Cellules communistes combattantes

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Cellules communistes combattantes
CCC
Image illustrative de l’article Cellules communistes combattantes

Idéologie marxiste-léniniste
Objectifs révolution communiste
Statut Inactif
Site web www.cellulescommunistescombattantes.beVoir et modifier les données sur Wikidata
Fondation
Date de formation 1983
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Fondé par Pierre Carette et Bertrand Sassoye
Actions
Victimes (morts, blessés) 2 morts et 3 blessés
Zone d'opération Drapeau de la Belgique Belgique
Période d'activité 1983-1985
Organisation
Chefs principaux Pierre Carette et Bertrand Sassoye
Membres Moins d'une dizaine[réf. nécessaire]
Financement Hold-up
Groupe relié Action directe, Noyaux armés pour l'autonomie populaire, RAF

Les Cellules communistes combattantes (CCC) sont une organisation belge terroriste d'extrême gauche, fondée en juin 1983 et responsable de plusieurs attentats. Après l'arrestation des principaux membres en 1985, le groupe disparaît.

Historique[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

En juin 1976, Pierre Carette fonde à Bruxelles le « Comité international pour la défense des droits des prisonniers politiques en Europe occidentale », qui est essentiellement un comité de soutien aux prisonniers de la RAF allemande. Il rend plusieurs fois visite à certains des détenus de l'organisation allemande. Le comité publie une feuille d'information, ainsi que les communiqués et les textes de la RAF. Fin 1976, un ami de Carette, Marc de Laever, qui avait créé un autre comité de soutien à la RAF à Liège, rejoint le comité de Bruxelles. Le 9 décembre 1977, le comité dirigé par Carette annonce une manifestation de solidarité avec la RAF, qui est annulée au dernier moment. Le 16 mars 1978, sept membres du comité occupent l'ambassade des Pays Bas pour exprimer leur solidarité avec les détenus de la RAF. Le lendemain, la police lance une opération de grande envergure sur Carette et ses amis[1].

Le 25 juin 1979, une bombe explose au passage de la voiture du général américain Haig qui se rend à son bureau du SHAPE à Casteau. Le général est indemne mais l'engin fait deux blessés légers. L'attentat est revendiqué par un groupe inconnu, la « Brigade Julien Lahaut ». Marc de Laever disparaît. Carette, qui a pourtant été fiché, n'est ni inculpé ni même interrogé. Le 5 juillet, le même attentat est à nouveau revendiqué, cette fois par un « commando Andreas Baader ». Carette commence à correspondre et à rendre visite régulièrement à Frédéric Oriach (ancien maoïste, ancien des NAPAP et leader de la tendance radicale d’Action directe), alors détenu à la prison d'Évreux, puis à celle de La Santé[1].

La revue Subversion[modifier | modifier le code]

La revue Subversion est fondée en mai 1982 par Pierre Carette et Frédéric Oriach[2], alors en prison. La revue ne publiera que deux numéros[3].

Ligne Rouge[modifier | modifier le code]

Frédéric Oriach propose à Carette de créer une structure de surface, afin de pouvoir diffuser au grand jour la théorie de la « guérilla urbaine » et de préparer le terrain de la « lutte armée ». Au mois de septembre 1983 Pierre Carette fonde à Bruxelles, dans cette idée, le collectif Ligne Rouge. Les membres du futur noyau des CCC en sont tous issus. Un an plus tard, ce collectif deviendra la couverture légale des Cellules communistes combattantes. Il publiera ponctuellement un organe d’information du même nom, de 1983 à 1985, qui prend la succession de Subversion. La nouvelle revue diffusera les textes des CCC et les communiqués revendiquant les attentats. Après les arrestations de décembre 1985, Ligne rouge disparaît[3].

Les CCC[modifier | modifier le code]

Les CCC sont mises en place dans la clandestinité en juin 1983. Le premier attentat a lieu le et vise les locaux de la firme américaine Litton, dans la commune bruxelloise d'Evere. Les attaques des CCC vont ensuite se multiplier, de semaine en semaine, dans le cadre de ce que le groupe appelle des campagnes de « propagande armée » successives.

Les trois campagnes des CCC sont thématiques et ciblent ce qu'elles considèrent comme des symboles du système capitaliste, de l'impérialisme américain et de l'État belge : des entreprises impliquées dans la production de matériel militaire, des sièges ou locaux de partis politiques gouvernementaux, des infrastructures de l'armée et de la gendarmerie belges, des locaux de l'OTAN, des sièges du patronat belge et des banques. Les CCC agissent sur l'ensemble du Royaume. Le , elles organisent une opération de grande envergure contre le secteur wallon du réseau d'oléoducs en Centre-Europe de l'OTAN.

