Olivier Rameau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Olivier Rameau
Série
logo de la série
logo de la série

Scénario Greg
Dessin Dany
Genre(s) Fantasy, merveilleux

Personnages principaux Olivier Rameau, Colombe Tiredaile, Monsieur Pertinent
Lieu de l’action Monde merveilleux, et monde réel
Époque de l’action Années 1970 et 1980
Langue originale français
Collection Le Lombard
Première publication 1970
Nb. d’albums 12

Prépublication Tintin

Olivier Rameau est une série de bande dessinée belge parue pour la première fois en 1968 dans le journal de Tintin. Le scénario est de Greg, les dessins et couleurs de Dany.

Naissance de la série[modifier | modifier le code]

Au cours d’une balade dans les Ardennes belges, Greg remarque que les rails des tramways, remplacés par des bus, existent toujours et s’enfoncent parfois dans les taillis. D’où l’idée qu’ils puissent conduire à un monde parallèle[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un jeune clerc de notaire, Olivier Rameau, et son collègue, Maître Pertinent, sont appelés au pays de Rêverose, strictement interdit aux gens ennuyeux, où tout n'est que rêve et fantaisie. Ils deviennent vite des citoyens à part entière d'Hallucinaville, et ils ne regrettent pas du tout « le vrai monde où l'on s'ennuie ». Ils y vivent de merveilleuses aventures en compagnie de la ravissante Colombe Tiredaile. Olivier Rameau tombe immédiatement amoureux de cette jeune fille, alors la secrétaire de Théobald le Lapin, et à l'issue du troisième volume, l'épouse[2].

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Olivier Rameau : Le héros jeune et beau ;
  • Colombe Tiredaile : Jeune fille habitante de Rêverose ;
  • Alphonse[3] Pertinent : Ancien clerc de notaire et collègue d'Olivier Rameau.

Habitants de Rêverose[modifier | modifier le code]

  • Les trois Ziroboudons : « Ziroboudon I, Ziroboudon II et Ziroboudon III, sans que cet ordre numérique ait la moindre importance et d'ailleurs entre nous qu'est-ce qui en a, on vous le demande[4] » ; ce sont les trois sages qui président à la destinée de la nation. Ils se différencient par la couleur de leurs toges, rouge, blanche et bleue, et celui qui est vêtu de cette dernière est de loin le plus gourmand des trois ;
  • Le Grand Pas Sage Ebouriffon : ceux qui savent tout à Rêverose sont appelés « pas sages », par opposition du monde-où-l'on-s'ennuie[5]. Il habite dans le Château des 4 lunes qu'il a lui-même imaginé et bâti ;
  • Parfait Poinçon : fonctionnaire zélé et conducteur du petit tramway qui conduit à Rêverose ;
  • Majestor : lion anthropomorphe qui participe à plusieurs expéditions menées par Olivier ;
  • Théobald : grand lapin anthropomorphe, dont Colombe en est la secrétaire. On le retrouve dans l'album Les Disparus du bayou Plalah ;
  • Le père Labanquise : le garde champêtre de Rêverose est un phoque anthropomorphe. « Évitez d'être en froid avec lui, il a un cœur de glace ![6] » ;
  • Pazunbrin : l'épouvantail le plus rassurant qu'il soit, gardien des champs de sucettes et grand ami des oiseaux ;
  • Kolossal : nain de jardin affublé de son inséparable brouette ;
  • Général Particulier : « quinze campagnes, dont douze fleuries, foudre de guerre avec gros éclairs, y compris ceux de lucidité », heureusement que ses batailles ne se sont jamais déroulées qu'avec des caramels sur des cartes imaginaires[7] ;
  • Phil Afil et Mademoiselle Piquapointe : maitre-tailleur de Rêverose, assisté de sa gouvernante, une pelote d'épingles, « une personne qui se hérisse vite ![8] » ;
  • Capitaine Christoforo Héondizèque, navigateur, son maître d'équipage Sapaittseck et sa vigie : à l'origine de l'intrigue de l'album La Caravelle de n'importe-où ;
  • Et ceux qui ne sont pas nommés (pour autant qu'ils aient un nom) : la dompteuse, la ballerine, le ramoneur, la sonnette, le gâteau, le perroquet crieur public, le chat bleu domestique du Grand Pas Sage Ebouriffon…

Les Absurdes[modifier | modifier le code]

Est appelée Absurde toute personne qui vient d'Absurdie, « c'est le nom scientifique du vrai-monde-où-l'on-s'ennuie, ce petit univers bizarre en marge » de Rêverose[9].

