Lefranc (bande dessinée)

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Lefranc
Série
Logo déposé sur les couvertures d'album.
Logo déposé sur les couvertures d'album.

Auteur Jacques Martin
Scénario Michel Jacquemart
Patrick Weber
André Taymans
Alain De Kuyssche[1]
Patrick Delperdange
Thierry Robberecht
Roger Seiter
François Corteggiani
Dessin Bob de Moor
Gilles Chaillet
Christophe Simon
Francis Carin
André Taymans
Régric
Erwin Drèze
Raphaël Schierer
Alain Maury
Christophe Alvès
Couleurs Thierry Lebreton
Chantal Defachelle
Christophe Simon
Didier Desmit
Bruno Wesel
Loli Irala Marin
Bonaventure
Assistant Roger Leloup[2]
Michel Desmaret[3]
Bob de Moor
Olivier Pâques
Vincent Henin
Genre(s) Franco-Belge
Aventure
Thriller
Fantastique
Science-fiction

Thèmes Humanité
Terrorisme
Virus
Chantage
Personnages principaux Guy Lefranc
Axel Borg
Jeanjean
Commissaire Renard
Lieu de l’action Europe, Afrique, Amérique, Asie
Époque de l’action Années 1950-2000

Pays Drapeau de la France France
Langue originale française
Autres titres Les Aventures de Lefranc
Guy Lefranc
Éditeur Lombard
Dargaud
Casterman
Collection Collection du Lombard
(1954-1961)
Première publication
Nb. d’albums 27

Prépublication Journal de Tintin

Lefranc, anciennement Les Aventures de Lefranc (1954-1961) ou Guy Lefranc (1977-1982), est un personnage de bande dessinée franco-belge ainsi qu'une série de bande dessinée d'aventure franco-belge créée par Jacques Martin.

La série met en scène le héros principal, le journaliste-reporter Guy Lefranc en 1952. La première aventure La Grande Menace se vend à plus d'un million et demi d'exemplaires jusqu'en 2002[4] — est parue dans Tintin en Belgique le et en France le mettant en place les principaux personnages de la série : le journaliste Guy Lefranc, son protégé le jeune Jeanjean (dans une relation qui rappelle celle liant Alix et Enak), le commissaire Renard, et l'éternel méchant de la série, le mystérieux Axel Borg.

L'auteur assure seul la réalisation des deux albums suivants : L'Ouragan de feu et Le Mystère Borg, qui comptent parmi les meilleurs de la série, avant de se consacrer seulement au scénario et de laisser les dessins à Bob de Moor. Il confie ensuite au dessinateur Gilles Chaillet les neuf albums suivants.

Naissance de La Grande Menace[modifier | modifier le code]

Trois ans après la création du jeune esclave gaulois Alix, avec lequel il connaît un énorme succès dans l'hebdomadaire Tintin, Jacques Martin rend visite à un ami dans les Vosges en 1951. Il visite un tunnel où ont été abandonnés des stocks entiers d'armes allemandes, parmi lesquelles se trouve un missile V1[* 1] préparé pour attaquer Paris. C'est ainsi que l'auteur conçoit l'image d'une histoire sur les traces de l'Occupation allemande et les commencements de la guerre froide, et du personnage qui se nommera très bientôt Guy Lefranc, blond solitaire comme Alix.

Logo affiché dans le Tintin en 1952.

Il commence alors à écrire le scénario politico-catastrophique qui a pour titre La Grande Menace, mais qui ne plaît guère au journal Tintin. Il insiste néanmoins, et le journal finit par accepter la publication, mais pour une seule histoire[5]. Le est publiée en planches hebdomadaires la première aventure de Guy Lefranc, La Grande Menace, à près de 60 000 exemplaires.

« J'ai présenté ce projet au Journal de Tintin où ils ont été très étonnés. Cela ne ressemblait pas du tout à ma série Alix ! Mais j'ai insisté pour réaliser juste une histoire. Cela a été accepté à la condition que je transpose les personnages d'Alix et Enak à l'époque actuelle, d'où la création de Jeanjean. Pour la même raison, Lefranc est blond, comme Alix. J'étais jeune, j'ai obéi aux injonctions de mon rédacteur en chef. »

— Jacques Martin, propos recueillis par Brieg F. Haslé en décembre 2002[2].

Le succès est immédiat. Hergé, très impressionné par les exploits graphiques de Jacques Martin, lui propose de travailler à ses côtés dans les studios Hergé : l'auteur d'Alix donne son accord en [3]. L'année suivante, les Éditions du Lombard rassemblent La Grande Menace pour en faire un album cartonné et en vendent 750 000 exemplaires, dont 400 000 en Amérique du Sud[* 2].

Colère d'Edgar P. Jacobs[modifier | modifier le code]

Le triomphe de La Grande Menace, en 1952, entraîne Edgar P. Jacobs, maniaque et méfiant[6], dans une grosse colère contre la rédaction du journal, qu'il accuse de lui avoir volé le style de Blake et Mortimer. Il a depuis toujours été sur la défensive par crainte que l'on ne plagie son œuvre[6] et a même provoqué Jacques Martin en duel dans une lettre qu'il lui a adressée[2].

