Fondation Thiers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bâtiment principal

La Fondation Thiers est une institution française destinée à assister le début de carrière d'étudiants considérés comme prometteurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Fondée par des membres de la famille d'Adolphe Thiers, la Fondation est reconnue d'utilité publique le .

Elle a été ensuite rattachée à l'Institut de France.

Le bâtiment de la fondation[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1986, elle accueillait ses pensionnaires pendant trois ans dans un hôtel particulier du rond-point Bugeaud à Paris.

Ce bâtiment a été construit à l'initiative d'Élise Thiers, veuve d'Adolphe Thiers, dans le XVIe arrondissement de Paris, en lisière du bois de Boulogne, entre l'avenue Foch et l'avenue Victor-Hugo, à l'emplacement du premier aérodrome de Paris d'où s'envolaient les montgolfières.

En 1986, cette bâtisse de style néoclassique, en mauvais état, a été vendue par l’Institut de France et abrite désormais un hôtel de luxe, le Saint James Paris.

L'organisation actuelle[modifier | modifier le code]

Les pensionnaires de la Fondation Thiers sont désormais accueillis par l’Institut de France dans son Cercle de recherches humanistes, qui héberge aussi l’Association des anciens pensionnaires et amis de la fondation, et poursuit toujours sa mission de recrutement des plus brillants sujets de l’Université, qui sont pris financièrement en charge par le CNRS pour une durée de trois ans. Des boursiers peuvent être recrutés pour un an et, tous les deux ans, un prix de la Fondation Thiers est décerné aux meilleurs travaux des anciens pensionnaires.

Anciens pensionnaires[modifier | modifier le code]

Parmi les pensionnaires, on relève les noms de Louis Gernet, André Aymard, Marc Bloch, Charles Blondel, Jean Guitton, René Étiemble, Georges Bonnefoy, Daniel Villey, Maxime Chastaing, Maurice Duverger, Jacques Rancière, Daniel Defert, Michel Foucault, José Grosdidier de Matons, Pascal Ory, Pierre de Labriolle, Guy Pervillé, Lise Quéffelec, Olivier Wieviorka, Pierre Nora, Marc Fumaroli et Dominique Janicaud, Jean Ebersolt.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Ory, « Le premier siècle de la Fondation Thiers », dans Fondation Thiers : Annuaire 1893-1993, Paris, Association des anciens pensionnaires et amis de la Fondation Thiers, , 116 p. (lire en ligne), p. 9-25.

Liens externes[modifier | modifier le code]