Le , deux pompiers du SIAMU de Bruxelles sont tués lors de l'explosion d'une camionnette parquée devant le siège du patronat belge, dans le centre historique de la capitale. Affirmant organiser minutieusement leurs attentats pour éviter ce type de drame, les CCC accusent alors la gendarmerie d'un dysfonctionnement qui aurait, selon eux, causé la mort des deux agents. Des précautions particulièrement drastiques seront mises en place ensuite[réf. nécessaire].

Membres connus[modifier | modifier le code]

Pierre Carette, Marc de Laever, Didier Chevolet, Bertrand Sassoye, Didier Sampieri, Pascale Vandergeerde. L'avocat Michel Graindorge, qui a été membre du Comité fondé par Carette, a également été soupçonné d'avoir appartenu à l'organisation[1].

Symbologie[modifier | modifier le code]

Les CCC utilisaient comme symbole une étoile rouge avec trois C (un au centre de l'étoile, deux sur les côtés).

Liens avec Action directe et la Fraction armée rouge[modifier | modifier le code]

Les CCC avaient des liens avec des membres de la Fraction armée rouge (RAF) allemande et le groupe français Action directe (AD). Des opérations communes ont été organisées, sur le territoire belge, par AD et les CCC : vol d'armes dans une caserne de l'armée belge (en mai 1984), saisie d'un stock de 800 kg d'explosifs dans une carrière le mois suivant. Ces explosifs seront utilisés par les CCC en Belgique, AD en France et la RAF en Allemagne.

En janvier 1985, les CCC rompent avec AD et la RAF, sur la question de la stratégie révolutionnaire. Action directe apporte alors son soutien à la création en Belgique d'une nouvelle organisation clandestine de propagande armée, non pas marxiste-léniniste comme les CCC, mais d'essence libertaire : le Front révolutionnaire d'action prolétarienne (FRAP).

Arrestations et condamnations[modifier | modifier le code]

Le 16 décembre 1985, Pierre Carette, Didier Chevolet, Bertrand Sassoye et Pascale Vandergeerde sont arrêtés à Namur. Marc de Laever, lui, parvient à disparaître[1].

Le 21 octobre 1988, la Cour d'assises du Brabant condamne aux travaux forcés à perpétuité les quatre membres des Cellules communistes combattantes détenus. Ils ont été reconnus coupables de 21 attentats commis sur le territoire belge, ayant fait deux morts et un blessé. Dès les débuts du procès, les accusés avaient entamé une grève de la faim pour obtenir une amélioration de leurs conditions de détention, si bien que, très affaiblis, trois d'entre eux seulement sont présents le jour du verdict au palais de justice de Bruxelles, transformé en camp retranché[4].

Pour soutenir les CCC et pour continuer à propager leurs thèses politiques, l’Association des parents et amis des prisonniers communistes (APAPC) est mise en place quelques jours après leur arrestation[réf. nécessaire]. L'association organise plusieurs campagnes réclamant la libération des CCC. Ces actions prendront une plus grande envergure[réf. nécessaire] après que les délais légaux d'emprisonnement eurent été dépassés.

Libération des condamnés et postérité[modifier | modifier le code]

Pascale Vandegeerde sort la première de prison, le , suivie le 9 février par Didier Chevolet, qui s'est dissocié du mouvement depuis 1995, par Bertrand Sassoye le 10 juillet de la même année, et enfin par Pierre Carette, le . Ces deux derniers poursuivent depuis leur libération leur combat pour le communisme dans un cadre légal [réf. nécessaire] .

Le , aux côtés d'autres militants ou proches de l'association Secours rouge, Pierre Carette et Bertrand Sassoye sont à nouveau arrêtés, le premier pour non-respect des conditions de libération conditionnelle, le second pour « appartenance à une organisation terroriste » en raison de ses liens avec le Parti communiste politico-militaire, groupe italien issu des Brigades rouges [réf. nécessaire] .

Le 14 décembre 2017, Bertrand Sassoye donne, à l'Université de Genève, une conférence sur la création et l’histoire des CCC, à l'invitation du Secours Rouge Genève[5].

Idéologie des CCC[modifier | modifier le code]

Les CCC se revendiquent comme étant une organisation communiste combattante, c'est-à-dire révolutionnaire. Son but est la destruction du système capitaliste et son remplacement par un système socialiste. Les CCC ont pour filiation idéologique le marxisme-léninisme. Leurs modèles historiques restent donc Karl Marx et Lénine. Le groupe se réfère aussi à Mao Zedong[6].