Plusieurs années plus tard, à l'époque du Mystère Borg, sans doute en 1964 lors de sa première publication dans le Journal de Tintin, Edgar P. Jacobs le félicite pour l'ensemble de son travail et s'excuse auprès de lui disant que « c'[était] une plaisanterie »[2].

Lefranc se lance dans de nouvelles aventures[modifier | modifier le code]

En 1954, les éditions du Lombard publient en format cartonné La Grande Menace, qui connaît un certain succès auprès des lecteurs de Tintin, mais sans mention de Guy Lefranc dans le titre ni d'indication du début d'une série. Alors que l'auteur présente le projet d'un nouvel épisode d'Alix au rédacteur en chef André Fernez, ce dernier souhaite que les aventures de Lefranc se poursuivent.

L'Ouragan de feu[modifier | modifier le code]

Le Phare d'Ar-Men semble avoir bien servi de modèle pour celui de l'île de Tergaou.

Le journaliste Guy Lefranc s'étant pris d'amitié pour Jeanjean, le jeune boy-scout orphelin qu'il a entraîné avec lui dans l'affaire de La Grande Menace, va dans cette nouvelle aventure découvrir une partie de la famille de son protégé et la formidable invention qu'ils ont mise au point.

L'intrigue offre à nouveau la visite de lieux historiques tels que le Mont-Saint-Michel et d'une région, la Bretagne, ainsi que des rebondissements accompagnés de courses poursuites et de grands manœuvres militaro-policières qui se terminent dans un phare en mer.

À noter que l'île de Tergaou se trouvant au large de Lampaul-Ploudalmézeau dans le Finistère, était désaffectée en 1948 avant qu'Yves Le Guen ne l'achète en 1953 pour dix millions de francs[2]. Quant à son phare, il a une forte ressemblance avec celui d'Ar-Men, situé au large de l'île de Sein dans le sud du Finistère.

Le Mystère Borg[modifier | modifier le code]

Jacques Martin réalise le troisième tome Le Mystère Borg dans lequel Guy Lefranc et JeanJean se trouvent dans la station de sports d'hiver de Gardsten en Suisse, face à leur ennemi de toujours Axel Borg et sa redoutable bombe bactériologique. À sa demande, ses amis collaborateurs du studio Hergé Roger Leloup[2] (ils se sont rencontrés au début des années 1950[7] alors qu'il n'avait que dix-sept ans) et Bob de Moor[8] l'assisteront pour les décors.

Ce tome, dont la publication débute le dans l'hebdomadaire Tintin, est publié en album en 1965 par Casterman ; c'est le dernier album dessiné par l'auteur.

  • Le nom de Gardsten désigne une station Suisse imaginaire.

Du Lombard à Casterman[modifier | modifier le code]

Le tout premier album de Jacques Martin édité chez les Éditions du Lombard est La Grande Menace en 1954 ; pourtant, la première création pour Tintin en 1948 reste Alix l'intrépide en quoi l'éditeur Raymond Leblanc ne croyait pas du tout : l'auteur doit beaucoup insister afin que celui-ci soit publié[* 3]. C'est en 1956 que la première édition d'Alix voit le jour soit en couleurs, soit en noir et blanc[pas clair] pour réduire les coûts de fabrication[9]. Après la publication des cinq premiers albums d'Alix et des deux premiers de Lefranc, Raymond Leblanc annonce que le nombre d'albums publiés va être réduit et le directeur des Éditions du Lombard explique qu'ils sont avant tout « des éditeurs périodiques » et aussi que « le marché n'étant pas bon, il n'y aura pas d'albums pour tout le monde. Mais nous n'empêcherons personne d'aller se faire éditer ailleurs »[* 4]. Insatisfait, Jacques Martin reprend sa liberté et quitte cette maison d'édition.

Les prépublications du Mystère Borg dans Tintin s'achèvent en . L'auteur rencontre le directeur Louis-Robert Casterman grâce à l'intervention d'Hergé[* 4] : les aventures de Lefranc se poursuivent alors à partir de la même année chez Casterman et, un an plus tard, La Grande Menace est réédité. Mais L'Ouragan de feu ne ressort qu'en 1975.

En cette année 1965, les albums de la série reviennent en grand nombre chez Lombard en raison des « exemplaires invendus retournés par les marchés étrangers »[* 5], ce qui pose un problème pour la suite des aventures de Lefranc. Par ailleurs, l'éditeur Casterman lui conseille de se concentrer sur Alix dont les chiffres de vente sont plus importants et de mieux se pencher sur le scénario pour Lefranc ainsi que de rechercher quelqu'un d'autre pour les dessins.

Description[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

Tous les personnages principaux se rencontrent dans le premier tome La Grande Menace.