  • Grinssan de Samankeduile : chevalier en armure, il s'est retrouvé à Rêverose par accident, en s'égarant une nuit de bal costumé[10]. Il s'affiche d'abord en rival d'Olivier avant de s'amender et lui sera désormais loyal en l'accompagnant en mission ;
  • Prudent Sifflet et son chien Népomucène : chef de gare à Turelurette, petit village absurde par lequel on passe pour se rendre à Rêverose ;
  • Musicanard et Pointujoli : un poète et un dessinateur, admis à Rêverose pour « faits de gentillesse extraordinaires et preuves exemplaires de gaîté communicative[11] » ;
  • La Candeur et Fourbignol : deux escrocs qui se font passer pour Musicanard et Pointujoli, à l'origine de l'intrigue de l'album Le Château des 4 lunes ;
  • Aimé Detousses : inadapté de notre monde, admis à Rêverose mais appelé sous les drapeaux, à l'origine de l'intrigue de l'album Le Grand voyage en Absurdie ;
  • Les passagers et membres d'équipage du vol Moscair 222, à l'origine de l'intrique de l'album L'Oiseau de par-ci, par-là :
  • Kid Cahot : boxeur professionnel qui n'a de mérite que de perdre tous ses combats par K.O. ; ainsi assommé, il entre au pays de Rêverose. Présents dans deux albums : Le Canon de la bonne humeur et L'Océan sans surface.

Albums[modifier | modifier le code]

Série classique[modifier | modifier le code]

Olivier Rameau est édité en albums par les éditions du Lombard à partir de 1970, deux ans après le début de la parution dans Tintin. Quatre albums sont d'abord publiés dans la collection « Jeune Europe », publications brochées regroupant des séries d'auteurs variés. À partir du Grand Voyage en Absurdie, en 1974, Olivier Rameau fait l'objet d'une série d'albums cartonnés publiés dans la collection du Lombard, plus prestigieuse[12]. La série a été rééditée en 1997 par P&T Production, avec de nouvelles couvertures, puis en 2005 par Joker Éditions.


Hors série[modifier | modifier le code]


Un treizième tome, plus de treize ans plus tard ?[modifier | modifier le code]

Alors que Dany n'a jamais fait de secret sur l'intrigue d'un treizième album dans ses tiroirs (Le pays des 1001 ennuis, une confrontation entre Rêverose et le monde des mille et une nuits.[14]), le projet écrit, dialogué et découpé n'a jamais été dessiné faute de temps. Mais en 2018, l'intérêt est relancé quand une partie du catalogue de Joker par Kennes, dont les séries de Dany [15]

Publications[modifier | modifier le code]

Cette série de bande dessinée est parue de 1968 à 1986 dans le journal de Tintin. Le tome 12 fut prépublié dans le magazine Bodoï.

Quelques récits courts ont paru dans le Journal de Tintin et sont inédits en album[1] :

  • 1972 : La ballade de l’épouvantail (14 planches).
  • 1986 : Rêve et cinéma (2 planches).
  • 1986 : C’est pas l’heure du contrôleur (4 planches).
  • 1986 : Une poupée pour Leila (4 planches).
  • 1987 : Japoniaiserie (1 planche).
  • 1987 : L’attaque du petit train (4 planches).
  • 1988 : Andorre (1 planche).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hop ! no 116, décembre 2007.
  2. Le Château des 4 lunes, planche 6 case 4
  3. La Caravelle de n'importe-où, planche 2 case 2
  4. Le Grand voyage en Absurdie, planche 3 case 9
  5. Le Château des 4 lunes, planche 19 case 8
  6. La Merveilleuse odyssée d'Olivier Rameau et de Colombe Tiredaile, planche 10 case 2
  7. Le Grand voyage en Absurdie, planche 7 cases 2-3
  8. Le Château des 4 lunes, planche 10 case 1
  9. Le Grand voyage en Absurdie, planche 6 case 4
  10. La Bulle de si-c'était-vrai, planche 44 case 4
  11. Le Château des 4 lunes, planche 6 case 7
  12. Di Manno 1974.
  13. Portfolio, et série de cartes sous blister
  14. « Rencontre avec Dany (2/2): “Mes gags coquins, machos ? Au contraire. Dans pratiquement toutes mes blagues, les mecs sont ridicules. Pas les filles.” », sur http://branchesculture.com, (consulté le 25 avril 2018)
  15. « Et Dany créa la femme : "Confronter cette société coincée à des jeunes femmes, nues, belles, flamboyantes et, par-dessus tout, libres" », sur http://branchesculture.com, (consulté le 25 avril 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]