephen Starr, « Turkey protective of ethnic Turkmens in Syria », The Irish Times,‎ (lire en ligne).
  30. Aykan Erdemir et Merve Tahiroglu, « Turkish Grey Wolves target 'Chinese' », Politico Europe,‎ (lire en ligne[archive du ]).
  31. Norm Dixon, « Kurds defy repression with strong vote for HADEP », Green Left Weekly,‎ (lire en ligne[archive du ]).
  32. Alan Maass et Tom Gagné, « The coup that followed the coup in Turkey », socialistworker.org (Socialist Worker),‎ (lire en ligne).
  33. « TRAIL OF MEHMET ALI AGCA: 6 YEARS OF NEOFASCIST TIES », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  34. a et b L.S. Peters, « The big world experiment: the mobilization of social capital in migrant communities », FMG: Amsterdam Institute for Social Science Research (AISSR), , p. 152.
  35. Stephan Humer, « Turkish elections: Turkey's Kurd-hating Grey Wolves spreading neo-nazi poison across Europe », International Business Times,‎ (lire en ligne[archive du ]).
  36. Marie Jégo, « Turquie: les différents masques du loup », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  37. « Murder in Anatolia: Christian missionaries and Turkish ultranationalism », Berlin, European Stability Initiative, , p. 1–2.
  38. Emerson Vermaat, « Resurgence of Anti-Semitism in Turkey and Amsterdam » [archive du ], Investigative Project on Terrorism, .
  39. Shireen T. Hunter, Iran's Foreign Policy in the Post-Soviet Era: Resisting the New International Order, Santa Barbara, California, ABC-CLIO, (ISBN 978-0-313-38194-2), 158.
  40. (ru) Bulat Nuriyev, « Так будет ли у Т. Эрдогана достойный конкурент? [Will Erdogan have a worthy competitor?] », Echo of Moscow,‎ (lire en ligne) :

    « И, в-третьих, это националисты, или «серые волки», далеко недружелюбно посматривающие в сторону Москвы. »

  41. « Erdogan's plans for power hinge on Turkish nationalist feud | DW | 15.05.2016 ».
  42. (tr) Hakkımızda / Wir über uns (site officiel des Loups gris en Europe)
  43. Ernst Haffmans, Belabberd resultaat Grijze Wolven bij gemeenteraadsverkiezingen 2006, Onderzoeksgroep Turks extreem-rechts
  44. Guy Van Vlierden, Grijze Wolven zijn ook actief in Vlaamse partijen - Turkse extreemrechtse beweging geïnfiltreerd in Agalev en SP.A, Alert! d'octobre-novembre 2002
  45. Fuat Korkmazer stapt op bij Turkse vereniging, Het Nieuwsblad, 8 septembre 2006
  46. Hugues Dorzée, « Le loup gris du PS hante Schaerbeek », Le Soir, 12 octobre 2006.
  47. a et b Roumiana Ougartchinska, « Dissolution des Loups Gris : Erdogan ne va pas aimer ! », sur www.marianne.net,
  48. Loris Boichot, « Législatives : la Turquie d'Erdogan s'invite-t-elle dans les urnes ? », sur lefigaro.fr,
  49. « Quand les soutiens d'Erdogan s'en prennent au « Point » », sur lepoint.fr,
  50. a et b Corentin Pennarguear, "Leur violence paralyse la démocratie" : Les Loups gris d'Erdogan dans le viseur de l'Europe, lexpress.fr, 5 juin 2021
  51. Décret du portant dissolution d'un groupement de fait.
  52. Mélinée Le Priol, « Les Loups gris, ultranationalistes turcs : sans les voir, « on sait qu’ils sont là » », sur la-croix.com,
  53. Catherine Lagrange, « Ahmet Cetin, l’activiste pro-turc des «Loups gris», condamné pour incitation à la haine », sur leparisien.fr,
  54. Benjamin Terrasson, « Lyon : la Maison de la Mésopotamie attaquée, quatre membres de la communauté kurde blessés », sur www.lyoncapitale.fr, (consulté le )
  55. Brzezinski, Zbigniew, Paige Sullivan and Center for Strategic and International Studies, Russia and the Commonwealth of Independent States, (M.E.Sharpe Inc., 1997), 616. It is also revealed that a new force of 200 armed members of the Grey Wolves organization has been dispatched from Turkey in preparation for a new Azeri offensive and to train units of the Azeri army.
  56. Kushner, Harvey W., Encyclopedia of Terrorism, (Sage Publications Inc., 2003), 154.
  57. (tr) 9 Işık Doktrini

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]