  • Guy Lefranc, un Alix moderne, est un sympathique et galant reporter dans la lignée de Joseph Kessel et d'Albert Londres[* 6]. Il sillonne le monde, avec ou sans Jeanjean, en quête d’aventures, combattant le crime et faisant triompher la justice. C'est pour cette raison qu'il ne se trouve que très rarement dans son bureau, à la rédaction de son journal. On peut toutefois l'apercevoir occasionnellement au travail comme dans L'Oasis. Bien qu'Alix soit d'origine gauloise, son alter ego moderne peut être un Franc[* 6] : Lefranc est ainsi né. Ce personnage n'a rien à voir avec le réalisateur Guy Lefranc (1919-1994).
  • Axel Borg, un gentleman cambrioleur mâtiné d'espion international, est le méchant de la série. Dans La Grande Menace, il se présente comme le descendant du capitaine-comte suédois Karl Ritter-Borg[* 6]. Il peut se montrer élégant et chevaleresque mais s'intéresse surtout à l'argent et se moque totalement du pouvoir[10]. Généralement barbu, il est également un expert en déguisement pour ne pas se faire remarquer lorsqu'il s'agit de s'approcher à l'improviste de Guy Lefranc. Le nom du personnage proviendrait d'Axelborg, une ville suédoise[11]. Il n'a rien à voir avec Axel Leonard Borg (1847-1916), artiste peintre suédois[12].
  • Jean Le Gall, dit "Jeanjean", est un Enak moderne. À compter de leur rencontre au château du Haut-Kœnigsbourg où il campe avec d'autres louveteaux, il ne quitte plus le reporter jusqu'à l'épisode Opération Thor. Les plaintes[2] de parents de jeunes lecteurs, que cette amitié suspecte entre un jeune célibataire et un préadolescent choque, finiront par convaincre Martin d'abandonner ce personnage. Celui-ci réapparaît toutefois brièvement dans L'Oasis et El Paradisio. Son surnom vient tout simplement d'un jeune garçon qui habitait à côté de chez Jacques Martin[* 6].
  • Le Commissaire Renard n'est encore qu'un inspecteur avec sa pipe, son chapeau et sa moustache désuète dans le commissariat de police de Mulhouse lors de sa première rencontre avec Guy Lefranc. Il est arrêté dans la république fictive de San Larco et exécuté dans le tome La Crypte.

Clins d'œil[modifier | modifier le code]

En 1981, à l'occasion des trente-cinq ans du Journal de Tintin[13], des dessinateurs comme Dany, Eddy Paape, Franz, etc. doivent reprendre une planche d'une série connue. Parmi eux, Serge Ernst choisit une planche de La Grande Menace qu'il reprend entièrement[14].

Al Voss parodie en 1984 les aventures de Lefranc sous une forme humoristique[15] dans l'album Parodies[16] chez Les Humanoïdes Associés. La même année, Roger Brunel transforme Lefranc en Legland dans son troisième album École franco-belge[17] de la série Pastiches des éditions de Glénat.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Le nom du réalisateur polonais Andrzej Żuławski a été évoqué pour l'adaptation de Lefranc à l'écran[10].

Analyse[modifier | modifier le code]

Les thèmes[modifier | modifier le code]

Les aventures de Lefranc s'orientent en général sur les grands enjeux de l'humanité, à l'image des premiers albums de la série : on y voit un chantage au terrorisme en répandant un virus mortel, ou bien le lancement d'un missile à tête nucléaire sur Paris, ou encore des magnats du pétrole qui veulent réduire au silence un inventeur alternatif. Par la suite, la série garde ce ton et devient même de plus en plus pessimiste en traitant de thèmes comme les dictatures militaires ou l'apocalypse nucléaire, et glisse parfois vers le fantastique et la science-fiction.

Les graphismes[modifier | modifier le code]

Démonstration sur la Tucker '48 réalisée par Preston Tucker

La série se caractérise au départ par l'utilisation de la technique du dessin en vitrail (la fameuse ligne de l'école graphique belge), par son intégration dans l'univers contemporain, un graphisme minutieux tant en ce qui concerne l'architecture que les objets manufacturés (armes, véhicules, aéronefs, costumes), des couleurs nettes et une action musclée.

Les automobiles[modifier | modifier le code]

Jacques Martin se passionne pour la mécanique, dont les automobiles. Après avoir écrit au directeur Raymond Leblanc, il présente son premier article[18] sur la Tucker qui sera accepté et publié dans une séquence nommée Chronique de l'auto dans le Journal de Tintin belge no 38 du — en France, dans le no 1 du — où paraît également la toute première planche d'Alix l'intrépide. Cette chronique prend fin en 1953[* 7].

Dans les albums, on aperçoit dans La Grande Menace la Bentley R Type gris-bleu des malfrats, la Simca 9 Aronde rouge du reporter Guy Lefranc — qu'on peut d'ailleurs retrouver dans L'Affaire Tournesol de Hergé alors reprise par Jacques Martin dans le Studio Hergé[pas clair] — et les Citroën Traction Avant noires des policiers. Une Alfa Romeo Giulietta[19] est présente dans Le Mystère Borg, Le Maître de l'atome et une Facel Vega HK 500 dans L'Ouragan de feu.

