Liste des épouses et compagnes des présidents de la République française

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Épouse du président de la République française
Image illustrative de l'article Liste des épouses et compagnes des présidents de la République française
Titulaire actuel
Brigitte Macron
depuis le
(3 mois et 3 jours)

Création
Premier titulaire Élise Thiers
Résidence officielle Palais de l'Élysée, Paris
Rémunération Aucune

L'épouse du président de la République française, parfois appelée Première dame de France, n'a aucune fonction officielle auprès du président de la République selon la Constitution ni aucun autre texte officiel. Toutefois, l'épouse ou la compagne officielle du président a un rôle officieux qui s'est accru dans la seconde moitié du XXe siècle et sous la Ve République.

L'appellation de Première dame apparaît avec Marguerite Lebrun[1],[2] par transpostion de l'expression américaine de First Lady et se généralise avec Anne-Aymone Giscard d'Estaing[3].

L'actuelle Première dame de France est Brigitte Macron, depuis l'élection de son époux Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, on appelait l'épouse du président « la présidente[4] ». Pour l'élection présidentielle de 1906 par exemple, le journal L'Illustration titrait « Qui sera la présidente ? », se questionnant sur l'identité de l'épouse du nouveau chef de l'État[5]. Mais cet usage n'a pas résisté à la féminisation des noms de métiers qui attribue cette expression au cas où la fonction présidentielle serait exercée par une femme.

Des journalistes français utilisent l'expression[6] « Première dame de France », en écho à l'expression américaine First Lady, pour désigner l'épouse ou la compagne du président de la République française[note 1] ; la rédaction de Paris Match l'emploie ainsi depuis les années 1950[7]. En français, le terme de « dame » s'applique d'ailleurs aux femmes d'un certain rang social[8], sans préjuger de leurs situations maritales. Cependant cette expression est utilisée depuis longtemps en France, par exemple par des auteurs du XIXe siècle[9],[10],[11], pour désigner le premier personnage féminin dans l'ordre protocolaire : la reine, l'impératrice, la régente ou bien la mère du régent[9],[10],[11]. Elle commence à être couramment employée par la presse, au sujet de Michelle Auriol, épouse du président de la République Vincent Auriol[12][réf. incomplète]. Mais ce n'est que sous la Quatrième République, avec l'arrivée de René Coty, que l'épouse du président de la République, Germaine Coty, commença à exercer un certain rôle public, en particulier en traitant l'important courrier que les Français adressaient à « la dame de l'Élysée »[13].

Dans l'hypothèse d'un conjoint homme, rendue d'actualité avec la présence au second tour de Ségolène Royal en 2007 et de Marine Le Pen en 2017[14],[15], ou dans la fiction télévisée L'État de Grace, des médias ont proposé « Premier gentleman »[16].

Le titre de « premier magistrat de France[17] » ou plus rarement « premier citoyen de France[18] » employé pour qualifier le président de la République n'est pas lié à des formes protocolaires, il s'agit du sens romain du mot « magistrat » qui s'appliquait aux titulaires des fonctions publiques ; de la même façon on dit que le maire est le premier magistrat de la commune.

Fonction[modifier | modifier le code]

Officielle[modifier | modifier le code]

Le conjoint du président n'a jamais eu de fonction légalement établie, que ce soit sous la IIIe, la IVe ou la Ve République. En pratique, il a cependant une place dans le protocole institutionnel.

Un usage qui donne une forme de rôle coutumier d'intercession à l'épouse du chef de l'État existe depuis l'élection du président de la République au suffrage universel, usage retranscrit par une circulaire de 1982, sur la constitutionnalité et la nature républicaine de laquelle s'interroge Jean-Louis Debré en 1989. Selon le Garde des sceaux qui lui répond, cette clause est acceptable non pas au nom d'une autorité administrative détenue par l'épouse du chef de l'État, mais au nom de son « autorité morale »[19]. Un arrêté du 12 mai 1997 reconnaît ce rôle dans l’article A40 (ab)[20], qu'elle conserve jusqu'au 17 octobre 2011, date à laquelle le décret est abrogé, et remplacé par l'article D-262, où l'épouse du Président n'apparait pas[21].

Cependant Emmanuel Macron, élu président le 7 mai 2017, souhaite qu'un cadre officiel soit défini pour sortir de l'hypocrisie actuelle[15].

