Jeanne Fallières

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Jeanne Fallières
Jeanne Fallières, en 1909.
Jeanne Fallières, en 1909.
Épouse du 9e président de la République française
18 février 1906 – 18 février 1913
(7 ans)
Président Armand Fallières
Prédécesseur Marie-Louise Loubet
Successeur Henriette Poincaré
Biographie
Nom de naissance Jeanne Bresson
Date de naissance
Lieu de naissance Nérac (Lot-et-Garonne,
France)
Date de décès
(à 90 ans)
Lieu de décès Mézin (Lot-et-Garonne,
France)
Conjoint Armand Fallières

Jeanne Fallières, née Jeanne Bresson le à Nérac (Lot-et-Garonne) et morte le à Mézin (Lot-et-Garonne), est une personnalité féminine française, épouse d'Armand Fallières qui est le neuvième président de la République française du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeanne Bresson est la fille de Jean Bresson, avoué à Nérac[1], et de Suzanne Durban. Son grand-père Jean Durban, qui exerçait la charge d'avoué, l'éleva à la mort de ses parents. Elle épouse Armand Fallières à Nérac (Lot-et-Garonne) le [2]. Ils ont deux enfants, Anne-Marie Fallières (1874-1962), qui épouse en 1908, Jean Lanes, secrétaire général de la présidence de la République française et André Fallières[3].

Épouse du président de la République[modifier | modifier le code]

Jeanne Fallières entre Louis Paulhan et son époux, le 24 août 1909 à la Grande semaine de l'aviation de Champagne.

Tout comme Marie-Louise Loubet qui l'a précédé au palais de l'Élysée, Jeanne Fallières qui a une bonne éducation, n'est pas très au fait des usages de la vie mondaine qu'offre le poste de son époux. Économe, elle se fait remarquer par sa cupidité. En effet, elle revend les fruits que lui envoie le jardin du Luxembourg et tient à organiser les dîners de gala le jeudi, pour qu'à minuit, les catholiques invités ne touchent plus aux aliments à base de viande (en vertu du fait que les catholiques ne mangent que du poisson le vendredi)[4].

Après une agression dont réchappe son mari est mise en place une sorte de service d'ordre chargé de sa protection. Elle aussi placée sous ce régime, Jeanne Fallières vitupère : « Quand j’étends mon linge dans le jardin de l’Élysée, vous n’allez tout de même pas mettre deux policiers pour m’accompagner ? »[5]. Soucieuse de l'image que renvoie son époux auprès des Français, elle confie à un journaliste : « Pour les caricatures publiées dans la presse sur mon époux, vous ne pouvez pas faire quelque chose ? »[5] ; lequel la rassure sur la popularité qu'a son mari en province.

Elle n'est pas heureuse à Paris et préfère son lieu de villégiature au domaine de Loupillon à Villeneuve-de-Mézin, dans le Sud-Ouest de la France[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le centenaire d'Armand Fallières 1906-2006. Archives départementales de Lot-et-Garonne 2006.
  2. Arnaud Chaffanjon, Les grands maîtres et les grands chanceliers de la Légion d'honneur.
  3. Cg 47
  4. a et b Bertrand Meyer-Stabley, Les dames de l'Élysée - Celles d'hier et de demain, Librairie académique Perrin, Paris
  5. a et b Il y a un siècle

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]