Les dessinateurs[modifier | modifier le code]

Les dessinateurs de Lefranc
Dessinateurs Nombre
de tomes
Années
Début et fin
Bob de Moor 1 1977-1978
Gilles Chaillet 9 1976-1998
Christophe Simon 2 2000-2002
Francis Carin 2 2003-2007
André Taymans 3 2005-2010
Régric 4 2008-Présent
Alain Maury 1 2011-Présent
Christophe Alvès 1 2015-Présent

Alors que Casterman veut un album d' Alix par an de même que pour Lefranc, Jacques Martin ne peut répondre à la demande. À la fin des années 1960, l'éditeur suggère de trouver un autre dessinateur, et Jacques Martin transmet cette proposition à son jeune assistant Roger Leloup qui, d'abord intéressé, finit par refuser au profit de son propre projet :

« Je me sentis très honoré par cette marque de confiance, mais je me suis dit que si vraiment j'étais capable de réaliser une série tout seul, il valait mieux créer mes propres personnages. Indirectement, la proposition de Jacques Martin m'a poussé à quitter les Studios pour créer Yoko Tsuno[* 8]. »

Il propose alors la même chose à son ami Bob de Moor qui accepte[2] immédiatement avec enthousiasme. Ils travaillent donc ensemble au Studio Hergé sur la réalisation de Le Repaire du loup. Martin a même pensé garder Bob de Moor pour continuer la série, mais Hergé refuse qu'un de ses collaborateurs travaille en dehors de son studio[2].

Gilles Chaillet[modifier | modifier le code]

L'auteur cherche alors un autre dessinateur au milieu des années 1970 et trouve Gilles Chaillet qui travaillait aux studios Idéfix où il s'occupait du merchandising d'Astérix. Chaillet, grand admirateur d'Alix et de l'auteur, connaît déjà la teneur de l'offre quinze jours avant que Casterman ne le convoque[20]. Le jeune homme avait fait une planche d'essai qu'il avait transmise à Claude Moliterni[21]. Ce dernier s'était ensuite rendu aux bureaux de Casterman en disant qu'il avait trouvé des planches originales de Jacques Martin chez Dargaud en rangeant. Les éditeurs de Casterman avaient examiné une planche en s'interrogeant pour savoir de quel album cela pouvait venir, puis Claude Moliterni avait avoué que c'était l’œuvre de Gilles Chaillet. Les éditeurs avaient donc décidé de l'envoyer à Jacques Martin.

« Il avait mon essai dans la main, avec des coups de correction en rouge dessus. Il m’a dit : « vous ne dessinez pas très bien, mais ce qui est étonnant, c’est que vous situez mon monde comme si c’est moi qui le dessinait. Si vous acceptez d’être corrigé, je vais vous donner les premières pages d’un scénario de Lefranc, et si ça me plaît, on fera un album ensemble. ». Ça a donc commencé comme ça. »

— Gilles Chaillet[20].

Ils travaillent ensemble, mais le dessinateur a beaucoup de difficulté avec les personnages[2], sur les quatre planches d'essai avant que le jeune homme s'en prenne officiellement sur Les Portes de l'enfer[pas clair][21], épisode qui sera publié dans Tintin en 1977.

En même temps, Chaillet crée sa propre série Vasco en 1980 sans pour autant abandonner Lefranc, mais il finit par devoir mettre cette dernière de côté dans les années 1990 en raison de sa surcharge de travail. Jacques Martin éprouve une grande colère à la fin de leur collaboration en 1997.

Christophe Simon[modifier | modifier le code]

Souffrant de problèmes de vue (il est atteint de la macula depuis 1993[10]), Jacques Martin demande à Christophe Simon de remplacer Gilles Chaillet pour dessiner La Colonne (2001) [22]. Ce remplaçant a travaillé avec l'auteur comme assistant sur Le Styx de la série Orion à partir de 1993 — car, à cette année-là, son professeur de dessin qui connaissait bien Martin lui avait appris que ce dernier cherchait de jeunes dessinateurs — et sur L'Odyssée d'Alix. Surtout, ce jeune dessinateur avait déjà rectifié les dessins de son prédécesseur à partir du tome 12 La Camarilla (1997).

Francis Carin[modifier | modifier le code]

Francis Carin est appelé en 2003 par Casterman pour lui proposer de reprendre Lefranc[23] à la place de Christophe Simon. Aidé par Didier Desmit pour le décor, le dessinateur de Victor Sackville regrette néanmoins les thèmes des années 1950 avec les célèbres Alfa et Facel Vega ; en effet, les aventures du reporter se déroulent désormais dans les années 2000[24]. Après ses deux réalisations pour Jacques Martin : L'Ultimatum (2004) et La Momie bleue (2007), il décide d'arrêter sa collaboration car « Casterman [lui] propose d’autres conditions qui ne [le] satisfont pas »[23].

André Taymans[modifier | modifier le code]

Régric[modifier | modifier le code]

Quelques albums[modifier | modifier le code]

Le Repaire du loup[modifier | modifier le code]

Le village Saint-Luc ou Saint-Loup dans Le Repaire du loup.

