Brigate rosse-Partito guerriglia del proletariato metropolitano

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Les Brigate rosse-Partito guerriglia del proletariato metropolitano (français : Brigades rouges-Parti Guérilla du Prolétariat métropolitain, BR-PGPM) est un groupe armé italien mené par Giovanni Senzani, scission des Brigate Rosse, qui fut actif entre le et la fin de l'année 1982.

L'ancien chef adjoint de la police de Gênes, Arrigo Molinari, a prétendu que Senzani, un criminologue, était un agent du SISMI dirigé par Giuseppe Santovito[1]. Quoi qu'il en soit, Senzani était chargé, en avril 1981, de l'enlèvement de Ciro Cirillo, un notable local de la Démocratie chrétienne (DC), qui fut libéré trois mois plus tard, après des négociations complexes impliquant la Camorra, le SISMI et la DC. Ce nouvel épisode laissa perplexe nombre de commentateurs, puisque l'État italien avait catégoriquement refusé de négocier la libération du Premier ministre Aldo Moro quatre ans plus tôt, mais accepta de le faire pour un notable napolitain.

La colonne de Naples et le Fronte carceri (collectif des brigadistes emprisonnés) sont à l'origine de cette scission, contestant la ligne des Brigades rouges. Malgré la répression de janvier 1982, les BR-PGPM exécutent Raffaele Delcogliano le 27 avril et Antonio Ammaturo le 15 juillet à Naples. Plusieurs assassinats et d'attaques meurtrières pour récupérer des armes furent revendiqués par les BR-PGPM. À la suite d'une série d'arrestations à la fin de l'année 1982, le groupe ne fait plus parler de lui.

193 personnes furent arrêtés dans l'enquête sur les BR-PGPM.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fabrizio Calvi et Olivier Schmidt, Intelligences secrètes. Annales de l'espionnage, Hachette, , 309 p. (ISBN 2010125568), p. 98

Annexes[modifier | modifier le code]

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