Rôle[modifier | modifier le code]

Le bureau de la Première dame en 2011, alors Carla Bruni-Sarkozy, dans le Salon bleu du palais de l'Élysée.

L'épouse du président de la République est fréquemment présente lors des dîners officiels au palais de l'Élysée et lors de voyages diplomatiques à l'étranger. Même s'il n'est pas encore président, Charles de Gaulle associe en 1940, son épouse Yvonne de Gaulle — à la demande des dirigeants britanniques, dont Winston Churchill — à un reportage visant à le faire connaître au Royaume-Uni, en tant que chef de la France libre et représentant de la France qui poursuit la lutte aux côtés des Alliés[22]. Yvonne de Gaulle est la marraine, en 1960 du paquebot France, et le baptise[23]. Pour les vœux présidentiels du 31 décembre 1975, le président Valéry Giscard d'Estaing y associe son épouse Anne-Aymone[24] : il y a dans cette action, comme il le fait lors de la campagne présidentielle, une réelle volonté de mettre en avant son épouse, notamment comme un atout en termes de communication ; stratégie que le président emprunte, sans s'en cacher, à son modèle en la matière, le président des États-Unis John Fitzgerald Kennedy et sa médiatique épouse Jacqueline Kennedy. Néanmoins, l'épouse de VGE avait résumé son rôle de conjointe de chef d’État lors de son entrée en fonction en ces termes : « Ce soir, comme ma sœur Marguerite, j’entre dans les ordres »[25].

Si chaque Première dame a fondé une association caritative, c'est réellement Danielle Mitterrand qui est la première à s'impliquer en matière de politique, en faisant part aux médias de ses vues sur le monde. D'autres mènent également une — modeste — carrière politique : Anne-Aymone Giscard d'Estaing est ainsi brièvement conseillère municipale de Chanonat (Puy-de-Dôme), quant à Bernadette Chirac, elle est conseillère générale de Corrèze depuis 1979[26]. Le rôle de Première dame, s'il n'est en rien défini, est finalement adopté par chacune, en fonction de sa personnalité.

Après le rôle diplomatique joué par Cécilia Sarkozy en tant que « représentante du président de la République », alors épouse du président, dans l'affaire des infirmières bulgares, Patrick Devedjian plaide pour qu'on lui attribue un statut légal la dotant d'un pouvoir[27], comme c'est le cas dans les monarchies. Cette proposition ne fut pas suivie d'effets. Le président refusa par la suite que son épouse aille témoigner devant une commission parlementaire sur ce sujet. Il considérait qu'elle était son émissaire spécial, et que par conséquent son impossibilité légale de témoigner devant une commission parlementaire lui était étendue. En 2012, le député socialiste René Dosière, spécialiste des questions budgétaire liées à la présidence, plaide également pour changer de méthode, par exemple en salariant la Première dame : « Je pense que, sur le plan matériel, il faudrait trouver une solution pour lui donner une place. Pour l'envoyer en mission par exemple. Le système actuel est totalement hypocrite. Ce statut allait très bien à Mme Coty ou Mme de Gaulle, mais il va falloir trouver un nouveau cadre »[28].

Au sein du palais de l'Élysée, elle dispose d'un bureau (le Salon bleu depuis Cécilia Sarkozy ; Bernadette Chirac ayant occupé un autre bureau donnant sur le Faubourg-Saint-Honoré[29].) et d'un cabinet de « quatre à six personnes », comprenant notamment deux secrétaires, une chargée de mission et un assistant pour le chef de cabinet. Celui de Valérie Trierweiler était dirigé par l'ancien journaliste Patrice Biancone[30],[31]. Contrairement aux États-Unis où la Première dame bénéficie d'une infrastructure réglementée au sein de la Maison-Blanche, la situation en France est plus opaque ; le directeur de cabinet de la Première dame ne participe donc pas aux réunions des conseillers du président de la République. En France, la Première dame n’a en effet pas d'existence juridique, c'est le président qui met lui-même à disposition un budget à celle-ci sur les fonds de la présidence ; le directeur de la communication de l'Élysée, Christian Gravel, le justifiant ainsi : « Madame a un rôle de représentation auprès du Président. Il est donc normal qu'il y ait des collaborateurs ». Ceux-ci sont néanmoins moins nombreux que sous les présidences précédentes, Bernadette Chirac en comptant une vingtaine et Carla Bruni-Sarkozy une quinzaine, dont une partie était néanmoins rémunérée par sa fondation[32],[33].