Dans les années 1960, Jacques Martin passe ses vacances dans le Val d'Anniviers en Suisse pour oublier un petit moment ses travaux d'Alix, de Lefranc et du Studio Hergé[25]. À peine arrivé dans le village de Saint-Luc, il aperçoit avec éblouissement sur l'étendue rocheuse du haut de la montagne une sorte d'immeuble à propos duquel les habitants des environs ne savent rien. C'est en fait l'Hôtel Weisshorn[26] sur la Tête Fayaz, à une altitude de 2 337 mètres construit au nord de Nava en 1882 par l'Italien Francesco Mosoni avec son frère Pierre[27]. Ce voyage n'est pas inutile puisqu'il inspire l'auteur pour son histoire suivante appelée Le Repaire du loup (1974) dans laquelle le village Saint-Luc devient Saint-Loup et l'hôtel Favre — où il résidait d'ailleurs[25] — la Pension Faber pour son personnage Guy Lefranc.

Quand il demande en 1970 à Bob de Moor[7] de retravailler sur Lefranc, celui-ci est interpellé dans ce tome par le maire de Saint-Loup qui est victime d'attentats, afin qu'il résolve le mystère.

Le Maître de l'atome, l'inachevé[modifier | modifier le code]

Jacques Martin commence à écrire l'histoire Le Maître de l'atome au début de l'année 1954[28], juste après la parution de La Grande Menace en album des éditions du Lombard. Il ne parvient pas à achever en raison de sa nouvelle collaboration avec les Studios Hergé — où il se concentre sur les planches de L'Affaire Tournesol autour de Bob de Moor, Hergé et Baudouin Van den Branden — et surtout à cause de la poursuite des nouvelles aventures d'Alix qu'attend avec impatience le rédacteur en chef du journal Tintin. L'auteur abandonne ce scénario et finit par l'oublier.

Quatre ans plus tard, il entreprend le deuxième épisode de Lefranc, mais sur un autre scénario[29] : celui de L'Ouragan de feu qui paraît dans Tintin en 1959.

Frédérique, fille de Jacques Martin, retrouve près de trente ans plus tard[29] les planches du premier projet, coincées entre deux cartons à dessins[28] : l'une est encrée et quelques-unes sont crayonnées. L'auteur les avait complètement oubliées et ne se souvient plus bien de la suite de cette histoire[29]. Il décide donc, plus tard encore, de confier à Michel Jacquemart l’adaptation et le développement de son synopsis. André Taymans se voit confier le dessin en compagnie d'Erwin Drèze pour les décors.

« Le temps m'avait manqué, après La Grande Menace, pour me consacrer, en alternance, à Alix et à Lefranc. Devant l'impressionnant succès du premier album Lefranc, mon éditeur me réclamait une suite, mais cela signifiait que j'aurais dû abandonner Alix… que requéraient ses lecteurs de plus en plus nombreux ! Par ailleurs, je travaillais alors pour les studios Hergé, qui accaparaient le plus clair de mon temps. J'ai donc dû procéder à des choix déchirants et j'ai donné la priorité à Alix. Mais le scénario du Maître de l'Atome traînait dans mes tiroirs et il a fallu plus de cinquante ans pour le concrétiser en une bande dessinée ! (…) Les idées se bousculaient dans ma tête, tandis que j'étais forcé à l'inaction pour Lefranc. Certaines avaient pris quelques rides quand j'ai pu me consacrer à mes séries en toute liberté. Entre-temps, d'autres thèmes m'avaient passionnés et je voulais leur accorder la priorité. Néanmoins, cela m'intéressait de voir comment de jeunes artistes pouvaient traiter mes idées d'autrefois en les réactualisant quelque peu. »

— Jacques Martin[30].

Cet album a été vendu à 60 000 exemplaires[5].

Noël Noir[modifier | modifier le code]

Cahier d'un étudiant relatant la catastrophe avec des coupures de journaux.

Le personnage de Lefranc réapparaît le 22 décembre 1955 à Soumont-en-Gohelle dans le Nord-Pas-de-Calais pour sauver d’un incendie des mineurs bloqués par plus de neuf cents mètres de fond. Grâce à son filleul[31] qui lui parle de la tragédie de la mine du Bois du Cazier en 1956, le scénariste Michel Jacquemart, en compagnie du dessinateur Régric et de la coloriste et compagne de ce dernier Loli[32], visitent le Mémorial du Bois du Cazier à Marcinelle en Belgique où 262 mineurs ont trouvé la mort, le . Plus tard, Michel Jacquemart se souvient de son étude dans les années 1990 pour lequel il avait fait une recherche sur la santé des mineurs au XIXe siècle[33] : le médecin hygiéniste lui avait conseillé de lire Germinal d'Émile Zola. Cette œuvre l'aide beaucoup à écrire un scénario mettant en scène un drame humain à huis clos sous les aspects psychologiques et émotionnels.

À propos de l'angoisse, Michel Jacquemart sait parfaitement de quoi il traite : « Quand j'avais six ans, mes parents ont été pris dans un tremblement de terre en Yougoslavie. Ils sont restés ensevelis pendant cinquante-cinq heures. J'ai perçu toute l'angoisse autour de moi[33]. »

Régric, quant à lui, reprend le style de Bob de Moor dans Le Repaire du loup pour son dessin.