Au sein des mouvements révolutionnaires des années 1980 engagés dans la lutte armée, deux courants vont se confronter : celui préconisant un combat purement anti-impérialiste (contre l'impérialisme nord-américain) et celui combattant pour la révolution communiste. Action directe (AD) en France et la Fraction armée rouge (RAF) en Allemagne incarnent le premier courant, les CCC en Belgique, l'Union des communistes combattants (UCC, issue des Brigades rouges-Parti communiste combattant / BR-PCC) en Italie et le PCEr/GRAPO en Espagne représenteront le second courant [réf. souhaitée] .

En décembre 1992, les prisonniers des CCC auront un débat avec l'Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne (OCML-VP), intitulé Lutte armée et politique révolutionnaire[7].

À la fin de l'hiver 1993-1994, les prisonniers des CCC publient un long document, La Flèche et la Cible, qui expose les idées, l'histoire, les projets et les perspectives politiques du groupe. La Flèche et la Cible est présenté comme le premier volume d'une série Matériaux pour la Révolution[6]. Il sera imprimé et diffusé par la revue Correspondances Révolutionnaires, qui dépend du collectif de soutien aux prisonniers des CCC, l'APAPC (Association des parents et amis des prisonniers communistes). La revue du collectif, Correspondances Révolutionnaires, publiera 14 numéros entre janvier 1989 et octobre 1996[8].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Campagne « anti-impérialiste » d'octobre[modifier | modifier le code]

Campagne « Karl Marx »[modifier | modifier le code]

  • 8 octobre 1985 : attentat à la voiture piégée contre Intercom à Bruxelles[20].
  • 12 octobre 1985 : attentats contre Fabrimetal et l'Office des contributions directes à Charleroi[21].
  • 4 novembre 1985 : attentat contre la Société Générale de Banque à Charleroi. Voiture piégée contre la banque Bruxelles Lambert à Bruxelles (1 blessé)[22].
  • 5 novembre 1985 : attentat contre la Manufacturers Hanover Bank à Charleroi et la Kredietbank à Louvain[22].

Campagne « Pierre Akkerman »[modifier | modifier le code]

Arrestations et condamnations[modifier | modifier le code]

  • 16 décembre 1985 : arrestation de Pierre Carette, Didier Chevolet, Bertrand Sassoye et Pascale Vandergeerde à Namur.
  • fin 1985-mi 1986 : dissolution de Ligne rouge.
  • 9 mai 1986 : grève de la faim des prisonniers des CCC qui dure 43 jours.
  • 20 octobre 1988 : condamnation à perpétuité pour Pierre Carette, Bertrand Sassoye et Pascale Vandergeerde.

Controverses : les CCC manipulées ?[modifier | modifier le code]

Les CCC, au service de la RDA ?[modifier | modifier le code]

La série d'actions de décembre 1985, c'est-à-dire l'attaque simultanée de cinq installations du Central Europe Pipeline System, attire l'attention des enquêteurs du contre-espionnage blege. La performance organisationnelle et la précision des attaques contre des emplacements classifiés leur suggèrent rapidement des contacts avec les services de renseignements de la République Démocratique Allemande. En effet, une enquête a établi que le plan du CEPS avait été copié par un collaborateur du ministère de la Défense ouest-allemand, un certain Lothar Lutze, puis transmis aux services est-allemands. Lutze a été condamné en 1979 pour espionnage[28].

Les CCC, un Stay Behind de l'OTAN ?[modifier | modifier le code]

À la suite des actions de novembre et de décembre 1985, de nombreux journalistes, mais aussi des militaires, expriment leur inquiétude face au caractère planifié et professionnel des attentats. L'éditorialiste du quotidien De Standaard, Manu Ruys, écrit que les actions des CCC ont lieu à une période où la Belgique se comporte comme un membre peu « docile » de l'OTAN. Pour Ruys, les CCC affaiblissent les mouvements pacifistes et servent objectivement « l'aile droite pro-atlantiste »[1].

On peut aussi relever que les CCC ne se contentent pas de critiquer verbalement ce qu'elles appellent le « pacifisme petit-bourgeois », mais qu'elles agressent concrètement les représentants politiques des mouvements pacifistes. Ainsi, en octobre 1985, au cours de la « Campagne Pierre Akkerman », la voiture de Pierre Galand, chef du Comité national d'action pour la paix et le développement est bombardée de cocktails Molotov[29].

Enfin, l'historien suisse Daniele Ganser affirme que les CCC n'auraient jamais été un groupe communiste, mais une création de l'extrême-droite et de l'OTAN, instrumentalisée dans le but de commettre des attentats sous fausse bannière. Ses membres auraient été des agents d'une structure de type Gladio. Ganser ajoute encore que le « bras droit » de Pierre Carette, Marc de Laever, aurait par la suite rejoint un mouvement d'extrême droite allemand[30]. Ganser appuie ses affirmations sur les travaux du journaliste d'enquête belge Manuel Abramowicz et de l'avocat proche du Parti du Travail de Belgique Jos Vander Velpen[30],[9].