En mars 2010, le nouveau site Internet de la présidence de la République indique nommément la « Première dame de France », dans une rubrique qui lui est consacrée[34]. Cette rubrique disparaît entre juin et novembre 2012 mais est remise en ligne[35]. Début septembre 2013, un compte Twitter officiel est créé, avec la présentation : « compte officiel du bureau de la Première dame de France » ; il est géré par le chef de cabinet de Valérie Trierweiler et a pour but de relayer son actualité[36].

Le , François Hollande fait savoir qu'il a « mis fin de la vie commune qu'il partageait avec Valérie Trierweiler »[37]. Cette situation de célibat du chef de l'État suscite alors des interrogations sur la pertinence et la pérennité du rôle de la « Première dame » en France[38]. Dans une biographie de la journaliste Pauline Delassus consacrée en 2016 à Julie Gayet (Mademoiselle), elle note le rôle joué auprès de François Hollande : « un rôle de Première dame virtuelle, officieuse, mais présente »[39].

En tant que « Première dame », Brigitte Macron compte, après l'élection d'Emmanuel Macron en mai 2017, être « une et indivisible » au côté de son mari. Ce dernier souhaite qu'un cadre officiel soit défini pour cette fonction en France, « pour sortir de l'hypocrisie actuelle »[40]. Durant l'été 2017, une pétition rassemblant 220 000 signatures est lancée contre la création de ce statut[41], lequel ne voit finalement pas le jour, alors qu'est annoncée à la place une « charte de transparence »[42].

Dans l'opinion[modifier | modifier le code]

Un sondage BVA, réalisé pour Le Parisien et publié le 24 janvier 2014, révèle qu'une nette majorité des personnes interrogées (54 %) se prononce pour qu'il n'y ait aucun rôle, statut officiel ni moyens attachés à l'épouse ou à la compagne du président de la République (ou au conjoint d'une présidente) ; 29 % souhaitent la création d'un statut de conjoint(e) du président et une définition officielle de son rôle et 17 % se prononcent pour le maintien du statu quo[13]. Ainsi, à en croire les résultats de ce sondage, les Français (ou du moins ceux figurant dans le panel de personnes interrogées) considèreraient avoir élu un candidat et non un couple et préfèreraient le modèle pratiqué en Allemagne concernant le conjoint de l'actuelle chancelière Angela Merkel, Joachim Sauer (qui n'apparait que très rarement en public en compagnie de son épouse[43]), à celui de l'épouse du président des États-Unis Barack Obama, Michelle Obama (dont l'« influence politique est considérable[44] »)[13].

Prosopographie[modifier | modifier le code]

Parmi les épouses des présidents de la Républiques françaises, certaines sont issues de l'aristocratie (Élisabeth de Mac Mahon et Anne-Aymone Giscard d'Estaing), de la grande bourgeoisie (Cécile Carnot, Marguerite Lebrun et Bernadette Chirac), de la bourgeoisie provinciale (Berthe Faure, Jeanne Fallières, Germaine Coty ou Claude Pompidou) ou de milieux populaires (Henriette Poincaré, fille de cocher et Michelle Auriol, fille d'ouvrier). Une minorité seulement a exercé une profession : Marie-Louise Loubet a été blanchisseuse, Jeanne Doumergue professeur de lettres, Carla Bruni chanteuse, Valérie Trierweiler journaliste et Brigitte Macron professeur de lettres. Quatre deviennent veuves à l'issue du mandat de leur mari : Cécile Carnot et Blanche Doumer car leurs maris ont été assassinés, Berthe Faure et Claude Pompidou car leurs époux sont morts de façon naturelle en cours de mandat. Deux sont d'origine italienne : Henriette Poincaré (née Benucci) et Carla Bruni[7]. Deux ont exercé un mandat électoral : Anne-Aymone Giscard d'Estaing en tant que conseillère municipale et Bernadette Chirac comme conseillère générale.

Liste des épouses ou compagnes des présidents de la République française[modifier | modifier le code]

Première République (1792-1804)[modifier | modifier le code]

La fonction de président de la République n'existe pas sous ce régime.