Ce vingtième album obtient le Prix Saint-Michel du Meilleur scénario au Festival de bande dessinée de la Région de Bruxelles-Capitale en 2010.

Publications en français[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Tintin, édition belge[modifier | modifier le code]

Tintin, édition française[modifier | modifier le code]

Les Dernières Nouvelles d'Alsace[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Ces albums représentent des premières impressions dont les quatre premiers tomes ne possèdent pas encore d’ISBN à cette époque-là.


Ordre chronologique[modifier | modifier le code]

Depuis Le Maître de l'atome l'ordre chronologique de la série ne suit plus celui des albums. Cette histoire, initialement imaginée par Jacques Martin dès 1957 pour succéder à La Grande Menace sera finalement laissée à l'état d'ébauche. Elle n'est achevée que bien plus tard ; en respectant le scénario original, cet album s'insère donc entre La Grande Menace et L'Ouragan de feu. Par la suite, Jacques Martin confiera à deux équipes différentes deux séries d'album : les uns continuant à s'insérer dans la trame ouverte par la Grande menace et refermée par l'Ouragan de feu (donc dans les années 1950, et les autres prenant place dans l'époque où ils sont dessinés. Le tableau ci-dessous permet de s'y retrouver avec les lignes 1 à 12 du tableau retraçant les aventures jusqu'au début des années 60 (les références historiques utilisées permettant de dater exactement), et les lignes suivantes se situant dans les années qui suivent jusqu'à aujourd'hui (avec cette convention que le temps ne semble pas avoir prise sur Lefranc !). Ce tableau permet donc de restituer une lecture dans un ordre logique.[pas clair]Par la suite, Jacques Martin confiera à deux équipes différentes deux séries d'album : les uns continuant à s'insérer dans la trame ouverte par la Grande menace et refermée par l'Ouragan de feu (donc dans les années 1950, et les autres prenant place dans l'époque où ils sont dessinés. Le tableau ci-dessous permet de s'y retrouver avec les lignes 1 à 12 du tableau retraçant les aventures jusqu'au début des années 60 (les références historiques utilisées permettant de dater exactement), et les lignes suivantes se situant dans les années qui suivent jusqu'à aujourd'hui (avec cette convention que le temps ne semble pas avoir prise sur Lefranc !). Ce tableau permet donc de restituer une lecture dans un ordre logique.

Titre N° tome Axel Borg Jeanjean Inspecteur Renard Notes
1 La Grande Menace 1 Présent Présent Présent Action se déroulant au printemps 1952.
2 L'Éternel Shogun 23 Présent Action se déroulant en 1952, avant la fin de l'occupation du Japon par les Américains en septembre 1952.
3 L'Enfant Staline 24 Action se déroulant en 1953 au début de la guerre froide, l'année de la mort de Staline.
4 Le Maître de l'atome 17 Présent Présent Juillet 1955 (Conférence de Genève du 18 au 23 juillet).
5 Londres en péril 19 Présent S'insère chronologiquement entre Le Maître de l'atome et L'Ouragan de feu.
6 Mission Antarctique 26 Présent Présent Présent S'inscrit dans la suite immédiate de Londres en Péril. Exploite le mythe des OVNI du IIIe Reich.
7 Noël noir 20 Présent Décembre 1955.
8 Les Enfants du bunker 22 Présent Présent Juillet 1956, Lefranc est rappelé en Algérie lors de la mobilisation générale française pour l'Algérie.
9 Le Châtiment 21 Lors de 30e cérémonie des Oscars du .
10 Cuba Libre 25 Octobre 1958 pendant la Révolution cubaine.
11 L'Ouragan de feu 2 Présent Présent Présent Action se déroulant entre la fin 1959 et le début des années 1960.
12 Le Mystère Borg 3 Présent Présent Présent Début des années 1960.
13 Le Repaire du loup 4 Présent Présent Jeanjean et Commissaire Renard apparaissent à la dernière planche.
14 Les Portes de l'enfer 5 Présent
15 Opération Thor 6 Présent Présent
16 L'Oasis 7 Présent
17 L'Arme absolue 8 Présent Jeanjean est mentionné au début, premier album où il n'apparaît plus.
18 La Crypte 9 Présent Présent Dernière apparition du commissaire Renard qui y est décédé.
19 L'Apocalypse 10 Présent
20 La Cible 11 Présent
21 La Camarilla 12 Présent
22 Le Vol du Spirit 13 Présent
23 La Colonne 14 Présent
24 El Paradisio 15 Présent
25 L'Ultimatum 16 Présent
26 La Momie bleue 18 Présent Présent

Incohérences ou hiatus chronologiques[modifier | modifier le code]

L'action de La Grande Menace est traditionnellement située en 1952. Du coup, l'action de L'Éternel Shogun ne peut être antérieure.

Toutefois, il est expressément dit dans l'album qu'un attentat est en préparation contre Douglas MacArthur, alors véritable proconsul du Japon. Or ce général a été relevé de son commandement le 11 avril 1951. Ceci ferait donc remonter l'action de la Grande Menace de deux ans.