Convergences inattendues ?[modifier | modifier le code]

Selon Manuel Abramowicz, des liens entre les CCC et le Parti communautaire national-européen de Luc Michel auraient été présumés lors de leur période d'activité, mais aussi au-delà, lors de leur période de détention[31].

Révisionnisme historique ?[modifier | modifier le code]

Influencé par Frédéric Oriach, Pierre Carette fera paraître dans le premier numéro de Ligne rouge, Auschwitz ou le grand alibi, un texte anonyme, publié à l'origine dans la revue de tendance bordiguiste Programme communiste en 1960[10],[32]. Ce sont ces prises de positions qui, pour ses éventuels rapprochements avec le courant négationniste, ont pu avoir raison de la revue Subversion[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e René Haquin et Pierre Stéphany, Les Grands Dossiers Criminels en Belgique, vol. 1, Bruxelles, Éditions Racine, , 344 p. (ISBN 978-2873864378), p. 264-275
  2. Isabelle Sommier, La violence révolutionnaire, Paris, Sciences Po, 2008, 164 p. (ISBN 978-2-7246-1062-8), p. 146.
  3. a et b Manuel Abramowicz, « Les négateurs de l’ultra-"gauche" - Le cas de Ligne rouge », RésistanceS,‎ (lire en ligne).
  4. Encyclopædia Universalis, « 21 octobre 1988 - Belgique. Condamnation à perpétuité pour les membres des Cellules communistes combattantes - Événement », sur universalis.fr (consulté le 8 juillet 2019)
  5. « Conférence - Les Cellules Communistes Combattantes », sur renverse.co (consulté le 4 juillet 2019)
  6. a et b « La flèche et la cible », sur etoilerouge.chez-alice.fr (consulté le 10 juillet 2019)
  7. http://www.vp-partisan.org/article643.html
  8. « Correspondances Révolutionnaires », sur cellulescommunistescombattantes.be (consulté le 10 juillet 2019)
  9. a b c d e f et g Jos Vander Velpen, Les CCC : l'État et le terrorisme, Anvers, Éditions EPO, coll. « EPO Dossier », , 220 p. (notice BnF no FRBNF36629420).
  10. a et b « Ligne Rouge », cellulescommunistescombattantes.be
  11. Ph. C. et G. M., « Jamais vu en Belgique depuis les CCC », dhnet.be
  12. « CCC - Action contre Litton International », cellulescommunistescombattantes.be
  13. « CCC - Action contre MAN », cellulescommunistescombattantes.be
  14. « CCC- Action contre Honeywell », cellulescommunistescombattantes.be
  15. a et b « CCC - Action contre les PRL/CVP », cellulescommunistescombattantes.be
  16. « CCC - Action contre la Force aérienne », cellulescommunistescombattantes.be
  17. « CCC - Action contre les pipe-lines de l'OTAN », cellulescommunistescombattantes.be
  18. « CCC- Action contre l'OTAN », cellulescommunistescombattantes.be
  19. « CCC - Premier mai 1985 », cellulescommunistescombattantes.be
  20. « CCC- Action contre Intercom », cellulescommunistescombattantes.be
  21. « CCC - Action contre Fabrimétal et l’Office des Contributions directes », cellulescommunistescombattantes.be
  22. a et b « CCC- Action contre l'oligarchie financière », cellulescommunistescombattantes.be
  23. « CCC - Action contre Inforsermi », cellulescommunistescombattantes.be
  24. « CCC - Action contre la direction du CNAPD », cellulescommunistescombattantes.be
  25. « CCC - Action contre Motorola », cellulescommunistescombattantes.be
  26. « CCC - Action contre la Bank of America », cellulescommunistescombattantes.be
  27. « CCC - Actions internationales contre l'OTAN », cellulescommunistescombattantes.be
  28. Jacques Baud, Encyclopédie des terrorismes et violences politiques, Panazol, Lavauzelle, , 752 p. (ISBN 2-7025-1135-X), p. 181-182
  29. Alain Bauer et François-Bernard Huygue, Les terroristes disent toujours ce qu'ils vont faire, Paris, PUF, , 355 p. (ISBN 978-2-13-057881-9), p. 183-187
  30. a et b Daniele Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN - Réseaux Stay Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest, Paris, Éditions Demi-Lune, , 400 p. (ISBN 978-2-917112-00-7), p. 195
  31. Jean-Pierre Stroobants, « Manuel Abramowicz : sur l'extrême droite et ses rivalités internes », interview, sur lesoir.be, .
  32. « Auschwitz ou le grand alibi », Marxists Internet Archive (consulté le 14 juin 2010)

Voir aussi / Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]