IIe République (1848-1852)[modifier | modifier le code]

Le premier président de la République française, Louis-Napoléon Bonaparte, est célibataire. Devenu l'empereur Napoléon III, il épouse en 1853 Eugénie de Montijo.

IIIe République (1870-1940)[modifier | modifier le code]

Portrait Nom d'usage
(à l'époque où elle était épouse)
Vie Président Mariage Durée
Madame Thiers.jpg Élise Thiers

née Dosne

- Adolphe Thiers 1833 -
Élisabeth de Mac Mahon.jpg Élisabeth de Mac Mahon

née de La Croix de Castries

- Patrice de Mac Mahon 1854 -
Sin foto.svg Coralie Grévy

née Fraisse

- Jules Grévy 1848 -
Marie-Pauline Dupont-White-Carnot.jpg Cécile Carnot

née Dupont-White

- Sadi Carnot 1863 -
Paul-dubois-portrait-madame-jean-casimir-perier.jpg Hélène Casimir-Perier

née Perier-Vitet

- Jean Casimir-Perier 1873 -
Berthefaure.jpg Berthe Faure

née Belluot

- Félix Faure 1865 -
Femme et enfans de Loubet.jpg Marie-Louise Loubet

née Picard

- Émile Loubet 1869 -
Madame-fallieres2.1237126168-1-.jpg Jeanne Fallières

née Bresson

- Armand Fallières 1868 -
Henriette Poincaré 01.jpg Henriette Poincaré

née Benucci

- Raymond Poincaré 1904 -
Germainedesch.jpg Germaine Deschanel

née Brice de Vièle

- Paul Deschanel 1901 -
Jeanne Millerand 01.jpg Jeanne Millerand

née Levayer

- Alexandre Millerand 1888 -
Vacances de la fonction Gaston Doumergue / -
Jeannegaussal.jpg Jeanne Doumergue

née Gaussal

- 1931 1er - [45]
Blanchedoumer.JPG Blanche Doumer

née Richel

- Paul Doumer 1878 -
Marguerite Lebrun-1-.jpg Marguerite Lebrun

née Nivoit

- Albert Lebrun 1901 -

IVe République (1946-1958)[modifier | modifier le code]

Portrait Nom d'usage
(à l'époque où elle était épouse)
Vie Président Mariage Durée
Sin foto.svg Michelle Auriol

née Aucouturier

- Vincent Auriol 1912 -
Sin foto.svg Germaine Coty

née Corblet

- René Coty 1907 - [46]

Ve République (depuis 1958)[modifier | modifier le code]

Portrait Nom d'usage
(à l'époque où elle était épouse ou compagne)
Vie Président Mariage Durée
Yvonne de Gaulle.jpg Yvonne de Gaulle

née Vendroux

- Charles de Gaulle 1921 -
Claude Pompidou.jpg Claude Pompidou

née Cahour

- Georges Pompidou 1935 -
Anne-Aymone Giscard d'Estaing portrait.jpg Anne-Aymone Giscard d'Estaing

née Sauvage de Brantes

Née le Valéry Giscard d'Estaing 1952 -
Portrait DM.jpg Danielle Mitterrand

née Gouze

- François Mitterrand 1944 -
Bernadette Chirac 1 (2009).jpg Bernadette Chirac

née Chodron de Courcel

Née le Jacques Chirac 1956 -
Cécilia Attias - Salon du livre de Paris - 23 mars 2014 - crop.JPG Cécilia Sarkozy[note 2]née Ciganer-Albéniz Née le Nicolas Sarkozy 1996-2007 -
Vacances de la fonction / -
Carla Bruni-Sarkozy (3).jpg Carla Bruni-Sarkozy[note 3]née Bruni Tedeschi Née le 2008 -
Valérie Trierweiler, 2012.jpg Valérie Trierweiler[note 4]née Massonneau Née le François Hollande / -
Vacances de la fonction -
Brigitte Macron (July 2017) (cropped).JPG Brigitte Macron

née Trogueux

Née le Emmanuel Macron 2007 Depuis le

Situation conjugale des présidents de la République française[modifier | modifier le code]

À l'exception de Louis-Napoléon Bonaparte qui reste célibataire, durant tout son mandat de président de la République, de 1848 à 1852, bien qu'ayant plusieurs maîtresses successives, et François Hollande qui n'a jamais été marié, tous les présidents de la République française étaient mariés quand ils étaient en exercice. Après le rétablissement de l'Empire, le , Napoléon III épouse en janvier 1853 Eugénie de Montijo, qui portera le titre d'impératrice des Français.