Dès lors c'est l'album Les Enfants du bunker situé en juillet 1956 qui se trouve en porte-à-faux puisque nous y apprenons que Jean-Jean a douze ans, donc né en 1944 ce qui reviendrait à dire qu'il a six ans dans La Grande Menace (au lieu de huit). Pour un enfant de huit ans, Jean-Jean fait preuve d'une déjà grande maturité, que dire alors s'il en a six !

Londres en péril indique dans la première vignette : « À peine le danger de la destruction nucléaire qui a plané sur Paris ». Nous sommes donc dans la chronologie usuelle début juillet 1953 puisque l'action débute au moment de Wimbledon. Soulignons toutefois que, puisque l'année n'est jamais indiquée, nous pourrions aussi être en 1954, mais pas plus tard.

En effet, Le maître de l'atome débute à la fin juillet 1955 (allusion au sommet de Genève). Nous savons également de par les révélations qui sont faites par Axel Borg que Mission Antarctique est postérieure à la fois à Londres en péril et aussi au Maître de l'atome. Dans la mesure où à la fin de l'album nous sommes à la fin du printemps ou au début de l'été, ceci situerait cette aventure en juillet 1956, c'est-à-dire au moment où est censée se dérouler l'histoire des Enfants du bunker.

À paraître[modifier | modifier le code]

Projets provisoires[modifier | modifier le code]

Fac-similés[modifier | modifier le code]

À partir de 2006, Casterman entreprend de rééditer certains albums de la série en fac-similés, soit dans une présentation quasiment identique à leur édition originale au Lombard, avec la couverture initiale.

Remarques[modifier | modifier le code]

  • Le Repaire du loup (2009) n'est pas un fac-similé proprement dit, cet album étant déjà paru à l'origine chez Casterman, mais plutôt une présentation « à l'ancienne ». La couverture, à l'origine dessinée par Bob de Moor et parue dans le journal de Tintin, est inédite et plusieurs pages de croquis complètent l'album.
  • Le Mystère Borg (2010) est une édition de luxe de 41 centimètres de long, représentant une nouvelle couverture également parue dans Tintin en 1964 dont le dessin a été utilisé plus tard (en 2007) en tant qu'ex-libris pour un week-end Jacques Martin.
  • Le Repaire du loup (2015) est une édition de luxe grand format (28 x 38 cm), dos toilé, reprenant les planches restaurées en noir et blanc et la couverture de l'édition fac-similé, avec un tirage limité et numéroté de 250 exemplaires.

Les voyages de Lefranc[modifier | modifier le code]

Les reportages de Lefranc[modifier | modifier le code]

Hors séries[modifier | modifier le code]

Les intégrales[modifier | modifier le code]

Portoflios[modifier | modifier le code]

  • Images Captives - Lefranc, éd. Casterman/Jacques Martin/Bedefonce/Bédéphage (Portfolio relié à l'italienne, 400 ex., 2001).
  • Au fil du Mékong-propos et crayonnés, 2001, éd. Casterman/Jacques Martin/Point Image JVDH, 800 ex. signé et numérotés (Longue interview et crayonnés à l'occasion de la sortie de l'album de Lefranc La Colonne).

Publications en langue originale[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

À travers le monde entier, les albums de Lefranc sont traduits en plus de dix langues, dont néerlandais, allemand, anglais, espagnol, portugais, danois, suédois, finlandais, islandais, grec, indonésien.

Parodies[modifier | modifier le code]

