Meral Akşener

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Meral Akşener (prononcé [mɛ.ɾɑɫ ɑc.ʃɛn.ɛɾ], née le à İzmit dans le nord-ouest de la Turquie) est une femme politique turque, ancienne ministre de l'Intérieur (2008-2009) et leader du Bon parti (İyi Parti), parti qu'elle a fondé le 25 octobre 2017.

Jeunesse et carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Meral Akşener né dans le quartier de Gündoğdu de la ville d'İzmit. Les familles de son père Tahir Ömer et sa mère Sıddıka sont des musulmans des Balkans de Thessalonique[1],[2]

Elle étudie l'histoire à l'université d'Istanbul et l'Institut de sciences sociales de l'université de Marmara où elle un doctorat en histoire. Elle travaille alors comme professeurs d'histoire à l'université technique de Yıldız, l'université de Kocaeli et l'université de Marmara[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle quitte alors l'université pour se lancer en politique et est élue députée de la province d'Istambul lors des élections générales turques de 1995 pour le Parti de la juste voie, un parti de centre-droit. Inconnue du grand public[3], elle est nommée ministre de la Défense le 8 novembre 1996[3]. Elle ne reste que 9 mois en poste[3], dans un contexte de guerre dans le sud-est de la Turquie entre les forces de sécurité et le Parti des travailleurs du Kurdistan[3]. Elle adhère en 2001 au Parti d'action nationaliste[3] (Milliyetçi Hareket Partisi ou MHP) , un parti de la droite nationaliste turque. Elle échoue à en prendre la tête[3] et en est exclue en septembre 2016 après s'être opposée à son chef, Devlet Bahçeli à qui elle reprochait d'être trop complaisant avec le président Erdogan[3]. Elle crée alors un nouveau parti, le Bon parti, formation nationaliste et laïque[3], emmenant avec elle 70 %[3] de la base du MHP auxquels se sont joints des éléments de l'aile droitière du Parti républicain du peuple (Cumhuriyet Halk Partisi ou CHP), parti social-démocrate et laïque.

Dans un sondage de l'institut Gezici, paru le 1er novembre 2017, elle apparait comme une candidate sérieuse pour l'élection présidentielle de novembre 2019. Elle est créditée de 38 % des voix au premier tour[3] et battrait le président sortant Erdogan au second tour avec 52,9 % des voix[3].

Opinions[modifier | modifier le code]

Elle est favorable à un état laïc[3], un renforcement des liens avec l'Union européenne[3] et réaffirme le rôle de l'OTAN dans la défense turque[3]. Bien que nationaliste, elle préconise le rassemblement et le dialogue avec le Parti démocratique des peuples (Halkların Demokratik Partisi ou HDP, parti pro-kurde)[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Biographie
  2. a et b (tr) « Türkiye Büyük Millet Meclisi 23. Dönem Milletvekili-Meral Akşener », TBMM (consulté le 5 février 2013)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Marie Jégo, « Turquie : Meral Aksener, la femme à poigne qui défie Erdogan », sur lemonde.fr (consulté le 3 novembre 2017).