Raymond Poincaré, marié civilement, doit régulariser religieusement sa situation maritale avec son épouse Henriette, veuve et divorcée, le 5 mai 1913. Il organise la cérémonie dans le secret, pour ne pas froisser un électorat majoritairement catholique à l'époque.

En 1924, lorsqu'il accède à la présidence de la République, Gaston Doumergue est célibataire. Douze jours avant la fin de son mandat présidentiel, le chef de l'État épouse, dans le Salon vert du palais de l'Élysée sa compagne Jeanne Gaussal, au cours d'une cérémonie civile, en .

En , un peu plus d'un an après son entrée en fonction, le président René Coty devient veuf après le décès de son épouse Germaine, qui fut très aimée des Français. Le magazine américain Life publie dans ses pages quelques jours plus tard une tribune consacrée à la défunte première dame.

En 2007, le président Nicolas Sarkozy divorce de sa seconde épouse, Cécilia Ciganer Albéniz, cinq mois après le début de son mandat. Il épouse Carla Bruni[note 3] le , qui donnera naissance trois ans plus tard (en 2011) à une fille, Giulia, ce qui constitue une première à l'Élysée.

Jamais marié, le président François Hollande partage sa vie avec Valérie Trierweiler[47] jusqu'au , date à laquelle il officialise sa rupture avec sa compagne[37], deux semaines après que la presse lui a attribué une liaison avec l'actrice Julie Gayet[48].

Fondations et actions caritatives[modifier | modifier le code]

Les Premières dames de France, notamment depuis Yvonne de Gaulle, s'illustrent à travers la création et le développement d'une fondation ou des actions caritatives[49].

IIIe République[modifier | modifier le code]

IVe République[modifier | modifier le code]

  • Michelle Auriol s'occupe du service social créé pour donner les premiers secours aux malheureux. Elle réintroduit la tradition de l'arbre de Noël élyséen.
  • Germaine Coty consacre cinq heures par jour à différents services sociaux et œuvres caritatives.

Ve République[modifier | modifier le code]

Toutes les épouses des présidents de la Ve République ont créé leur propre fondation (ou se sont impliquées dans une créée précédemment) :

Les Premières dames de France dans les films[modifier | modifier le code]