  • Ernst, « Guy Lefranc. La Grande Menace », dans Tintin, 29/09/1981.
  • Roger Brunel, « Legland », dans Pastiches t. 3, Glénat, 1984.
  • Al Voss, « Lefranc », dans Parodies, Humanoïdes associés, 1984.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Guy Lefranc, le journaliste anti-bombes revient dans Les portes de l'enfer » dans Tintin, édition belge, no  41, le 21 août 1977
  2. Avec Alix : L'Univers de Jacques Martin, p. 166.
  3. « L'Odyssée d'Alix » dans Avec Alix : L'Univers de Jacques Martin, p. 111.
  4. a et b « L'Odyssée d'Alix » dans Avec Alix : L'Univers de Jacques Martin, p. 112.
  5. « Guy Lefranc, reporter » dans 'Avec Alix : L'Univers de Jacques Martin, p. 170.
  6. a, b, c et d « Guy Lefranc, reporter » dans Avec Alix : L'Univers de Jacques Martin, p. 160.
  7. « Guy Lefranc, reporter » dans Avec Alix : L'Univers de Jacques Martin, p. 59.
  8. « Roger Leloup se souvient… » dans Avec Alix : L'Univers de Jacques Martin, p. 71.
  9. a, b et c « Lefranc, la grande aventure » dans Avec Alix, Avec Alix : L'Univers de Jacques Martin, p. 257.
  10. Tiré à 800 exemplaires, numéroté et signé par les deux auteurs.
  11. De la collection Meilleures histoires du journal de Tintin, comprenant les quatre premières aventures de Lefranc.
  12. Reprend les Le Mystère Borg, Opération Thor, Le Vol du Spirit.
  13. Reprend Les Portes de l'enfer, L'Apocalypse, La Momie bleue.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Participation non créditée
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Phares dans les bandes dessinées », sur le site Phares BD.
  3. a et b « Enfants d'Alix, hors série - Spécial fêtes 2005-2006 », sur l’actualité non officielle de l’œuvre de Jacques Martin.
  4. Brieg F. Haslé et Anne Prunet, « Interview : Jacques Martin », sur Auracan.com, (consulté le 3 mai 2013)
  5. a et b « Lefranc, c'est le plus Suisse des héros de Jacques Martin », sur le site suisse Le Matin, le 16 juin 2007.
  6. a et b « Sur les traces d'Edgar Pierre Jacobs 1904-1987 », sur le site Espace BD de Vincent Rixhon.
  7. a et b « Galerie de portraits des collaborateurs de Jacques Martin », sur le site Les Enfants d'Alix.
  8. « Les collaborateurs », sur le site ralphd.
  9. « Les grandes années de création (1950-1960) », sur le site Les Enfants d'Alix.
  10. a, b et c « Rencontre avec un grand de la bande dessinée », sur le site HorsPress, le 23 mars 2001.
  11. « Jacques Martin rentre dans sa bulle », sur le site Libération, le 22 janvier 2010.
  12. « Axel Leonard Borg », sur le site-blog Adrian Borg.
  13. Spécial 35 ans déjà ! no 316 du
  14. « "Lefranc" par Ernst », sur le site BD oubliées.
  15. « Les aventures d'Alix et d'Enak  », sur le blog Clin d'œil et bande dessinée, le 21 janvier 2010.
  16. « Parodies d'Al Voss », sur le site BD Gest', La Bédéthèque.
  17. « Pastiches 3 : École franco-belge - 2 », sur le site BD oubliées.
  18. « Premiers dessins de Jacques Martin pour Journal Tintin », sur le site Les Enfants d'Alix.
  19. « Lefranc et Alfa Romeo », sur le site AlfaVendee, le 13 juillet 2006.
  20. a et b « Gilles Chaillet, interview réalisé au Festival en Angoulême », sur le site Sceneario, en janvier 2006.
  21. a et b « LE COIN DU PATRIMOINE BD : « Vasco » de Gilles Chaillet », sur le site BD Zoom, le 27 janvier 2009.
  22. a, b, c, d, e, f et g « Interview : Jacques Martin », sur le site Auracan, page 2, en décembre 2002.
  23. a et b « Interview : Francis Carin », sur le site Auracan, le 11 mai 2010.
  24. « Carin reprend Lefranc », sur le site Actua BD, le 27 octobre 2003.
  25. a et b [PDF]«Saint-Luc (VS) : l'auteur sur les traces du héros », sur le journal de Saint-Luc Coopération no 33 du 17 août 1995, p. 3, sur le site Alix Mag'.
  26. [PDF]« « Saint-Luc (VS) : l'auteur sur les traces du héros », sur le journal de Saint-Luc Coopération no 33 du 17 août 1995, p. 4, sur le site Alix Mag'. »
  27. « Hôtel - Historique », sur le site officiel de l'hôtel Weisshorn.
  28. a et b « Lefranc : l’inachevé restitué », sur le site Auracan, le .
  29. a, b et c « La véritable histoire d’un récit oublié », sur le site L'aventurier, page 2, en décembre 2006.
  30. a et b « Lefranc à Londres ! », sur le site L'aventurier, page 2, en décembre 2007.
  31. « Lefranc revient : Interview de Michel Jacquemart, scénariste du dernier album », sur le site Casterman.
  32. « Régric, Noël Noir… et 40 balais!! », sur le site Alix Mag', le 4 octobre 2009.
  33. a et b « Un Lefranc chargé d'émotion », sur le site Le Matin, le 3 octobre 2009.
  34. « Cuba libre, les premières images! », sur le blog Alix Mag', le 13 novembre 2013.
  35. « Jacques Martin et le Sphinx d'or, l'interview », sur le blog Alix Mag', le 26 mai 2009.

Annexes[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

  • Claude Le Gallo, « La Grande Menace », 1967, Phénix no 4, 1967.
  • Claude Le Gallo, articles « Alix », « Arbacès » et « Axel Borg » extraits de l'Encyclopédie mondiale de la bande dessinée, dans Tintin (édition belge) no 5 du , no 9 du et no 15 du .
  • « Guy Lefranc par Jacques Martin », Grande rétrospective Tintin 1952-1953, dans Tintin (édition belge) no 21 du .
  • « Spécial Noël : Lefranc et l'automobile » dans l'actualité non officiel de l'œuvre de Jacques Martin Enfants d'Alix, hors-série, spécial fêtes 2005-2006.
  • « Lefranc sauvera t-il le Monde du péril atomique ? » dans L'Aventurier no  7, Casterman, décembre 2006.
  • « Lefranc, la fine fleur de l’Aventure » dans L'Aventurier no  9, Casterman, décembre 2007.

Internet[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]