Attentat de l'Italicus Express

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Attentat de l'Italicus Express: mémorial (Gare du San Benedetto Val di Sambro).

L'attentat de l'Italicus Express (italien : Strage del treno Italicus) est un attentat à la bombe[1] perpétré le [1],[2] — en plein milieu des années de plomb — contre le train Italicus[1],[2], près de Bologne[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Une bombe explosa alors dans la voiture no 5 de l'express Rome-Brennero, faisant 12 morts et 44 blessés. L'explosion aurait été encore plus meurtrière si le train avait explosé à l'intérieur du tunnel de San Benedetto Val di Sambro.

L'attentat fut revendiqué par le groupe néofasciste Ordine Nero (Ordre Noir) dans les termes suivants: « Giancarlo Esposti è stato vendicato. Abbiamo voluto dimostrare alla nazione che siamo in grado di mettere le bombe dove vogliamo, in qualsiasi ora, in qualsiasi luogo, dove e come ci pare. Vi diamo appuntamento per l'autunno; seppelliremo la democrazia sotto una montagna di morti ». (Nous avons vengé Giancarlo Esposti. Nous voulions montrer à la nation que nous pouvions mettre une bombe où nous voulions, à n'importe quelle heure, dans n'importe quel lieu, où et comme nous le voulions. Nous nous reverrons à l'automne; nous allons noyer la démocratie sous une montagne de morts.)

Liste des victimes mortes dans l'attentat[modifier | modifier le code]

  • Elena Donatini
  • Nicola Buffi
  • Herbert Kotriner
  • Nunzio Russo
  • Maria Santina Carraro
  • Marco Russo
  • Tsugufumi Fukada
  • Antidio Medaglia
  • Elena Celli
  • Raffaella Garosi
  • Wìlbelmus Jacobus Hanema
  • Silver Sirotti

Enquête et procédures judiciaires[modifier | modifier le code]

On apprendra par la suite qu'Aldo Moro, assassiné 4 ans après par les Brigades rouges; devait voyager dans ce train. Malgré de nombreuses informations recueillies, la piste d'extrême gauche sera ignorée par les enquêteurs[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Les noyaux armés révolutionnaires », sur Le Monde, (consulté le 16 mars 2018).
  2. a et b Philippe Ridet, « Matteo Renzi entrouvre les archives secrètes de la justice », sur Le Monde, (consulté le 16 mars 2018).
  3. Gabriele Adinolfi, « L'Italie des "années de plomb" », La Nouvelle Revue d'histoire, Hors-Série, n°13H, Automne-Hiver 2016, p. 45-49.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]