Œuvres à sens réel
Œuvres de fiction

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Suivant les traductions, on trouve aussi « Première Dame » avec les mêmes majuscules qu'en anglais. En effet, Lady peut aussi bien être une formule de politesse, auquel cas il se traduit par « madame » ou « dame », que le féminin de Lord (seigneur), auquel cas il se traduit par « Dame ».
  2. Depuis son remariage elle se nomme Cécilia Attias.
  3. a et b Carla Bruni Tedeschi se fait nommer Carla Bruni en tant qu'artiste, et Carla Bruni-Sarkozy en tant qu'épouse.
  4. Elle a été la compagne du président François Hollande. Trierweiler est le nom de son époux, dont elle a divorcé en 2010.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les appellations « Première dame », « Première dame de France » sont utilisées depuis longtemps en France pour désigner le premier personnage féminin dans l'ordre protocolaire : « Au cœur du temps », « Henri IV »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 16 mai 2017)
  2. France culture
  3. Frédéric Dabi et Adélaïde de Clermont-Tonnerre (journaliste auteur de l'interview), « Analyse de Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. », Point de vue, no 3540,‎ , p. 29.
    Cette interview est publiée dans le cadre d'un dossier intitulé « La première dame de France en question... Qui saura réinventer le rôle ? », comprenant notamment les résultats (publiés en page 27 du magazine) d'une étude, titrée « Le regard de Français sur la première dame », réalisée pour Point de vue par l'Ifop, étude aux termes de laquelle 62 % des personnes interrogées estimeraient secondaire « la présence d'une première dame à l'Élysée », tandis que 69 % des sondés se montreraient plutôt opposés (31 %) ou tout à fait opposés (38 %) « à la création d'un statut spécifique de la première dame, inspiré de la First Lady aux États-Unis ». Selon l'analyse qu'en fait Frédéric Dabi, « la première dame est une expression relativement récente », dont il « ne pense pas qu'elle était utilisée pour qualifier Yvonne de Gaulle ou Claude Pompidou » mais qui « apparaît plutôt avec l'arrivée de Valéry Giscard d'Estaing qui se calque sur un modèle beaucoup plus inspiré des États-Unis ». Frédéric Dabi estime par ailleurs que les réticences face au concept de « première dame » seraient peut-être en partie explicables par une question de vocabulaire et par le refus supposé des Français d'accepter le concept d'un duo de personnes élues, faisant suite à des campagnes électorales au cours desquelles, à la différence de ce qui s'est souvent fait aux États-Unis, les candidats font campagnes seuls, tandis que leurs conjointes restent à l'arrière-plan.
  4. Rapport sur la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre - Les contraintes internes à la langue.
  5. AFP, « L'introuvable statut de « première dame de France », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le 14 janvier 2014).
  6. Apparu lorsque Marguerite Lebrun était l’épouse du président en titre et qu'elle fit un voyage aux États-Unis, recevant pour la première fois le titre de First Lady, le terme de « Première dame » est utilisé de façon croissante depuis le début de la Ve République.
  7. a et b Gonzague Saint Bris, « Le roman des Premières dames », Paris Match, semaine du 18 au 23 mai 2017, pages 70-71.
  8. Définition du terme « dame » par le CNRTL.
  9. a et b Charles Pinot-Duclos, François Barrière (préf.), Mémoires secrets sur le règne de Louis XIV, la Régence et le règne de Louis, 1846, 425 p., p. 303 ; rééd. 1865 [Lire en ligne sur books.google.fr].
  10. a et b Camille Rousset, Histoire de Louvois et de son administration politique et militaire, 1863, p. 385 [lire en ligne sur books.google.fr].
  11. a et b Émile Bégin, Histoire de Napoléon, de sa famille et de son époque, 1853, p. 228 [lire en ligne sur books.google.fr].
  12. Bertrand Meyer-Stabley, Les Dames de l'Élysée - Celles d'hier et de demain, Paris, Librairie académique Perrin, 1999, 272 p. (ISBN 978-2262016203).
  13. a, b et c Didier Micoine, Henri Vernet, « Les Français ne veulent plus de première dame », Le Parisien, 24 janvier 2014, p. 2.
  14. dont le compagnon, Louis Aliot a récusé à l'avance le rôle de premier homme
  15. a et b « Si Brigitte Macron devient Première Dame, quel serait son rôle sous la présidence d'Emmanuel Macron ? », sur Le Huffington Post (consulté le 7 mai 2017)
  16. « Gala joue les marieuses pour le président », sur le site Marianne.
  17. Betapolitique, « Sarkozy, le « premier magistrat » de France essaye de contourner la censure du Conseil constitutionnel ».
  18. « Michel Creton interpelle le premier citoyen de France », l'Humanité.
  19. Jean-Joël Governatori, « Le rôle de l'épouse du Président de la République en droit français », Eurojuris, 5 mai 2012.
  20. Article A40 modifié par Arrêté 1997-05-12 art. 1 JORF 28 mai 1997, Légifrance.
  21. Article D262 modifié par Décret no 2011-1311 du 17 octobre 2011 - art. 1, Légifrance.
  22. Jean Lacouture, Charles de Gaulle, t. I – Le rebelle 1890-1944,  éd. Le Seuil, 1984 (ISBN 2-02-006968-7), p. 416.
  23. « Lancé par le général de Gaulle », sur le site linternaute.com.
  24. « Vœux de monsieur et madame Giscard d'Estaing », 31 décembre 1975, sur le site de l'INA, ina.fr.
  25. Bouilhaguet et Jakubyszyn 2012, p. 16.
  26. Bouilhaguet et Jakubyszyn 2012, p. 82-83.
  27. « Un statut pour le conjoint du président de la République ? »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 16 mai 2017), 24 juillet 2007, sur le site blog-ump.typepad.fr, consulté le 28 septembre 2009.
  28. Bouilhaguet et Jakubyszyn 2012, p. 82.
  29. Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, Les Arènes, septembre 2014, page 161.
  30. « Trierweiler aura son cabinet à l'Élysée », Le Figaro, lundi 21 mai 2012, p. 4.
  31. Bouilhaguet et Jakubyszyn 2012, p. 73.
  32. Bouilhaguet et Jakubyszyn 2012, p. 79-82.
  33. « Bernadette Chirac avait deux collaborateurs, quatre secrétaires, un chef de secrétariat particulier, trois rédacteurs, une dizaine de personnes du service social, qui dépendait alors de la Première dame, et les chauffeurs », ibidem.
  34. « La Première Dame de France – Le rôle de l'épouse du président de la République », sur le site elysee.fr, consulté le 30 mars 2010.
  35. « Valérie Trierweiler : « Je me verrai bien à l'Élysée pour deux quinquennats ! », 21 novembre 2012, jeanmarcmorandini.com.
  36. « Valérie Trierweiler a son compte Twitter de Première dame », sur lepoint.fr, Le Point, (consulté le 10 septembre 2013).
  37. a et b Emmanuel Jarry, Marc Joanny, « Hollande officialise sa rupture avec sa compagne », sur tempsreel.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, 25, 26 janvier 2014 (consulté le 26 janvier 2014).
  38. Maud Pierron, « Séparation Hollande-Trierweiler : la fin de la « première dame » ? », sur 20minutes.fr/, 20minutes, 25, 26 janvier 2014 (consulté le 26 janvier 2014).
  39. Marc-Olivier Fogiel, « Julie Gayet "joue un rôle de Première dame virtuelle, officieuse, mais présente", estime Pauline Delassus », rtl.fr, 10 mai 2016.
  40. « Quel statut de "Première dame" pour Brigitte Macron? », sur Le Huffington Post (consulté le 7 mai 2017)
  41. « Qui est Thierry Paul Valette, l'auteur de la pétition contre le statut de Brigitte Macron », sur Huffington Post,
  42. Robin Verner avec Camille Langlade, « Pas de statut officiel pour Brigitte Macron mais une "charte de la transparence" sur son rôle », bfmtv.com, 7 août 2017.
  43. A.D, « Et ailleurs en Europe », Le Parisien, 24 janvier 2014, p. 3
  44. Géraldine Woessner, « La first lady, une « partenaire politique », Le Parisien, 24 janvier 2014, p. 3.
  45. Le mandat de son mari a débuté en 1924.
  46. Le mandat de son époux prit fin en 1959.
  47. « Valérie Trierweiler, portrait de la nouvelle Première dame de France », sur rtl.fr, RTL, (consulté le 16 mai 2012).
  48. « François Hollande et Julie Gayet entretiendraient une liaison depuis deux ans », sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 26 janvier 2014).
  49. Bouilhaguet et Jakubyszyn 2012, p. 94.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Meyer-Stabley, Les Dames de l'Élysée – Celles d'hier et de demain, Librairie académique Perrin, Paris, 1995, 276 p. (ISBN 2262010633 et 978-2262010638) ; rééd. 1999 (ISBN 2262016208 et 978-2262016203).
  • Bertrand Meyer-Stabley, Première dame – Les femmes de président,  éd. Bartillat, Paris, 2008, 228 p. (ISBN 2841004368 et 978-2841004362).
  • Bertrand Meyer-Stabley, Première Dame, huit femmes dans l'Histoire, Bartillat, 2015, 304 p. (ISBN 978-2-84100-584-0)
  • Henry-Jean Servat, Les Premières Dames de France, Albin Michel, Paris, 2007, 238 p. (ISBN 2226159932 et 978-2226159939).
  • Delphine LeGuay, Femmes de président, France-Empire, Paris, 1995 (ISBN 2-7048-0757-4).
  • (en) Eckard Presler, Europas First Ladies – Auf eigenen Füßen, Militzke, Leipzig, 1999 (ISBN 3-86189-149-2).
  • Élisabeth Chavelet, Leurs Femmes – Elles aussi ont du pouvoir, Laffont, Paris, 2003 (ISBN 2-221-09904-4).
  • Christine Clerc, Tigres et Tigresses, Grand livre du mois, Paris, 2006 (ISBN 978-2-286-02743-8).
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  • Constance Vergara, Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres, en campagne, Tallandier, 2012.
  • Alix Bouilhaguet et Christophe Jakubyszyn, La Frondeuse, éditions du Moment, , 224 p. (ISBN 978-2354171803).
  • Dominique Del Boca et Marie-Anne Voirin-Clerget, Les premières dames de la IIIe République, RDBF, 2013.
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